Ici Sainte-Marie
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Volume 14, numéro 1
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Septembre 2002
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C'est un Ici Sainte-Marie riche de textes que
nous vous présentons… Tout d'abord, l'abbé Daniel nous livre ses
impressions après une année passée avec nous. La présidente du Conseil
paroissial de pastorale, Adèle CoptyFahmy brosse ensuite un tableau de
ce que furent nos quinze années d'existence comme paroisse. Nicole
Chaput, la coordonnatrice diocésaine de la formation des laïques, nous
présente, avec enthousiasme, une année de formation réussie. Puis les
sept paroissiennes et paroissiens qui ont suivi des cours offerts par
le diocèse, nous livrent leurs impressions sur les cours offerts.
Finalement, Irène Boucher et Pat Latulippe nous parlent de la
satisfaction que leur apporte le bénévolat.
Bonne lecture.
Alice Grégoire-Bourdeau
Un an déjà...
Il était une fois... un prêtre qui fut nommé
curé dans une jeune et jolie paroisse. Sainte-Marie est son nom et
Daniel Berniquez, son curé. Surpris fut-il d'être nommé dans cette
paroisse, de même peut-être la communauté chrétienne qui accueillait
son deuxième pasteur depuis sa fondation en 1987.
Depuis un an, nous marchons ensemble... Je peux
vous affirmer que mes journées sont agréablement remplies de défis et
de belles rencontres.
De mes nombreuses rencontres, j'ai très vite apprécié mes nouveaux
paroissiens et paroissiennes et je dois dire qu'en retour, j'ai reçu de
vous un accueil des plus cordial.
J'ai très vite réalisé qu'à Sainte-Marie beaucoup de baptisés et de
baptisées acceptent des responsabilités pastorales et divers
engagements pour le bon fonctionnement de notre communauté chrétienne
et je me réjouis de tout cela.
Une année, c'est bien court mais c'est assez pour prendre le rythme et
pouvoir mieux travailler ensemble à la mission qui nous est confiée.
Oui, vous et moi sommes là pour que l'Évangile du Christ soit annoncé,
que les sacrements soient célébrés et que la charité du Christ soit
présente dans notre milieu de vie.
En ce début de ma deuxième année avec vous, alors
que l'on célèbre notre quinzième anniversaire de fondation,
permettez-moi de vous faire part de ma joie d'être parmi vous. Mon
souhait est que nous puissions ensemble, sous le regard de
Sainte-Marie, marcher sur les pas du Seigneur pour rendre gloire à
notre Dieu et qu'on puisse dire de nous : ils vécurent heureux...et
eurent...
Votre pasteur
Daniel, prêtre
retour
Déjà quinze ans! À
peine quinze ans!
D'habitude, quand quelqu'un fête ses quinze ans,
c'est qu'il est en pleine adolescence, et que la route devant lui n'est
pas encore pleinement tracée. Notre paroisse fait bien évidemment
mentir cette observation de la vie quotidienne.
Car, à quinze ans, notre paroisse est jeune mais
déjà mûre, pleine d'allant mais décidée et réfléchie. Surtout, la route
qui s'étend devant notre paroisse est droite et bien tracée, c'est
celle qui mène vers l'édification d'une communauté chrétienne de plus
en plus solide et fraternelle.
Que de chemin parcouru depuis ce moment où un prêtre nommé Gérard
St-Denis se voyait confier, par l'archevêque d'Ottawa Monseigneur
Plourde, la responsabilité de créer une nouvelle paroisse dans l'est
d'Orléans, alors en pleine expansion. C'était en 1987 et les premiers
paroissiens, qui venaient essentiellement de la paroisse-mère de
Saint-Joseph, commencèrent à se regrouper autour de leur nouveau pasteur
La liturgie se déroulait dans les gymnases d'écoles, tout d'abord à
Reine-des-Bois, puis à des Pionniers. Mais le quartier continuait de
grandir, de s'étendre dans toutes les directions, et les jeunes
familles venaient de plus en plus nombreuses. Nous disposions de peu de
place. De plus, nous sentions intensément le besoin, le désir d'avoir
un chez-nous où notre prière et notre liturgie se dérouleraient dans un
cadre digne de notre foi.
Ce fut alors la véritable épopée de la
construction de notre nouvelle église. Dès la fin des années 1980, des
levées de fonds avaient lieu pour commencer à amasser les sommes
nécessaires. Des recherches intensives étaient entreprises pour trouver
un terrain approprié. Ensuite, la phase plus active commença : trois
ans de suite, des campagnes systématiques de levées de fonds se
déroulèrent auprès de la communauté.
Et puis, un jour, la paroisse est allée au diocèse pour demander la
permission de construire. Nous avions amassé suffisamment d'argent pour
couvrir 50 pour cent du coût du projet. Le diocèse avançait le reste
sous forme de prêt. Ce fut le moment tant attendu de la première levée
de terre; puis les camions et les ouvriers affluèrent sur le site.
L'église, notre belle église, fut enfin inaugurée avec la participation
de Monseigneur Gervais, un beau dimanche de juin, il y a maintenant
quatre ans.
Cette revue rapide des événements qui ont scandé
la naissance et la croissance de notre paroisse ne tient pas compte du
facteur le plus important, celui sans lequel les levées de fonds et les
meilleurs projets n'auraient jamais réussi : la participation des
paroissiens à cette aventure exaltante.
Depuis 1987, il y a eu littéralement des
centaines et des centaines de bénévoles qui ont mis leur coeur à
l'ouvragepour édifier une communauté vivante. Il y a eu tous ceux qui,
inlassablement, chaque fois que l'automne arrivait, arpentaient les
rues du quartier ou parlaient inlassablement au téléphone, pour
ramasser des fonds; il y a eu tous
ceux qui ont passé des centaines d'heures en réunion pour planifier,
organiser, gérer le projet, surveiller la construction, assurer
l'équipement et l'ameublement, améliorer le paysagement.
Il y a eu, et il y a encore, tous ceux qui,
depuis quinze ans, participent à des comités qui sont l'ossature même
de la vie communautaire : comités de pastorale, des affaires
temporelles, de liturgie, de préparation aux sacrements, d'accueil et
tant d'autres encore; il y a eu, et il y a encore, tous ces jeunes qui,
à Esprit Jeunesse ou ailleurs, témoignent de la vitalité de la foi chez
les nouvelles générations de la paroisse; il y a eu, et il y a encore,
ceux qui passent de nombreuses heures à aider le secrétariat de la
paroisse, à répondre au téléphone; il y a eu, et il y a encore, les
dizaines de chevaliers de Colomb, de filles d'Isabelle, de scouts et de
guides.
IComment terminer ce tableau sans évoquer nos pasteurs? Quatorze ans
durant, Mgr Gérard St-Denis a été la cheville ouvrière de cette
communauté bourdonnante; sa présence et son charisme nous ont aidés à
bâtir la vie de la paroisse, et, lors de son départ, nous lui avons
clairement témoigné notre amitié et notre reconnaissance; mais déjà la
relève est là, et l'abbé Daniel Berniquez a repris le flambeau. Il
chemine aujourd'hui avec nous et nous aide à avancer sur la route.
Le chemin est long, mais le but est clair: grâce
à l'esprit de communauté et de fraternité que nous avons déjà commencé
à édifier, et que nous voulons continuer à construire, les paroissiens
de Sainte-Marie d'Orléans contribueront, dans leur humble mesure, à
l'épanouissement sur terre de ce Royaume de Dieu dont le Christ est
venu nous parler.
La présidente du conseil
paroissial de pastorale
Adèle Copti Fahmy
retour
La formation des
laïques
Le projet pastoral "Préparer l'avenir des
paroisses"... vous y avez peut-être pris part... Vous souvenez-vous des
priorités ressorties lors de la plénière à l'Université St-Paul, le 12
juin 1999?... C'est loin, me direz-vous... mais pour certaines
personnes, c'est un événement marquant le début d'un projet
d'envergure, soit la réalisation de la première priorité de ce projet
pastoral: la formation des laïques.
Dès les lendemains de cet événement, une équipe
travailla à élaborer les grandes lignes de ce que pourraient être les
parcours de formation retenus au diocèse. C'est au cours de
l'élaboration de ce premier document qu'on manifesta le besoin d'ouvrir
un poste et d'engager une personne pour coordonner la formation des
laïques. Comme plusieurs autres personnes... j'ai posé ma candidature.
Depuis près de 10 ans, j'occupais un poste au diocèse de Joliette
oùl'une de mes responsabilités était justement le dossier de la
formation des laïques. Je ne vous cache pas que cette expertise me
rassurait en faisant le saut au diocèse d'Ottawa. Mais, comme je me
plais à dire, lorsque je suis arrivée en poste en septembre 2000, je ne
connaissais ni une personne, ni un nom de rue... que de dépaysement,
que de défis!
À peine arrivée, on m'informe que le thème retenu
pour la première journée pastorale, est "la formation des laïques" et
que la personne-ressource... bien c'est moi! L'Esprit souffle où il
veut, quand il veut... j'en ai la preuve. C'est sûrement l'Esprit qui
m'a insufflé l'idée de me servir de l'image de la vigne pour présenter
la formation dans tous ses aspects. C'est inouï toutes les applications
à la formation qu'on peut faire en observant la vigne avec ses noeuds,
ses feuilles, ... ses ceps... ses raisins... sans oublier les
vendanges!
Depuis maintenant presque deux ans, ces images de raisins, de vignes...
ont pris une toute nouvelle signification pour les gens du diocèse
d'Ottawa. Même qu'une personne me suggérait dernièrement d'utiliser
cette image comme carte de visite... ça va de soi, surtout depuis le 23
avril 2002.
Suite à cette première journée pastorale, ma
deuxième étape de travail fut de mettre sur pied une équipe de
consultation à la formation, représentant toutes les personnes et
toutes les régions du diocèse. Avec cette équipe, nous avons repris le
document présentant les parcours de formation retenus pour le diocèse
et défini les 3 niveaux de formation identifiés dans ce document, soit:
- des ateliers; - un programme de formation avec reconnaissance
diocésaine et - un programme de formation universitaire. Puis, on se
prépare ensemble pour mettre cette vigne en terre
La première année, trois ateliers furent offerts concernant la
pastorale du baptême des petits enfants, le leadership partagé et le
conseil paroissial de pastorale. Et déjà cette année, en plus de
poursuivre les ateliers, nous mettions en terre le deuxième niveau,
soit la formation avec reconnaissance diocésaine. Cette formation
consiste en 6 cours, de 25heures chacun offerts à raison de 2
cours/année... et dans chacune des 4 régions pastorales. En mettant sur
pied ce programme de formation, nous espérions rejoindre au moins 15
personnes par région... et entre nous on se disait que si nous en
avions 20... ce serait tout un succès. Incroyable mais vrai... au début
des premiers cours, plus de 40 personnes étaient présentes dans chacun
des groupes. Et cet intérêt ne s'est pas démenti à la session d'hiver.
Pour couronner ce succès... la soirée du 23 avril
à la cathédrale. Une remise d'attestations par Mgr Marcel Gervais avait
lieu à la cathédrale pour plus de 140 personnes venant de tous les
coins du diocèse.
Et vous vous doutez bien que c'est sous le symbole de la vigne, des
ceps et des raisins que s'est déroulée cette soirée de vendanges pour
ces récipiendaires, ces vignerons de l'heure... dont quelques personnes
provenaient de la paroisse Sainte-Marie.
Je cite les dernières lignes de l'homélie de Mgr
Gervais lors de cette soirée: "J`ai déjà dit comment ce projet de
formation me tient à coeur et ma grande joie de voir de si beaux
résultats. (Il songe même à implanter la formule dans le secteur
anglophone). Je souhaite longue vie à ce programme qui, je le sais, va
changer notre Église pour le mieux."
Et pour terminer, j'ai juste le goût de vous
inviter, vous aussi, à vous embaucher à cette vigne... ensemble nous
produirons des raisins juteux qui, par la suite, donneront les
meilleurs vins du diocèse...
Soyez des nôtres dès l'automne prochain!... C'est un rendez-vous..
La coordonnatrice de la formation des laïques
Nicole Chaput
retour
Des laïques
témoignent
Ils sont sept à avoir suivi un, deux ou même quatre
cours de formation. Laissons-les nous décrire ce que cette expérience
leur a apporté dans leurs vies de chrétiennes et de chrétiens.
Nous avons suivi le cours Mon baptême m'appelle à célébrer à
l'automne dernier. Le cours fut très intéressant autant par son contenu
que par son approche andragogique. Nous avons retenu l'importance que
méritent toutes nos célébrations d'être très bien préparées si nous
voulons qu'elles soient authentiques et dignes du rassemblement des
fidèles d'une communauté. Pour nous, célébrer a pris un sens encore
plus digne et plus grandiose. Comme chrétien, chrétienne nous avons
très bien apprécié ce cours et nous en sommes plus enrichis au plan
personnel et au niveau de notre foi.
Lise et Denis Pion
Mon baptême m'appelle... à célébrer
les gestes de Dieu; gestes rendus visibles par les signes
utilisés au cours de nos célébrations sacramentelles et liturgiques.
Les signes de croix, de l'eau, de l'onction, de la lumière, du pain et
du vin rendent visible l'action de Dieu. Action qui nous transforme par
la grâce qui est don de Dieu.
Le grand sacrement, geste de Dieu, c'est de se faire homme. Ilnous a
envoyé son Fils pour que nous soyons fils et filles de Dieu. Le signe
que Dieu nous sauve, l'apparition visible de Dieu en personne, c'est
lui, Jésus. Jésus fut geste de Dieu, son Père et notre Père, pour son
peuple et pour tous les hommes et femmes de bonne volonté. Jésus
Christ, ressuscité, continue à «faire signe» à tous les humains, par
son Église. L'Église est le signe, le sacrement du Christ. Célébrer,
c'est fêter Dieu...
Irène Boucher
Mon baptême m'appelle... à la mission
: les ministères dans l'Église
Nous avons fait un parcours historique rapide à partir du temps de
Jésus jusqu'à aujourd'hui. C'est ainsi qu'on revoit l'évolution des
ministères dans les communautés chrétiennes. Un temps de réflexion sur
la situation actuelle de notre Église et les échanges en petits groupes
nous font réaliser que les appels et les défis sont de taille. Les
ministères laïques sont toujours en voie de définition.
François et Lucie Thériault
Mon baptême m'appelle... à porter la
Parole : initiation à la Bible
Avec ce cours, j'ai découvert des façons simples d'aller fouiller dans
cette grosse brique mystérieuse qu'est la Bible. J'y ai découvert des
livres d'histoire , des poèmes, des chants et plein d'autres richesses
que je trouve maintenant plus accessibles. Ce fut une belle occasion
d'approfondir mes connaissances, de dépoussiérer ma foi et ça m'a donné
le goût de poursuivre.
Lucie Thériault
J'ai choisi d'entreprendre ce programme
d'étude car je désire approfondir ma foi, ce cadeau que j'ai reçu de
Dieu Mon baptême m'appelle à faire des choix. Le père Noël Simard, dans
une démarche empreinte d'humour et de dialogue ouvert, nous a livré les
fruits de son expérience comme pasteur et comme professeur de sciences
religieuses et de bioéthique. Agir chrétien, comment choisir?
Au plan personnel, j'ai pris le temps de
retracer certains moments dans ma vie, de vérifier où en sont mes
options, aujourd'hui, au concret de ma vie. J'ai revu mes périodes de
reculs, de questionnements, de recommencements. J'ai vu que, peu à peu,
par ces évènements précieux de ma vie, se sont formés des choix, des
options fermes, des valeurs qui ont guidé mon agir comme chrétienne.
J'ai vu qu'aujourd'hui la loi et les enseignements de l'Église
demeurent toujours importants pour baliser les chemins de mes choix,
mais qu'en dernier ressort, c'est la décision prise en fidélité à Dieu
qui prévaut. Mes options comme chrétienne portent sur une décision de
répondre à un appel de Dieu et de donner à mon oui une délicatesse et
une profondeur. Je fais confiance aux intuitions qui viennent du
profond, je laisse ce Jésus, capable de comprendre nos faiblesses et
compatir à nos souffrances, m'éclairer. Je garde une attitude de
compréhension et de réalité envers moi-même et les autres et surtout,
je demeure ferme dans ma foi.
Lorraine Plante
Depuis quelques années, j'avais entrepris
différentes démarches de formation en pastorale. Lorsque le diocèse a
offert ce programme d'étude, j'ai vu l'occasion d'approfondir ma foi et
de me donner des "outils" pour mieux m'impliquer en pastorale, en
paroisse ou dans d'autres domaines. J'ai donc suivi les sessions de
liturgie, de catéchèse, des ministères dans l'Église et de l'Initiation
à la Bible. Chacune avec ses particularités m'a fait découvrir la vie
de l'Église d'aujourd'hui.
Que ce soit de bien saisir le rôle des
sacrements et des rites de la liturgie dans une communauté chrétienne,
de réfléchir aux divers moyens de proposer la foi, de définir la
coresponsabilité entre les ministères ordonnés et ceux des laïques ou,
encore, d'entrer dans le contexte historique de la Bible pour mieux
comprendre la Parole de Dieu dans et pour le monde actuel, ce ne sont
que quelques-unes des facettes abordées. Pour ma part, l'aspect le plus
important demeure dans le partage avec les autres personnes que j'ai
côtoyées. J'ai pris conscience jusqu'à quel point leur parcours, leurs
préoccupations, leurs espoirs, leurs défis rejoignaient les miens.
L'expérience s'est avérée concluante pour moi et j'espère bien la
poursuivre jusqu'au bout.
Louise Mainville
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