Ici Sainte-Marie
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Volume 12, numéro 3
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Avril 2000
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UNE ÉGLISE POUR NOTRE
TEMPS
Des nominations récentes dans le diocèse d
’Ottawa peuvent avoir pris quelques person- nes par surprise,dont
certaines de Ste-Marie.En effet,notre archevêque,Mgr Gervais,
innovait,en nommant dans quatre paroisses,une équipe
paroissiale,composée,d ’une part,d ’un prêtre modérateur et,d ’autre
part,d ’une personne ou d ’une communauté de personnes chargée de la
coordination des activités paroissiales :soit un homme (Marion-
ville),une femme (Ste-Marie et Notre-Dame-de-Lourdes de Vanier)ou d ’un
couple (Chute-à-Blondeau).
D ’entrée de jeu,il faut noter que ces
dispositions ne sont pas une invention de Mgr Ger- vais.En effet,un tel
aménagement est prévu par la loi de l ’Église,appelée Droit canoni-
que.Par exemple,on y lit «Si,à cause de la pénurie de prêtres, l
’Évêque diocésain croit devoir confier à un diacre ou à une autre
personne non revêtue du caractère sacerdotal,ou encore à une communauté
de personnes,une participation à l ’exercice de la charge pasto- rale
d ’une paroisse,il constituera un prêtre qui,muni des pouvoirs et des
facultés du curé, sera le modérateur de la charge pastorale.» ((537 §
2))Notre archevêque ne fait donc que mettre en application des clauses
du droit qui permettent de s ’adapter à la réalité de notre diocèse.
Dans le domaine de la réalité,force nous est de
reconnaître que le nombre de prêtres a beaucoup diminué depuis trente
ans et que ceux encore en exercice sont loin de rajeunir. La moyenne d
’âge se situe entre 65 et 69 ans et le nombre de séminaristes est
infime dans le secteur francophone.Pour que l ’Église reste au service
des fidèles,il faut agir en conséquence,d ’où les récentes nominations.
Il est juste de se demander en quoi consiste la
charge dévolue aux deux membres de l ’équipe paroissiale.Il va sans
dire que leur première responsabilité vise à former une équipe
paroissiale cohérente,au service de la paroisse.Cependant on peut noter
certaines tâches qui relèvent plus particulièrement de l ’un ou de
l ’autre.
D ’abord le prêtre modérateur.En plus d ’assurer
la présidence de
l ’Eucharistie et des au- tres célébrations sacramentelles de la
communauté,il lui incombe,entre autres,d ’assurer une disponibilité et
une présence pour l ’enseignement théologique,catéchétique et spiri-
tuel auprès des jeunes et des adultes;de collaborer avec les
responsables de la pastorale à la préparation et à l ’évaluation des
diverses célébrations de foi;de favoriser des activités susceptibles de
réaliser l ’unité paroissiale.On peut résumer en disant que le rôle du
prêtre modérateur en est un de «veilleur ».
Quant aux personnes chargées de la coordination
des activités paroissiales,elles comp- tent parmi leurs tâches les
suivantes:favoriser,par des attitudes d ’écoute et de concilia- tion,l
’unité de la communauté;susciter la prise en charge de la vie de la
communauté par la communauté elle-même;assurer une bonne définition des
tâches et une répartition des responsabilités des différents
intervenants et intervenantes.En plus donc des tâches ad- ministratives
inhérentes à la fonction de coordination,on y retrouve le rôle
incitatif im- portant de susciter un esprit d ’unité et de
collaboration dans la communauté.D ’ailleurs, n ’est-il pas le propre
du leadership ecclésial de promouvoir l ’unité dans la fraternité,se-
lon le souhait de Jésus lui-même,«qu ’ils soient un »?
À bien y réfléchir,nous sommes peut-être
appelés,dans un esprit de confiance évangéli- que,à décoder dans de
nouvelles réalités,des signes l ’Esprit Saint pour notre temps.
Gérard-E.Brunelle,diacre, Responsable du Service de pastorale (secteur
francophone)
Gérard-E.Brunelle,diacre,
Responsable du Service de
pastorale (secteur francophone)
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BONAVENTURE
NIZIGIYIMANA,
PRÊTRE MODÉRATEUR DE LA PAROISSE
Je viens du Burundi en Afrique Centrale.Je suis l
’aîné d ’une famille de cinq enfants.Après mes études
,j ’ai fait deux ans d ’enseignement et je suis entré dans la Congréga-
tion des frères Bene-Yozefu du Bu-rundi.Cette communau- té a été créée
en 1944 par un évêque Belge de la commu- nauté des Pères Blancs qui
était en ce moment-là archevê- que au Burundi.La raison de la création
de cette commu- nauté était l ’éducation de la jeunesse dans les écoles
primaires et secondaires.
En tenant compte des besoins du pays et de l
’Église,cer- tains membres de ma communauté s ’occupent du
développement dans les villages (amé- lioration de l ’agriculture,de l
’élevage,la menuiserie,la maçonnerie etc.)et de la pasto- rale dans les
paroisses.C ’est ainsi que nous sommes responsables des lycées,des
écoles professionnelles (menuiserie et maçonnerie)et des centres de
formation rurale.Nous avons aussi une école privée :le Séminaire
St-Joseph.
En Afrique,ma communauté a ouvert des maisons
dans deux pays :au Cameroun (pays francophone)et en Tanzanie (pays
anglophone).
Je tiens à souligner que jusqu ’en 1988,la
communauté des Frères Bene-Yozefu du Bu- rundi était uniquement une
communauté de frères.À partir de 1989,après un chapitre
extraordinaire,la communauté a accepté qu ’il y ait en son sein des
prêtres.
Suite à cette décision,Pascal Nizigiyimana (curé
actuel de St-Pierre de Wakefield)et moi,avons été envoyés étudier ici
au Canada dans le cadre de la formation à la prêtrise. D ’autres ont
été envoyés en France et au Burundi au Grand Séminaire de Bujumbura.
Donc,je suis arrivé au Canada en septembre
1989.À partir de ce moment,j ’ai commen- cé mes études de philosophie
et de théologie au Collège dominicain de Philosophie et de Théologie.J
’ai été ordonné diacre en 1993 et après deux ans de ministère,j ’ai été
ordon- né prêtre en 1995 à la paroisse St-Jean-Baptiste d ’Ottawa chez
les Dominicains.
Après mon ordination presbytérale,j ’ai exercé
mon ministère de septembre 1996 à sep- tembre 2000 dans le diocèse de
Gatineau-Hull tout en continuant mes études au niveau du doctorat au
Collège dominicain de Philosophie et de Théologie.Après tant d ’années
ici au Canada,je suis resté en contact avec mon pays et ma communauté
religieuse dont la maison mère se trouve au Burundi (à Giheta au centre
du pays).Je suis allé en Afrique quatre fois pour y prendre mes
vacances.
Actuellement,je suis en rédaction de thèse de
doctorat et j ’espère terminer bientôt.Le sujet de ma thèse porte sur
le Père Libermann,juif converti au christianisme,réformateur de la
Congrégation des Pères du Saint-Esprit.Dans sa préoccupation
missionnaire,il visait spécialement les plus pauvres.C ’est ainsi qu
’il a envoyé ses missionnaires en Afrique,en Haïti,à l'île de la
Réunion,à l'île Maurice,etc..Comme son oeuvre est im- mense,j ’essaie d
’y dégager le point de vue ecclésiologique d ’autant plus que l ’Église
– dans son essence même -est mystère de pauvreté et qu ’elle doit sans
cesse se convertir sur ce point.
Au niveau de ma communauté,nous sommes trois ici
au Canada :Pascal Nizigiyimana, curé de St-Pierre de Wakefield;frère
Edouard Ntiyankundiye,aumônier à l ’hôpital Géné- ral d ’Ottawa qui
sera ordonné prochainement diacre et prêtre et moi qui suis à la
paroisse Ste-Marie.Comme nos supérieurs veulent ouvrir une communauté
ici à Ottawa,nous serons les trois premiers fondateurs de la communauté
des frères et des prêtres de St- Joseph ici au Canada.Nous mettons ce
projet entre les mains de Marie et de St-Joseph notre patron!
Bonaventure Nizigiyimana,
prêtre
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ALICE GRÉGOIRE-BOURDEAU
COORDONNATRICE DES ACTIVITÉS PAROISSIALES
Pour ceux et celles qui ne me connaissent que de
nom,
j ’accepte,dans cette chronique,de parler un peu de moi.
Tout d ’abord,je suis née à Marionville,un petit
village dans l ’est ontarien,d ’un père profondément pieux, homme de
famille,de paroisse et de politique et d ’une mère douce et
attentive.Je compte cinq sœurs et quatre frères.Je suis mariée à
Bernard Bourdeau depuis 1973. J ’ai fait mes études primaires à
Marionville,mes études secondaires au Couvent Sacré-Coeur et mes études
uni- versitaires à l ’Université d ’Ottawa.Je détiens un bacca- lauréat
ès arts avec spécialisation en lettres françaises et
une maîtrise en administration scolaire.J ’ai aussi réussi les examens
d ’agent de supervi- sion.J ’ai fait carrière dans l ’enseignement,tout
d ’abord à Cornwall,pour ensuite ensei- gner aux écoles secondaires
Garneau,Louis-Riel et au Collège catholique Samuel- Genest,écoles où j
’ai obtenu des postes administratifs et d ’enseignement.Entre temps, j
’ai fait un stage de trois ans à la Faculté d ’éducation de l
’Université d ’Ottawa où j ’ai enseigné la didactique du français et l
’administration scolaire.
J ’ai longtemps oeuvré au sein de l ’Association
des enseignantes et des enseignants fran- co-ontariens (AEFO)aux
niveaux local et provincial.J ’ai assumé la présidence provin- ciale de
l ’AEFO,de 1985 à 1987.Après l ’AEFO,je me suis engagée de façon plus
étroite au niveau de la nouvelle paroisse Sainte-Marie.De fait,je suis
de la première équipe du Ici Sainte-Marie,petit journal que nous avons
lancé en 1989.
À la paroisse,j ’ai travaillé sur plusieurs
comités :installations physiques,G7,(comité de construction de l
’église),Jubilé de l ’An 2000,liturgie et sur quelques comités ad hoc.
J ’ai siégé pendant six ans au Conseil paroissial de pastorale,j ’en ai
assumé la présidence pendant trois ans.
J ’ai eu le privilège de recevoir l ’Ordre du
Mérite diocésain des mains de Mgr Gervais le 5 octobre 1997 avec trois
autres personnes de la paroisse :Paul Babin,Marc Leman et Valmont
Bérubé.
Je suis aussi active au niveau de la Région II
(regroupement de paroisses)où j ’assume le poste de présidente.Je viens
tout juste de terminer un mandat de quatre ans à la prési- dence du
Conseil diocésain de pastorale.Je termine toutefois mes mandats aux
niveaux de la région et du diocèse à l ’automne 2001.
Entre temps,qu ’est-ce que je fais en plus de mon
travail à la paroisse?Eh bien,de la lecture,du conditionnement
physique,de la vie de chalet,de la cuisine,etc.Depuis ma retraite de l
’enseignement,j ’ai suivi quelques cours d ’intérêt,entre autres
:histoire de l ’Église à l ’Université St-Paul et de traitement de
textes à l ’école Le Carrefour.
Je travaille en principe...trois jours semaine,à
la paroisse depuis septembre 1999 où j ’assumais les fonctions d
’adjointe exécutive avant d ’être nommée membre de l ’équipe
paroissiale avec mon collègue Bonaventure.
Vous savez,je travaille depuis longtemps à
“préparer l ’Église de demain ”;j ’y travaillais étroitement alors que
je présidais les destinées du Conseil diocésain de pastorale mais je n
’ai jamais pensé que je serais officiellement engagée dans un tel
projet.C ’était,je le croyais,pour les petites paroisses,pour des
projets à long terme...
Toutefois,pour le temps que ça durera :le temps
du congé de Gérard,je suis heureuse d ’accomplir la tâche de
coordonnatrice des activités paroissiales à Sainte-Marie. L ’accueil,le
dévouement,la disponibilité,le sens des responsabilités des membres des
conseils et comités,des paroissiennes et des paroissiens,facilitent
grandement mon tra- vail.Je vous en remercie.
C ’est une expérience enrichissante que je vis
avec vous.J ’ai la conviction de faire Église avec mes frères et mes
sœurs dans la foi :de marquer un pas en avant dans notre diocèse.
Alice Grégoire-Bourdeau
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MARCHE DANS LA JOIE VERS
LA SAINTE PÂQUES.
TANT DE RAISONS DE SE RÉCONCILIER
Nous savons que la célébration pascale est le sommet
de toute l ’année liturgique.Le carême en est,depuis ses origines,la
préparation progressivement développée et structu- rée à la solennité
de Pâques.
Ce carême de l ’an 2001 met l ’accent sur le
thème de la réconciliation.Comme celle-ci est un don de Dieu,nous
essayerons tout au cours de notre cheminement d ’accueillir sa grâce en
nous réconciliant d ’abord – comme nous le propose ce temps de carême
--avec lui,ensuite avec nous-mêmes,avec les autres et avec la
création.Pendant le carême, nous sommes toujours invités à une
conversion intérieure et en actes en vue de la réconciliation
sacramentelle.
C ’est pourquoi,le sommet de notre démarche sera
la célébration du sacrement de la ré- conciliation permettant à chacun
de goûter personnellement à la tendresse et à la miséri- corde de
Dieu.Nous comprenons alors que le carême comme préparation aux célébra-
tions pascales est un parcours de remise en forme personnelle et
communautaire.Il s ’agit très concrètement de rejeter tout ce qui,en
soi et dans la communauté ecclésiale,ternit ou gauchit l ’image du
Christ.Il s ’agit d ’ajuster,de réajuster,de rectifier tout ce qui peut
et doit l ’être pour que la stature chrétienne de chacun et de chacune
et de l ’Église se dresse plus droite et plus pure,plus alerte dans la
mesure du possible.
C ’est dans cette optique que le Seigneur s
’adresse à chacun et chacune de nous et à toute la communauté par le
biais du prophète Isaïe en disant :“Alors,ta lumière jaillira comme l
’aurore,et tes forces reviendront rapidement.Ta justice marchera devant
toi,et la gloire du Seigneur t ’accompagnera.Alors si tu appelles,le
Seigneur répondra :si tu cries,il dira :Me voici ” ((Is.58,8-9).
Cette assiduité,à laquelle on s ’applique durant
le carême,doit faire trouver ou retrouver les chemins de la prière
personnelle et communautaire,la participation pleine,consciente et
active qui tiennent une place capitale et irremplaçable dans la vie des
croyants,croyan- tes et de l ’Église.
Si l ’Église s ’abstient,pendant tout ce temps de
chanter Alléluia – selon la coutume occidentale,il n ’en va pas de même
en Orient -ce n ’est pas qu ’on se revête de tristesse,mais pour que la
joie contenue s ’approfondisse et pour qu ’éclate,plus vibrant,l
’Alléluia de la résurrection qui se répercutera sans fin,d ’une
assemblée à l ’autre aux quatre coins du monde,dans la nuit où le
Christ apparaîtra auréolé de lumière.C ’est ainsi que le peuple de Dieu
chante en disant :
“Lumière des hommes,nous marchons vers toi.
Fils de Dieu,tu nous sauveras !
Ceux qui te cherchent, Seigneur,tu les conduis vers la lumière,
Toi,la Route des égarés.
Ceux qui te trouvent, Seigneur,tu leur promets la vie éternelle
Toi,la Pâque des baptisés.
Ceux qui te suivent, Seigneur,tu les nourris de ta Parole,
Toi,le Pain de tes invités.”
TANT DE RAISONS DE TÉMOIGNER
:THÈME PASCAL
Après avoir bien vécu notre cheminement de
réconciliation avec Dieu,avec nous-mêmes, avec l ’autre et avec la
création,il ne reste qu ’une chose :témoigner de ce don merveil- leux
de Dieu.Il nous a réconciliés avec lui par son Fils mort et
ressuscité.Comme c ’est en lui que nous trouvons la force et le courage
d ’accueillir ce don dans notre propre vie, nous avons tant de raisons
de témoigner de ce dynamisme intérieur qui nous habite.
Nous avons le devoir d ’appeler nos frères et
sœurs à la "Vie",leur montrer de par notre façon d ’agir "qu ’il est
vivant,celui qui était mort!"et qu ’il nous associe à sa vie de res-
suscité.Ainsi,nous pouvons construire avec tous les humains de bonne
volonté un monde d ’espérance.
Notre expérience avec lui nous donne la grâce de
comprendre et de témoigner que vivre, c ’est aimer en donnant non pas
ce que nous possédons "mais ce que nous sommes,et que le Seigneur nous
fait être".Vivre,c ’est lutter contre tout ce qui
écrase,divise,opprime. Vivre c ’est accueillir tout ce qui relève et
met debout,qui unit et réconcilie.Vivre,c ’estcroire en la tendresse et
en la fidélité de Dieu,là-même où tombe sur notre existence la nuit du
doute,de l ’épreuve et de la souffrance.Vivre,c ’est ouvrir les portes
de l ’accueil, de l ’amitié et du partage à ceux et celles qui
subissent le mépris et l ’injustice.Vivre, c ’est grandir et
ressusciter sans cesse,à travers les joies et les épreuves,vers la
personne humaine dans sa plénitude.
Par et dans le Christ ressuscité,nous avons tout
reçu.Nous sommes comblés au-delà même de nos attentes.Cet hymne de
Pâques nous le dit d ’une façon merveilleuse :
"Il s ’est levé d ’entre les morts,
le Fils de Dieu,notre frère.
Il s ’est levé libre et vainqueur;
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien
Pour le remplir de sa lumière.
Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
Il nous rejoint sur nos sentiers;
Mais au-delà de notre mort
C ’est lui encore
Qui nous attend sur le rivage !"
Voici le jour que fit le Seigneur,jour de fête et de joie,alléluia
!!!!!
Bonaventure Nizigiyimana
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