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Ici Sainte-Marie

Volume 16, numéro 2
mars 2005

 

Pâques 2005

Journée mondiale de la Jeunesse 2005

 

 

 

 

Sainte-Marie, Église

 

 

 

 

 

 

Un peu de tout dans ce numéro...

En 2004, le jour de la Fête-Dieu, le pape Jean-Paul II a annoncé la tenue d’une année de l’Eucharistie. Commencée en octobre 2004, cette année se terminera en octobre 2005 par l’Assemblée du Synode des Évêques qui traitera de l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église. Ce numéro vous offre, entre autres, une réflexion approfondie sur le thème de l’Eucharistie. On pourra tout d’abord lire un extrait du livre de Jean-Yves Garneau, L’Eucharistie, un trésor à redécouvrir. Des jeunes qui suivent les liturgies spéciales du dimanche nous disent ensuite pourquoi ils viennent à la messe, ce que cela ajoute à leur vie... Puis des paroissiens et des paroissiennes nous livrent le sens que prend l’Eucharistie dans leur vie de tous les jours. L’abbé Daniel nous transmet son message à l’occasion de Pâques, au début du numéro et des jeunes, qui assistent à la JMJ 2005, nous parlent de leur voyage à Cologne, de leur préparation... Finalement, un membre du comité de justice sociale, comité qui a pris naissance cette année, nous présente la philosophie de base du comité, son fondement et ses projections d’avenir.

Alice Grégoire-Bourdeau

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Pâques 2005

Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia!
Le dimanche vient du latin chrétien Dominus dies, ce qui signifie “jour du Seigneur”.
En ce premier jour de la semaine, les chrétiennes, les chrétiens se rassemblent
pour célébrer la Résurrection du Christ.

Soeurs et frères,

La fête de Pâques de cette année se situe au coeur de l’année eucharistique. Elle nous rappelle le lien intime de chaque dimanche avec la Résurrection du Seigneur et le rassemblement pour l’Eucharistie dominicale.
Le dimanche, jour du Seigneur, est aussi le jour qui fait exister l’Église. C’est par le rassemblement eucharistique que nous pouvons, après avoir écouté la parole de Dieu, communier au Corps et au Sang du Christ lui-même. Ainsi s’exprime pleinement l’identité même de l’Église : l’assemblée convoquée par le Christ ressuscité.
Saint Ignace d’Antioche disait: «Nous rompons un même pain pour vivre en Jésus-Christ pour toujours». Et le Concile Vatican II décrit l’Eucharistie comme étant «la source et le sommet de toute la vie chrétienne». J’entendais dernièrement une personne dire : « J’ai besoin d’aller à la messe autant que j’ai besoin de l’air pour respirer. Là, je prends le temps de souffler dans l’Esprit, avec d’autres qui font la pause en Dieu. Je réponds à l’invitation que Jésus m’adresse. Faites cela en mémoire de moi». Nous pourrions, nous aussi parler de l’Eucharistie et témoigner de notre attachement au Christ vivant et ressuscité dans la sacrement de son corps et de son sang.
En ce dimanche de la Résurrection du Seigneur, accueillons avec une joie renouvelée ces paroles du Christ qui nous dit : «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui». Jean 6,56. Et comme les disciples au soir de Pâques dirent: «Notre coeur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il nous parlait sur la route ». Luc 24, 32.

Puisse la lecture de ce numéro du Ici Sainte-Marie sur l’Eucharistie nous rapprocher du Seigneur Jésus et de nos frères et soeurs, car il faut se souvenir que la communion sacramentelle unit chaque croyante et croyant au Christ en vue d’une unité plus large, celle de tous les croyants entre eux.

Joyeuses Pâques et bonne lecture.

Daniel Berniquez, curé à Sainte-Marie

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Source, centre, sommet, trésor

Lors du concile Vatican II (11 octobre 1961 – 3 décembre 1965), il a été plusieurs fois question de l’Eucharistie. On en a parlé avec des mots d’une grande simplicité et d’une étonnante densité.

Je pense d’abord au mot source.
On a dit de l’Eucharistie, qu’elle est «source de toute la vie chrétienne» (Constitution dogmatique sur l’Église, numéro 11), «la source première et indispensable à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit chrétien» (Constitution sur la sainte liturgie, numéro 14), «source de l’évangélisation» (Décret sur le ministère et la vie des prêtres, numéro 5).
Dans la nature, si on la compare à la rivière, au lac, au fleuve et à la mer, la source n’est qu’un tout petit point d’eau. Mais qu’elle se tarisse, et c’en est fait de la rivière, du lac, du fleuve et de la mer.
Il en est ainsi dans la vie chrétienne. Détachée de sa source, elle dépérit. Elle va vers la mort.

Je pense au mot centre.
Le concile Vatican II a affirmé que l’assemblée eucharistique est «le centre de la communauté chrétienne» (Décret sur le ministère et la vie des prêtres, numéro 5), «le centre de toute [sa] vie» (Décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Église, numéro 30.2).
Le centre est le point intérieur duquel s’organisent tous les autres points d’une circonférence. Il est le noyau, le milieu, la partie centrale, le coeur d’une réalité ou d’un être vivant.
Dans la vie de l’Église et de toute communauté chrétienne, l’Eucharistie exerce des fonctions semblables à celles du coeur dans le corps humain. Le coeur a un double mouvement: systole et diastole. Systole, ce mouvement de contraction qui pousse le sang dans les artères. Diastole, cette phase de dilatation qui alterne avec celle de la contraction.
Ainsi, de dimanche en dimanche, ou de jour en jour, la vie chrétienne revient en son centre pour être relancée en avant. L’Eucharistie a pour mission de rythmer l’existence chrétienne, un peu comme le fait le coeur humain.

Un troisième mot, sommet, a souvent été utilisé au concile Vatican II pour parler de l’Eucharistie.
On pense au sommet d’un arbre, d’un édifice, d’une montagne. À partir du sommet, on voit mieux ce qui nous entoure. Au sommet, il est plus facile de prendre la mesure des choses et de les situer les unes par rapport aux autres. Au haut de la montagne, l’air est plus pur et plus frais.
Dans la Bible, le sommet de la montagne est un lieu privilégié où Dieu se donne à rencontrer. C’est «sur une haute montagne» que Jésus a été transfiguré (Matthieu 17,1).
Il est parfois très exigeant d’accéder au sommet, mais on est toujours heureux d’y être parvenu. Les instants passés là-haut relancent le goût de vivre. Ils aident à retourner au quotidien, en l’assumant pleinement et plus joyeusement.
L’Eucharistie est un sommet.

Un quatrième mot peut être ajouté, le mot trésor.
En prononçant ce mot, nous viennent spontanément en tête des références évangéliques.
«Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.» (Matthieu 6,21) «Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.» (Matthieu 13, 44)
«La sainte Eucharistie, écrit le concile Vatican II, contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le pain vivant, lui dont la chair vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes...» (Décret sur le ministère et la vie des prêtres, numéro 5)

Reprenant à son compte le mot «trésor», le pape Jean-Paul le commente avec ferveur:
Frères et soeurs très chers, permettez que, dans un élan de joie intime, en union avec votre foi et pour la confirmer, je donne mon propre témoignage de foi en la très sainte Eucharistie (...) Ici se trouve le trésor de l’Église, le coeur du monde, le gage du terme auquel aspire tout homme, même inconsciemment. (Encyclique L’Église vit de l’Eucharistie, numéro 59)

Il poursuit en tirant les conclusions qui s’imposent:
Tout engagement vers la sainteté, toute action visant à l’accomplissement de la mission de l’Église, toute mise en oeuvre de plans pastoraux, doit puiser dans le mystère eucharistique la force nécessaire et s’orienter vers lui comme vers le sommet. Dans l’Eucharistie, nous avons Jésus, nous avons son sacrifice rédempteur, nous avons sa résurrection, nous avons le don de l’Esprit Saint, nous avons l’adoration, l’obéissance et l’amour envers le Père. Si nous négligions l’Eucharistie, comment pourrions-nous porter remède à notre indigence? (Encyclique L’Église vit de l’Eucharistie, numéro 60)

Source, centre, sommet, trois beaux mots qui évoquent la grande richesse de l’Eucharistie. Puis le mot trésor qui donne à entendre que cette richesse mérite d’être un jour découverte, pour être ensuite appréciée à sa juste valeur et exploitée à bon escient. Il se peut aussi qu’ayant été négligée, cette richesse qu’est l’Eucharistie pour tout disciple du Christ, soit ... à redécouvrir.

Extrait : L’Eucharistie, un trésor à découvrir, Jean-Yves Garneau


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L’Eucharistie dans ma vie chrétienne

Nous avons demandé aux jeunes qui suivent les liturgies spéciales des 4 à 7 ans et des 8 à 12 ans de nous dire ce que l’Eucharistie représente dans leur vie de chrétiennes, de chrétiens. Nous avons voulu savoir pourquoi ils viennent à la messe le dimanche...

Voici en substance ce que les 4 à 7 ans ont répondu :

Je viens à la messe...pour voir Jésus, pour prier, pour dire merci à Jésus, pour chanter, pour apprendre à pardonner, pour préparer mon coeur, etc.

L’Eucharistie pour moi... c’est une prière; un rassemblement; un groupe de personnes qui prient ensemble; une fête; une célébration; un repas; une grande réunion; le corps du Christ; Jésus qui nous rassemble; Jésus partage le pain et le vin avec ses amis; c’est tout le monde rassemblé dans l’église; c’est le pain de Dieu; c’est une invitation à une fête; c’est le pain et le vin; c’est la vie.

À cette dernière question, les 8 à 12 ans ont répondu : l’Eucharistie me bénit avec le corps et le sang de Dieu, ça m’aide à aimer; ça me fait prier Dieu et Jésus, ça me fait penser à Dieu; ça me fait croire en Dieu; c’est spécial; Jésus entre en toi et fait le ménage en ton coeur; ça pardonne tes péchés; ça me fait penser que quand j’ai besoin d’aide, il est là pour moi; ça m’apporte la joie de Dieu; je me sens vraiment comme son enfant...

Voici maintenant ce que des paroissiennes et des paroissiens ont le goût de partager avec nous au sujet de la place qu’occupe l’Eucharistie dans leur vie.

Depuis ma tendre enfance, l’Eucharistie a fait partie intégrante de ma vie. Oui, tous les dimanches, beau temps, mauvais temps, été comme hiver, la famille revêtait ses habits les plus propres et se dirigeait vers l’église. Nous, les enfants, devions être sages, attentifs, recueillis et surtout ne pas distraire l’assemblée. Nous assistions à la messe.

Il faut dire qu’à la fin des années 30, les cérémonies étaient longues et peu adaptées aux enfants. Heureusement, j’ai reçu un missel dans lequel on expliquait la messe. À gauche, il y avait le texte en latin puis à droite celui en français et dans les marges se trouvaient de nombreuses explications. La cérémonie prenait un tout autre sens car je découvrais les parties de la messe, ses rites et ses symboles. Je commençais à participer à l’Eucharistie.

Plus tard, je suis allée à l’Académie Sainte-Marie pour poursuivre mes études secondaires. Les Soeurs de l’Assomption ont vraiment approfondi mes connaissances. Avec doigté et conviction, elles m’ont enseigné que le sacrifice de la messe est un des actes essentiels de la vie chrétienne.

Les années ont passé. Guidée par l’Esprit Saint, j’en suis venue à comprendre que l’Eucharistie est la prière par excellence. Elle me fournit l’occasion de réfléchir à mes manquements, de demander pardon à Dieu, de l’adorer et de lui rendre gloire. Plusieurs psaumes et prières visent à le remercier pour tous ses bienfaits. D’autres me permettent d’adresser mes requêtes et de penser aux êtres chers qui sont disparus. Les lectures m’interpellent à vivre selon l’enseignement du Christ. À la communion, je reçois Jésus-Christ lui-même qui est l’acte le plus sublime dont je suis capable ici-bas.

L’Eucharistie est une belle prière. J’y vais pour plaire à Dieu, pour obtenir ses grâces et pour m’aider à vivre plus saintement.

Gisèle Ouellette

 

Certains des textes les plus émouvants que l’on puisse lire dans les Actes des Apôtres ou dans d’autres récits sur les communautés chrétiennes des deux premiers siècles portent sur ce que les auteurs appelaient ‘le partage du pain’.
Il s’agissait de repas en bonne et due forme, comme ceux que nous avons avec notre parenté ou nos
amis. Et à la fin du repas, le presbyte, c’est-à-dire l’ancien de la communauté, rompait le pain pour rappeler le dernier repas de Jésus avec ses amis.
Ces récits me touchent parce qu’ils représentent pour moi l’essence même de l’Eucharistie. Il y a tout d’abord la dimension communautaire : tous ceux qui participent le dimanche à l’Eucharistie forment une seule communauté, j’oserais même dire une seule famille. Le pain et le vin partagés créent entre nous des liens très forts, d’amitié, d’empathie, de com-union, c’est-à-dire d’union commune.
Mais le deuxième aspect de cette célébration, celui qui lui donne une dimension toute autre que pour un simple repas, est le rappel que le Christ est au centre de cette union, au cœur de cette communauté. Les paroles prononcées par Jésus le soir de la Cène, et que répète le prêtre, indiquent clairement que le Seigneur se proposait d’être, pour toujours, au cœur de ces rencontres de ses disciples, au cœur de cette communion, au centre même de cette communauté.
Le repas de communion prend alors une toute autre dimension pour moi. Il préfigure un peu ce Royaume de Dieu annoncé par Jésus, où nous irions, au-delà du simple réconfort d’un repas humain, vers une communauté où n’existent plus que l’union et l’amour.

Jean Fahmy

 

D’abord et avant tout, nous participons à l’Eucharistie puisque Jésus lui-même nous l’a demandé, « Faites ceci en mémoire de moi. » L’Eucharistie approfondit notre foi, guérit et console nos âmes. Elle nous rappelle l’amour infini et inconditionnel du Seigneur. « Il nous a tant aimés qu’Il nous a donné sa vie. » En venant célébrer, nous venons le remercier de nous avoir sauvés. De plus, nous venons nous renforcer en nous nourrissant de sa Parole qui nous dirige, nous guide, nous éclaire.
Nous venons partager avec notre « grande famille chrétienne », l’Église, en célébrant avec d’autres qui ont dit « oui » à l’appel du Christ. Nous venons exposer nos deux filles à cette dynamique pour qu’elles deviennent, elles aussi, témoins de l’œuvre du Seigneur; que ce message de ceux qui nous ont précédés passe aux générations à venir. Nous venons à l’Eucharistie parce que nous croyons en la Résurrection!

Natalie Landry, Eduardo, Janessa et Danica Teixeira

 

Dans ma famille, la célébration de l’Eucharistie du dimanche était chose sacrée, c’était une obligation. Avec le temps, c’est devenu un rendez-vous à ne pas manquer et cela pour bien des raisons.
Il y a des moments dans ma vie où je sens davantage le besoin de vivre l’Eucharistie et y manquer serait comme manquer un rendez-vous d’amour. À ces moments-là, l’Eucharistie est une vraie communion avec Dieu et chaque moment est vécu intensément.
Dans mes périodes de sécheresse ou de découragement, je n’ai même pas la force ou le goût de faire l’effort de prier Dieu. Alors je me présente devant Dieu, et j’attends qu’Il me porte. J’ai découvert avec les années que je ne vis jamais l’Eucharistie sans qu’un mot ou une phrase ne me soit adressée comme mot d’espérance, comme réponse à un problème ou comme message de Dieu me disant qu’il est bien présent. Vivre l’Eucharistie, pour moi, c’est alors recevoir un nouveau souffle de vie, c’est recevoir l’espérance, parfois malgré moi, tout simplement en étant présente.
Finalement, quand j’ai perdu ma mère et que j’ai découvert le vide désespérant de l’absence, c’est dans l’Eucharistie que j’ai trouvé la consolation. Depuis, chaque fois que le vide m’étreint, vivre l’Eucharistie c’est vivre à travers Dieu la communion avec les êtres chers qui sont bien vivants en son sein, c’est porter la croix avec le Christ, c’est recevoir la paix du cœur.

Edwidge Monosiet-Médor

 

Participer à l’Eucharistie, pour moi, est un temps spécial devant le Seigneur qui me permet de Lui demander pardon pour mes manquements, Lui rendre grâce pour tout ce qu’Il m’accorde et fait pour moi.
La sainte messe est le plus beau cadeau qu’Il nous offre, c’est être présent devant le plus grand miracle qui se passe lors de la consécration, ceci à chacune des célébrations eucharistiques. Il nous a dit « Faites ceci en mémoire de moi» et «Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde». Il est vraiment présent parmi nous.
J’ai eu l’occasion, il y a déjà quelques années, de participer à une célébration eucharistique qui a duré environ trois heures. C’était lors d’une retraite des jeunes d’Esprit-Jeunesse, lorsque j’ai été personnellement touchée de façon très intense par l’Esprit Saint, à un point tel que j’ai vécu un temps dans le repos de l’Esprit. J’ai ressenti l’amour fou du Seigneur. Depuis ce temps, lorsque je suis en sa présence, pendant la communion, lorsqu’Il est exposé, ou simplement dans un temps de prière, je peux revivre cette expérience. Pour moi, c’est le coeur à coeur avec mon Seigneur que j’adore… il suffit de L’inviter pour qu’Il m’habite, car Il est toujours là qui attend!
Dans sa grande miséricorde, Il ne s’impose pas, Il nous permet de le choisir, Il ne veut que nous aimer et désire qu’on L’aime en retour.
Participer à l’Eucharistie, pour moi, est également un temps de partage, d’offrande, de prière pour mes parents et amis et de demandes spéciales. Le Seigneur fait vraiment partie de ma vie quotidienne depuis toujours, et si je peux participer à l’Eucharistie, c’est un très grand privilège et je Lui en rends grâce chaque fois que j’en ai l’occasion.

Danielle Desmarais


Pendant ma jeunesse, on m'a appris l'importance de la communion avec Dieu lors de ma préparation à la première des communions. À cet âge, on fait confiance aux parents, aux professeurs et au prêtre sans trop mesurer l’importance de cette activité. Jeune adulte, mon rapport avec l'Église et ses activités a diminué; mes priorités étaient plutôt mes études, le travail à temps partiel et le loisir occasionnel. Sans m'en rendre compte, j'ai mis de côté le seul être qui comprenait mes problèmes, mes peines; et à qui je pouvais toujours me confier.
Il y a quelques années, j'ai vécu une période très difficile où j'avais l'impression d'être seule à faire face à tous mes problèmes. Je me sentais plutôt perdue dans la noirceur, sans espoir qu’une lueur me ramènerait à une existence saine. C'est à ce moment que le Seigneur m'envoya un messager, quelqu'un pour m'indiquer le chemin du retour au Seigneur. Cette personne était déjà présente dans ma vie quotidienne; une personne chère et en qui j'avais confiance, mon frère.

Avec son aide, j'ai été capable de me remettre sur le bon chemin. Je suis retournée à l'église où j'ai réappris à chanter et à communier avec mes frères et soeurs. J'ai réappris à me confier au Seigneur et à m'aimer, grâce à la prière. J'ai commencé à ressentir une paix d'esprit grâce aux lectures et aux homélies. Et c'est grâce à tout ceci que j'ai réappris la valeur de l'Église et que j'ai réalisé l'importance de l'Eucharistie dans ma vie. Aujourd'hui, je ressens une union avec tout ce qui m'entoure : les fleurs, la terre, l'air, ma famille et mes soeurs et frères en Jésus-Christ. J'ai toujours su que le Seigneur était parmi nous et que Dieu était toujours présent dans notre vie. C'est le message que j'ai finalement compris. C'est pour ce message que je retourne à l’Eucharistie les dimanches : pour apprendre de nouveau comment mettre en pratique la leçon du bon Dieu et m'améliorer. La leçon : nous sommes tous des enfants de Dieu et son amour est sans fin.

Rachelle Bergeron

 

Le Seigneur nous invite à sa table. L’appartenance à cette grande famille de baptisés nous incite à nous rendre à l’église pour partager des anecdotes, des nouveautés, des préoccupations … À Sainte-Marie, un accueil chaleureux nous attend. Il n’y a pas de «mauvaises places» pour s’asseoir, qu’on soit à l’aise dans un banc, ou plus tassé, c’est toujours plaisant de s’y retrouver. Les animateurs et animatrices du chant font souvent valoir leurs talents et rendent nos messes plus entraînantes.
À l’homélie, on se remet au courant de ce qui se passe au sein de la famille. Notre curé Daniel et nos diacres, Gilles, Robert et Valmont sont de bons homélistes. Ce sont d’excellents communicateurs; ils sont au point et ont du «punch». Nous avons hâte de les écouter parce qu’ils nous intéressent, des plus jeunes aux plus vieux. C’est l’homélie qui nous rapproche des autres membres de notre famille et nous fait apprécier la saveur de chacun.

Comme toutes les rencontres familiales comportent un repas pensé, organisé, préparé et partagé - ainsi nos Eucharisties ont de quoi nourrir tous les membres présents. C’est à cette table que nous remercions le Seigneur pour tout ce qui fait partie de nos vies.
Puisque toute rencontre doit prendre fin, nous quittons l’église avec un regain d’énergie.
Et, lorsqu’on se croise ailleurs, il reste qu’un sourire, un signe de la main, nous rappellent notre appartenance à Sainte-Marie.

Michel, Madeleine et Joëlle Lemay

 

Pour moi, la vie chrétienne ressemble à un gros iceberg, avec, à son sommet, une pointe blanche, immaculée et éclatante : l’Eucharistie. Signe visible et concret, signe ensoleillé, lumineux et victorieux pour tous. Pour moi, c’est mystérieusement le sommet de la vie chrétienne. Mais c’est aussi son point de départ avant la plongée sous la mer – vers le reste de l’iceberg, qui est la vie de tous les jours, les efforts, les pardons, les joies, les partages, la recherche de la vérité, les relations, les sentiments, les attitudes, les valeurs, les initiatives, le courage de tenir bon, de recommencer… Puis l’on peut revenir à la surface pour s’arrêter, prendre une pause au soleil, reprendre des forces, réfléchir, parler à Jésus et l’écouter, et goûter aussi au pain et au vin de la victoire, salaire du Pingouin, ouvrier des mers…

Patrick Marleau

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Journée mondiale de la Jeunesse 2005

Cet événement qui a lieu tous les trois ans est une invitation du Saint-Père qui rassemble des jeunes adultes du monde entier afin de vivre un pèlerinage, d’échanger aux plans spirituel et culturel.

Cette année, le Saint Père nous a donné comme thème «Nous sommes venus l’adorer» (Mt 2, 2). Ce thème nous fait songer aux différentes façons par lesquelles nous l’appliquons dans nos vies.

Le diocèse a rassemblé une délégation de cent quarante-sept pèlerins dont cinquante et un du secteur français et quatre-vingt-seize du secteur anglais. Nous sommes très fiers d’annoncer qu’ici, à la paroisse Sainte-Marie d’Orléans, nous sommes cinq pèlerins : Rachelle Bergeron, l’abbé Daniel Berniquez, Guy Breton (coordonnateur), Sophie Desmarais (co-coordonnatrice) et Sophie Pommainville.

Un programme de préparation spirituelle nous a été présenté et fortement recommandé pour que nous puissions être prêts à vivre tous les aspects du pèlerinage à Cologne, tant au niveau spirituel que social. Voici quelques-unes de ces activités :

le 16 octobre 2004 : Journée Paz par l ; rencontre générale et lancement du projet
le 11 novembre 2004 : l’engagement vie; témoignage d’engagement comme la que et religieux;
le 9 décembre 2004 : veillée de pri re; méditation du th me de la JMJ dans le contexte de la préparation Noël;
le 19 janvier 2005 : rencontre administrative pour toute la délégation du dioc se;
les 4 au 6 février 2005 : Défi-Jeunnesse Myriam; fin de semaine Baie Comeau;
le 9 février 2005 : animation de la célébration du mercredi des cendres la paroisse Sainte-Marie;
les 18 au 20 février 2005 : rencontre R3; fin de semaine Vankleek Hill;
les 25 au 27 février 2005 : fin de semaine de Taizé;
les 4 au 6 mars 2005 : session d’intériorité Vankleek Hill;

Nous sommes invités à participer aux prochaines sessions suivantes :
le 25 mai : rencontre sac dos, derni re rencontre pour toute la délégation du diocèse;
fin mai : week-end au lac Bernard, activité de préparation spirituelle;
juillet : rencontre pour les derniers détails administratifs;
août : messe avec Mgr Gervais.

Les participantes et les participants à la JMJ de Sainte-Marie, ont été mandatés par le diocèse de venir en aide aux pèlerins des paroisses Saint-Joseph d’Orléans et de Sainte-Trinité de Rockland dans leurs activités de prélèvement de fonds. De plus, nous devons, comme paroisse, nous occuper de nos activités de prélèvement de fonds car chaque participant doit débourser un montant d’environ 2 000 $. Nous avons commencé par un tirage, à la fin de novembre 2004 et la vente de quelques articles d’artisanat au temps de Noël. Nous ferons bientôt appel à des commanditaires, 2 $ le morceau pour monter un casse-tête en trois dimensions reproduisant la Cathédrale de Cologne. Cette reproduction sera exposée au hall d’entrée.

Guy Breton et Sophie Desmarais


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Comité de justice sociale

Un Comité de justice sociale a récemment vu le jour au sein de notre paroisse, faisant ainsi suite à un vœu exprimé lors de l’Assemblée annuelle de la paroisse de 2004. Le CPP a approuvé le projet à sa réunion du 11 janvier 2005.
Les membres du comité fondateur se sont réunis à quelques reprises afin d’élaborer la mission du Comité et se donner des objectifs généraux. De plus, les membres se sont entendus sur quelques grandes lignes ou «balises» qui serviront de fondement à son action.

Deux volets ont été retenus : l’action «locale», à l’échelle de la paroisse et des territoires environnants, et l’action «extérieure» qui aura une portée internationale en faveur d’une communauté chrétienne située dans le Tiers-Monde.

Au-delà de l’aide et des services qui seront disponibles dans le cadre de ses activités et projets, le Comité se veut également un moyen pour favoriser l’épanouissement de ses membres et de la communauté paroissiale en permettant à ceux et celles qui le désirent d’œuvrer à la promotion d’une plus grande justice et d’une plus grande équité en faveur des personnes dans le besoin, que ce soit aux plans économique, affectif, émotif ou social. Le Comité attache une grande importance à la dimension spirituelle de ses faits et gestes : transformation intérieure, croissance personnelle, semence de l’Évangile, signe de l’Église qui marche dans les traces de Jésus, rencontre du Christ…

Pour le moment, les prochaines étapes consisteront à identifier les besoins, à trouver des partenaires et à recruter d’autres membres. Le domaine de la justice sociale vous intéresse? Vous avez le goût de vous impliquer ? Vous avez des idées pour le Comité ? Communiquez avec le Secrétariat de la paroisse et consultez le bulletin paroissial pour connaître les dates de nos prochaines réunions.


Patrick Marleau

Sainte-Marie, Église

Sainte-Marie, église, où nous venons ensemble
Te rencontrer, Jésus, notre grand Dieu et Roi,
Une seule âme, un coeur, Tu nous fais un en Toi,
Une communauté que Toi-même rassembles.

En dehors de l’Église, il n’est rien qui ressemble
À telle union d’amour, d’espérance et de foi.
On chercherait en vain dans la force ou le droit,
Ou même en la raison tel accord, il nous semble.

Tu as bien tout donné, Jésus, que nous aimons,
Jusqu’à ton corps, ton sang, en qui nous communions.
Comment ne pas être un, tous ensemble, unanimes?

Pour que soit confortée, dans la foi, cette union,
Et qu’ensemble, avec Toi, dans l’amour, nous marchions,
Tu nous donnes un pasteur qui rassemble et anime.

Laurent Brillant

 


Pâques 2005

Journée mondiale de la Jeunesse 2005

 

 




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