Ici Sainte-Marie
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Volume 13, numéro 2
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Decembre 2001
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Mot d'introduction
Dans cet Ici Sainte-Marie, on vous présentera
les deux prêtres qui travaillent avec nous à Sainte-Marie, l'un comme
curé et l'autre comme vicaire dominical. Ils ont répondu généreusement
et simplement aux questions qu'on leur a posées sur leur famille, leurs
études, leur vocation, etc.
On complète ce numéro par une invitation à la J.M.J. et une belle
réflexion sur la fête de Noël, réflexion tirée de Jules Beaulac dans
son livret Le désir de Dieu. On ajoute les coordonnées des messes de
Noël et du Nouvel An.
Une belle lecture.
Alice Grégoire-Bourdeau
retour
L'abbé Daniel Berniquez
La paroisse Sainte-Marie n'avait jamais vu,
depuis sa fondation, l'arrivée d'un nouveau curé.
Qui est donc cet homme relativement jeune nommé
par l'archevêque, pasteur à Sainte-Marie, l'été dernier.
Je suis le fils unique de Gérard Berniquez et de
Thérèse St-Jean. J'ai vu le jour le 20 mars 1967 et j'ai été baptisé le
3 avril suivant, en l'église St-Alphonse-de-Liguori, de Hawkesbury.
Mes parents sont tous deux originaires de
L'Orignal. Papa était fils de cultivateur, l'avant dernier d'une
famille de treize enfants vivants. Maman est la dernière d'une famille
de huit enfants, elle a grandi à l'ombre du clocher de l'église
Saint-Jean-Baptiste et du couvent du village.
Mes parents se sont mariés le 30 août 1947, en
l'église Saint-Alphonse. Après quelques mois sur la ferme avec mes
grands parents ils se retrouvent au «nord» de Calumet, QC., alors que
papa vient d'être embauché à la mine de Kilmar. Quelques années plus
tard, ils se bâtissent une maison à Grenville, QC., et après une
dizaine d'années, papa, souffrant d'asthme, décide avec maman de
quitter cet environnement qui semble nuisible pour sa santé. Les
problèmes respiratoires de papa se règlent alors qu'il déménage à
Hawkesbury. Nous sommes en 1962. Maman travaille à la St-Laurence
Textile et papa est contremaître à la Canadian Refractories à Marelan.
Leur désir d'avoir des enfants est toujours
présent mais les années ont passé. Avec les problèmes de santé de papa
qui se sont rétablis, ils décident de faire une demande pour adopter un
enfant. Les procédures sont longues mais fructueuses et voilà que le 3
avril 1967, ils accueillent en reprenant les mots de maman «un beau
petit garçon de 7 livres et 2 onces» dans leur foyer. Mes parents
adoptifs m'ont toujours invité a beaucoup de reconnaissance pour mes
parents biologiques. Que de fois j'ai remercié le Seigneur avec eux
pour le don de la vie.
J'ai eu une enfance «dorée» j'avais été désiré,
pendant 20 ans, imaginez l'amour que j'ai reçu de maman et papa. J'ai
quitté la maison pour le jardin d'enfant, je me souviens de ce premier
jour d'école, triste de quitter maman mais heureux de me faire des
amis. Je me retrouvais dans une école presque neuve, l'école Paul VI.
C'est dans cette école que j'ai fait mon primaire sauf la 4e et la 5e
année à l'école du Christ-Roi. Je garde un excellent souvenir de ce
temps. C'était facile pour moi de saisir, j'apprenais rapidement et je
m'amusais beaucoup à l'école.
Mes études secondaires ont été un peu plus
difficiles, j'étais moins motivé. C'est à l'école secondaire régionale
de Hawkesbury (E.S.R.H.) que j'ai passé mes cinq années du secondaire.
Je me souviens m'être retrouvé chez Mme Boulianne au bureau
d'orientation, je voulais devenir enseignant, travailleur social ou
peut-être prêtre!!!
À la fin du secondaire, j'ai entrepris mes études
universitaires sans savoir trop ce que j'allais faire dans la vie! J'ai
fais un baccalauréat ès arts avec une concentration en philosophie à
l'Université d'Ottawa. La première année, j'ai habité à la Résidence
des Saints-Apôtres, sur la rue Glenora, une résidence pour des jeunes
hommes qui voulaient discerner leur vocation, j'en avais grand besoin!
L'année suivante, je me suis retrouvé réceptioniste à l'archevêché
d'Ottawa. Mgr Plourde m'avait invité à loger à la résidence, à
condition que j'accepte de rendre quelques services à la maison.
L'année suivante, je suis allé vivre en appartement avec un ami
étudiant à l'Université comme moi. Durant ces années, j'avais eu le
temps de réfléchir sur mon choix de vie. Pendant les dernières années
du secondaire et les étés du temps de l'Université, je travaillais à la
paroisse Saint-Alphonse comme sacristain, concierge, secrétaire et quoi
encore. J'étais particulièrement heureux dans ce milieu au service des
autres et du Seigneur. C'est certainement là que j'ai eu mon appel à
servir le Seigneur comme prêtre. C'est pourquoi à la fin de mon bac, je
me suis présenté à Mgr l'Archevêque comme candidat pour entrer au
séminaire. Mgr Plourde qui me connaissait assez bien a accueilli m'a
demande favorablement. Je me suis présenté au Recteur du séminaire
Saint-Paul, à Ottawa. Et après les démarches nécessaires, j'ai été
accepté comme candidat pour le diocèse d'Ottawa, j'avais 22 ans.
Ma vocation sacerdotale tire sa source à la maison, mes parents m'ont
toujours témoigné leur foi, j'ai appris à prier auprès de maman,
cependant, mes parents n'étaient pas des gens très impliqués dans la
paroisse; il faut dire, d'autre part que c'était moins à la mode que
maintenant.
La grande question pour moi c'était la question
du célibat, ça venait avec le choix du sacerdoce. J'avais aimé, bien
sûr durant mon secondaire, au début de l'Université, il fallait
renoncer à cela si je répondais à l'appel du Seigneur «M'aimes-tu plus
que ceux-ci?» Jn.21,15. Cette question du Seigneur ressuscité à Pierre
m'a toujours interpellé. «Daniel m'aimes-tu plus que ceux-ci?» Vous
connaissez ma réponse!
J'ai eu la chance durant mon adolescence de
rencontrer des prêtres heureux d'être au service du Seigneur et de
leurs frères et soeurs, ils m'avaient beaucoup interpellé. Mes années
au Séminaire et les expériences pastorales vécues durant ce temps,
entre autres, au Centre de Santé Élisabeth-Bruyère, ont confirmé mon
appel à servir comme prêtre. J'ai fait mon stage pastoral à la paroisse
Sainte-Trinité de Rockland et en septembre 1993 alors que je faisais ma
scolarité en maîtrise au Collège Dominicain d'Ottawa, Mgr l'archevêque
m'appelait au diaconat en vue du presbytérat.
J'ai été ordonné diacre le 26 novembre 1993, en
l'église St-Alphonse-de-Liguori de Hawkesbury par son Excellence Mgr
Paul Marchand s.m.m. alors évêque auxiliaire à Ottawa. Et j'ai été
ordonné prêtre par son Excellence Mgr Marcel Gervais, archevêque
d'Ottawa, le 21 mai 1994, en la Cathédrale Notre-Dame. Je garde de ce
temps de ma vie un excellent souvenir, cela m'aide certains jours à
mieux vivre.
Nommé cérémoniaire de l'archevêque, au mois
d'août 1993, j'ai servi comme assistant curé à la paroisse Saint-Joseph
d'Orléans, d'août 1994 à janvier 1997.
J'ai été ensuite nommé curé des paroisses de
Fournier et de Curran et en 1998 des paroisses de Plantagenet, de
Fournier, de Wendover, de Curran et de Treadwell. Et en août 2001,
j'étais nommé curé de la paroisse Sainte-Marie d'Orléans!
À ce moment-ci, je voudrais remonter un peu dans
le temps.
Durant mon stage pastoral, maman a eu de graves
problèmes de santé. Après une intervention chirurgicale, elle a dû se
soumettre à des traitements contre le cancer. Elle a développé durant
ce temps des problèmes respiratoires et cardiaques. Malgré tout, à
cause de son grand courage, elle a continué à vivre pleinement sa vie
se préoccupant des autres plutôt que de sa maladie. Cependant au
printemps 1997, on craint une reprise de son cancer. Maman nous quitte
le 8 juin des suites de complications cardiaques à l'âge de 68 ans.
Alors que je priais près d'elle, elle est passée de ce monde vers le
Père. Je dirais que la mort de maman est la plus grande peine de ma
vie. Mais le courage que donne la foi, l'appui de la famille et des
amis m'ont beaucoup aidé. La présence de papa m'a invité à regarder
rapidement vers l'avenir. D'ailleurs je dois dire que le décès de maman
m'a beaucoup rapproché de mon père. Papa avait été victime d'un A.C.V.,
il avait besoin de moi. En septembre 1997, papa est allé vivre à la
place Mont-Roc, à Hawkesbury. Je le visite toutes les semaines et on se
parle tous les jours.
En terminant, je veux vous dire que ma nomination
à Sainte-Marie a été une grande surprise. J'ai accepté de venir chez
vous confiant dans la grâce de Dieu et assuré de votre collaboration.
J'étais venu chez vous quelques fois : pour le grand jour de la
Dédicace en juin 1998 et au moment des funérailles de l'abbé Jean-Luc.
Il faut dire aussi que j'étais présent au moment de la fondation de
Sainte-Marie, Gérard lors du premier dimanche à Reine-des-Bois étais
revenu à l'archevêché avec la première quête et je l'avais aidé à la
compter.
Votre accueil cordial me touche beaucoup, je suis
bien à Sainte-Marie, c'est exigeant mais très agréable d'être votre
pasteur.
Que le Seigneur notre Dieu, avec le soutien de la
Vierge-Marie notre patronne nous donne de cheminer sur la route de la
foi, dans la joie, tant qu'il lui plaira de nous laisser ensemble.
Daniel Berniquez, prêtre
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L'abbé Roch Charbonneau
Tel qu'il m'a été demandé, par l'équipe du Ici
Sainte-Marie, je vais vous écrire maintenant ma courte biographie.
Je suis né le 23 décembre 1957 et j'ai été
baptisé à l'église Saint-Jean-Baptiste de L'Orignal, le 1er janvier
1958. Mon père Guillaume (décédé le 1er février 1995) et ma mère
Jeannine Lapierre étaient cultivateurs à L'Orignal. Mon père était
également mécanicien de machines agricoles pour la compagnie privée de
Monsieur Tourangeau d'Alfred. Nous avons vendu la ferme parternelle en
1971. Depuis la mort de papa, ma mère a vendu la maison paternelle et
demeure maintenant en appartement à Hawkesbury.
Je suis le troisième de cinq enfants. Mes deux
soeurs aînées Viviane (Raymond Leclair); Lise (Bernard Alie) de
Hawkesbury, et mes deux frères cadets : Yoland (Suzanne Vinette) de
Gatineau et Pascal (Céline Thauvette) de L'Orignal. Nous sommes une
famille unie, très proche les uns des autres depuis toujours.
J'ai fréquenté l'école élémentaire
Saint-Jean-Baptiste de L'Orignal et j'ai fait mes études secondaires à
l'école secondaire régionale de Hawkesbury. J'ai toujours aimé l'école
et je réussissais bien dans mes études.
Après mes études secondaires, je suis parti pour
Sudbury, à l'Université Laurentienne, où j'ai suivi des études à
l'École des Sciences de l'Éducation. J'ai obtenu mon brevet
d'enseignement en 1977.
Mon premier emploi fut à l'école Sacré-Coeur de
Chapleau, près de Timmins. Pendant mes deux années d'enseignement à cet
endroit, j'étais très engagé à ma paroisse. Les paroissiens me disaient
souvent «ne manque pas ta vocation; tu devrais penser à devenir prêtre».
Je suis déménagé ensuite à Georgetown, en Ontario
où j'ai travaillé à l'école Sacré-Coeur pour le Conseil scolaire
catholique de Halton. Là aussi, en plus de mon enseignement, j'étais
engagé en paroisse. J'aimais ce que je faisais et là encore les gens me
signalaient que je devais devenir prêtre. Alors, je pris un tournant
important et j'ai fait mon admission dans la congrégation du
Très-Saint-Rédempteur ( les Rédemptoristes). J'ai été aspirant et
postulant à la maison de Cap-Rouge, Québec et en même temps, j'ai fait
ma première année de théologie à l'Université Laval. En l982, j'entrais
au noviciat à Sainte-Anne-de-Beaupré que j'ai dû quitter faute de
santé. C'était les signes avant-coureurs de la maladie dont je souffre
actuellement.
Je suis retourné à l'enseignement pour le Conseil
de Halton mais cette fois à Burlington, à l'école St-Philippe. Je
demeurais alors à Hamilton.
Après deux ans d'enseignement, j'ai fait ma demande pour entrer au
Séminaire universitaire Saint-Paul d'Ottawa. Monseigneur Plourde et Mgr
Bélisle alors auxiliaire et responsable des vocations m'ont accepté en
tant que séminariste.
Après mes trois années d'études en philosophie et
en théologie à l'Université Saint-Paul, ainsi qu'un stage pastoral à la
paroisse Saint-Jacques d'Embrun, j'ai été nommé à la paroisse
Saint-Joseph d'Orléans.
Je veux nommer ici quelques engagements pastoraux
qui m'ont marqué pendant mes années de formation au séminaire. D'abord
mon engagement au Centre correctionnel de Monteith, dans le diocèse de
Timmins; aumônier à la prison de Haileybury; engagement à l'Arche de
Jean-Vanier d'Ottawa; et finalement mon engagement à l'Université
Saint-Paul comme éditeur du Bulletin de nouvelles. J'ai aussi été
aumônier diocésain pour le mouvement la Relève pour une période de huit
ans.
Lorsque j'étais à la paroisse Saint-Joseph, j'ai
été ordonné diacre le 30 novembre 1990. C'est Mgr Marcel Gervais qui
m'a imposé les mains à cette occasion. Un an plus tard, soit le 30
novembre 1991, j'ai été ordonné prêtre par Mgr Gilles Bélisle en ma
paroisse natale, à L'Orignal, en présence de nombreux prêtres, parents
et amis.
J'ai été assistant curé à Saint-Joseph d'Orléans
pour deux ans et demi. J'ai ensuite été nommé curé dans les paroisses
de Saint-Albert et de Sainte-Thérère-d'Avila de Marionville. Je suis
tombé malade et j'ai pris un congé de deux ans.
L'archevêque m'a ensuite nommé aumônier à la
Résidence Saint-Louis d'Orléans pour une période d'un an puis je fus
nommé curé des paroisses de Sainte-Anne de Prescott et de Saint-Eugène.
Je n'y suis resté qu'une année, l'archevêque m'ayant nommé avec l'abbé
Daniel Berniquez responsable d'un projet pilote pour cinq paroisses :
Saint-Paul de Plantagenet; St-Luc de Curran; Saint-Léon-le-Grand de
Treadwell; Saint-Benoît-Labre de Wendover et Saint-Bernard, de
Fournier. Je suis malheureusement à nouveau tombé malade. J'ai été en
repos pour trois ans.
Depuis septembre, je retourne progressivement au ministère, avec
bonheur, à la paroisse Sainte-Marie. J'en suis heureux. Je nous
souhaite bonne route ensemble et je demande à Marie de nous rapprocher
toujours davantage de Jésus.
Roch Charbonneau, prêtre
retour
Journée Mondiale de la
Jeunesse (J.M.J.)
L'année 2002 sera marquée par un grand événement
au Canada soit la tenue, à Toronto, de la Journée Mondiale de la
Jeunesse. Des jeunes de partout dans le monde se rendront au Canada.
Ils seront tout d'abord accueillis dans les divers diocèses du pays
avant de se rendre à Toronto. Du 18 au 22 juillet, nous accueillerons
près de 25 000 jeunes dans notre diocèse dont des centaines dans notre
paroisse. Du 22 au 28 juillet, les événements se dérouleront à Toronto.
Le Pape sera là, les 27 et 28 juillet.
Tous les jeunes qui ont participé à la J.M.J.,
que ce soit à Denver, à Paris, ou à Rome, sont revenus transformés par
cette rencontre de tant de jeunes catholiques.
La J.M.J. 2002 dont le thème est : «Vous êtes le sel de la terre...Vous êtes la lumière
du monde!», est un rendez-vous à ne pas manquer.
Il y aura une réunion d' information et
d'inscription à l'église Sainte-Marie, le lundi 7 janvier, à 19 h 30.
On vous invite à venir en grand nombre.
On peut toujours communiquer avec le bureau
paroissial pour de plus amples renseignements.
Alice Grégoire-Bourdeau
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