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Bref historique de Ici Sainte-Marie Fondé en décembre 1990, Ici Sainte-Marie, en est à son 18e volume. Jusqu’en septembre 2001, l’équipe responsable publiait trois numéros par année. Depuis, elle en publie deux par année, à Pâques et en septembre. Au cours des deux premières années de publication, en 1990 et en 1991, on pouvait prendre connaissance, en première page de chacun des numéros, de la mission que s’était donnée l’équipe de fondation. ¨ Ici Sainte-Marie, une occasion de renseigner les paroissiens et les paroissiennes sur la paroisse en général et sur certaines de ses activités en particulier. ¨ Ici Sainte-Marie, une occasion de réflexion sur la pastorale des sacrements et de l’année liturgique, de même que sur le sens d’appartenance que chacune et chacun doivent nourrir à l’égard de sa paroisse. ¨ Ici Sainte-Marie, une occasion de réfléchir tout haut à la paroisse Sainte-Marie d’aujourd’hui et de demain. Au fil des ans, les équipes se sont attardées soit à un thème, soit à un sujet de l’heure, soit à des sujets reliés à la paroisse ou aux écoles. Ainsi, on a traité de la construction de l’église, de sa consécration et d’événements marquants pour la paroisse : des départs, des nominations, des J.M.J., des célébrations de sacrements d’initiation chrétienne, de pastorale en milieu scolaire, du décès de l’abbé Jean-Luc Demers, etc. Dans un numéro complet, on a mis l’accent sur les conseils, les comités et les mouvements de la paroisse. Il en fut de même pour les années consacrées au Fils (1997), à l’Esprit Saint (1998), au Père (1999), ainsi qu’au Jubilé de l’An 2000. Gérard St-Denis, p.h., et Rhéal Sabourin ont quitté l’équipe pour des raisons diverses. Daniel Berniquez et Michel Cayouette les ont remplacés tandis que je suis demeurée fidèle au poste. L’an dernier, et tout spécialement cette année, des membres se sont ajoutés à l’équipe qui se réunit pour des séances de remue-méninges avant une publication. Ce sont Laurent Brillant, Jean Fahmy, Hélène Laporte et Marie-Thérèse Morrissette. Dans ce numéro, nous mettons l’accent sur l’axe engagement de la mission de l’Église, l’engagement que nous présentons sous le volet de la justice sociale telle que vécue dans notre milieu. Vous aimez notre publication? Vous avez des commentaires, des suggestions à faire à l’équipe de production? Faites-nous-les parvenir par le biais du sondage ci-joint. Alice Grégoire-Bourdeau Depuis les débuts de la paroisse, nous pouvons compter sur les services de l’abbé Robert Maurice qui a célébré son 45e anniversaire d’ordination au presbytérat le 10 juin dernier. Il se nomme lui-même notre dépanneur-fondateur. Je lui ai posé quelques questions, questions auxquelles il a eu la gentillesse de répondre. Robert, parle-nous de ton lieu de naissance et de ta
famille. Quand as-tu répondu à l’appel à
la prêtrise? Robert, qui t’a ordonné au presbytérat? Quel parcours as-tu suivi pendant toutes ces années? Robert, nous profitons de cette occasion pour te remercier
bien sincèrement pour toutes ces années que tu nous
as consacrées. Oui, que de services tu as rendus à notre
paroisse! Tu en as présidé des messes : à l’école,
à l’église, à la Villa Queenswood! Tu en as célébré
des sacrements et des funérailles... Et cela toujours avec
la même affabilité, le même accueil, la même
chaleur et la même tranquillité dans le geste. Alice Grégoire-Bourdeau La vie est faite de hauts et de bas, de bons et de moins bons moments. Entre le blanc et le noir se glisse une large zone de gris. La vie a ses vertes prairies et ses déserts de sable. Elle engendre des démunis et des favorisés. En même temps, nous tombe du Ciel, à la verticale, une obligation que nous avons baptisée « Justice sociale », et qui veut dire : Tu n’es pas un être indépendant; tu dois composer avec les autres. Vous formez ensemble une famille solidaire dans l’entraide, une famille universelle. Si tu es disciple de l’unique Maître, tu apprends vite ce que cela veut dire. Tu te mets en service et tu partages de toi-même et de tes biens. Cela entre dans tes habitudes. Tu comprends que c’est ce que tu donnes de bon cœur qui te reste acquis pour l’Avenir, et ce que tu gardes pour toi égoïstement qui se disperse aux quatre vents et te sera compté, à la toute fin, comme un manque. En Église, nous avons l’obligation de comprendre ces choses et de raffermir ensemble nos convictions sur le devoir de partage avec les frères et sœurs démunis de la planète. Ces défavorisés sont souvent les victimes de notre appétit de consommation, érigé en système. En Église, nous avons la possibilité de réfléchir et d’échanger sur ce sujet comme on le fait aujourd‘hui dans cette édition de Ici Sainte-Marie. Laurent Brillant Nouvelle génération, nouvelle religion Dans nos églises traditionnelles, il y a souvent une pénurie de jeunes adultes. Est-ce que l’Église peu à peu disparaît? Le Christ a pourtant dit qu’il serait avec nous jusqu’à la fin des temps. Vivons-nous plutôt une transformation de notre Église? Entrons-nous dans une phase d’engagement social, de mise en pratique du message évangélique dans le service auprès des personnes démunies ou fragilisées de ce monde? La réalité actuelle du milieu universitaire nous permet de croire en cette dernière thèse. De plus en plus de jeunes adultes cherchent non seulement à obtenir unsavoir théorique, mais à approfondir et à perfectionner leurs compétences en rendant service aux autres. Le concept de l’apprentissage par l’engagement communautaire et l’exploitation de nouvelles avenues professionnelles dans des sphères d’intérêt public sont vraiment à la mode en cette ère de la mondialisation. Un grand nombre de jeunes entreprennent des études universitaires non pas pour faire de l’argent, mais pour apprendre à rendre notre monde plus humain, à soulager la misère, à arrêter la violence, à nourrir les affamés, à sauvegarder notre planète, à fournir à tous les moyens de subvenir à leurs besoins de façon autonome, à développer des structures sociales et politiques qui assurent l’égalité des droits et des chances. Le principe du partage des biens et des ressources, de l’entraide humanitaire, du soutien des pays riches envers les pays pauvres devient une philosophie de vie qui est véhiculée dans le milieu universitaire et qui est mise en œuvre dans l’arène politique. Le rayonnement universitaire s’exerce dans la communauté auprès d’organismes comme L’Arche qui répond aux besoins des personnes intellectuellement déficientes, Les Ateliers de l’Élan qui cherche à faciliter la réinsertion sociale des personnes fragilisées par la maladie mentale, le St. Joe’s Women Centre qui apporte une aide aux femmes sans-abri et défavorisées ainsi qu’à leurs enfants, le H’Art of Ottawa qui prône l’expression de soi par l’art et la prise de conscience de son environnement pour les personnes ayant des troubles de développement, le Comité du SIDA d’Ottawa, le Centre catholique pour immigrants, et la liste est longue. L’engagement universitaire franchit nos frontières canadiennes. Il s’exprime par la collaboration à des projets de développement durable, d’entraide humanitaire, de formation dans les secteurs de la gouvernance, de la justice, de la technologie, de la santé et dans d’autres disciplines essentielles au bien-être des populations et à la vie sociale harmonieuse. Cette année, la classe de première année de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa a choisi de venir en aide aux victimes de l’ouragan Katrina en collaborant au projet « Maison dans une boîte » de l’organisme Habitat pour l’humanité. En outre, le groupe recueille actuellement l’argent nécessaire et construira dans la région d’Ottawa, d’ici sa collation des grades en 2008, une maison pour une famille démunie. De tels projets et de tels engagements semblent être le signe d’une Église vivante, dans laquelle les personnes de cultures, de races et de langues diverses unissent leurs efforts et leurs talents pour le mieux-être de leur communauté, tant nationale qu’internationale. L’Église de demain sera-t-elle une Église de l’action sociale?
Plusieurs d’entre vous connaissent déjà notre projet paroissial d’entraide avec Haïti mais certains ont peut-être des questions ou veulent en savoir davantage. Voici donc quelques lignes au sujet de ce beau projet de justice sociale qui a pris naissance chez nous, à la paroisse Sainte-Marie. Jésus nous a dit « Tu aimeras ton prochain comme toi-même… », « Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites… », et saint Jacques nous dit : « À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : J’ai la foi, s’il n’a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une soeur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les oeuvres, elle est tout à fait morte » (Jc 2, 14-17). C’est à partir de cette volonté de vivre
notre foi par des gestes concrets et de venir en aide aux plus démunis
que le comité de justice sociale de la paroisse a lancé
le projet d’entraide avec Haïti. Nous avons établi un
partenariat avec les Oblats de Marie-Immaculée et ciblé
la communauté de Port-à-Piment, au sud-ouest de Haïti,
comme lieu d’intervention à long terme. Nous voulons venir
en aide aux gens pauvres de Port-à-Piment et développer
des liens d’amitié entre nos deux paroisses. Nous avons fait
une première levée de fonds à Sainte-Marie pour
financer le projet et avons amassé la somme de 7 500 $. L’organisme
à but non lucratif Terre Sans Frontières est devenu
notre partenaire en acceptant de contribuer 7 000 $ par l’entremise
de l’ACDI. C’est donc Déjà le projet vise deux écoles mixtes du primaire et du secondaire (4 à 16 ans) qui comptent environ 320 élèves et 11 enseignants. Le but du projet est de favoriser une meilleure éducation en fournissant du matériel scolaire et de l’équipement pour les salles de classe, un centre de ressources pédagogiques et une bibliothèque, un laboratoire et une cantine dans chaque école. Il faut également apporter des rénovations mineures aux écoles et offrir de la formation et du perfectionnement au personnel enseignant. La paroisse Sainte-Marie a de quoi être fière car, en acceptant de partager un peu de sa richesse collective pour venir en aide aux gens pauvres de Port-à-Piment en Haïti, elle vit l’Évangile et répond à l’appel de Dieu qui nous invite à partager avec les plus petits. Michel Thibodeau
Quoique le groupe soit surtout composé d’adultes, l’objectif du projet Pérou 2006 reste le même : permettre aux participants de découvrir la richesse de donner au moyen du don de soi. En travaillant à mettre sur pied un système d’irrigation, ils pourront découvrir le travail physique, le travail en équipe, les difficultés à surmonter, les bénéfices de l’engagement, la connaissance d’une autre culture et d’une langue étrangère, apprendre des mœurs différentes et pouvoir intégrer leurs connaissances et leur culture avec celles des Péruviens. Le tout sera réalisé dans l’accomplissement quotidien des tâches, sans pour autant négliger l’aspect spirituel. En tout temps, chaque membre du groupe pourra s’épanouir, en tant que personne, en partageant toutes ses richesses personnelles, intellectuelles et spirituelles avec les Péruviens, jeunes et adultes, avec qui ils auront la chance de travailler. Nous construirons un réservoir d’eau et embellirons le terrain près de l’école. Au cours des derniers mois, petit à petit, des adultes engagés se sont ajoutés à ce projet. Pour ce qui est des huit jeunes, plus on avançait, plus les défis de fin d’année scolaire se faisaient sentir : coûts pour les finissants, cours d’été, travail d’été… Hélas, nous formons maintenant un groupe de neuf adultes et de seulement un adolescent. Pour moi, c’est important de respecter le cheminement des personnes. Pour maintes raisons, on annulait. Cependant, ce qui m’impressionne encore, c’est la ténacité des adultes et de notre jeune David à continuer avec le projet. La plupart des participants ont suivi un cours d’espagnol afin de pouvoir communiquer avec les gens du Pérou. Le cours a débuté après Noël et s’est terminé au début mai. Nous serons dix à vivre un super beau projet qui promet d’être riche en expériences matérielles, spirituelles et culturelles. À notre retour, nous serons heureux de vous partager notre montage. Il faut le dire, chers paroissiens, c’est grâce à votre générosité que nous pouvons, en votre nom, réaliser ce travail de mission. Je vous demande de prier afin que tout se réalise
selon les plans et dans la joie de servir. Soeur Rita Hardy, s.s.c.j Justice sociale dans nos écoles À la lecture des textes fournis par les écoles, vous vous rendrez vite compte que nos enfants sont invités, de multiples façons, à développer cette valeur chrétienne si souvent bafouée dans notre monde actuel. Merci aux jeunes, petits et grands des écoles Arc-en-ciel, Reine-des-Bois, De la Découverte, Des Pionniers et Béatrice-Desloges qui ont accepté de partager toutes ces belles activités avec nous et un merci très particulier à vous, les adultes, qui les accompagnez dans leur cheminement. Merci à vous tous d’avoir accepté de collaborer à la rédaction de Ici Sainte-Marie.
École Arc-en-ciel Juan David Pulido École Reine-des-Bois Les élèves de mon école pensent
qu’il est important d’aider la communauté parce que tout le
monde a le droit à une bonne vie, à une belle vie. C’est
pour cette raison que les élèves de l’école Reine-des-Bois
sont engagés au sein de la collectivité. Julien Michel École De la Découverte Au mois de mai, la vente de plus de deux cent vingt
sacs a créé un profit de 750 $. Puisque la demande était
encore très forte et que l’on voulait atteindre, voire même
surpasser l’objectif de l’an passé qui était de 1 185
$, la fabrication de ces magnifiques sacs s’est poursuivie. Je désire
profiter de cette occasion de remercier la famille Belisle pour les
nombreuses heures consacrées à la conception des sacs!
Quelle superbe générosité!!! De plus, je me dois
de souligner la grande implication de tous les élèves
de 5e année ainsi que de leurs enseignants. Stéphane Lalonde École Des Pionniers Les vendredis fous : Un vendredi par mois, les élèves
sont invités à donner des sous destinés à
diverses oeuvres de bienfaisance. L’an dernier, la somme recueillie
fut donnée à Ami-Jeunesse et, cette année, c’est
la Fondation Little Troopers qui vient en aide aux enfants souffrant
de maladies chroniques, qui en profitera. Kathleen Connely et Éric Desrosiers École Béatrice-Desloges Depuis le début de l’année scolaire, les élèves de la pastorale de l’école catholique Béatrice-Desloges n’ont jamais arrêté. Ces élèves ont fait leur possible pour améliorer la communauté. Au début de l’année, ils ont assisté au camp La Rouge, un camp de leadership chrétien. Les élèves y ont appris à mettre ensemble leurs idées, à devenir de plus grands leaders et à approfondir leur foi chrétienne. Dès leur retour, ils ont commencé à faire leur part pour aider les gens de la communauté. Ils ont débuté par la cueillette de denrées non périssables. Quand l’hiver est arrivé, la pastorale a fait une collecte de tuques, de mitaines, de foulards, de manteaux et d’habits de neige. Cette activité a été nommée Gardez-moi au chaud. Avant Noël, toute l’école a célébré la fête de Jésus. La pastorale a participé à la guignolée, a organisé les anges de Noël et une vente de boîtes à cadeaux pour aider les démunis de la région. Le mercredi des cendres, on a distribué des croix sur lesquelles les élèves ont indiqué ce qu’ils allaient faire pendant le carême. La pastorale a aidé l’Université d’Ottawa dans son projet au Niger. Il y a eu une vente de Slush Puppy à l’école. Tout l’argent recueilli était envoyé aux habitants du Niger. La pastorale a participé à la journée systémique de la Semaine de l’éducation catholique à la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa. Cette année, le gros projet est la chapelle-galerie. Avec l’aide d’un groupe d’art, la pastorale a construit des oeuvres artistiques qui représentent le chemin de croix de Jésus au XXIe siècle. Ces oeuvres seront installées, de façon permanente, dans la chapelle. Ceci démontrera notre foi à tous ceux et celles qui viennent à l’école Béatrice-Desloges. Le dernier défi pour la pastorale est de faire une cueillette de lunettes usagées pour envoyer en Afrique. Les élèves ont passé une très belle année ensemble et ont bien hâte à l’année prochaine. Kristie Levangie Jésus nous a invités à l’imiter, à nous aimer les uns les autres comme Lui nous a aimés. Quelle meilleure façon de refléter Son amour que de prendre le temps de s’occuper des itinérants dans le centre-ville d’Ottawa! Le 10 février 2006, Esprit-Jeunesse, en collaboration avec Operation Go Home et les éclaireurs de la Troupe 55e Sainte-Marie avait organisé une soirée afin de distribuer tuques, mitaines, foulards et autres vêtements chauds aux démunis. Nicole Thomas, coordonnatrice d’Esprit-Jeunesse, a toujours voulu aider les pauvres et c’est l’Esprit Saint qui lui avait inspiré ce projet. Les membres d’Esprit-Jeunesse ont fait une demande à l’église Sainte-Marie, aux Bergers de l’Espoir et dans la communauté. La soirée commença avec une marche, des prières, des chants et des chandelles allumées à partir de la cathédrale jusqu’au Marché By où il y avait des tentes d’installées. Pendant que des groupes de six à huit jeunes partaient dans différentes directions pour distribuer des sacs de linge, un groupe d’animation d’Esprit-Jeunesse chantait des chants de joie. Un groupe de jeunes ne pouvait pas croire qu’on participait à cette oeuvre un vendredi soir. Ces jeunes n’étaient pas surpris d’apprendre que nous étions chrétiens et chrétiennes! Notre présence, notre écoute, notre accueil ainsi que nos témoignages ont contribué à donner espoir à tous ces gens. J’ai beaucoup aimé cette expérience, non parce que je me pensais meilleure que les autres mais parce que ces personnes que j’avais rencontrées appréciaient ce simple geste fraternel que nous leur présentions. J’aimerais remercier tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à faire de ce projet une réussite. Un gros merci à la paroisse Sainte-Marie, aux scouts et aux membres de notre communauté. Que Dieu vous bénisse!
En février 1983, quelques paroissiens se réunissaient
au sous-sol de l’église St. Brigid dans le but de trouver une
solution à un problème urgent : nourrir les plus démunis.
Dans le but de soulager un peu la misère de ces derniers, ils
ont convenu de leur offrir soupe chaude et sandwiches. Au cours de
cet hiver rigoureux, ils ont ajouté l’aide alimentaire et un
refuge d’urgence autant pour les hommes que pour les femmes. Et c’est
ainsi que l’organisme Les Bergers de l’Espoir a vu le jour. Roger Champagne Depuis sa fondation en 1967, Développement et Paix privilégie une approche au développement qui favorise la participation démocratique de ses membres et la prise en charge par les collectivités de leur propre développement sur les plans économique, politique, social et culturel. Par la mise sur pied de cet organisme, la Conférence des évêques catholiques du Canada répondait à la mission de l’Église envers les plus démunis de la planète, telle qu’établie par le concile Vatican II. Développement et Paix soutient essentiellement des activités et des projets réalisés par des groupes locaux. Que ce soient des organisations villageoises, des organisations de femmes, des coopératives, des syndicats, des fédérations de pêcheurs et d’artisans, des réseaux d’éducation populaire et de défense des droits humains, ou des organisations non gouvernementales (ONG) d’appui au développement, nous croyons que ce sont eux les véritables moteurs de leur propre développement. Une partie significative des interventions de Développement et Paix se déroule en concertation avec plusieurs réseaux canadiens, continentaux et internationaux, dont, entre autres, le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et, à l’échelle internationale, la Coopération internationale pour le développement et la solidarité (CIDSE) et Caritas Internationalis dont la direction actuelle pour l’Afrique est assurée par l’abbé Pierre Cibambo, qui a été assistant curé à notre paroisse et qui fait toujours partie des Chevaliers de Colomb, conseil 11500. Au cours des cinq dernières années, Développement et Paix a alloué une moyenne annuelle de dix millions de dollars pour ses programmes en Afrique, en Amérique latine et en Asie. L’Agence canadienne de développement international (ACDI) ajoute 70 pourcent de la contribution financière provenant de Carême de partage et du programme mensuel de dons, Les Partagens. À la paroisse Sainte-Marie d’Orléans,
l’engagement envers la justice sociale et la promotion de l’enseignement
social de l’Église constituent une priorité pour le
conseil paroissial de pastorale et l’équipe pastorale. Gaston Savage Combien de fois, depuis que je suis curé à
Sainte-Marie, m’a-t-on dit : Que vous avez donc une belle paroisse!
Et c’est vrai! C’est vrai parce que les gens de Sainte-Marie s’engagent
dans leur communauté chrétienne... nos visiteurs s’en
rendent compte lorsqu’ils participent à nos eucharisties...
Mais l’engagement des gens d’ici dans la célébration
est le signe d’un engagement concret dans le service des autres...
Comme le rappelle le pape Benoît XVI dans sa première
encyclique... L’ encyclique Dieu est amour de Benoît XVI rappelle la nature profonde de l’Église qui s’exprime dans une triple tâche :« annonce de la Parole de Dieu, célébration des sacrements, service de la charité.» Je crois que, parce que nous cherchons à vivre pleinement ces trois réalités, nous sommes perçus par les autres comme une belle paroisse. La lecture de ce présent numéro de Ici
Sainte-Marie nous amène à la reconnaissance pour tout
ce que le Seigneur réalise en chacun et chacune de nous et
nous tourne vers demain pour que nous puissions continuer à
marcher sur les chemins de l’Évangile et chercher à
répondre à l’invitation de Benoît XVI : Oui, Sainte-Marie est une belle paroisse! Daniel, prêtre
en septembre les 9 et 10 bénédiction des sacs d’école les 16 et 17 dimanche des engagements les 23 et 24 19e anniversaire de la paroisse
les 21 et 22 remise des évangiles
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