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Ici Sainte-Marie

Volume 18, numéro 3
Octobre 2007

 

« La nouvelle paroisse » : souvenirs et sentiments d’un curé

Cyrille d’Alexandrie et la Mère de Dieu

Une histoire d’amour avec Sainte-Marie Des aménagements nouveaux… pour aller plus loin Chronique sur les dons planifiés

 

 

 

 

 

 

 


 

Un numéro spécial pour un 20e anniversaire

C’est un Ici Sainte-Marie haut en couleur que nous vous proposons, en ce mois de septembre 2007, année qui marque le 20e anniversaire de la fondation de la paroisse Sainte-Marie. Tout d’abord, nous aurons un texte du curé fondateur, Mgr Gérard St-Denis. Des gens qui étaient présents aux messes des 12 et 13 septembre 1987 nous livrent leurs commentaires. Des gens arrivés plus récemment à la paroisse, dont l’abbé Daniel, donnent aussi leurs témoignages. Jean Fahmy nous présente Cyrille d’Alexandrie, un des pères de l’Église qui a été parmi les premiers à parler de la Vierge Marie. Dans un billet informatif, Louis Achille présente deux comités de la paroisse : le comité de liturgie et le comité de la pastorale du baptême. Gilles Marleau, le président du conseil diocésain de pastorale, nous explique ce que l’archidiocèse entend par les aménagements pastoraux et plus précisément les incidences que cela pourrait avoir sur notre paroisse. Finalement, le président du conseil d’administration temporelle, Yves Baril, apporte des précisions sur les dons planifiés.

Alice Grégoire-Bourdeau

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« La nouvelle paroisse » : souvenirs et sentiments d’un curé

L’expression est encore utilisée, même après vingt ans d’existence : « la nouvelle paroisse ». C’est, à n’en pas douter, parce qu’on y trouve une nouveauté persistante qui rejoint et réjouit le coeur. À l’automne 1987, c’était plein de sens de l’appeler ainsi, car elle n’avait pas encore de nom propre et elle se bâtissait morceau par morceau, famille par famille et même personne par personne. À coup de prières et de célébrations ensemble, à coup d’engagements qui monopolisent les forces et les coeurs, à coup de rencontres fraternelles et de travaux d’équipes... Le jardin qui jouxte l’église d’aujourd’hui en est une belle image : un ensemble unifié, orienté sur une même route, laissant à chaque plante sa couleur et son expansion, élevant les êtres en prière, en chant de louange et en chant qui alimente la vie dans tant de composantes...

En début de novembre 1987, les fidèles se prononcent pour un nom et un patronage; c’est Sainte-Marie qui s’impose, dans un contexte marqué par Saint-Joseph et l’Enfant Jésus (Divine Infant), ainsi que par l’importance de la famille (une année de la famille s’achevait, si mon souvenir est bon). On avait déjà établi les bases d’un conseil paroissial de pastorale, d’un conseil des affaires temporelles, et d’un comité de liturgie. Le prêtre avait reçu 5 000 $ pour pourvoir aux nécessités de début de projet; la communauté les remboursera en moins de six mois.

Et surtout, il y avait plein de gens. Le premier dimanche avait justifié l’expression dans un journal local « Y a du monde à messe ». Nombreux sont ceux et celles qui s’étaient laissé inviter le dimanche précédent par le curé qui, aux célébrations à l’église Saint-Joseph, faisait profession de foi et appelait à le suivre pour fonder une communauté où on puisse se rassembler dans un groupe à taille humaine, pour exercer ses talents et pour vivre des engagements de foi... Un nombre qui s’amplifia rapidement par le bouche-à-oreille et la collaboration des écoles.

On bâtissait alors avec du monde, avec des gens qui se préparaient à tenir des fonctions et accomplir des tâches, avec des bénévoles pour tenir les livres et faire des listes, avec des personnes de foi et d’action qui raffinaient leurs façons de travailler avec les autres et prenaient part dans le ministère.

Souvent le curé a répété combien il était stimulant, emballant même, et, il faut le dire, parfois « stressant » de se retrouver en grande famille avec ces gens. Que d’événements et de personnes : ordination d’un diacre permanent qui est pilier de fondation et agent de communion, usage des possibilités d’un gymnase d’école comme lieu de rassemblement, accueil de personnes qui se chargent de l’animation du chant et de la musique à chacune des messes (un atout de grand prix et un exploit), développement des forces spirituelles de gens qui étaient membres de regroupements chrétiens, (surtout le Cursillo et les Chevaliers de Colomb) et occasions de vivre ses forces en communion avec les frères et soeurs.

Au cours de la première année, la communauté achète une maison où le prêtre logera et où on aura une petite chapelle avec le bureau paroissial. Que d’heures passées dans ce sous-sol, pour travailler et prier... pour rencontrer du monde, pour profiter des collaborations; on y a même vu naître un groupe de jeunes qui dure toujours. Puis, au fil des ans, vinrent les liturgies pour les petits enfants, le secrétariat, les équipes de travail, les groupes et activités de prière, l’apport d’autres prêtres pour partager le ministère dominical.

Il faudrait ajouter ici tout un chapitre à propos du ministère dans les écoles et de la pastorale de l’initiation sacramentelle. Il faudrait s’étendre sur les collaborations merveilleuses apportées par les agents de pastorale, les diacres permanents qui se sont multipliés, les secrétaires, les présidents de conseils et de comités ainsi que les membres. Et il faudrait encore un chapitre sur les « adjointes exécutives », ces personnes et cette formule qui nous servent si bien. En surplus, en cadeau devrait-on dire, il faudrait raconter ces amitiés qui se sont tissées et qui durent, ces miracles qui ont imprégné la vie de nombreuses personnes par l’action de l’Esprit dans cette paroisse.

La paroisse Sainte-Marie a pris un visage précis, un visage qui continue à se dessiner avec les arrivants et au fil de la vie. Ce visage ne rebute pas, mais, au contraire, il attire plus qu’on l’imagine parfois; il permet aux chrétiennes et chrétiens de vivre et de développer leur vie. Un visage à couleur d’Évangile... Viendra le temps de lui donner aussi un visage physique.

Quand donc a-t-on commencé à vouloir construire nos locaux propres? Je ne sais trop. L’entrée en scène d’un architecte qui est paroissien depuis plusieurs années n’est pas étrangère à l’idée. Et il y a ce grossissement du milieu qui ne s’arrête pas, en même temps que le besoin de se retrouver davantage chez soi avec une installation convenable qui ne soit pas à recommencer chaque samedi après-midi. Pour le moment cependant, 1994, il fallait trouver un lieu plus grand et plus central. Branle-bas de déménagement de l’école Reine-des-Bois à l’école Des Pionniers. Et là, le nouveau lieu devient terrain d’expérimentation : diverses dispositions des lieux permettent de tester ce que sera notre lieu de culte, ce qui servira le mieux nos liturgies et nos rassemblements.

Les plans d’église. On se lance en campagne de financement, on élabore des plans, on se met à l’oeuvre pour la construction. On a même eu un G-8, le comité mixte sur qui repose les orientations et décisions à notre niveau concernant nos projets d’établissement. Pas facile les finances; et combien elles conditionnent ce que pourront être les lieux dont on se dotera. Il s’agit, en même temps qu’on construit l’édifice, de continuer à construire la communauté : le goût de vivre la foi et d’être témoin avec pignon sur rue; la mission de proclamer plus loin la Bonne Nouvelle et d’en témoigner; l’accompagnement de tout ce qui fait la vie des personnes, dans la joie et l’épreuve, dans les amitiés et les amours, dans le cheminement de foi comme dans le doute ou l’indifférence, dans la croissance des enfants et l’accueil des grands-parents, dans la multiplicité des intérêts du charismatique au scout, du personnage de théâtre à l’administrateur, du simple fidèle au leader évangélique, de l’assoiffé au rassasié...

Le siècle s’achève, l’église se construit, la communauté exulte. On atteint alors un sommet qui est un nouveau départ pour une mission renouvelée dans le milieu et avec les installations dont on se dote. Que dira-t-on de cette église dans quelques années? On disait l’édifice intéressant et utile, on le dit beau et inspirant; un édifice qui est symbolique et qui est catéchèse pour le peuple qui s’y rassemble, un édifice qui renvoie les chrétiens et chrétiennes à l’identité de temple qu’ils sont personnellement et communautairement. Que dira-t-on de cette « part du peuple de Dieu » qui vit à Sainte-Marie? Moi, j’en chanterai toujours un « Magnificat », avec un immense merci pour ce que j’y ai vécu et pour ce qu’elle est maintenant : j’en vis encore d’ailleurs même si c’est à distance et dans d’autres engagements.

Gérard St-Denis
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Il y a 20 ans, ont signé présents dans le Livre d’or de la paroisse

Pour nous deux, évoquer les débuts de la paroisse Sainte-Marie, c’est du coup évoquer notre déménagement de Matane et notre arrivée ici, en Ontario.
Un dimanche de la fin du mois d’août 1987, ne sachant encore trop où aller à la messe, nous nous sommes retrouvés à la cathédrale d’Ottawa. Par un drôle de hasard, le prêtre qui célébrait la messe ce dimanche-là faisait ses adieux à ses paroissiens pour s’en aller fonder une nouvelle paroisse dans la région d’Orléans. Le dimanche suivant, ce même prêtre, Gérard St-Denis, venait célébrer la première messe pour une nouvelle communauté. C’était à l’école Reine-des-Bois. Nous y étions! Il nous est souvent arrivé de penser au merveilleux de cet événement… avoir pu assister aux toutes premières heures de notre paroisse.
Notre attachement à la paroisse est indéniable. Comment en être autrement? C’est l’endroit où nous avons préparé notre mariage et accompagné nos enfants dans tous leurs sacrements d’initiation. C’est l’endroit du rassemblement où nous pouvons faire un clin d’œil à nos amis et se sentir ensemble dans un beau projet de vie. C’est l’endroit où nous sommes stimulés dans notre réflexion sur la route vers un monde meilleur. C’est l’endroit où des symboles vibrants nous parlent d’une présence plus grande...
Quand on y pense, c’est une expérience à peine imaginable que d’avoir pu participer, un tant soit peu, à la fondation d’une paroisse et d’avoir vu s’ériger un édifice d’un tel ordre. Dans une vie, ce n’est pas rien que d’avoir assisté à la dédicace de son église. Il aurait été moins surprenant de voir ce projet de construction à une époque que nos grands-parents ont connue. C’est pourquoi, nous ressentons un réel privilège d’avoir été témoins de l’émergence d’une nouvelle paroisse qui est bien vivante et où l’on rencontre encore souvent ses premiers bâtisseurs.

Nathalie Grégoire et Simon Gagnon

La communauté chrétienne de Sainte-Marie d’Orléans a de quoi se réjouir. Elle fête ses 20 ans d’existence! Vingt ans déjà... que de rêves, d’espoir, de travail et de réalisations de la part des membres de cette communauté chrétienne. Sainte-Marie est jeune, accueillante, vibrante, chaleureuse, ça se sent, ça se voit! Je suis très fière d’appartenir à cette belle paroisse. Sainte-Marie, pour moi, c’est ma famille chrétienne. Je sais que je peux compter sur son aide en cas de besoin; je n’ai qu’à demander!
Je me sens chez moi, de la porte d’entrée à la petite chapelle, où je suis invitée à l’intimité avec mon Créateur. Un beau lieu où je trouve le calme, la paix. Sans exception, tous et toutes peuvent y venir et prendre part aux célébrations religieuses, devenir membres des organisations, des comités, etc. Tous, petits et grands, nous formons la communauté chrétienne de Sainte-Marie.
Je m’en voudrais de ne pas parler de notre lieu de rassemblement. Les décors, les vitraux sont remarquables et remarqués par les visiteurs. Soyons fiers de notre communauté, de notre église et apprécions les gens qui ont pris et prennent la relève, et qui continuent à se dévouer pour nous tous.
Quel chemin parcouru! Que les cloches sonnent et que l’ambiance fraternelle puisse régner jusqu’à son centième anniversaire.

Une pionnière, Gisèle Devost

 

Bonne nouvelle! Oui, c’est l’annonce d’une nouvelle paroisse, notre paroisse Sainte-Marie. Enfin, nous pouvons nous identifier comme communauté catholique, à Orléans. Elle fête déjà ses 20 ans! Cette appartenance nous situe dans cette grande collectivité, celle d’Orléans. Grande est ma fierté de cheminer avec des personnes que je vois chaque dimanche et qui ont les mêmes valeurs que moi. Nous pouvons communier les uns avec les autres par un sourire, une poignée de main ou une jasette. Comme Jésus l’a dit dans sa parole : Je ne suis jamais seul.
Que dire de nos pasteurs depuis la fondation? Nous avons des pasteurs en or! Dieu soit loué! Par leur accueil inconditionnel, ils attirent les jeunes familles comme les plus âgées. Les célébrations sont toujours préparées avec soin. Les messes sur semaine sont très appréciées. Je suis très fière de dire que je fais partie de la paroisse Sainte-Marie.

Odette Cadieux


J’étais résident de cette communauté et membre fondateur d’une nouvelle paroisse en septembre 1987… Donc un vieux de la vieille, un pur laine, comme on dit!

Je me souviens encore de ce dimanche de septembre où l’abbé Gérard St-Denis (à l’époque, il n’était pas encore monseigneur), vint prononcer l’homélie à Saint-Joseph, notre paroisse résidentielle. Or, il annonça à l’assemblée communautaire qu’il était mandaté par l’évêque pour fonder une nouvelle paroisse dont le territoire couvrirait principalement les quartiers résidentiels situés sur la colline, à Orléans. L’invitation était lancée : ceux et celles qui étaient intéressés à fonder une nouvelle communauté paroissiale se réuniraient dorénavant pour célébrer l’eucharistie dans le gymnase de l’école Reine-des-Bois. L’abbé Gérard serait pasteur à mi-temps de cette nouvelle communauté qui, pour un avenir indéterminé, aurait le statut de quasi-paroisse…

Quelques centaines de personnes (450 plus précisément) ont accepté le défi de fonder une nouvelle paroisse française, à Orléans. Nous avons donc laissé le confort et l’accès à de multiples services pastoraux en place à Saint-Joseph pour tout recommencer à bâtir avec confiance et détermination ailleurs… Nous étions, pour la plupart, de jeunes familles qui se connaissaient bien et qui avaient le goût de s’embarquer dans une aventure commune!

Et quelle aventure ce fut! Une des qualités de Gérard St-Denis est d’être un rassembleur!
Les assemblées paroissiales se sont multipliées au début et nous avons fondé plusieurs comités de travail pastoral (CPP, CAT, installations physiques - oui dès le début, nous avons commencé à planifier notre avenir : préparation au baptême et au mariage, liturgie, et j’en passe.) En moins d’un an, nous nous étions donné toutes les structures essentielles au bon fonctionnement d’une communauté paroissiale et notre curé habitait désormais parmi nous dans une maison paroissiale.

Nous en avons dépensé de l’énergie et mis des efforts au cours des premières années de consolidation, mais c’est dans la joie, la paix et l’espérance d’un bel avenir que nous avons bâti une communauté! Celle-ci a grandi et s’est épanouie au cours des années et nous avons pourvu à son développement en y construisant une église. Au cours des années, j’ai tissé des liens très forts avec de nombeux autres paroissiens et paroissiennes et c’est ce qui compte pour moi! Je suis fier de ma communauté, de son dynamisme et de son esprit d’entraide!

Marc Leman

 

Arrivés à Orléans en mars 1987, nous étions en quête d’une paroisse. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre qu’une nouvelle paroisse allait être fondée dans notre milieu. Le 13 septembre 1987, nous étions présents, Bernard et moi, à la messe de 11 heures, première messe du dimanche célébrée à l’école Reine-des-Bois. Je me souviens d’un geste que l’abbé Gérard St-Denis, nous invita à poser au début de la messe. Nous devions nous signer à même un bol d’eau bénite que l’on faisait circuler. Ce simple geste nous invitait à réfléchir au projet que collectivement nous étions en train de concevoir.

Nous avons tout de suite développé un sentiment d’appartenance à l’égard de cette nouvelle paroisse. Nous aimions les liturgies vivantes et l’accueil chaleureux que l’on recevait à notre arrivée au gymnase. Nous avons vécu une expérience unique. Imaginez, en 1987, assister à la fondation d’une nouvelle paroisse, alors que plusieurs étaient sur leur déclin. Ce fut une expérience significative, avec des gens jeunes, enthousiastes et généreux.

Nous avons tôt fait de nous engager... Bernard, au comité d’aménagement du gymnase et des installations physiques, puis du conseil des affaires temporelles et moi, au conseil paroissial de pastorale et dans plusieurs comités. Celui dont je garde le meilleur souvenir, c’est celui du comité du projet de construction de l’église, le G8, comme on se plaisait à le nommer. Les deux années précédant la construction de l’église, nous nous réunissions presque à chaque semaine. C’était intense. Il y avait plusieurs choix à faire, et ce, très rapidement. J’aimais ces réunions avec les divers professionnels de la construction dont notre architecte, Claudio Brun del Re.

En décembre 2000, j’ai été fière d’accepter de faire partie de l’équipe paroissiale en tant que coordonnatrice des activités paroissiales avec le frère Bonaventure Nizigiyimana, à titre de prêtre modérateur. Pendant une période de six mois, nous avons remplacé Mgr Gérard St-Denis alors en congé d’étude. Et c’est toujours avec enthousiasme que je poursuis mon travail à la paroisse en tant qu’adjointe exécutive.

Au cours des années, Bernard et moi avons gardé une grande affection pour notre paroisse. C’est toujours une joie de nous retrouver avec la communauté de Sainte-Marie, communauté qui ne cesse de nous épater par sa vitalité.

Alice Grégoire-Bourdeau
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Commentaires de gens arrivés plus récemment

Je me souviens lorsque la nouvelle paroisse d’Orléans s’est rassemblée pour la première fois.

Je me souviens très bien de l’abbé Gérard St-Denis qui, revenant de son premier dimanche en paroisse, m’a demandé de l’aider à compter la quête... J’étais alors étudiant à l’Université d’Ottawa, en résidence à l’Archevêché. Le dimanche suivant, il avait déjà trouvé des personnes pour cette noble tâche... Je me souviens aussi très bien du jour où j’ai appris le nom de la nouvelle paroisse : Sainte-Marie.
J’avais vingt ans...

Je me souviens que pendant mes études au séminaire, on parlait de la nouvelle paroisse en disant qu’elle était bien vivante.
J’avais vingt-trois ans...

Je me souviens, bien des années après... être venu visiter le site de la future église paroissiale... J’étais alors assistant-curé à Saint-Joseph et mon curé, Mgr Paul Racine, m’avait dit : Va voir l’endroit où nos voisins vont construire leur église. J’avais alors fait une agréable promenade en campagne pour venir voir l’endroit où j’habite maintenant depuis six ans...
J’avais vingt-sept ans...

Je me souviens avoir accompagné Monseigneur l’Archevêque, en tant que cérémoniaire, lors de la dédicace et de la consécration de l’église Sainte-Marie, le 6 juin 1998. J’en garde un bien beau souvenir... J’avais rencontré des personnes généreuses et heureuses de servir leur communauté chrétienne.
J’avais trente et un ans...

Je me souviens, à ma grande surprise, avoir été sollicité par Monseigneur Marcel Gervais de devenir le deuxième pasteur de Sainte-Marie. Je lui suggérais des noms pour succéder à Monseigneur St-Denis qui venait d’accepter la charge de vicaire épiscopal pour le secteur francophone. Monseigneur l’Archevêque m’a alors dit : Je ne te demande pas des noms... je veux que tu acceptes cette nomination . Avec un peu de crainte et beaucoup de joie, j’ai répondu : J’accepte pour la gloire de Dieu et le salut du monde.
Quelques mois plus tard, j’ai été accueilli dans ma nouvelle paroisse.
J’avais trente-quatre ans

Et depuis, je suis le pasteur de la plus belle paroisse au monde...
Je remercie le Seigneur et Sainte-Marie d’avoir accepté ce beau ministère...
J’avais vingt ans,
et maintenant j’ai quarante ans et ça continue...

Daniel, prêtre

Nous avons commencé à fréquenter la paroisse Sainte-Marie à l’été 2005, lors de notre déménagement de Toronto où nous avions passé une vingtaine d’années. Nous avons tout de suite été frappés par le dynamisme, la jeunesse et l’engagement des membres de cette communauté, ce qui nous a donné le goût de nous engager à notre tour.

À Toronto, nous étions membres de la communauté Saint-Louis-de-France qui regroupait environ 300 familles réparties dans le Grand Toronto. Notre paroisse se trouvait à environ 10 km de notre résidence alors qu’ici, nous marchons à l’église. D’ailleurs, la plupart des paroissiens de Saint-Louis-de-France devaient parcourir de 10 à 30 km pour se rendre à l’église. Depuis l’an 2000, l’administrateur de la paroisse est un Père Blanc qui a été missionnaire en Afrique pendant plus de 30 ans. La pénurie de prêtres affecte aussi les paroisses de Toronto et plus particulièrement les paroisses francophones.

Nous avons la chance d’avoir plusieurs diacres à Sainte-Marie. À Toronto, il y avait peu de diacres dans l’archidiocèse. Autre différence : alors qu’ici, nous avons un conseil paroissial de pastorale et un conseil d’administration temporelle; à Toronto, nous avions un seul conseil paroissial qui s’occupait tant de la pastorale que des finances.

Quelques années avant notre départ, la paroisse Saint-Louis-de-France s’était agrandie et son immeuble avait été rénové. Grâce à une petite salle paroissiale au sous-sol qui pouvait accommoder une centaine de personnes, il était possible d’organiser des activités intéressantes. Le comité social, dont faisait partie mon épouse Danielle, organisait à chaque année une fête pour les enfants avant Noël, un vins et fromages, en février et une fête champêtre, en juin. Ces activités nous permettaient de mieux connaître les paroissiens et paroissiennes. De la même façon, nous apprécions la fête paroissiale Sainte-Marie au mois de septembre et la fête de reconnaissance du mois d’avril. Grâce à ces activités, nous apprenons à connaître de plus en plus de paroissiens, ce qui nous permet de mieux nous intégrer à la paroisse Sainte-Marie. Même si nous n’avons pas de salle paroissiale, nous avons des salles à proximité pour célébrer ces événements.

Mon épouse et moi, nous nous trouvons bien chanceux d’avoir trouvé une si belle paroisse à Orléans. Il est assez rare, de nos jours, de trouver une paroisse aussi accueillante et aussi dynamique. C’est valorisant de voir autant de personnes participer et s’impliquer dans les comités, la liturgie et les nombreuses activités. Même si nous avons passé de belles années au sein de notre paroisse torontoise, nous sommes heureux de nous retrouver aujourd’hui à Sainte-Marie.

Marcel Bard


Les célébrations liturgiques de Sainte-Marie se distinguent parce que tous les éléments concourent à ce que l’assemblée forme une réelle communauté célébrante et participante au mystère de l’eucharistie. Ainsi, la disposition des bancs en vis-à-vis aide les participants à faire communauté. Le chant d’entrée, par sa gaieté et son entrain, permet aux personnes présentes de former une assemblée unie. Parce que les paroles des chants projetées à l’écran sont visibles de tous, l’assemblée est davantage encouragée à participer activement à cette forme de prière. De plus, le fait que les animateurs de chant se déplacent à l’ambon pour interpréter le refrain et les versets du psaume responsorial démontre la place réelle qui revient à ce texte biblique, en le distinguant des chants religieux. Et le fait de rester debout lors de l’élévation est en accord avec la représentation du Christ sur le crucifix près de l’autel : l’accent étant mis sur l’image du Seigneur ressuscité glorieux, l’assemblée l’adore donc debout, digne et fière de faire partie du peuple de Dieu.

De plus, toutes les parties de la messe qui doivent être chantées le sont, telles le chant d’entrée, le Gloire à Dieu et le psaume responsorial, leur accordant ainsi la joie et l’enthousiasme qui leur reviennent. Le président de l’assemblée joue pleinement son rôle durant la célébration et lui donne résolument le ton par son accueil chaleureux, le fait qu’il soit souriant, et qu’il parle distinctement et suffisamment fort durant la cérémonie tout en démontrant un recueillement profond. En outre, il s’assure, par son regard, d’inclure tous les membres de l’assemblée en tournant régulièrement la tête de façon naturelle lorsqu’il s’exprime à haute voix, qu’il prie ou qu’il livre des messages. Durant l’homélie et à la fin de la célébration, le prêtre s’exprime de façon claire, concise et simple sans être simpliste.
Le rite de la communion, tel que pratiqué à Sainte-Marie concourt également à souligner de façon tangible qu’il s’agit bien d’un repas eucharistique : des récipients prévus pour les deux espèces sont apportés à l’autel sur un plateau et le corps et le sang du Christ sont offerts aux communiants.

La cohérence entre les paroles bibliques, les prières et les autres messages véhiculés, les gestes posés, les attitudes empruntées, et la façon dont les objets sont disposés et utilisés prennent un sens profond permettant au mystère de l’eucharistie de se produire et à Son œuvre de salut de se poursuivre. C’est dans cette atmosphère empreinte de foi, de recueillement et de piété que l’assemblée est appelée à sentir Sa présence et à poursuivre son cheminement spirituel.

Jacqueline Loranger


Pendant des siècles, dans les sociétés catholiques occidentales, la fréquentation de l’église paroissiale a rythmé la vie des personnes et des familles. Les messes dominicales, les fêtes liturgiques et les sacrements – moments marquants de la semaine, de l’année, de la vie entière – avaient pour scène l’église, lieu de rassemblement et symbole d’unité communautaire. De cette réalité vivante, que je n’ai pas connue personnellement, étant né en 1979, je n’ai trouvé aucune trace ni vestige dans les églises québécoises, aujourd’hui pratiquement vides, cruellement abandonnées des familles et des jeunes, des lieux mourants, bientôt morts.

Arrivé avec mon épouse à Orléans en août 2006, je ne m’attendais à rien de mieux de la part de ma nouvelle paroisse, Sainte-Marie. Oui, j’avais remarqué que l’église elle-même était récente : aurait-on construit un nouveau bâtiment si les fidèles étaient absents? Mais j’attribuais cette construction à la nécessité de célébrer quelque part les baptêmes et les premières communions, dernières survivances culturelles du christianisme de jadis.

C’est donc avec joie et surprise que j’ai découvert à Sainte-Marie quelque chose qui ressemble, j’imagine, à cette vie paroissiale d’antan : des messes dominicales à forte affluence, des célébrations soulignant les moments forts du calendrier liturgique, un prêtre convaincu et convaincant, des chants de qualité et bien interprétés, des activités communautaires et caritatives; bref, « du monde à la messe », et le Christ dans le monde. Et cela, sans que la foi de nos pères ou l’enseignement de l’Église n’en sortent dénaturés ou tronqués.

Comment expliquer ce succès, surtout si on le compare à la situation désastreuse qui sévit actuellement au Québec? Influence positive du monde canadien-anglais qui dénigre moins la pratique religieuse? Qualités personnelles de notre excellent curé? Emplacement judicieux de l’église dans un quartier à forte croissance démographique? Quoi qu’il en soit, je rends grâce à Dieu pour cette église pleine de monde, de vie, de foi, de vérité. Que la paroisse Sainte-Marie devienne un modèle pour l’Église du Canada, et que le Seigneur suscite chez ses fidèles le désir et la capacité de faire de ce modèle une réalité partout au pays pour que la vie paroissiale, trésor oublié, soit redécouverte par tous.

Bernard Couture

En tant que paroissienne, je me sens bien accueillie. On dirait qu’à Sainte-Marie, on sent une certaine chaleur se dégager, on sent de l’amour à partager. On vit les messes de l’intérieur et le message passe bien. Depuis le premier jour où j’ai participé à une messe à Sainte-Marie, je me suis sentie bien dans ma peau et j’ai adopté cette paroisse.

Marie-Christophe Achille

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Cyrille d’Alexandrie et la Mère de Dieu

En 1996, j’ai eu le bonheur de faire un voyage pour visiter tous les sites où saint Paul avait vécu et prêché la Bonne Nouvelle.

Un jour, nous étions à Éphèse, la grande ville gréco-romaine de l’Antiquité, située tout près de la ville d’Izmir, en Turquie. On sait que Paul y avait été emprisonné par les Romains.

Après avoir visité les ruines romaines, nous nous sommes éloignés de quelques kilomètres et nous nous sommes arrêtés pendant de longues heures dans les ruines d’une vieille basilique du 5e siècle, perdue au milieu des champs. Une grande émotion nous saisissait, car c’est dans cette basilique que les Pères de l’Église s’étaient réunis en 431, dans le cadre du troisième Concile œcuménique d’Éphèse, et avaient proclamé que Marie, la mère de Jésus, était bien « Theotokos », c’est-à-dire la Mère de Dieu.

Ce Concile fut convoqué suite à de nombreuses contestations au sein des communautés chrétiennes : qui était Marie? Mère de Jésus? Mère de Dieu? Les deux à la fois? Le Concile devait trancher la question et forger notre foi telle qu’elle s’exprime encore aujourd’hui. Et le moteur, l’âme même du Concile, était l’évêque Cyrille d’Alexandrie.

Saint Cyrille d’Alexandrie était évêque de cette ville depuis 412. C’était un homme qui défendait ses idées avec fermeté, quelquefois même avec véhémence. On a dit de lui qu’il n’était pas toujours prêt au dialogue. Mais sa fermeté dans la foi et dans l’orthodoxie ont permis à l’Église universelle de définir et de clarifier sa doctrine sur le Christ, et donc sur Marie, à tel point que saint Cyrille est non seulement Père de l’Église, mais aussi Défenseur de l’Église.

Saint Cyrille s’est surtout opposé à un autre évêque, Nestorius, qui ne reconnaissait pas la divinité pleine et entière de Jésus. Cyrille le combattit avec force et demanda la convocation d’un concile de tous les évêques pour régler la question une fois pour toutes. Le pape de Rome, Célestin, l’appuya et les évêques se réunirent donc à Éphèse.

Ce fut un concile très mouvementé, et Cyrille fut même emprisonné un moment par l’Empereur! On y discuta surtout de la nature du Christ, et les Pères finirent par affirmer que la nature humaine et la nature divine du Christ étaient unies en sa Personne. C’est alors que l’on put affirmer que Marie, mère de l’homme Jésus, était bel et bien aussi la Mère de Dieu.

Il fallait un homme aussi décidé, aussi droit, et peut-être même aussi rigide que Cyrille d’Alexandrie pour aider l’Église des premiers siècles à mettre sa foi en mots et en expressions clairs. Quand l’on visite Éphèse et la basilique en ruine, on ne peut que s’émerveiller et prier dans ce lieu où l’Esprit a soufflé, un jour lointain, pour nous permettre de décerner à Marie le plus beau de ses titres, celui de Mère de Dieu… Et l’outil de l’Esprit, à ce moment critique de la vie de l’Église, a été saint Cyrille d’Alexandrie, Père, Docteur et Défenseur de l’Église.

Jean Fahmy
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Sainte-Marie vous informe…

Le comité de liturgie joue un rôle moteur dans l’harmonie et la vitalité des célébrations eucharistiques. « Nous devons rendre la célébration à la fois vivante par des gestes concrets et accessibles à tous », explique la présidente sortante, Louise Mainville. Un tel mandat se manifeste notamment par l’atmosphère au sein de l’assemblée, le décor de l’église et le rythme de la messe.
La paroisse vit au rythme de la symbiose entre le curé et ce comité composé de neuf membres. Le comité de liturgie travaille à la préparation de deux grands temps durant l’année : l’Avent pour la célébration de Noël et le Carême pour la célébration de la Semaine sainte. Pour la circonstance, un membre de l’équipe de liturgie des 4 à 7 ans, un autre, du groupe 8 à 12 ans et un musicien rejoignent le comité pour se mettre au diapason avec le thème retenu pour les cérémonies qui doivent allier sens et prière.
Le comité puise son inspiration dans certains éléments que sont les revues, les réunions de rétroaction et l’écoute de la liturgie des petits car il met beaucoup l’accent sur la famille. Il s’assure de la compréhension de l’évangile par les paroissiens en y intégrant un volet pédagogique. Il s’occupe également de la gestion des célébrations et est consulté pour la prise de certaines décisions, telles le maintien ou non de la messe de midi à l’été, le dimanche, la commémoration de la Journée mondiale du malade ou encore la Journée des défunts.
Le comité de liturgie ne compte pas s’arrêter en chemin. Dans la perspective de la tenue du Congrès eucharistique international à Québec, en 2008, il réfléchit à la meilleure façon pour la paroisse Sainte-Marie de vivre l’événement.

Louis-Marie Achille
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Une histoire d’amour avec Sainte-Marie


Après 20 ans de service à la pastorale de baptême, Murielle et André Cayouette ont décidé de tirer leur révérence. « On a besoin de recul », affirment-ils et c’est amplement mérité.
Tout a commencé par une invitation du futur curé de la paroisse Sainte-Marie, Gérard St-Denis. Alors paroissiens à Saint-Joseph, ils ont « déménagé » à Sainte-Marie pour des célébrations qui se tenaient au gymnase de l’école Reine-des-bois. Un début excitant, se rappellent-ils, car il fallait choisir le nom de la paroisse, aménager l’espace, placer les chaises puis les déplacer après la messe. Un début avec des histoires cocasses. Un jour, quelqu’un s’est assis près de la statue de la Sainte Vierge, placée sur un banc. Au contact avec le sol, les doigts de la statue se sont cassés et André s’est coupé en ramassant la statue, provoquant tout un émoi car on a cru que le sang provenait de la Vierge. C’est à cette époque qu’ils ont été invités par Yvon et Pierrette McNicoll à se joindre à l’équipe de la pastorale de baptême, en compagnie de l’abbé Gérard et de Anne-Marie Ouellet qui animaient les rencontres de préparation au baptême. Avec les autres membres de l’équipe, ils visitaient à la maison ceux qui demandaient le baptême pour leur enfant, participaient aux rencontres de préparation et aux baptêmes. L’aventure a pris un tournant en 1994 avec le départ des McNicoll et de Mme Ouellet. Ils prirent donc la direction de la pastorale du baptême et dirigèrent la première réunion De l’équipe, le lundi 28 février, au sous-sol de la maison paroissiale, sur la rue Prestwick. « C’est un travail fascinant de pouvoir rencontrer les gens et de préparer le baptême. À chaque rencontre, on apprend et on en sort avec quelque chose de nouveau », confient-ils.« Chaque famille est différente, il faut donc s’adapter pour donner le goût aux couples de participer car certains doutent de l’accueil qui leur sera réservé à la paroisse ». Ce long temps de sacerdoce a été fait de hauts et de bas. Ils se rappellent d’un couple tellement ému par un baptême du curé St-Denis qu’il lui a demandé de célébrer leur mariage. Il y a eu aussi cette célébration de baptême bilingue présidée par l’abbé Jean-Luc Demers qui, après son homélie en français, sans préavis, a dit : « Maintenant André vous dira quelques mots en anglais ».

Murielle et André Cayouette remercient tous les membres de l’équipe, les anciens et les membres actuels, pour leur appui au cours des années, et sont spécialement reconnaissants envers les pasteurs qui les ont accompagnés et de qui ils ont beaucoup appris : Gérard St-Denis, Jean-Luc Demers et Daniel Berniquez. Murielle et André se disent aujourd’hui choyés car l’équipe est en pleine santé, avec de nouveaux membres et d’autres de longue date, spécialement Nicole et Ronald LeBlanc. Ils laissent une équipe dynamique et de qualité. Seule inquiétude pour l’avenir de la paroisse : le nombre insuffisant de prêtres. Mais, aucun souci pour le nombre de paroissiens et de bénévoles.
« La relève est là », assurent-ils. Murielle et André Cayouette se considèrent maintenant comme de simples paroissiens, mais il leur sera difficile de résister à la tentation de faire du bénévolat.

Louis-Marie Achille
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Des aménagements nouveaux… pour aller plus loin

Grâce à la générosité d’une multitude de personnes dévouées, de nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années dans notre diocèse et portent de bons fruits : pastorale jeunesse, formation des laïques, programme de diaconat, conférences et journées de réflexion, et bien d’autres. D’autres activités ont été maintenues, voire même intensifiées : aide aux personnes, préparation aux sacrements, célébrations dominicales, activités de justice sociale et fraternelles, et j’en passe.

Il reste que notre Église diocésaine fait face à de nombreux défis. La diminution du nombre de prêtres et de fidèles pratiquants, les manques de ressources humaines ou financières font que les paroisses ne parviennent plus à maintenir seules des communautés vivantes capables de pourvoir aux différentes facettes de la mission et d’assurer tous les services pour tous les fidèles.

Après une longue démarche de réflexion qui a débuté avec Mgr Paul Marchand, les plus âgés se souviendront des rencontres entamées en 1998-1999 pour Préparer l’avenir des paroisses, réflexion qui s’est poursuivie ces dernières années avec Mgr Gérard St-Denis, alors vicaire épiscopal, sur le thème des Communautés vivantes. Le temps était venu de poursuivre le travail. Cette année, notre nouveau vicaire épiscopal, le père Doris Laplante, a poursuivi la consultation auprès des membres des divers conseils paroissiaux de pastorale, des délégués aux quatre conseils régionaux, ainsi qu’auprès du conseil diocésain de pastorale. Un constat unanime se dessine : le temps est venu de procéder à la formation de nouvelles unités pastorales, unités qui regroupent un certain nombre de paroisses.

Les paroisses francophones du diocèse se trouvent donc regroupées en treize unités pastorales et cinq paroisses spécifiques, et forment ensuite huit secteurs. Pour ce qui est de la paroisse Sainte-Marie, elle forme désormais unité avec les paroisses Saint-Claude, Saint-Laurent et Saint- Hugues. Il ne s’agit pas ici de fermeture de paroisses, mais de regroupements en unités pastorales plus fortes. Le but de ce regroupement des forces de chacune des paroisses regroupées en unités pastorales est de redonner vitalité et audace à notre Église en mission d’évangélisation. Ensemble, nous pourrons lancer de nouvelles initiatives et mettre à profit les ressources et les contributions de chacun. Nous sommes donc invités à nous accueillir mutuellement à bras ouverts et à travailler généreusement ensemble à la mission qui nous est confiée : faire connaître et répandre la Parole et l’Amour de Dieu, afin que puisse advenir un monde meilleur.

Puisse Jésus nous accompagner et guider nos pas.

Gilles Marleau,
président du conseil diocésain de pastorale

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Chronique sur les dons planifiés

De plus en plus de paroissiens et de paroissiennes arrivent à l’âge où l’on commence à planifier sa succession. D’ici 10 à 15 ans, nous verrons le plus grand transfert d’actif jamais vu d’une génération à l’autre. Les gens sont de plus en plus au courant des règles de l’impôt et cherchent différentes façons de réduire le montant à payer.

Pourquoi la paroisse s’intéresse-t-elle aux dons planifiés?

Les organismes de bienfaisance et de charité font activement la promotion des dons planifiés afin de trouver de nouvelles sources de financement pour leurs activités. La paroisse, organisme de bienfaisance, doit faire la promotion des dons planifiés afin d’aller chercher des fonds qui l’aideront à financer ses activités. Elle doit développer ses relations avec ses donateurs et donatrices existants et potentiels : les résultats dépendront des efforts soutenus auprès de ces derniers.

Pourquoi est-ce que les paroissiennes et les paroissiens s’ intéresseraient-ils à faire un don à leur église?

Le désir de donner à sa communauté est la raison principale pouvant inciter un bienfaiteur à faire un don à son église. Il existe un besoin constant de fonds pour financer les activités paroissiales : les coûts d’entretien et de réparations des édifices paroissiaux vieillissants qui ne cessent d’augmenter, la construction de nouvelles églises et les autres activités pastorales telles le ministère auprès des jeunes et la préparation aux sacrements qui nécessitent l’embauche de personnel qualifié.

Le désir de réduire l’impôt à payer serait une autre raison de donner à son église. La planification des dons est devenue une dimension plus fréquente et significative du processus de planification testamentaire. La motivation financière principale est de réduire l’impôt; les avantages fiscaux pouvant être très intéressants.

Lors de prochains numéros, nous examinerons d’autres aspects des dons planifiés.

Yves Baril


Sainte-Marie, Église,
Florissante de santé,
Par son accueil, sa vitalité :
Pas guindée pour deux sous;
Laisse son monde se parler,
Et ses enfants courir.
Tout de même recueillie.
Son pasteur sait rassembler
Et animer avec humour.
Cinq diacres pour apôtres,
La multitude pour disciples,
À garder dans l’unité,
À édifier dans la vérité.
Sympathique, cette communauté!
Prompte au partage et au service!
Un seul coeur, un seul esprit,
Pour la Parole et l‘Eucharistie!
Il nous semble plus que certain
Que Jésus l’a bien en main,
Cette petite Église,
Et qu‘il en prend bien soin.

Laurent Brillant

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« La nouvelle paroisse » : souvenirs et sentiments d’un curé

Cyrille d’Alexandrie et la Mère de Dieu

Une histoire d’amour avec Sainte-Marie Des aménagements nouveaux… pour aller plus loin Chronique sur les dons planifiés

 

 

 

 

 

 




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