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Une nouvelle année pastorale qui commence... ¨ du temps que le Seigneur nous donne pour
grandir dans son amour et celui de nos frères et soeurs ; Depuis les débuts de la paroisse que d’accomplissements : des centaines et des centaines de personnes au service des autres et du Seigneur, pour répondre aux différents besoins. Pour moi, c’est le début de ma troisième année, à Sainte-Marie. Comme vous le savez déjà, Gilles Ouellette se joint à l’équipe pastorale. Il travaillera avec moi à la pastorale scolaire, un bien grand dossier, ici, chez nous. Il verra à s’intégrer et à apporter son aide, son expérience et ses talents aux autres pastorales de notre communauté chrétienne. C’est donc avec grande joie que nous l’accueillons au sein de notre équipe. Il faut dire que Gilles gardera bien sûr les engagements de son ministère diaconal. Notre adjointe exécutive, Alice Grégoire-Bourdeau demeure à son poste. Elle en accomplit des choses pour nous, elle touche à tout ce qui est de l’administration temporelle. Elle est responsable et travaille au feuillet paroissial et à la publication de Ici Sainte-Marie. Dieu sait combien d’heures elle passe dans ses dossiers! Elle s’assure aussi avec les coordonnateurs et coordonnatrices des messes dominicales que tout soit organisé pour les célébrations à venir. Elle participe activement au conseil paroissial de pastorale, au comité de liturgie et préside au comité du site Internet. Alice accueille aussi toutes les demandes et répond aux besoins qui peuvent surgir au bureau paroissial. Le bureau paroissial ne serait pas ce qu’il est sans Laurette Thibodeau, notre secrétaire et sacristine, si généreuse et fidèle. La présence de Laurette chez nous depuis 1990 est une grande richesse. Je tiens aussi à saluer les bénévoles qui viennent fidèlement, à chaque semaine, passer du temps au bureau, pour rendre divers services. C’est bien beau de parler de l’équipe pastorale, mais sans chacun et chacune de vous qui acceptez des responsabilités dans les diverses pastorales et services dans la communauté chrétienne de Sainte-Marie rien ne serait possible. Oui, une nouvelle année pastorale s’ouvre devant nous. Elle sera belle parce que le Seigneur marche avec nous et Marie notre patronne veille sur nous. Daniel Berniquez, prêtre et
pasteur Dans cette article, Gilles Ouellette nous parle de son expérience à titre de responsable du dossier de la confirmation. Suivent des commentaires d'élèves qui ont vécu cette riche expérience, au mois de mai. J’ai le privilège depuis quelques années déjà de cheminer avec les jeunes confirmands et confirmandes de notre paroisse ainsi qu’avec leurs parents, enseignants et enseignantes. Le programme pastoral dans ce dossier à la paroisse Sainte-Marie est ambitieux et très riche. Nous offrons une soirée d’information pour les parents, des fins de semaine d’inscriptions avec des rites significatifs, des rencontres avec les élèves dans les écoles, des soirées de formation pour les parents et les jeunes, des soirées de prière pour tous les membres des familles, une visite du pasteur et des célébrations liturgiques qui sont le reflet du dynamisme et de la spiritualité qui habitent notre communauté. Au-delà des questions organisationnelles, ce qui est le plus riche c’est la rencontre de jeunes et de parents dans un cheminement sérieux en route vers ce sacrement. C’est dans cet accompagnement partagé avec les équipes en milieu scolaire que je retrouve l’Esprit agissant en notre paroisse et en chacun et chacune de nous. Chaque année pastorale apporte ses défis et ses consolations. Ce qui me marque le plus à chaque année c’est ce soupçon d’Esprit qui brille dans mille et une situations d’accompagnement, de questionnement ou de recherche. Bravo à nos confirmandes et confirmands de 2003! La préparation à ma confirmation était spéciale parce que nous avons appris des fruits et les dons de l’Esprit Saint et nous avons appris le « Je crois en Dieu ». Nous avons « connecté » avec l’Esprit Saint et appris que l’Esprit Saint est avec nous tout le temps. Emily Levesque Ma confirmation pour moi était très importante
parce que c’était la cérémonie où je devais dire oui à mon baptême et à
ma vie chrétienne. D’habitude je n’aime pas aller à la messe mais cette
fois-ci j’avais hâte d’aller à la messe car c’était la cérémonie des
enfants et non des adultes c’est pourquoi j’ai beaucoup apprécié cette
cérémonie de la confirmation. Alexis Brisson
Annie Lemieux
Mélanie Bédard
Lee McCann
David Lee
Simon Harris J’ai appris les dons de Dieu et les sacrements. Je pense que cette expérience était très enrichissante. Je suis contente d’avoir reçu l’Esprit Saint et d’avoir confirmé mon baptême. Je me sens libre de choisir mes propres décisions après cette célébration. Monique Legault
Claire Dionne
Karianne Larocque
Kenneth Guérin
Madeleine Bégin
Erika Vandervoort
Alexandra Deilgat
Sylvie Moquin
Benoît Lauzon
Josée Sigouin Lors de ma préparation de ma confirmation, l’Esprit Saint était là, il me guidait tout au long. L’Esprit Saint m’a aidé à mieux comprendre Dieu, Jésus et lui-même, l’Esprit Saint. Maintenant, je comprends les fruits, les dons et les symboles de sa présence : l’eau, le vent, le feu et le souffle. Après ma confirmation, je me sentais contente d’être avec l’Esprit Saint et Dieu et de former une grande famille. Andrée Marcille En septembre denier, nous avons eu le privilège, à Sainte-Marie, d’accueillir un quatrième diacre en la personne de Pierre (Pete) Pharand. J’ai rencontré Pierre et son épouse pour leur poser quelques questions afin que nous les connaissions mieux. Pierre a été ordonné au diaconat le 30 septembre 2002 et participe activement à la pastorale du mariage ainsi que son épouse.
Ils sont mariés depuis vingt-huit ans et sont
parents de deux enfants, Andrée 21 et Pierre 18 ans. Pierre, à quel moment as-tu décidé de
devenir diacre? Rien n’a changé à mon avis, étant donné qu’ils étaient des adolescents, leur vie, leurs études et leurs intérêts n’ont pas arrêté, ils poursuivent leur vie normalement. Nous sommes toutefois très conscients du temps précieux qu’il faut consacrer à être parents et à être présents dans la vie de nos enfants et, si nous devons nous absenter d’une rencontre, d’un cours ou de toute autre activité, nous savons que notre responsabilité familiale et parentale reste la priorité. Si le diaconat avait mis un empêchement dans notre vie familiale avec nos enfants, nous n’aurions pas suivi ce chemin. Mais nous croyons sincèrement que le plan de Dieu n’est pas d’appauvrir la famille mais de l’enrichir par ce que le diaconat nous apporte.
Alice Grégoire-Bourdeau Notre vocation d’évangélisateurs En mai dernier, Statistique Canada a rendu publiques les données du recensement de 2001 portant sur la religion des Canadiens. Les médias y ont consacré quelques articles, certains angoissés, d’autres ironiques, puis ont vite passé à d’autres événements, d’autres crises, d’autres nouvelles. Ces chiffres méritaient pourtant qu’on s’y attarde un peu plus, et ils m’ont amené à réfléchir à ce que cela voulait dire d’être chrétiens aujourd’hui, non seulement en général, mais ici même à Sainte-Marie d’Orléans. Nous sommes, en ce début de septembre, heureux et fiers. Heureux de célébrer le 16e anniversaire de notre paroisse. Fiers également de nos réalisations à Sainte-Marie : nous avons fêté, au début de juin, le cinquième anniversaire de la dédicace de notre église. Celle-ci est souvent pleine, quelquefois pleine à craquer. Quand vient le moment des premiers sacrements, c’est un flot ininterrompu de jeunes qui reçoivent pour la première fois l’Eucharistie, le premier pardon, la confirmation. Et le dimanche, à la sortie des messes, nous nous retrouvons au milieu de visages connus et amicaux, dans un esprit de fraternité et de joie qui prolonge notre communion au pain consacré. Oui, nous sommes heureux et fiers, et nous avons raison de l’être ! Nous avons un curé jeune, dynamique et plein d’humour, une communauté vivante, de nombreux bénévoles qui ne rechignent pas à la tâche, une église belle et moderne, une relève d’enfants et de jeunes adultes. Il y a quelques mois, Normand Provencher, un prêtre de l’université Saint-Paul a publié un ouvrage intitulé Trop tard ? L’avenir de l’Église d’ici, où il posait de nombreuses questions sur l’évolution de celle-ci. Une fin de semaine, il était venu célébrer la messe chez nous. Devant tant de fidèles, tant d’enfants, tant de jeunes, tant de piété et aussi de joie, il avait dit dans son homélie qu’il aurait probablement modifié le ton inquiet de son livre s’il était venu à Sainte-Marie avant de le publier ! Que vient faire Statistique Canada dans cette histoire ? Eh bien, l’agence gouvernementale nous a dit que le visage religieux du Canada change très vite. Non seulement y a-t-il de nombreux nouveaux Canadiens qui n’appartiennent pas à notre foi, mais même parmi les chrétiens, le portrait change à une vitesse foudroyante. Chez les catholiques, par exemple, la pratique religieuse continue à être en chute libre, et se situe aujourd’hui autour de 10 à 15 pour cent. Bien plus grave, de nombreux catholiques ne s’identifient plus comme tels : ils préfèrent évoquer une spiritualité toute personnelle, ou encore nier radicalement toute dimension religieuse à l’expérience humaine; le phénomène des jeunes couples catholiques qui ne font plus baptiser leurs enfants (pour les « laisser libres de décider plus tard ») se répand. En d’autres mots, nous, à Sainte-Marie, nous vivons une situation exceptionnelle. Nous sommes chanceux, ou plutôt, par un phénomène mystérieux, nous vivons une grâce toute particulière. Nous sommes une mini Église dynamique, jeune et vivante, dans un décor religieux plus troublant. Faut-il donc se féliciter, se donner des tapes dans le dos, se dire « Ouf ! Nous l’avons échappé belle! » ? Pouvons-nous rester isolés de ce phénomène de crise de l’Église universelle, et plus particulièrement de l’Église canadienne ? Voulons-nous nous enfermer dans le cocon de notre joie, de nos célébrations ? Je crois que ce serait totalement nier ce que c’est que d’être membres de l’Église, membres de la communauté des croyants, ou, pour reprendre les mots du Credo, membres « de la communion des saints ». Nous sommes en communion non seulement avec nos amis de la paroisse, nos voisins d’Orléans, mais avec tous les chrétiens du pays et du monde. Nous partageons la responsabilité des chrétiens canadiens quant à l’avenir de notre Église. Cela m’a amené à réfléchir à la notion d’évangélisation, que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les enseignements du pape, de nos évêques, de nos prêtres. L’évangélisation aujourd’hui ne consiste plus à envoyer certains de nos prêtres en pays de mission, loin du Canada, pour amener au Christ des populations étrangères. Elle consiste à tenter de ramener au Christ nos sœurs, nos frères, nos amis, nos collègues d’ici, ces chrétiens qui ont quitté notre communauté, qui vivent dans l’indifférence à l’égard de cette Église qu’ils ont désertée. Tâche redoutable ! Souvent, quand nous nous demandons : « Comment puis-je être un meilleur chrétien ? », la réponse vient spontanément : aimer les autres, surtout les plus proches de nous, faire le bien autour de nous, aider les pauvres et les malades. Ces vertus personnelles et individuelles sont essentielles et nécessaires. Je crois cependant que devant la déchristianisation de notre société, elles ne sont plus suffisantes. Il faut autre chose, il faut témoigner plus visiblement de l’Évangile et de ses valeurs partout où nos pas nous mènent, il faut que nous soyons le ferment dans la pâte, le levain dans la société qui nous entoure, afin de jouer ce rôle d’évangélisation qui devient aujourd’hui si important. En d’autresmots, être chrétiens aujourd’hui ne me semble plus seulement avoir une dimension personnelle, mais également communautaire. Je reviens souvent avec plaisir et admiration aux Actes des Apôtres, où l’on voit vivre la première communauté chrétienne, autour des Apôtres, notamment de Pierre et Paul. On voit ces tout premiers chrétiens pratiquer les vertus individuelles de bonté et de charité; mais on les voit surtout brûler du désir de manifester partout que ce qu’ils sont et ce qu’ils font est dû à une rencontre extraordinaire avec quelqu’un d’extraordinaire. Je crois que nous devrons, à Sainte-Marie, réfléchir collectivement à ce rôle nouveau, à ce défi nouveau : comment dépasser la joie, légitime mais confortable, que nous vivons au sein de notre paroisse pour être la lumière sur la montagne dont parle Saint Mathieu. Car il ne faut pas nous leurrer : devant l’évolution de l’Église d’aujourd’hui, nous sommes revenus comme au temps des Apôtres : une communauté petite, noyée dans un monde qui l’ignore de plus en plus, qui ignore ses valeurs, et dont une vocation importante sera bientôt de ramener au Christ ce monde, et surtout ces chrétiens éloignés de l’Église. Je n’ai, hélas, pas de réponse facile à ce défi. J’ai lu récemment un article dans Prions en Église qui disait qu’aujourd’hui il faut être chrétien dans sa famille, dans son milieu de travail, mais aussi en consommant, en investissant, en voyageant, en achetant; il faut être chrétien partout, et que cela soit un signe pour tous. Peut-être qu’à Sainte-Marie, à cause de cette grâce particulière dont je parlais plus haut, nous avons une plus grande responsabilité au sein de la communauté diocésaine pour imaginer, mettre en pratique et partager ces nouvelles façons de vivre notre vocation de chrétiens dans le monde, notre vocation d’évangélisateurs. Jean Fahmy
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