Ici Sainte-Marie
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Volume 16, numéro 2
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mars 2005
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Sainte-Marie,
Église
Un peu de tout dans ce
numéro...
En 2004, le jour de la Fête-Dieu, le pape Jean-Paul
II a annoncé la tenue d’une année de l’Eucharistie.
Commencée en octobre 2004, cette année se terminera
en octobre 2005 par l’Assemblée du Synode des Évêques
qui traitera de l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la
mission de l’Église. Ce numéro vous offre, entre autres,
une réflexion approfondie sur le thème de l’Eucharistie.
On pourra tout d’abord lire un extrait du livre de Jean-Yves Garneau,
L’Eucharistie, un trésor à redécouvrir. Des jeunes
qui suivent les liturgies spéciales du dimanche nous disent
ensuite pourquoi ils viennent à la messe, ce que cela ajoute
à leur vie... Puis des paroissiens et des paroissiennes nous
livrent le sens que prend l’Eucharistie dans leur vie de tous les
jours. L’abbé Daniel nous transmet son message à l’occasion
de Pâques, au début du numéro et des jeunes, qui
assistent à la JMJ 2005, nous parlent de leur voyage à
Cologne, de leur préparation... Finalement, un membre du comité
de justice sociale, comité qui a pris naissance cette année,
nous présente la philosophie de base du comité, son
fondement et ses projections d’avenir.
Alice Grégoire-Bourdeau
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Pâques 2005
Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie,
Alléluia!
Le dimanche vient du latin chrétien Dominus dies, ce qui signifie
“jour du Seigneur”.
En ce premier jour de la semaine, les chrétiennes, les chrétiens
se rassemblent
pour célébrer la Résurrection du Christ.
Soeurs et frères,
La fête de Pâques de cette année
se situe au coeur de l’année eucharistique. Elle nous rappelle
le lien intime de chaque dimanche avec la Résurrection du Seigneur
et le rassemblement pour l’Eucharistie dominicale.
Le dimanche, jour du Seigneur, est aussi le jour qui fait exister
l’Église. C’est par le rassemblement eucharistique que nous
pouvons, après avoir écouté la parole de Dieu,
communier au Corps et au Sang du Christ lui-même. Ainsi s’exprime
pleinement l’identité même de l’Église : l’assemblée
convoquée par le Christ ressuscité.
Saint Ignace d’Antioche disait: «Nous rompons un même
pain pour vivre en Jésus-Christ pour toujours». Et le
Concile Vatican II décrit l’Eucharistie comme étant
«la source et le sommet de toute la vie chrétienne».
J’entendais dernièrement une personne dire : « J’ai besoin
d’aller à la messe autant que j’ai besoin de l’air pour respirer.
Là, je prends le temps de souffler dans l’Esprit, avec d’autres
qui font la pause en Dieu. Je réponds à l’invitation
que Jésus m’adresse. Faites cela en mémoire de moi».
Nous pourrions, nous aussi parler de l’Eucharistie et témoigner
de notre attachement au Christ vivant et ressuscité dans la
sacrement de son corps et de son sang.
En ce dimanche de la Résurrection du Seigneur, accueillons
avec une joie renouvelée ces paroles du Christ qui nous dit
: «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi,
et moi en lui». Jean 6,56. Et comme les disciples au soir de
Pâques dirent: «Notre coeur n’était-il pas brûlant
en nous tandis qu’il nous parlait sur la route ». Luc 24, 32.
Puisse la lecture de ce numéro du Ici Sainte-Marie sur l’Eucharistie
nous rapprocher du Seigneur Jésus et de nos frères et
soeurs, car il faut se souvenir que la communion sacramentelle unit
chaque croyante et croyant au Christ en vue d’une unité plus
large, celle de tous les croyants entre eux.
Joyeuses Pâques et bonne lecture.
Daniel Berniquez, curé à Sainte-Marie
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Source, centre, sommet, trésor
Lors du concile Vatican II (11 octobre 1961 – 3 décembre
1965), il a été plusieurs fois question de l’Eucharistie.
On en a parlé avec des mots d’une grande simplicité
et d’une étonnante densité.
Je pense d’abord au mot source.
On a dit de l’Eucharistie, qu’elle est «source de toute la vie
chrétienne» (Constitution dogmatique sur l’Église,
numéro 11), «la source première et indispensable
à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit chrétien»
(Constitution sur la sainte liturgie, numéro 14), «source
de l’évangélisation» (Décret sur le ministère
et la vie des prêtres, numéro 5).
Dans la nature, si on la compare à la rivière, au lac,
au fleuve et à la mer, la source n’est qu’un tout petit point
d’eau. Mais qu’elle se tarisse, et c’en est fait de la rivière,
du lac, du fleuve et de la mer.
Il en est ainsi dans la vie chrétienne. Détachée
de sa source, elle dépérit. Elle va vers la mort.
Je pense au mot centre.
Le concile Vatican II a affirmé que l’assemblée eucharistique
est «le centre de la communauté chrétienne»
(Décret sur le ministère et la vie des prêtres,
numéro 5), «le centre de toute [sa] vie» (Décret
sur la charge pastorale des évêques dans l’Église,
numéro 30.2).
Le centre est le point intérieur duquel s’organisent tous les
autres points d’une circonférence. Il est le noyau, le milieu,
la partie centrale, le coeur d’une réalité ou d’un être
vivant.
Dans la vie de l’Église et de toute communauté chrétienne,
l’Eucharistie exerce des fonctions semblables à celles du coeur
dans le corps humain. Le coeur a un double mouvement: systole et diastole.
Systole, ce mouvement de contraction qui pousse le sang dans les artères.
Diastole, cette phase de dilatation qui alterne avec celle de la contraction.
Ainsi, de dimanche en dimanche, ou de jour en jour, la vie chrétienne
revient en son centre pour être relancée en avant. L’Eucharistie
a pour mission de rythmer l’existence chrétienne, un peu comme
le fait le coeur humain.
Un troisième mot, sommet, a souvent été utilisé
au concile Vatican II pour parler de l’Eucharistie.
On pense au sommet d’un arbre, d’un édifice, d’une montagne.
À partir du sommet, on voit mieux ce qui nous entoure. Au sommet,
il est plus facile de prendre la mesure des choses et de les situer
les unes par rapport aux autres. Au haut de la montagne, l’air est
plus pur et plus frais.
Dans la Bible, le sommet de la montagne est un lieu privilégié
où Dieu se donne à rencontrer. C’est «sur une
haute montagne» que Jésus a été transfiguré
(Matthieu 17,1).
Il est parfois très exigeant d’accéder au sommet, mais
on est toujours heureux d’y être parvenu. Les instants passés
là-haut relancent le goût de vivre. Ils aident à
retourner au quotidien, en l’assumant pleinement et plus joyeusement.
L’Eucharistie est un sommet.
Un quatrième mot peut être ajouté,
le mot trésor.
En prononçant ce mot, nous viennent spontanément en
tête des références évangéliques.
«Là où est ton trésor, là aussi
sera ton coeur.» (Matthieu 6,21) «Le Royaume des cieux
est comparable à un trésor caché dans un champ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie,
il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce
champ.» (Matthieu 13, 44)
«La sainte Eucharistie, écrit le concile Vatican II,
contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire
le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le pain vivant,
lui dont la chair vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante,
donne la vie aux hommes...» (Décret sur le ministère
et la vie des prêtres, numéro 5)
Reprenant à son compte le mot «trésor»,
le pape Jean-Paul le commente avec ferveur:
Frères et soeurs très chers, permettez que, dans un
élan de joie intime, en union avec votre foi et pour la confirmer,
je donne mon propre témoignage de foi en la très sainte
Eucharistie (...) Ici se trouve le trésor de l’Église,
le coeur du monde, le gage du terme auquel aspire tout homme, même
inconsciemment. (Encyclique L’Église vit de l’Eucharistie,
numéro 59)
Il poursuit en tirant les conclusions qui s’imposent:
Tout engagement vers la sainteté, toute action visant à
l’accomplissement de la mission de l’Église, toute mise en
oeuvre de plans pastoraux, doit puiser dans le mystère eucharistique
la force nécessaire et s’orienter vers lui comme vers le sommet.
Dans l’Eucharistie, nous avons Jésus, nous avons son sacrifice
rédempteur, nous avons sa résurrection, nous avons le
don de l’Esprit Saint, nous avons l’adoration, l’obéissance
et l’amour envers le Père. Si nous négligions l’Eucharistie,
comment pourrions-nous porter remède à notre indigence?
(Encyclique L’Église vit de l’Eucharistie, numéro 60)
Source, centre, sommet, trois beaux mots qui évoquent
la grande richesse de l’Eucharistie. Puis le mot trésor qui
donne à entendre que cette richesse mérite d’être
un jour découverte, pour être ensuite appréciée
à sa juste valeur et exploitée à bon escient.
Il se peut aussi qu’ayant été négligée,
cette richesse qu’est l’Eucharistie pour tout disciple du Christ,
soit ... à redécouvrir.
Extrait : L’Eucharistie, un trésor
à découvrir, Jean-Yves Garneau
retour
L’Eucharistie dans ma vie
chrétienne
Nous avons demandé aux jeunes qui suivent les
liturgies spéciales des 4 à 7 ans et des 8 à
12 ans de nous dire ce que l’Eucharistie représente dans leur
vie de chrétiennes, de chrétiens. Nous avons voulu savoir
pourquoi ils viennent à la messe le dimanche...
Voici en substance ce que les 4 à 7 ans ont répondu
:
Je viens à la messe...pour voir Jésus,
pour prier, pour dire merci à Jésus, pour chanter, pour
apprendre à pardonner, pour préparer mon coeur, etc.
L’Eucharistie pour moi... c’est une prière; un
rassemblement; un groupe de personnes qui prient ensemble; une fête;
une célébration; un repas; une grande réunion;
le corps du Christ; Jésus qui nous rassemble; Jésus
partage le pain et le vin avec ses amis; c’est tout le monde rassemblé
dans l’église; c’est le pain de Dieu; c’est une invitation
à une fête; c’est le pain et le vin; c’est la vie.
À cette dernière question, les 8 à
12 ans ont répondu : l’Eucharistie me bénit avec le
corps et le sang de Dieu, ça m’aide à aimer; ça
me fait prier Dieu et Jésus, ça me fait penser à
Dieu; ça me fait croire en Dieu; c’est spécial; Jésus
entre en toi et fait le ménage en ton coeur; ça pardonne
tes péchés; ça me fait penser que quand j’ai
besoin d’aide, il est là pour moi; ça m’apporte la joie
de Dieu; je me sens vraiment comme son enfant...
Voici maintenant ce que des paroissiennes et des paroissiens
ont le goût de partager avec nous au sujet de la place qu’occupe
l’Eucharistie dans leur vie.
Depuis ma tendre enfance, l’Eucharistie a fait partie
intégrante de ma vie. Oui, tous les dimanches, beau temps,
mauvais temps, été comme hiver, la famille revêtait
ses habits les plus propres et se dirigeait vers l’église.
Nous, les enfants, devions être sages, attentifs, recueillis
et surtout ne pas distraire l’assemblée. Nous assistions à
la messe.
Il faut dire qu’à la fin des années 30,
les cérémonies étaient longues et peu adaptées
aux enfants. Heureusement, j’ai reçu un missel dans lequel
on expliquait la messe. À gauche, il y avait le texte en latin
puis à droite celui en français et dans les marges se
trouvaient de nombreuses explications. La cérémonie
prenait un tout autre sens car je découvrais les parties de
la messe, ses rites et ses symboles. Je commençais à
participer à l’Eucharistie.
Plus tard, je suis allée à l’Académie
Sainte-Marie pour poursuivre mes études secondaires. Les Soeurs
de l’Assomption ont vraiment approfondi mes connaissances. Avec doigté
et conviction, elles m’ont enseigné que le sacrifice de la
messe est un des actes essentiels de la vie chrétienne.
Les années ont passé. Guidée par
l’Esprit Saint, j’en suis venue à comprendre que l’Eucharistie
est la prière par excellence. Elle me fournit l’occasion de
réfléchir à mes manquements, de demander pardon
à Dieu, de l’adorer et de lui rendre gloire. Plusieurs psaumes
et prières visent à le remercier pour tous ses bienfaits.
D’autres me permettent d’adresser mes requêtes et de penser
aux êtres chers qui sont disparus. Les lectures m’interpellent
à vivre selon l’enseignement du Christ. À la communion,
je reçois Jésus-Christ lui-même qui est l’acte
le plus sublime dont je suis capable ici-bas.
L’Eucharistie est une belle prière. J’y vais
pour plaire à Dieu, pour obtenir ses grâces et pour m’aider
à vivre plus saintement.
Gisèle Ouellette
Certains des textes les plus émouvants que l’on
puisse lire dans les Actes des Apôtres ou dans d’autres récits
sur les communautés chrétiennes des deux premiers siècles
portent sur ce que les auteurs appelaient ‘le partage du pain’.
Il s’agissait de repas en bonne et due forme, comme ceux que nous
avons avec notre parenté ou nos
amis. Et à la fin du repas, le presbyte, c’est-à-dire
l’ancien de la communauté, rompait le pain pour rappeler le
dernier repas de Jésus avec ses amis.
Ces récits me touchent parce qu’ils représentent pour
moi l’essence même de l’Eucharistie. Il y a tout d’abord la
dimension communautaire : tous ceux qui participent le dimanche à
l’Eucharistie forment une seule communauté, j’oserais même
dire une seule famille. Le pain et le vin partagés créent
entre nous des liens très forts, d’amitié, d’empathie,
de com-union, c’est-à-dire d’union commune.
Mais le deuxième aspect de cette célébration,
celui qui lui donne une dimension toute autre que pour un simple repas,
est le rappel que le Christ est au centre de cette union, au cœur
de cette communauté. Les paroles prononcées par Jésus
le soir de la Cène, et que répète le prêtre,
indiquent clairement que le Seigneur se proposait d’être, pour
toujours, au cœur de ces rencontres de ses disciples, au cœur de cette
communion, au centre même de cette communauté.
Le repas de communion prend alors une toute autre dimension pour moi.
Il préfigure un peu ce Royaume de Dieu annoncé par Jésus,
où nous irions, au-delà du simple réconfort d’un
repas humain, vers une communauté où n’existent plus
que l’union et l’amour.
Jean Fahmy
D’abord et avant tout, nous participons à l’Eucharistie
puisque Jésus lui-même nous l’a demandé, «
Faites ceci en mémoire de moi. » L’Eucharistie approfondit
notre foi, guérit et console nos âmes. Elle nous rappelle
l’amour infini et inconditionnel du Seigneur. « Il nous a tant
aimés qu’Il nous a donné sa vie. » En venant célébrer,
nous venons le remercier de nous avoir sauvés. De plus, nous
venons nous renforcer en nous nourrissant de sa Parole qui nous dirige,
nous guide, nous éclaire.
Nous venons partager avec notre « grande famille chrétienne
», l’Église, en célébrant avec d’autres
qui ont dit « oui » à l’appel du Christ. Nous venons
exposer nos deux filles à cette dynamique pour qu’elles deviennent,
elles aussi, témoins de l’œuvre du Seigneur; que ce message
de ceux qui nous ont précédés passe aux générations
à venir. Nous venons à l’Eucharistie parce que nous
croyons en la Résurrection!
Natalie Landry, Eduardo, Janessa
et Danica Teixeira
Dans ma famille, la célébration de l’Eucharistie
du dimanche était chose sacrée, c’était une obligation.
Avec le temps, c’est devenu un rendez-vous à ne pas manquer
et cela pour bien des raisons.
Il y a des moments dans ma vie où je sens davantage le besoin
de vivre l’Eucharistie et y manquer serait comme manquer un rendez-vous
d’amour. À ces moments-là, l’Eucharistie est une vraie
communion avec Dieu et chaque moment est vécu intensément.
Dans mes périodes de sécheresse ou de découragement,
je n’ai même pas la force ou le goût de faire l’effort
de prier Dieu. Alors je me présente devant Dieu, et j’attends
qu’Il me porte. J’ai découvert avec les années que je
ne vis jamais l’Eucharistie sans qu’un mot ou une phrase ne me soit
adressée comme mot d’espérance, comme réponse
à un problème ou comme message de Dieu me disant qu’il
est bien présent. Vivre l’Eucharistie, pour moi, c’est alors
recevoir un nouveau souffle de vie, c’est recevoir l’espérance,
parfois malgré moi, tout simplement en étant présente.
Finalement, quand j’ai perdu ma mère et que j’ai découvert
le vide désespérant de l’absence, c’est dans l’Eucharistie
que j’ai trouvé la consolation. Depuis, chaque fois que le
vide m’étreint, vivre l’Eucharistie c’est vivre à travers
Dieu la communion avec les êtres chers qui sont bien vivants
en son sein, c’est porter la croix avec le Christ, c’est recevoir
la paix du cœur.
Edwidge Monosiet-Médor
Participer à l’Eucharistie, pour moi, est un
temps spécial devant le Seigneur qui me permet de Lui demander
pardon pour mes manquements, Lui rendre grâce pour tout ce qu’Il
m’accorde et fait pour moi.
La sainte messe est le plus beau cadeau qu’Il nous offre, c’est être
présent devant le plus grand miracle qui se passe lors de la
consécration, ceci à chacune des célébrations
eucharistiques. Il nous a dit « Faites ceci en mémoire
de moi» et «Je serai avec vous tous les jours jusqu’à
la fin du monde». Il est vraiment présent parmi nous.
J’ai eu l’occasion, il y a déjà quelques années,
de participer à une célébration eucharistique
qui a duré environ trois heures. C’était lors d’une
retraite des jeunes d’Esprit-Jeunesse, lorsque j’ai été
personnellement touchée de façon très intense
par l’Esprit Saint, à un point tel que j’ai vécu un
temps dans le repos de l’Esprit. J’ai ressenti l’amour fou du Seigneur.
Depuis ce temps, lorsque je suis en sa présence, pendant la
communion, lorsqu’Il est exposé, ou simplement dans un temps
de prière, je peux revivre cette expérience. Pour moi,
c’est le coeur à coeur avec mon Seigneur que j’adore… il suffit
de L’inviter pour qu’Il m’habite, car Il est toujours là qui
attend!
Dans sa grande miséricorde, Il ne s’impose pas, Il nous permet
de le choisir, Il ne veut que nous aimer et désire qu’on L’aime
en retour.
Participer à l’Eucharistie, pour moi, est également
un temps de partage, d’offrande, de prière pour mes parents
et amis et de demandes spéciales. Le Seigneur fait vraiment
partie de ma vie quotidienne depuis toujours, et si je peux participer
à l’Eucharistie, c’est un très grand privilège
et je Lui en rends grâce chaque fois que j’en ai l’occasion.
Danielle Desmarais
Pendant ma jeunesse, on m'a appris l'importance de la
communion avec Dieu lors de ma préparation à la première
des communions. À cet âge, on fait confiance aux parents,
aux professeurs et au prêtre sans trop mesurer l’importance
de cette activité. Jeune adulte, mon rapport avec l'Église
et ses activités a diminué; mes priorités étaient
plutôt mes études, le travail à temps partiel
et le loisir occasionnel. Sans m'en rendre compte, j'ai mis de côté
le seul être qui comprenait mes problèmes, mes peines;
et à qui je pouvais toujours me confier.
Il y a quelques années, j'ai vécu une période
très difficile où j'avais l'impression d'être
seule à faire face à tous mes problèmes. Je me
sentais plutôt perdue dans la noirceur, sans espoir qu’une lueur
me ramènerait à une existence saine. C'est à
ce moment que le Seigneur m'envoya un messager, quelqu'un pour m'indiquer
le chemin du retour au Seigneur. Cette personne était déjà
présente dans ma vie quotidienne; une personne chère
et en qui j'avais confiance, mon frère.
Avec son aide, j'ai été capable de me
remettre sur le bon chemin. Je suis retournée à l'église
où j'ai réappris à chanter et à communier
avec mes frères et soeurs. J'ai réappris à me
confier au Seigneur et à m'aimer, grâce à la prière.
J'ai commencé à ressentir une paix d'esprit grâce
aux lectures et aux homélies. Et c'est grâce à
tout ceci que j'ai réappris la valeur de l'Église et
que j'ai réalisé l'importance de l'Eucharistie dans
ma vie. Aujourd'hui, je ressens une union avec tout ce qui m'entoure
: les fleurs, la terre, l'air, ma famille et mes soeurs et frères
en Jésus-Christ. J'ai toujours su que le Seigneur était
parmi nous et que Dieu était toujours présent dans notre
vie. C'est le message que j'ai finalement compris. C'est pour ce message
que je retourne à l’Eucharistie les dimanches : pour apprendre
de nouveau comment mettre en pratique la leçon du bon Dieu
et m'améliorer. La leçon : nous sommes tous des enfants
de Dieu et son amour est sans fin.
Rachelle Bergeron
Le Seigneur nous invite à sa table. L’appartenance
à cette grande famille de baptisés nous incite à
nous rendre à l’église pour partager des anecdotes,
des nouveautés, des préoccupations … À Sainte-Marie,
un accueil chaleureux nous attend. Il n’y a pas de «mauvaises
places» pour s’asseoir, qu’on soit à l’aise dans un banc,
ou plus tassé, c’est toujours plaisant de s’y retrouver. Les
animateurs et animatrices du chant font souvent valoir leurs talents
et rendent nos messes plus entraînantes.
À l’homélie, on se remet au courant de ce qui se passe
au sein de la famille. Notre curé Daniel et nos diacres, Gilles,
Robert et Valmont sont de bons homélistes. Ce sont d’excellents
communicateurs; ils sont au point et ont du «punch». Nous
avons hâte de les écouter parce qu’ils nous intéressent,
des plus jeunes aux plus vieux. C’est l’homélie qui nous rapproche
des autres membres de notre famille et nous fait apprécier
la saveur de chacun.
Comme toutes les rencontres familiales comportent un repas pensé,
organisé, préparé et partagé - ainsi nos
Eucharisties ont de quoi nourrir tous les membres présents.
C’est à cette table que nous remercions le Seigneur pour tout
ce qui fait partie de nos vies.
Puisque toute rencontre doit prendre fin, nous quittons l’église
avec un regain d’énergie.
Et, lorsqu’on se croise ailleurs, il reste qu’un sourire, un signe
de la main, nous rappellent notre appartenance à Sainte-Marie.
Michel, Madeleine et Joëlle
Lemay
Pour moi, la vie chrétienne ressemble à
un gros iceberg, avec, à son sommet, une pointe blanche, immaculée
et éclatante : l’Eucharistie. Signe visible et concret, signe
ensoleillé, lumineux et victorieux pour tous. Pour moi, c’est
mystérieusement le sommet de la vie chrétienne. Mais
c’est aussi son point de départ avant la plongée sous
la mer – vers le reste de l’iceberg, qui est la vie de tous les jours,
les efforts, les pardons, les joies, les partages, la recherche de
la vérité, les relations, les sentiments, les attitudes,
les valeurs, les initiatives, le courage de tenir bon, de recommencer…
Puis l’on peut revenir à la surface pour s’arrêter, prendre
une pause au soleil, reprendre des forces, réfléchir,
parler à Jésus et l’écouter, et goûter
aussi au pain et au vin de la victoire, salaire du Pingouin, ouvrier
des mers…
Patrick Marleau
retour
Journée mondiale
de la Jeunesse 2005
Cet événement qui a lieu tous les trois
ans est une invitation du Saint-Père qui rassemble des jeunes
adultes du monde entier afin de vivre un pèlerinage, d’échanger
aux plans spirituel et culturel.
Cette année, le Saint Père nous a donné
comme thème «Nous sommes venus l’adorer» (Mt 2,
2). Ce thème nous fait songer aux différentes façons
par lesquelles nous l’appliquons dans nos vies.
Le diocèse a rassemblé une délégation
de cent quarante-sept pèlerins dont cinquante et un du secteur
français et quatre-vingt-seize du secteur anglais. Nous sommes
très fiers d’annoncer qu’ici, à la paroisse Sainte-Marie
d’Orléans, nous sommes cinq pèlerins : Rachelle Bergeron,
l’abbé Daniel Berniquez, Guy Breton (coordonnateur), Sophie
Desmarais (co-coordonnatrice) et Sophie Pommainville.
Un programme de préparation spirituelle nous
a été présenté et fortement recommandé
pour que nous puissions être prêts à vivre tous
les aspects du pèlerinage à Cologne, tant au niveau
spirituel que social. Voici quelques-unes de ces activités
:
le 16 octobre 2004 : Journée Paz par l ; rencontre générale
et lancement du projet
le 11 novembre 2004 : l’engagement vie; témoignage d’engagement
comme la que et religieux;
le 9 décembre 2004 : veillée de pri re; méditation
du th me de la JMJ dans le contexte de la préparation Noël;
le 19 janvier 2005 : rencontre administrative pour toute la délégation
du dioc se;
les 4 au 6 février 2005 : Défi-Jeunnesse Myriam; fin
de semaine Baie Comeau;
le 9 février 2005 : animation de la célébration
du mercredi des cendres la paroisse Sainte-Marie;
les 18 au 20 février 2005 : rencontre R3; fin de semaine Vankleek
Hill;
les 25 au 27 février 2005 : fin de semaine de Taizé;
les 4 au 6 mars 2005 : session d’intériorité Vankleek
Hill;
Nous sommes invités à participer aux prochaines sessions
suivantes :
le 25 mai : rencontre sac dos, derni re rencontre pour toute la délégation
du diocèse;
fin mai : week-end au lac Bernard, activité de préparation
spirituelle;
juillet : rencontre pour les derniers détails administratifs;
août : messe avec Mgr Gervais.
Les participantes et les participants à la JMJ de Sainte-Marie,
ont été mandatés par le diocèse de venir
en aide aux pèlerins des paroisses Saint-Joseph d’Orléans
et de Sainte-Trinité de Rockland dans leurs activités
de prélèvement de fonds. De plus, nous devons, comme
paroisse, nous occuper de nos activités de prélèvement
de fonds car chaque participant doit débourser un montant d’environ
2 000 $. Nous avons commencé par un tirage, à la fin
de novembre 2004 et la vente de quelques articles d’artisanat au temps
de Noël. Nous ferons bientôt appel à des commanditaires,
2 $ le morceau pour monter un casse-tête en trois dimensions
reproduisant la Cathédrale de Cologne. Cette reproduction sera
exposée au hall d’entrée.
Guy Breton et Sophie Desmarais
retour
Comité de justice
sociale
Un Comité de justice sociale a récemment
vu le jour au sein de notre paroisse, faisant ainsi suite à
un vœu exprimé lors de l’Assemblée annuelle de la paroisse
de 2004. Le CPP a approuvé le projet à sa réunion
du 11 janvier 2005.
Les membres du comité fondateur se sont réunis à
quelques reprises afin d’élaborer la mission du Comité
et se donner des objectifs généraux. De plus, les membres
se sont entendus sur quelques grandes lignes ou «balises»
qui serviront de fondement à son action.
Deux volets ont été retenus : l’action
«locale», à l’échelle de la paroisse et
des territoires environnants, et l’action «extérieure»
qui aura une portée internationale en faveur d’une communauté
chrétienne située dans le Tiers-Monde.
Au-delà de l’aide et des services qui seront
disponibles dans le cadre de ses activités et projets, le Comité
se veut également un moyen pour favoriser l’épanouissement
de ses membres et de la communauté paroissiale en permettant
à ceux et celles qui le désirent d’œuvrer à la
promotion d’une plus grande justice et d’une plus grande équité
en faveur des personnes dans le besoin, que ce soit aux plans économique,
affectif, émotif ou social. Le Comité attache une grande
importance à la dimension spirituelle de ses faits et gestes
: transformation intérieure, croissance personnelle, semence
de l’Évangile, signe de l’Église qui marche dans les
traces de Jésus, rencontre du Christ…
Pour le moment, les prochaines étapes consisteront
à identifier les besoins, à trouver des partenaires
et à recruter d’autres membres. Le domaine de la justice sociale
vous intéresse? Vous avez le goût de vous impliquer ?
Vous avez des idées pour le Comité ? Communiquez avec
le Secrétariat de la paroisse et consultez le bulletin paroissial
pour connaître les dates de nos prochaines réunions.
Patrick Marleau
Sainte-Marie, Église
Sainte-Marie, église, où nous venons ensemble
Te rencontrer, Jésus, notre grand Dieu et Roi,
Une seule âme, un coeur, Tu nous fais un en Toi,
Une communauté que Toi-même rassembles.
En dehors de l’Église, il n’est rien qui ressemble
À telle union d’amour, d’espérance et de foi.
On chercherait en vain dans la force ou le droit,
Ou même en la raison tel accord, il nous semble.
Tu as bien tout donné, Jésus, que nous
aimons,
Jusqu’à ton corps, ton sang, en qui nous communions.
Comment ne pas être un, tous ensemble, unanimes?
Pour que soit confortée, dans la foi, cette union,
Et qu’ensemble, avec Toi, dans l’amour, nous marchions,
Tu nous donnes un pasteur qui rassemble et anime.
Laurent Brillant