![]() |
|||||||||||||||||||||
|
|
Dans ce numéro de Ici Sainte-Marie, on m’a demandé d’écrire quelques mots au sujet de le résurrection... sujet intéressant en ces jours qui célèbrent les événements de notre Salut dans le Christ. Comme vous pouvez le constater en lisant ce Ici Sainte-Marie, on a voulu donner une belle place aux jeunes de notre communauté. J’ai donc choisi de parler de la résurrection avec des mots tout simples... mots qui rejoignent les petits et les grands et qui répondent un peu à la question : « Où il est Jésus ? » Nous savons que Jésus est à la fois Dieu et homme. Il a vécu comme nous, Il est né, petit enfant, Il a grandi. Quand Il était adulte, Il avait tout l’amour de Dieu. Mais Il a été condamné par tous ceux qui n’ont pas cru en cet amour et Il est mort. Jésus est ressuscité, c’est donc que Dieu le Père ne l’a pas abandonné dans la mort mais lui a donné la vraie vie, celle qui ne finit plus. C’est une vie toute différente : ses amis ne Le reconnaissaient même pas... On ne peut donc pas expliquer cette vie, on ne peut pas en parler comme on parle de notre vie actuelle. Pour essayer de comprendre, on dit souvent que Jésus est « au ciel », mais le ciel, ce n’est pas un endroit où l’on pourrait aller; même en avion, on ne rejoint pas Jésus dans les airs! Les cosmonautes ont dit que, même en montant très haut dans l’atmosphère, ils n’ont jamais réussi à voir Dieu. Le ciel, ça ressemble plutôt à ce que nous vivons dans notre coeur quand on pense à quelqu’un qu’on aime. Quand on aime quelqu’un, ça nous fait du bien, on est rempli de bonheur. Alors le ciel, c’est là où l’on est heureux pour toujours. Jésus y est avec Dieu le Père et nous y serons tous après notre mort. Nous ne pouvons pas l’expliquer complètement. Mais nous pouvons faire confiance à Jésus : Il a dit qu’Il nous prépare une place avec Lui... Alléluia, « nous sommes ressuscités avec le Christ... recherchons donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ... quand paraîtra le Christ, notre vie, alors nous aussi nous paraîtrons avec lui en pleine gloire...» ( Col 3, 1-4) Joyeuses Pâques! Daniel Berniquez, curé La mort : une épreuve d’espérance d’où jaillit la vie Pâques, grand mystère de notre foi chrétienne, est vécu de façon intensive lors de la perte d’un être cher. Du vide initial immense peu à peu jaillit une vie nouvelle, une présence réconfortante, une complicité de tous les instants, une amitié durable. La pensée, le message, les valeurs, le vécu de la personne aimée refont surface, raffinés par l’épreuve et par le temps; ils deviennent un soutien précieux dans les moments de solitude, une inspiration et un guide dans la prise de décisions difficiles, une balise rassurante dans les moments de doute, une présence accueillante pour le partage des moments de joie ou de peine intenses. Cette expérience humaine, à la fois douloureuse et sublime, illustre merveilleusement le grand mystère de Pâques : accomplissement de la promesse divine et de l’espérance humaine. La mort est le passage vers la vie en plénitude, la vie qui continue son œuvre dans le cœur des personnes qui croient dans le message évangélique, qui espèrent et se préparent à la rencontre lumineuse avec leur Dieu. Pâques est, en vérité, le merveilleux mystère d’amour du Père qui donne un sens à notre mort humaine et à notre action sur la terre. Pâques est aussi l’assurance de la présence dans notre vie du Seigneur ressuscité, Lui qui est Amour, Patience, Soutien, Guide et Accueil pour guider nos pas vers le Père.
Hélène Laporte
Ce que tu nous inspires,
À Sainte-Marie, nous avons deux équipes formidables qui, de dimanche en dimanche, ne se lassent pas d’accompagner nos jeunes dans des liturgies de la Parole adaptées à leur âge. Vous avez bien deviné, il s’agit des animatrices et des animateurs de ce qu’on appelle la liturgie des 4 à 7 ans et des 8 à 12 ans. L’équipe de Ici Sainte-Marie a voulu savoir ce qui motive ces personnes à rendre ce service, ce qui les a préparées, ce qu’ils et elles en retirent sur le plan personnel... Un bon nombre de ces bénévoles ont généreusement répondu à nos questions. La liturgie des petits, on le dit aux enfants : C’est Jésus qui nous invite à la fête à tous les dimanches. Nous n’avons pas besoin de grands événements pour avoir le cœur en fête avec ces petits, car ils sont tellement remplis d’amour! C’est une richesse spirituelle de pouvoir célébrer la Parole avec eux, de vraiment découvrir l’amour de Dieu à travers leurs témoignages simples, dans les gestes communs qu’ils posent, dans la joie qu’ils manifestent d’être là à tous les dimanches. La paroisse est un lieu privilégié de fête, elle est l’image agrandie de la famille où parents, enfants et amis, ensemble, rassemblés en Jésus, vivent des moments. Nous voulons que les enfants saisissent l’importance de continuer cette fête dans leur cœur avec leur famille et toute la communauté à Sainte-Marie : je pense au retour à la messe, où, à l’unisson, nous récitons le Notre Père avec l’assemblée; je pense à toutes ces petites productions que les enfants rapportent à la maison avec eux; je pense au dixième anniversaire sacerdotal de l’abbé Daniel où les enfants ont bien voulu manifester leur joie et leur affection, en chantant et en tapant des mains; je pense aux fêtes paroissiales où nous distinguons presque toujours la présence de ces petits au sein de notre communauté chrétienne! Cela fait un peu plus de 10 ans que j’œuvre au sein
d’un comité de liturgie d’enfants et c’est devenu ma passion.
Je tiens à remercier l’abbé Daniel et Gilles Ouellette,
notre agent de pastorale, de leur appui continu dans la préparation
de nos liturgies. Quoi de plus revigorant que de constater que nous
pouvons garder cette initiative VIVANTE à Sainte-Marie!
Lorraine Plante
Mon engagement en qualité d’animatrice de la
liturgie des 4 à 7 ans à la paroisse Sainte-Marie remonte
à l’époque où les célébrations
se déroulaient à l’école Reine-des-Bois. J’ai
décidé de m’engager au sein de ce comité car
je suis fermement convaincue que la liturgie de la Parole doit être
adaptée aux besoins des jeunes. Pour atteindre cet objectif,
nous intégrons aux liturgies, outre la parole et le chant,
diverses formes d’expression telles le dessin et le mime qui favorisent
chez les jeunes une meilleure compréhension de la Parole du
Seigneur. Dans un climat de partage, d’entraide et de recueillement,
nous établissons des liens entre la Parole du Seigneur et le
vécu quotidien des enfants. À mon ancienne paroisse, j’enseignais la liturgie
des petits. Alors, lorsque j’ai su que la communauté de Sainte-Marie
était à la recherche de bénévoles pour
offrir la liturgie aux petits, je n’ai pas hésité à
donner mon nom. Depuis septembre 2005, j’offre ce service aux enfants
âgés de 4 à 7 ans avec les autres animateurs et
animatrices. Je crois que ce service est essentiel pour les jeunes
de notre communauté car, en les retirant de la messe pour une
demi-heure chaque dimanche, la liturgie leur devient accessible et
intéressante. Les enfants ont ainsi l’occasion d’écouter
un texte écrit pour eux et de réfléchir, de poser
des questions, de donner des réponses pour non seulement comprendre
la liturgie, mais aussi pour y trouver des applications dans leur
vie quotidienne. C’est en créant une atmosphère accueillante
avec des chants et de l’artisanat que nous souhaitons que les jeunes
saisissent le message de la liturgie. Emily Bournival Nous sommes revenus à Ottawa l’été dernier pour y prendre notre retraite après 20 ans à Toronto. Comme nous avons fait carrière dans le monde de l’éducation, nous voulions nous impliquer dans une activité qui nous permettrait de conserver un lien avec les jeunes. D’ailleurs, nous avons deux petits-fils qui pourront bientôt participer à la liturgie des 4 à 7 ans. Nous avons été très bien accueillis au sein de l’équipe des animatrices et des animateurs qui sont très bien encadrés. L’équipe se réunit aux deux mois environ avec le curé ou un diacre. Les membres de l’équipe partagent idées et documentation. Lorraine est toujours disponible pour nous appuyer avant, pendant et après l’animation. C’est une perle rare que nous apprécions grandement. Quand c’est notre tour de préparer la liturgie, nous animons toujours à partir de la documentation qui nous a été remise. Ensuite, nous cherchons un chant et une activité qui cadrent bien avec le thème. Nous apportons des objets concrets et des images pour illustrer notre propos. Il faut aussi donner la chance aux jeunes de s’exprimer librement. Ce service nous apporte une grande satisfaction personnelle. Il est beau de voir grandir ces jeunes dans la foi. Nous leur transmettons nos valeurs chrétiennes qu’ils transmettront un jour à leurs enfants.
Nous avons accepté de contribuer au service d’animation de pastorale des jeunes à la paroisse Sainte-Marie car nous croyons à l’importance d’enseigner notre religion à nos enfants. C’est aussi une façon pour nous d’être impliqués dans notre communauté chrétienne. Nous sommes enseignants dans des écoles catholiques de la région et pratiquons notre religion. Nous offrons ce service depuis deux ans. Lors des rencontres avec les enfants, nous procédons d’abord à leur accueil. Puis, nous effectuons un tour de table afin d’apprendre leurs prénoms et nous passons ensuite en revue le thème de la semaine précédente. Nous lisons la Parole de Dieu et en discutons avec eux. Nous terminons avec une activité de consolidation reliée à la Parole pour que l’enfant puisse avoir l’occasion d’en parler à la maison. Ce service nous donne l’occasion d’être des modèles pour nos enfants; c’est une façon de leur montrer comment on peut partager et vivre notre foi.
J’ai commencé à aider à l’animation
de la liturgie des 4 à 7 ans, il y a environ un an et demi.
Avant cela, j’ai participé moi-même aux liturgies des
4 à 7 ans et ensuite à celles des 8 à 12 ans.
Avec le temps, je suis devenue trop vieille pour assister à
ces rencontres. Aider à l’animation des liturgies m’intéressait
et mes parents m’ont encouragée à offrir mon aide. En
septembre 2004, l’équipe m’a accueillie avec les bras grand
ouverts. J’aime beaucoup rendre ce service puisque ça me donne
l’occasion d’interagir avec les enfants. Ils participent activement
aux discussions et aux bricolages. Ils sont toujours prêts à
faire le bien autour d’eux. C’est agréable de travailler avec
un beau groupe de jeunes qui manifestent une si grande foi. Claire Dionne Quand j’étais au secondaire, je faisais partie
d’un groupe qu’on appelait l’ACLE. C’était l’Association des
comités de liturgie engagés. Nous avions des rendez-vous
hebdomadaires et des week-ends de retraite durant l’année.
Il y avait toujours des parents qui venaient avec nous et qui agissaient
comme personnes-ressources. Ils nous aidaient à comprendre
les textes de la bible et à grandir dans notre foi. Je reconnais
maintenant la contribution de ces adultes et c’est pourquoi je veux,
à mon tour, contribuer à la découverte de l’aspect
religieux chez nos jeunes. Pierre Dionne
Mon animation de la liturgie des enfants de 8 à
12 ans, à la paroisse Sainte-Marie, consiste à actualiser
le message de la Parole de Dieu et me permet de mieux développer
ma vie spirituelle. Les lectures du dimanche sont présentées
et étudiées en faisant un lien avec le vécu du
jeune de 2006. Au cours de la célébration, par le jeu,
le chant, le visuel, la gestuelle, le questionnement, l’enfant est
invité à découvrir comment Jésus s’adresse
à lui ou à elle. La prière et la réflexion
sur le message de Jésus incitent les enfants à suivre
son exemple dans leur vie. Leurs réponses et leurs partages
sont toujours sources d’émerveillement pour moi. Ensemble,
nous grandissons dans notre foi chrétienne. Michèle Blais
Alice Grégoire-Bourdeau
L’Évangile des petits, aux messes dominicales de 9 h 00 et de 10 h 30, attire un grand nombre d’enfants. Ici Sainte-Marie a voulu savoir, en toute simplicité, ce qui amenait les enfants à y participer. Qui de mieux que les enfants pour répondre à notre questionnement?
Armée de questions et appuyée par les
animateurs et les animatrices qui notaient les réponses, j’ai
fait mon sondage au cours de trois présentations. J’ai compilé
les réponses sans interprétation. Les enfants, petits
et grands, ont répondu avec une simplicité et une honnêteté
désarmantes. Personne n’a joué de jeu et la profondeur
de l’intérêt à participer à cette activité
était palpable. Quel travail de coordination et quel dévouement
de la part de ces parents bénévoles qui transmettent
leur foi à ces jeunes ouverts et réceptifs à
la proclamation adaptée de la Parole de Dieu! Ces enfants veulent
découvrir Jésus, ses valeurs et, surtout, ils ont le
vif désir de propager cette Bonne Nouvelle autour d’eux. Aux
enfants, je dis, vous êtes des agents de la Bonne Nouvelle en
disant à vos amis ce que vous vivez chaque dimanche. Marie-Thérèse Morrissette Voici les témoignages des 4 à 7 ans Pourquoi viens-tu à l’Évangile des petits le dimanche? Chelsea Pour prier Jésus , parce
que je crois en Jésus.
Qu’est-ce que tu fais à l’Évangile des petits? Charlotte On fait des bricolages.
Danelle Les inviter, et leur demander
s’ils font quelque chose, sinon les emmener.
Comment participes-tu à cette présentation de l’Évangile préparée juste pour vous? Samuel Je peux lire et répondre
aux questions.
Quelle est la plus belle chose que tu as découverte
au cours de ces présentations?
Qu’est-ce que tu aimes le plus faire ici?
Après la messe, avec qui parles-tu de
ce que tu fais ici?
Connais-tu d’autres amis qui aimeraient venir
à ces présentations avec toi?
Si on préparait une page spécialement
pour vous dans Ici Sainte-Marie, qu’est-ce que vous aimeriez y retrouver?
Charles de Foucauld, un saint pour notre temps Charles de Foucauld appartient à cette lignée de grands mystiques et hommes d’action tout à la fois, tels saint Augustin et saint Ignace de Loyola, qui, après une jeunesse pleine de désordres, ont entendu l’appel de Dieu, se sont convertis et sont devenus des lumières ardentes dans le monde où ils vivaient. Charles de Foucauld n’est pas encore un saint. Il vient d’être béatifié à Rome, en novembre 2005. Sa cause de canonisation est encore pendante. Mais son message est, pour nous, au XXIe siècle, d’une brûlante actualité. Né à Strasbourg, en France, en 1858, il perd la foi à l’adolescence, entre dans l’armée et mène une vie libre. Mais une inquiétude spirituelle le ronge et il finit par se convertir. Il devient tout d’abord trappiste et va s’enfermer dans un couvent non loin de Nazareth, en Terre Sainte, pour être plus près de ce Seigneur qu’il a découvert et qui l’habite désormais tout entier. Il vit dans la pauvreté, la prière et l’humilité, servant de portier et de domestique au couvent des Clarisses de l’endroit. Cependant, il veut élargir son action, il veut porter son message aux plus pauvres, à ceux qui n’ont jamais entendu parler du Christ. Il devient prêtre et s’installe dans une petite ville appelée Tamanrasset, au sud du Sahara, dans l’extrême sud de l’Algérie actuelle. Il vit au milieu des Touaregs, des nomades musulmans de cette région. Ce sont des gens pauvres, ignorés de tous. Il apprend leur langue et travaille avec eux, pratiquant dans l’humilité un don de soi total. Il se fait appeler Frère de Jésus et croit intensément que la charité, le service et la fraternité sont les meilleurs outils d’évangélisation. Charles de Foucauld est assassiné un soir de 1916. Son message est brûlant d’actualité pour nous. L’évangélisation était pour lui une priorité, car comment peut-on connaître le Christ et ne pas partager cette Bonne Nouvelle? Mais il faut la partager, pensait Charles de Foucauld, dans le respect des autres, dans le respect de leurs particularités et de leur culture. Le Christ est le Seigneur qui unifie et transcende les cultures. Dans notre monde et dans notre pays, où tant de gens différents se mêlent, où tant de religions se côtoient, où tant de tensions se projettent tous les jours sur nos écrans de télévision et dans les pages de nos journaux, le message de Charles de Foucauld est central.
|
||||||||||||||||||||
Copyright (c) 1998 Paroisse Sainte-Marie d'Orléans, Tous droits réservés. |
|||||||||||||||||||||