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Ici Sainte-Marie

Volume 13, numéro 3
Mai 2002

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J.M.J. 2002. C'est parti!

La XVIIe Journée Mondiale de la Jeunesse se déroulera à Toronto du 23 au 28 juillet sous le thème «Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde.» Les préparatifs vont bon train sept mois avant l'événement. Déjà‚ la J.M.J. de Toronto propose des voies nouvelles pour les jeunes qui s'y rendront.

C'est en 1984 que le pape Jean-Paul II a invité les jeunes du monde entier à faire un pèlerinage; il a voulu mettre les jeunes catholiques du monde sur la route afin qu'ils vivent une expérience qui pourrait changer quelque chose dans leur vie. Le pèlerinage est, dans l'esprit de Jean-Paul II, non seulement un acte de conversion mais aussi une action qui amène à l'ouverture à l'autre. Saint Thomas Moore a écrit qu'« un pèlerin ne revient jamais chez lui sans un préjugé en moins ou une idée nouvelle». Jean-Paul II croit que «les pèlerinages sont une clé de notre avenir religieux».

La Journée Mondiale de la Jeunesse est devenue, depuis 1984, un événement phare chez les jeunes catholiques. Cette grande manifestation a commencé à Rome en 1984. Elle s'est poursuivie à Buenos Aires (Argentine), en 1987; à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), en 1989; à Czestochowa (Pologne), en 1991; à Denver (États-Unis), en 1993; à Manille (Philippines), en 1995, à Paris (France) en 1997; et à Rome à l'occasion du Jubilé 2000. Des millions de jeunes se sont déplacés afin de rencontrer Dieu, leurs frères et leurs soeurs.

En réalité, la JMJ commence bien avant l'arrivée à Toronto. Les jeunes forment d'abord des groupes dans leur pays et ils amorcent la démarche de préparation. Arrivés au Canada, ils séjourneront quelques jours dans des diocèses d'accueil. Ils se familiariseront avec la culture et la foi du pays hôte. Les jeunes seront accueillis dans des familles et ils participeront à des excursions et à des forums de discussion.

Les organisateurs attendent environ 500 000 jeunes âgés de 19 à 35 ans ainsi que leurs accompagnateurs. Les participants pourront loger dans les écoles de la région de Toronto et ils bénéficieront de 450 000 places disponibles. Les familles offriront 150 000 séjours et les résidences d'étudiants 4 000 lits.

La Journée Mondiale de la Jeunesse de Toronto offrira les traditionnelles activités de ressourcement telles les catéchèses animées par des évêques en provenance du monde entier. Cependant les organisateurs proposeront aux jeunes un volet spécial en les invitant à participer à des services à caractère social. La documentation officielle de la J.M.J précise : «Les jeunes pèlerins de la J.M.J. 2002 vont rencontrer le Christ de différentes manières. Ils le rencontreront dans leur temps de réflexion et de prière, ainsi que dans les autres personnes incluant celles qui sont malades, handicapées, moralement faibles, pauvres, marginalisées ou seules.»
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Il y aura trois genres d'activités à caractère social. Les participants seront impliqués dans des activités concrètes telles : visiter des personnes âgées, des malades, travailler auprès des sans-abri ou assister les responsables de banques alimentaires, aider des jeunes dans le besoin et travailler avec des personnes handicapées. Soeur Françoise Guillemette, membre du comité organisateur, affirme que la région de Toronto sera transformée en un vaste chantier social durant la JMJ. «Les jeunes qui viendront à Toronto», dit-elle, «seront invités à donner une dimension sociale à la mission de baptisé». L'organisme Développement et Paix est partenaire du comité organisateur dans ce volet. Quant aux jeunes Canadiens, ils seront conviés à participer à des rencontres de formation dans leur diocèse avant de se rendre à Toronto.

Des forums de discussion accueilleront les jeunes. Les échanges entre les participants de différents pays permettront d'apprendre comment s'impliquer davantage pour la justice sociale dans sa communauté. Les organisateurs désirent les sensibiliser à différents aspects de l'engagement chrétien. Ces activités facultatives se dérouleront durant les après-midi du mercredi 24 juillet au vendredi 26 juillet.

La fête aussi sera au programme. Un festival de la jeunesse de déroulera du 24 au 26 juillet. Les jeunes assisteront à des pièces de théâtre et à des concerts. Le centre de la ville de Toronto sera en ébullition. Les jeunes pourront participer à des cafés-rencontres afin d'échanger sur divers thèmes. Le sommet de la J.M.J. se déroulera le samedi 27 juillet au Parc Downsview lors d'une vigile de prière avec le pape. La messe célébrée le dimanche 28 juillet par Jean-Paul II clôturera le tout.


Jérôme Martineau.
Extraits de la revue Notre-Dame du Cap (janvier 2002).

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Journées d'accueil dans les diocèses

Depuis 1997, les jeunes pèlerins étrangers désirant participer à des journées préparatoires aux J.M.J. internationales sont accueillis dans les différents diocèses catholiques du pays hôte pour un court séjour. Les activités spirituelles, culturelles et touristiques proposées se déroulent avant les grands rassemblements prévus et permettent aux jeunes d'échanger, de découvrir un nouveau pays, de créer de nouvelles amitiés et de partager leur foi.

Du 18 au 21 juillet 2002, plus du tiers des jeunes pèlerins attendus aux célébrations officielles de Toronto seront ainsi accueillis du, au sein de différents diocèses canadiens. Qu'ils choisissent d'y séjourner quelques jours ou qu'ils soient en transit vers Toronto plusieurs jeunes obtiendront un hébergement par l'entremise de l'église locale.
Le diocèse d'Ottawa accueillera quelques 25 000 jeunes. Ils seront accueillis par les paroisses et logés dans les écoles. Mgr Marcel Gervais présidera la célébration d'accueil au parc Landsdowne le 19 juillet. Ensuite, les jeunes pèlerins visiteront notre capitale nationale et certains passeront du temps avec nous à la paroisse. Nous aurons à organiser des activités ici, à Sainte-Marie. On peut penser certainement à une grande fête le samedi soir, pour fraterniser tous ensemble.
Le dimanche 21 juillet, probablement en milieu de journée, au parc Landsdowne, notre archevêque présidera l'Eucharistie dominicale qui clôturera les activités dans notre diocèse. Le lundi sera un jour d'autobus vers Toronto.

Daniel Berniquez, prêtre

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Paris 1997! Témoignages...

Des jeunes de notre paroisse ayant participé à la J.M.J., à Paris, en 1997, ont accepté de nous livrer leurs témoignages lors des messes dominicales des 12 et 13 janvier derniers. Nous reprenons ici leurs témoignages, en tout ou en partie, afin de partager encore une fois ce que ces jeunes ont vécu de riche en terme d'expériences humaines et de foi, en cette occasion privilégiée de 1997. Nous avons aussi recueilli le témoignage d'une pèlerine, à Denver, en 1993.

AliceGrégoire-Bourdeau

 

Témoignage de Hélène Marleau

En 1997, j'ai participé à la Journée Mondiale de la Jeunesse, à Paris. Cette participation représentait pour moi une occasion de se rassembler avec d'autres jeunes adultes du monde afin de témoigner de ma foi. Des rencontres de préparation eurent lieu avant notre départ. Au cours de ces mêmes rencontres, de jeunes adultes, animés d'une joie et d'une flamme, sont venus témoigner de leur participation aux J.M.J. antérieures. Le projet de la J.M.J. devenait un appel à vivre une aventure, une expérience de foi. Quelque chose en dedans de moi me poussait à y participer.

Je ne sais pas si vous le savez mais partir en groupe pendant treize jours, ça demande beaucoup de planification. La délégation du diocèse d'Ottawa comptait cent six personnes dont une trentaine de francophones. Vous voyez déjà le portrait. C'est déjà tout un défi de partir en groupe mais en plus avec des prêtres et des monseigneurs! Il faut dire que Daniel faisait partie du groupe. Ordinairement, nous les côtoyons pendant quelques heures mais là, nous avons passé treize jours ensemble. Des gens bien corrects.

Cette expérience de foi se voulait être un pèlerinage. La première semaine, nous étions dans la région de Royan dans Charentes-Maritime. Nous avons vécu de beaux moments. Par exemple, chacun des pays regroupés dans cette région s'étaient donné rendez-vous pour partager, que ce soit un chant ou une danse; la fraternité et la joie étaient de la partie. Par la suite, nous nous sommes dirigés vers l'Île aux Martyrs pour une messe en leur mémoire. Il faut que je précise que c'était à la marée basse, nous n'avons pas marché sur les eaux. Sur le chemin du retour en soirée, c'était beau de voir des Français, des Africains, des Canadiens en procession avec des torches chantant les louanges et la gloire du Seigneur.

Pendant notre séjour en France, nous avons visité plusieurs églises et cathédrales. Cela m'a permis de constater toute la beauté des chefs-d'oeuvre. Que ce soit des sculptures ou des vitraux aux multiples couleurs, chacune de ces églises ou cathédrales représentent le cheminement de foi au fil du temps.

J'ai vécu des moments de surprise, entre autres, j'ai eu l'occasion de voir passer le pape devant moi sans chercher à le voir de très près. Je ne pouvais pas y croire, le Seigneur me permettait de le voir de si près. Il faut dire que nous étions quatre, un peu retirés de la foule, et cet homme de Dieu, au regard de foi et de chaleur, nous a envoyé la main.

Les familles qui nous ont hébergés nous on réservé un accueil chaleureux. Elles étaient heureuses de nous ouvrir leur maison. Les échanges très enrichissants, par exemple, sur leurs façons de vivre la foi, les valeurs de la famille, etc., m'ont permis de découvrir les façons de faire des gens.

En nous promenant dans Paris, nous pouvions ressentir la joie des Français d'accueillir des jeunes adultes du monde entier. Dans le métro, les Français nous arrêtaient pour nous parler, nous croyant du Québec. Tout avait été pensé afin de nous faciliter la tâche. Il faut le dire, il a fait exceptionnellement chaud et humide pendant tout notre séjour en France, du rarement vu à ce qu'on disait. L'eau nous était distribuée en grande quantité afin de ne pas nous déshydrater. On se préoccupait de notre bien-être. Pour la clôture de la J.M.J., nous nous sommes rassemblés à l'hippodrome de Longchamp pour y rencontrer le pape. Ces dernières 24 heures furent une expérience que je ne suis pas prête d'oublier. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer 5000 000 personnes couchées à la belle étoile. Ce samedi soir fut très spécial. De la fin de la soirée et pour une bonne partie de la nuit, les jeunes de différents pays ont prié et chanté dans leur langue. C'était d'une beauté étonnante d'entendre tous ces gens prier le même Dieu.

Si je peux résumer, les J.M.J., c'est une fête des cultures. Toutes les différences, la race, la couleur et la langue se réunissent toutes pour prier le même Dieu. On a pu se sentir vraiment dans la fraternité et l'amitié, comme des frères et des soeurs dans le Christ.

En terminant, si vous le pouvez jeunes adultes, ne manquez pas la chance de vivre cette expérience qui fera vibrer votre foi. Quand j'ai des moments de doute, je me remémore ce que des centaines de milliers de jeunes ont vécu avec moi. Les J.M.J. ne peuvent laisser indifférentes les personnes qui y participent. On vit des moments intenses où toutes les différences ne font qu'une dans le Christ.

Notre diocèse recevra des jeunes pour quelques jours. Ces jeunes adultes seront hébergés dans des écoles. Si vous pouvez participer à une ou plusieurs rencontres, allez-y. J'ose espérer vous avoir donner le goût d'y participer! Bonne préparation.

 


Témoignage de Diane Blais

C'est votre curé Daniel, qui m'a approché pour accompagner le groupe du diocèse en route vers la J.M.J.
Après quelques rencontres préparatoires, le groupe est parti en août 1997 pour un séjour de deux semaines en France. Nous avons passé les quatre premières journées dans le sud-ouest de la France, dans le diocèse de La Rochelle avec qui notre diocèse était jumelé. Nous avons participé à des activités regroupant des jeunes du diocèse de La Rochelle, et d'ailleurs.

Nous étions hébergés par des familles des paroisses environnantes. J'ai été chaleureusement accueillie par un couple avec qui je reste toujours en contact et qui est d'ailleurs venu me visiter à Ottawa, l'année suivante.

Nous avons ensuite poursuivi notre pèlerinage, en route vers Paris, en faisant un arrêt à Saintes, et nous avons même croisé la ville d'Orléans. Nous avons passé les six journées suivantes à Paris. Nous avons participé à des activités dont une première rencontre avec le pape, dans une foule estimée à 300 000 de jeunes. Les avant-midi, nous avons participé à des sessions de catéchèse où nous avons échangé avec d'autres jeunes sur la foi, et assisté à la messe. Les catéchèses étaient animées par des évêques du monde entier. L'homélie donnée par Mgr Gervais racontant son cheminement spirituel lui avait d'ailleurs mérité une ovation. À chaque repas, nous partagions évidemment la traditionnelle baguette... à Paris, c'était un geste symbolique et aussi traditionnel. Je vous avoue que j'ai mis un an avant de remanger une baguette.

Ces journées nous ont menés vers le grand moment de la J.M.J.. Fidèles aux éditions précédentes, nous avons marché plusieurs kilomètres en route vers le lieu où nous avons assisté à la messe présidée par le pape, le samedi soir, et ensuite, nous avons passé la nuit à la belle étoile. Le dimanche matin, nous avons accueilli à nouveau le pape pour la messe, qui, cette fois-ci, était ouverte au grand public, une foule estimée à 1 000 000 de personnes.

Je garde de la J.MJ. de Paris l'image d'un pèlerinage riche sur le plan spirituel... Ce qui m'a marqué, c'est premièrementl'universalité de l'église catholique. D'être entourée de gens de cultures très différentes et de pouvoir partager ses valeurs chrétiennes. De se retrouver de l'autre côté de l'Atlantique, et d'encore se sentir chez soi dans une Église. Les J.M.J. m'ont aussi permis de reconnaître combien l'Église catholique est vivante, d'être témoin de la vigueur communiquée par des centaines des milliers de jeunes qui vivent leur foi.

La J.M.J. a aussi été un séjour sur le plan culturel grâce aux visites de lieux comme la cathédrale Notre-Dame, Montmartre, les Jardins du Luxembourg, le Château de Versailles, et de nombreuses églises et châteaux datant de plusieurs centaines d'années.

Je retire également de la J.MJ. de bonnes amitiés avec d'autres jeunes formant la délégation du diocèse, qui ont, d'ailleurs, de fil en aiguille, mené à la rencontre de celui qui est aujourd'hui mon fiancé...

 

Témoignage de Patrick Marleau

Mon texte s'adresse aux jeunes mais il s'adresse aussi et peut-être surtout aux parents. De fait, la J.M.J. rejoint tout le monde.

En 1997, les J.M.J.... est-ce que j'avais entendu parler de ça? Non. Pas du tout. Ceux qui ont embarqué dans l'aventure dès le début, ce sont mes parents. C'est pourquoi je m'adresse aux parents qui sont touchés par l'aventure J.M.J. et qui pensent peut-être en parler à leur garçon ou à leur fille. N'hésitez pas!

Quand on m'en a parlé, j'ai écouté. Ça m'avait pris un peu de temps avant de bien comprendre de quoi il s'agissait mais je me suis rappelé d'un article de journal qui parlait de la J.M.J. de Denver. Je me suis souvenu comment j'avais été frappé par une photo qui montrait des jeunes qui s'amusaient et avec lesquels je pouvais m'identifier.

Après avoir assisté à des rencontres préparatoires avec d'autres pèlerins du diocèses, me voilà prêt à partir. Première étape : Royan. Une semaine sur la côte atlantique française en famille d'accueil, l'équivalent de la première semaine que les pèlerins passeront chez nous, ici, à Sainte-Marie. Vous savez, ce fut la partie la plus intéressante du pèlerinage. La plus «vraie », la plus profonde et la plus chaleureuse. Une chanson de Robert Lebel dit bien « la plus belles des paraboles, c'est le chant de votre bonheur ». Vivre avec l'habitant, chez lui, avec lui, sans fioritures, ni grande pompe, ni grande cérémonie a été pour moi une expérience tout à fait saisissante. Les échanges et la curiosité mutuelle, le goût d'explorer et d'apprendre enrichissait chacun, aussi bien les hôtes donnant l'hospitalité que pour leurs hôtes recevant cette hospitalité. J'ai gardé contact avec cette famille et nous sommes devenus amis.

On dit aussi que les voyages forment la jeunesse. Moi, je le crois. Je pensais connaître la France mais en réalité, j'avoue que je ne connaissais rien du tout. Je n'avais jamais vu la campagne française, les vignes, les maisons, les églises de pierre, les villages et hameaux. C'est bien différent de tout ce que j'imaginais. À Paris, les choses étaient très différentes. De quelques milliers de jeunes que nous étions en Charentes, nous étions plusieurs centaines de milliers à Paris. Après un rassemblement matinal à l'église paroissiale de Saint-Nicolas, nous prenions le train jusqu'à Paris. Les trains étaient bondés de monde. C'était plein à craquer. Mais surprise! Une bonne humeur spontanée s'est installée presque justement à cause de cette situation et les chants ont rapidement pris le relais. À Paris même, j'ai presque pleuré en voyant toutes les nationalités du monde qui se saluaient fraternellement dans cette atmosphère de fête et de décor parisien. C'était aussi la première fois que je voyais la Tour Eiffel. C'était toute une émotion! Visiter Paris en groupe, entre jeunes, a aussi été super. Plusieurs sites touristiques étaient bondés de monde mais l'émotion de vivre quelque chose d'unique était là et compensait bien les files d'attente et les attroupements. On sentait qu'en temps normal, la ville de Paris n'était pas aussi gaie ni aussi souriante et qu'on vivait une sorte de temps ensoleillé entre deux nuages gris. L'église du Sacré-Coeur de Montmartre m'avait particulièrement impressionné, et ému, avec un autre pèlerin (je crois que c'était Matthieu), nous avons spontanément décidé d'aller prier tellement nous étions heureux et que nous vivions un moment intense. J'ai aussi rencontré des Sud-Africains à Montmartre et nous avions échangé un loonie contre une pièce de 5 rands que je conserve encore précieusement. Parmi mes souvenirs, j'ai aussi celui d'une personne handicapée jouant de la guitare à l'église de la Madeleine, une interview au Champs-de-mars avec Radio-Canada, une rencontre avec un moine franciscain américain avec qui j'ai parlé longuement de philosophie et de métaphysique, etc.

Le grand temps fort pour moi a été la veillée à Longchamp. À elle seule, cette rencontre avec le pape valait le déplacement et valait tout le pèlerinage. C'était le point culminant. La veillée avait une liturgie baptismale, avec cierge, profession de foi, etc., et je me souviens d'avoir frissonné en voyant les catéchumènes être baptisés par le pape lui-même. J'ai aussi dormi à la belle étoile, une « sainte nuit » comme je le disais, tout heureux et tout joyeux de la rencontre. Le lendemain, la grande-messe avec plus d'un million de personnes, ce qui a fait les manchettes internationales et qui a fait taire tous les détracteurs chez les médias français de droite et de gauche. Je me souviens surtout de la litanie des saints de cette messe-là.

Pour terminer, oui la J.M.J de Paris a été marquante. La rencontre avec le pape fut importante et significative. Les rencontres avec les autres jeunes du monde ont été réelles et substantielles... Nous avons prié, réfléchi, discuté, écouté des catéchèses, participé à des cérémonies, chanté, et même reçu le sacrement du pardon... Oui, les J.M.J. sont l'occasion de voir le monde, de rencontrer l'étranger, de s'ouvrir à la réalité internationale et aux différentes situations de vie et de vision du monde des autres pays... Oui, la J.M.J.de Paris m'a fait connaître un peu plus la France et l'Europe et m'a aussi donné l'occasion de rencontrer des gens intéressants, me faire des amis, partager de grands moments avec certains d'entre eux... Oui, la J.M.J. a été une étape dans mon cheminement personnel et spirituel vers plus de débrouillardise, plus d'autonomie et plus de responsabilité, pavant la voie à une plus grande maturité religieuse... Oui, les J.M.J. sont l'occasion de découvrir, de s'émerveiller et d'apprécier la catholicité et l'universalité de notre Église ainsi que son impressionnante étendue géographique, linguistique et culturelle et de mieux comprendre la diversité qui la compose... Tout cela est significatif et a beaucoup de valeur à mes yeux. Certains s'interrogent parfois à savoir si les J.M.J. ne sont qu'un feu de pailles. À cela je réponds que les fruits récoltés dans ce contexte spécial favorable ne sont pas perdus.. La J.M.J.. n'a pas apporté réponse à toutes mes questions et je n'ai pas vécu une sorte de revirement spectaculaire à la Claudel dans un scintillement de lumière et d'illumination, qui m'auraient trouvé une vocation toute faite à ma mesure et pour la vie. Il ne faut pas en demander trop aux J.M.J., il faut avoir des attentes irréalistes. Mais oui, les bénéfices et les grâces sont réelles et oui ça vaut la peine de s'y intéresser.


Témoignage de Nicole Laferrière-Roy

Quand je me suis inscrite, à la J.M.J., à Paris, en 1997. pour y participer, j'y allais pour le voyage car pour moi faire la rencontre du pape et vivre une expérience spirituelle ne m'en disait pas plus que ça : mais le Seigneur est très vite venu changer ces pensées au courant de mon pèlerinage.

Lorsque je suis arrivée en France à Royan, plus précisément, j'ai fait la rencontre de ma famille d'accueil qui était excellente. Chacun des membres a tout fait pour me donner le meilleur séjour chez eux. La charité, l'accueil et l'amour sont venus me rejoindre très profondément. Des liens d'amitié se sont créés. Ensemble nous avons partagé sur nos styles de vie, notre culture et la façon dont on vit notre foi en communauté et personnellement. Cette chère famille m'a fait goûter un peu à la vie française. Ce séjour fut très enrichissant et valorisant. Le temps du pèlerinage est venu où j'ai dû quitter cette chaleureuse famille pour me rendre à Paris où le pèlerinage s'est poursuivi. Ces adieux furent pénibles. Des larmes ont coulé et mon voyage a continué.

À Paris, nous nous sommes retrouvés plus de 1 000 000 de jeunes croyants venus de partout, où ensemble, nous avons participé à des catéchèses, des visites guidées et des activités préparées pour nous les pèlerins afin d'approfondir notre foi. Nous étions comme une grande famille débordée d'amour et de paix. Par le sourire et l'accueil des gens, j'ai vite pris conscience que Dieu était vraiment parmi nous. J'ai réalisé que la foi chez les jeunes existe et se vit autant ailleurs qu'ici.

L'événement le plus marquant de mon pèlerinage fut le temps alloué en présence du pape. Quand il est arrivé devant nous, les pèlerins se sont mis à crier d'une voix très forte dans leurs langues respectives le nom de père, pape, popa et même que d'autres en étaient tellement émus que des larmes de joie leur coulaient sur les joues. Ceci est venu me rejoindre profondément. C'est à cet instant que j'ai vu combien le pape portait encore aujourd'hui une importance dans la vie spirituelle des jeunes. Pendant cette soirée avec le pape, quelques jeunes ont donné leur vie à Dieu en demandant le baptême. Devant plus de 1 000 000 de jeunes, ces pèlerins se sont fait baptiser. Quel plus beau témoignage de foi! De plus, avec le pape, nous avons ri, dansé et chanté. Cette soirée fut épanouissante car on l'a vécu dans l'amour, la paix, l'amitié et la foi.

Je crois que ma foi a grandi quand le pape a présidé la messe. Celui-ci, malgré l'âge et une santé chancelante, a su tout donner de lui-même pour partager avec nous son amour avec Dieu. Il était là devant mes yeux en train de me donner des paroles de sagesse, d'amour et d'espérance. Ceci fut pour moi un témoignage de foi et d'amour pour nous les jeunes. Cette soirée et cette célébration en compagnie du Saint Père furent pour moi tout un honneur.

Après avoir vécu un si beau pèlerinage, j'ai décidé d'en vivre un une seconde fois, mais cette fois-ci, accompagnée de mon mari. Nous devrons laisser notre petit garçon d'un an à la maison. Ceci sera difficile, c'est certain. Je vais peut-être pleuré qui sait... Mais comme le pape l'a bien dit : « VOUS ÊTES LE SEL DE LA TERRE... VOUS ÊTES LA LUMIÈRE DU MONDE ». Et ça, j'y crois.

Alors je vous invite à vous joindre à nous, à Toronto, pour la J.M.J. 2002 afin de vivre une expérience enrichissante dans la foi.

 

Témoignage de Julie Dussault

Huitième J.M.J. à Denver, au Colorado, en 1993

"Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.¨" (Jn 10,10) Voilà le thème qui me mena sur une des plus belles et enrichissantes aventures de ma vie. Pour notre groupe du diocèse d'Ottawa, notre pèlerinage commença par un trajet de quatre jours en autobus jusqu'à Denver, au Colorado. Arrivés à Denver, nous avions la chance d'assister à l'arrivée de Jean-Paul II au Mile High Stadium. Plus de 50 000 personnes se retrouvaient dans ce stade en chantant et accueillant l'homme le plus connu de la terre. Les quatre jours passés à Denver se déroulèrent dans la découverte d'autres cultures en échangeant drapeaux, épinglettes et foulards. Nos journées étaient remplies par des visites de kiosques de toutes sortes, d'enseignement, de la messe, d'échanges et de découvertes de la ville de Denver. Le point tournant de ma J.M.J. fut l'enseignement de Mgr Turcotte (évêque de Montréal, aujourd'hui cardinal) lorsqu'il a dit que si nous étions ici en ce moment, c'était que Dieu avait une mission pour nous. Cette parole a rejoint mon coeur et a mis du feu dans ma vie spirituelle. J'ai vu de mes yeux que l'Église était bien vivante, que la relève existe et qu'elle est vivante! En terminant, je peux dire que la J.M.J. est une expérience qui dure car elle est enracinée dans le coeur!

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Thème de la Journée Mondiale de la Jeunesse

Le 8 avril 2001, le Pape Jean-Paul II a introduit le thème de la J.M.J. 2002 à l'occasion de la remise de la Croix de la J.M.J. à 47 jeunes Canadiens.

« Comme le veut désormais la belle tradition, d'ici peu, les jeunes Italiens remettront la Croix de la J.M.J. aux jeunes Canadiens de leur âge, qui accueilleront dans leur pays la XVIIe J.M.J., l'été prochain. Une fois de plus, la Croix reprend son pèlerinage sur les routes du monde, avec les nouvelles générations, qui entrent dans le nouveau millénaire en portant et en suivant le signe du Christ mort et ressuscité, vainqueur du mal et de la mort. Je salue les jeunes Canadiens ici présents et je leur confie la Croix. Je vous encourage à bien vous préparer pour le prochain rendez-vous important de la J.M.J., qui a pour thème :

« Vous êtes le sel de la terre.. Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-14).

Chers jeunes, soyez prêts à accueillir les jeunes du monde dans votre magnifique pays en renouvelant votre fidélité au Seigneur Jésus-Christ. La fidélité au Christ, telle est mon invitation à tous les pèlerins… que la préparation des dix-septième Journées mondiales de la Jeunesse soit une occasion propice pour un approfondissement de votre foi et de votre vie avec le Christ, ainsi que pour un témoignage renouvelé de votre charité et de la joyeuse ouverture de votre cœur aux dimensions du monde ! Ma prière vous accompagne, avec mon affectueuse Bénédiction apostolique… »

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