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Un numéro spécial pour un 20e anniversaire C’est un Ici Sainte-Marie haut en couleur que nous vous
proposons, en ce mois de septembre 2007, année qui marque le
20e anniversaire de la fondation de la paroisse Sainte-Marie. Tout
d’abord, nous aurons un texte du curé fondateur, Mgr Gérard
St-Denis. Des gens qui étaient présents aux messes des
12 et 13 septembre 1987 nous livrent leurs commentaires. Des gens
arrivés plus récemment à la paroisse, dont l’abbé
Daniel, donnent aussi leurs témoignages. Jean Fahmy nous présente
Cyrille d’Alexandrie, un des pères de l’Église qui a
été parmi les premiers à parler de la Vierge
Marie. Dans un billet informatif, Louis Achille présente deux
comités de la paroisse : le comité de liturgie et le
comité de la pastorale du baptême. Gilles Marleau, le
président du conseil diocésain de pastorale, nous explique
ce que l’archidiocèse entend par les aménagements pastoraux
et plus précisément les incidences que cela pourrait
avoir sur notre paroisse. Finalement, le président du conseil
d’administration temporelle, Yves Baril, apporte des précisions
sur les dons planifiés. Alice Grégoire-Bourdeau « La nouvelle paroisse » : souvenirs et sentiments d’un curé L’expression est encore utilisée, même après vingt ans d’existence : « la nouvelle paroisse ». C’est, à n’en pas douter, parce qu’on y trouve une nouveauté persistante qui rejoint et réjouit le coeur. À l’automne 1987, c’était plein de sens de l’appeler ainsi, car elle n’avait pas encore de nom propre et elle se bâtissait morceau par morceau, famille par famille et même personne par personne. À coup de prières et de célébrations ensemble, à coup d’engagements qui monopolisent les forces et les coeurs, à coup de rencontres fraternelles et de travaux d’équipes... Le jardin qui jouxte l’église d’aujourd’hui en est une belle image : un ensemble unifié, orienté sur une même route, laissant à chaque plante sa couleur et son expansion, élevant les êtres en prière, en chant de louange et en chant qui alimente la vie dans tant de composantes... En début de novembre 1987, les fidèles se prononcent pour un nom et un patronage; c’est Sainte-Marie qui s’impose, dans un contexte marqué par Saint-Joseph et l’Enfant Jésus (Divine Infant), ainsi que par l’importance de la famille (une année de la famille s’achevait, si mon souvenir est bon). On avait déjà établi les bases d’un conseil paroissial de pastorale, d’un conseil des affaires temporelles, et d’un comité de liturgie. Le prêtre avait reçu 5 000 $ pour pourvoir aux nécessités de début de projet; la communauté les remboursera en moins de six mois. Et surtout, il y avait plein de gens. Le premier dimanche avait justifié l’expression dans un journal local « Y a du monde à messe ». Nombreux sont ceux et celles qui s’étaient laissé inviter le dimanche précédent par le curé qui, aux célébrations à l’église Saint-Joseph, faisait profession de foi et appelait à le suivre pour fonder une communauté où on puisse se rassembler dans un groupe à taille humaine, pour exercer ses talents et pour vivre des engagements de foi... Un nombre qui s’amplifia rapidement par le bouche-à-oreille et la collaboration des écoles. On bâtissait alors avec du monde, avec des gens qui se préparaient à tenir des fonctions et accomplir des tâches, avec des bénévoles pour tenir les livres et faire des listes, avec des personnes de foi et d’action qui raffinaient leurs façons de travailler avec les autres et prenaient part dans le ministère. Souvent le curé a répété combien il était stimulant, emballant même, et, il faut le dire, parfois « stressant » de se retrouver en grande famille avec ces gens. Que d’événements et de personnes : ordination d’un diacre permanent qui est pilier de fondation et agent de communion, usage des possibilités d’un gymnase d’école comme lieu de rassemblement, accueil de personnes qui se chargent de l’animation du chant et de la musique à chacune des messes (un atout de grand prix et un exploit), développement des forces spirituelles de gens qui étaient membres de regroupements chrétiens, (surtout le Cursillo et les Chevaliers de Colomb) et occasions de vivre ses forces en communion avec les frères et soeurs. Au cours de la première année, la communauté achète une maison où le prêtre logera et où on aura une petite chapelle avec le bureau paroissial. Que d’heures passées dans ce sous-sol, pour travailler et prier... pour rencontrer du monde, pour profiter des collaborations; on y a même vu naître un groupe de jeunes qui dure toujours. Puis, au fil des ans, vinrent les liturgies pour les petits enfants, le secrétariat, les équipes de travail, les groupes et activités de prière, l’apport d’autres prêtres pour partager le ministère dominical. Il faudrait ajouter ici tout un chapitre à propos du ministère dans les écoles et de la pastorale de l’initiation sacramentelle. Il faudrait s’étendre sur les collaborations merveilleuses apportées par les agents de pastorale, les diacres permanents qui se sont multipliés, les secrétaires, les présidents de conseils et de comités ainsi que les membres. Et il faudrait encore un chapitre sur les « adjointes exécutives », ces personnes et cette formule qui nous servent si bien. En surplus, en cadeau devrait-on dire, il faudrait raconter ces amitiés qui se sont tissées et qui durent, ces miracles qui ont imprégné la vie de nombreuses personnes par l’action de l’Esprit dans cette paroisse. La paroisse Sainte-Marie a pris un visage précis, un visage qui continue à se dessiner avec les arrivants et au fil de la vie. Ce visage ne rebute pas, mais, au contraire, il attire plus qu’on l’imagine parfois; il permet aux chrétiennes et chrétiens de vivre et de développer leur vie. Un visage à couleur d’Évangile... Viendra le temps de lui donner aussi un visage physique. Quand donc a-t-on commencé à vouloir construire nos locaux propres? Je ne sais trop. L’entrée en scène d’un architecte qui est paroissien depuis plusieurs années n’est pas étrangère à l’idée. Et il y a ce grossissement du milieu qui ne s’arrête pas, en même temps que le besoin de se retrouver davantage chez soi avec une installation convenable qui ne soit pas à recommencer chaque samedi après-midi. Pour le moment cependant, 1994, il fallait trouver un lieu plus grand et plus central. Branle-bas de déménagement de l’école Reine-des-Bois à l’école Des Pionniers. Et là, le nouveau lieu devient terrain d’expérimentation : diverses dispositions des lieux permettent de tester ce que sera notre lieu de culte, ce qui servira le mieux nos liturgies et nos rassemblements. Les plans d’église. On se lance en campagne de financement, on élabore des plans, on se met à l’oeuvre pour la construction. On a même eu un G-8, le comité mixte sur qui repose les orientations et décisions à notre niveau concernant nos projets d’établissement. Pas facile les finances; et combien elles conditionnent ce que pourront être les lieux dont on se dotera. Il s’agit, en même temps qu’on construit l’édifice, de continuer à construire la communauté : le goût de vivre la foi et d’être témoin avec pignon sur rue; la mission de proclamer plus loin la Bonne Nouvelle et d’en témoigner; l’accompagnement de tout ce qui fait la vie des personnes, dans la joie et l’épreuve, dans les amitiés et les amours, dans le cheminement de foi comme dans le doute ou l’indifférence, dans la croissance des enfants et l’accueil des grands-parents, dans la multiplicité des intérêts du charismatique au scout, du personnage de théâtre à l’administrateur, du simple fidèle au leader évangélique, de l’assoiffé au rassasié... Le siècle s’achève, l’église se
construit, la communauté exulte. On atteint alors un sommet
qui est un nouveau départ pour une mission renouvelée
dans le milieu et avec les installations dont on se dote. Que dira-t-on
de cette église dans quelques années? On disait l’édifice
intéressant et utile, on le dit beau et inspirant; un édifice
qui est symbolique et qui est catéchèse pour le peuple
qui s’y rassemble, un édifice qui renvoie les chrétiens
et chrétiennes à l’identité de temple qu’ils
sont personnellement et communautairement. Que dira-t-on de cette
« part du peuple de Dieu » qui vit à Sainte-Marie?
Moi, j’en chanterai toujours un « Magnificat », avec un
immense merci pour ce que j’y ai vécu et pour ce qu’elle est
maintenant : j’en vis encore d’ailleurs même si c’est à
distance et dans d’autres engagements. Gérard St-Denis Il y a 20 ans, ont signé présents dans le Livre d’or de la paroisse Pour nous deux, évoquer les débuts de
la paroisse Sainte-Marie, c’est du coup évoquer notre déménagement
de Matane et notre arrivée ici, en Ontario. Nathalie Grégoire et Simon
Gagnon La communauté chrétienne de Sainte-Marie
d’Orléans a de quoi se réjouir. Elle fête ses
20 ans d’existence! Vingt ans déjà... que de rêves,
d’espoir, de travail et de réalisations de la part des membres
de cette communauté chrétienne. Sainte-Marie est jeune,
accueillante, vibrante, chaleureuse, ça se sent, ça
se voit! Je suis très fière d’appartenir à cette
belle paroisse. Sainte-Marie, pour moi, c’est ma famille chrétienne.
Je sais que je peux compter sur son aide en cas de besoin; je n’ai
qu’à demander! Une pionnière, Gisèle Devost
Bonne nouvelle! Oui, c’est l’annonce d’une nouvelle
paroisse, notre paroisse Sainte-Marie. Enfin, nous pouvons nous identifier
comme communauté catholique, à Orléans. Elle
fête déjà ses 20 ans! Cette appartenance nous
situe dans cette grande collectivité, celle d’Orléans.
Grande est ma fierté de cheminer avec des personnes que je
vois chaque dimanche et qui ont les mêmes valeurs que moi. Nous
pouvons communier les uns avec les autres par un sourire, une poignée
de main ou une jasette. Comme Jésus l’a dit dans sa parole
: Je ne suis jamais seul. Odette Cadieux
J’étais résident de cette communauté et membre fondateur d’une nouvelle paroisse en septembre 1987… Donc un vieux de la vieille, un pur laine, comme on dit! Je me souviens encore de ce dimanche de septembre où l’abbé Gérard St-Denis (à l’époque, il n’était pas encore monseigneur), vint prononcer l’homélie à Saint-Joseph, notre paroisse résidentielle. Or, il annonça à l’assemblée communautaire qu’il était mandaté par l’évêque pour fonder une nouvelle paroisse dont le territoire couvrirait principalement les quartiers résidentiels situés sur la colline, à Orléans. L’invitation était lancée : ceux et celles qui étaient intéressés à fonder une nouvelle communauté paroissiale se réuniraient dorénavant pour célébrer l’eucharistie dans le gymnase de l’école Reine-des-Bois. L’abbé Gérard serait pasteur à mi-temps de cette nouvelle communauté qui, pour un avenir indéterminé, aurait le statut de quasi-paroisse… Quelques centaines de personnes (450 plus précisément) ont accepté le défi de fonder une nouvelle paroisse française, à Orléans. Nous avons donc laissé le confort et l’accès à de multiples services pastoraux en place à Saint-Joseph pour tout recommencer à bâtir avec confiance et détermination ailleurs… Nous étions, pour la plupart, de jeunes familles qui se connaissaient bien et qui avaient le goût de s’embarquer dans une aventure commune! Et quelle aventure ce fut! Une des qualités de
Gérard St-Denis est d’être un rassembleur! Nous en avons dépensé de l’énergie
et mis des efforts au cours des premières années de
consolidation, mais c’est dans la joie, la paix et l’espérance
d’un bel avenir que nous avons bâti une communauté! Celle-ci
a grandi et s’est épanouie au cours des années et nous
avons pourvu à son développement en y construisant une
église. Au cours des années, j’ai tissé des liens
très forts avec de nombeux autres paroissiens et paroissiennes
et c’est ce qui compte pour moi! Je suis fier de ma communauté,
de son dynamisme et de son esprit d’entraide! Marc Leman
Arrivés à Orléans en mars 1987, nous étions en quête d’une paroisse. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre qu’une nouvelle paroisse allait être fondée dans notre milieu. Le 13 septembre 1987, nous étions présents, Bernard et moi, à la messe de 11 heures, première messe du dimanche célébrée à l’école Reine-des-Bois. Je me souviens d’un geste que l’abbé Gérard St-Denis, nous invita à poser au début de la messe. Nous devions nous signer à même un bol d’eau bénite que l’on faisait circuler. Ce simple geste nous invitait à réfléchir au projet que collectivement nous étions en train de concevoir. Nous avons tout de suite développé un sentiment d’appartenance à l’égard de cette nouvelle paroisse. Nous aimions les liturgies vivantes et l’accueil chaleureux que l’on recevait à notre arrivée au gymnase. Nous avons vécu une expérience unique. Imaginez, en 1987, assister à la fondation d’une nouvelle paroisse, alors que plusieurs étaient sur leur déclin. Ce fut une expérience significative, avec des gens jeunes, enthousiastes et généreux. Nous avons tôt fait de nous engager... Bernard, au comité d’aménagement du gymnase et des installations physiques, puis du conseil des affaires temporelles et moi, au conseil paroissial de pastorale et dans plusieurs comités. Celui dont je garde le meilleur souvenir, c’est celui du comité du projet de construction de l’église, le G8, comme on se plaisait à le nommer. Les deux années précédant la construction de l’église, nous nous réunissions presque à chaque semaine. C’était intense. Il y avait plusieurs choix à faire, et ce, très rapidement. J’aimais ces réunions avec les divers professionnels de la construction dont notre architecte, Claudio Brun del Re. En décembre 2000, j’ai été fière d’accepter de faire partie de l’équipe paroissiale en tant que coordonnatrice des activités paroissiales avec le frère Bonaventure Nizigiyimana, à titre de prêtre modérateur. Pendant une période de six mois, nous avons remplacé Mgr Gérard St-Denis alors en congé d’étude. Et c’est toujours avec enthousiasme que je poursuis mon travail à la paroisse en tant qu’adjointe exécutive. Au cours des années, Bernard et moi avons gardé une grande affection pour notre paroisse. C’est toujours une joie de nous retrouver avec la communauté de Sainte-Marie, communauté qui ne cesse de nous épater par sa vitalité. Alice Grégoire-Bourdeau Commentaires de gens arrivés plus récemment Je me souviens lorsque la nouvelle paroisse d’Orléans s’est rassemblée pour la première fois. Je me souviens très bien de l’abbé Gérard
St-Denis qui, revenant de son premier dimanche en paroisse, m’a demandé
de l’aider à compter la quête... J’étais alors
étudiant à l’Université d’Ottawa, en résidence
à l’Archevêché. Le dimanche suivant, il avait
déjà trouvé des personnes pour cette noble tâche...
Je me souviens aussi très bien du jour où j’ai appris
le nom de la nouvelle paroisse : Sainte-Marie. Je me souviens que pendant mes études au séminaire,
on parlait de la nouvelle paroisse en disant qu’elle était
bien vivante. Je me souviens, bien des années après...
être venu visiter le site de la future église paroissiale...
J’étais alors assistant-curé à Saint-Joseph et
mon curé, Mgr Paul Racine, m’avait dit : Va voir l’endroit
où nos voisins vont construire leur église. J’avais
alors fait une agréable promenade en campagne pour venir voir
l’endroit où j’habite maintenant depuis six ans... Je me souviens avoir accompagné Monseigneur l’Archevêque,
en tant que cérémoniaire, lors de la dédicace
et de la consécration de l’église Sainte-Marie, le 6
juin 1998. J’en garde un bien beau souvenir... J’avais rencontré
des personnes généreuses et heureuses de servir leur
communauté chrétienne. Je me souviens, à ma grande surprise, avoir été
sollicité par Monseigneur Marcel Gervais de devenir le deuxième
pasteur de Sainte-Marie. Je lui suggérais des noms pour succéder
à Monseigneur St-Denis qui venait d’accepter la charge de vicaire
épiscopal pour le secteur francophone. Monseigneur l’Archevêque
m’a alors dit : Je ne te demande pas des noms... je veux que tu acceptes
cette nomination . Avec un peu de crainte et beaucoup de joie, j’ai
répondu : J’accepte pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Et depuis, je suis le pasteur de la plus belle paroisse
au monde... Daniel, prêtre Nous avons commencé à fréquenter la paroisse Sainte-Marie à l’été 2005, lors de notre déménagement de Toronto où nous avions passé une vingtaine d’années. Nous avons tout de suite été frappés par le dynamisme, la jeunesse et l’engagement des membres de cette communauté, ce qui nous a donné le goût de nous engager à notre tour. À Toronto, nous étions membres de la communauté Saint-Louis-de-France qui regroupait environ 300 familles réparties dans le Grand Toronto. Notre paroisse se trouvait à environ 10 km de notre résidence alors qu’ici, nous marchons à l’église. D’ailleurs, la plupart des paroissiens de Saint-Louis-de-France devaient parcourir de 10 à 30 km pour se rendre à l’église. Depuis l’an 2000, l’administrateur de la paroisse est un Père Blanc qui a été missionnaire en Afrique pendant plus de 30 ans. La pénurie de prêtres affecte aussi les paroisses de Toronto et plus particulièrement les paroisses francophones. Nous avons la chance d’avoir plusieurs diacres à Sainte-Marie. À Toronto, il y avait peu de diacres dans l’archidiocèse. Autre différence : alors qu’ici, nous avons un conseil paroissial de pastorale et un conseil d’administration temporelle; à Toronto, nous avions un seul conseil paroissial qui s’occupait tant de la pastorale que des finances. Quelques années avant notre départ, la paroisse Saint-Louis-de-France s’était agrandie et son immeuble avait été rénové. Grâce à une petite salle paroissiale au sous-sol qui pouvait accommoder une centaine de personnes, il était possible d’organiser des activités intéressantes. Le comité social, dont faisait partie mon épouse Danielle, organisait à chaque année une fête pour les enfants avant Noël, un vins et fromages, en février et une fête champêtre, en juin. Ces activités nous permettaient de mieux connaître les paroissiens et paroissiennes. De la même façon, nous apprécions la fête paroissiale Sainte-Marie au mois de septembre et la fête de reconnaissance du mois d’avril. Grâce à ces activités, nous apprenons à connaître de plus en plus de paroissiens, ce qui nous permet de mieux nous intégrer à la paroisse Sainte-Marie. Même si nous n’avons pas de salle paroissiale, nous avons des salles à proximité pour célébrer ces événements. Mon épouse et moi, nous nous trouvons bien chanceux
d’avoir trouvé une si belle paroisse à Orléans.
Il est assez rare, de nos jours, de trouver une paroisse aussi accueillante
et aussi dynamique. C’est valorisant de voir autant de personnes participer
et s’impliquer dans les comités, la liturgie et les nombreuses
activités. Même si nous avons passé de belles
années au sein de notre paroisse torontoise, nous sommes heureux
de nous retrouver aujourd’hui à Sainte-Marie. Marcel Bard
De plus, toutes les parties de la messe qui doivent
être chantées le sont, telles le chant d’entrée,
le Gloire à Dieu et le psaume responsorial, leur accordant
ainsi la joie et l’enthousiasme qui leur reviennent. Le président
de l’assemblée joue pleinement son rôle durant la célébration
et lui donne résolument le ton par son accueil chaleureux,
le fait qu’il soit souriant, et qu’il parle distinctement et suffisamment
fort durant la cérémonie tout en démontrant un
recueillement profond. En outre, il s’assure, par son regard, d’inclure
tous les membres de l’assemblée en tournant régulièrement
la tête de façon naturelle lorsqu’il s’exprime à
haute voix, qu’il prie ou qu’il livre des messages. Durant l’homélie
et à la fin de la célébration, le prêtre
s’exprime de façon claire, concise et simple sans être
simpliste. La cohérence entre les paroles bibliques, les
prières et les autres messages véhiculés, les
gestes posés, les attitudes empruntées, et la façon
dont les objets sont disposés et utilisés prennent un
sens profond permettant au mystère de l’eucharistie de se produire
et à Son œuvre de salut de se poursuivre. C’est dans cette
atmosphère empreinte de foi, de recueillement et de piété
que l’assemblée est appelée à sentir Sa présence
et à poursuivre son cheminement spirituel. Jacqueline Loranger
Arrivé avec mon épouse à Orléans en août 2006, je ne m’attendais à rien de mieux de la part de ma nouvelle paroisse, Sainte-Marie. Oui, j’avais remarqué que l’église elle-même était récente : aurait-on construit un nouveau bâtiment si les fidèles étaient absents? Mais j’attribuais cette construction à la nécessité de célébrer quelque part les baptêmes et les premières communions, dernières survivances culturelles du christianisme de jadis. C’est donc avec joie et surprise que j’ai découvert à Sainte-Marie quelque chose qui ressemble, j’imagine, à cette vie paroissiale d’antan : des messes dominicales à forte affluence, des célébrations soulignant les moments forts du calendrier liturgique, un prêtre convaincu et convaincant, des chants de qualité et bien interprétés, des activités communautaires et caritatives; bref, « du monde à la messe », et le Christ dans le monde. Et cela, sans que la foi de nos pères ou l’enseignement de l’Église n’en sortent dénaturés ou tronqués. Comment expliquer ce succès, surtout si on le
compare à la situation désastreuse qui sévit
actuellement au Québec? Influence positive du monde canadien-anglais
qui dénigre moins la pratique religieuse? Qualités personnelles
de notre excellent curé? Emplacement judicieux de l’église
dans un quartier à forte croissance démographique? Quoi
qu’il en soit, je rends grâce à Dieu pour cette église
pleine de monde, de vie, de foi, de vérité. Que la paroisse
Sainte-Marie devienne un modèle pour l’Église du Canada,
et que le Seigneur suscite chez ses fidèles le désir
et la capacité de faire de ce modèle une réalité
partout au pays pour que la vie paroissiale, trésor oublié,
soit redécouverte par tous. Bernard Couture En tant que paroissienne, je me sens bien accueillie.
On dirait qu’à Sainte-Marie, on sent une certaine chaleur se
dégager, on sent de l’amour à partager. On vit les messes
de l’intérieur et le message passe bien. Depuis le premier
jour où j’ai participé à une messe à Sainte-Marie,
je me suis sentie bien dans ma peau et j’ai adopté cette paroisse. Marie-Christophe Achille Cyrille d’Alexandrie et la Mère de Dieu En 1996, j’ai eu le bonheur de faire un voyage pour visiter tous les sites où saint Paul avait vécu et prêché la Bonne Nouvelle. Un jour, nous étions à Éphèse, la grande ville gréco-romaine de l’Antiquité, située tout près de la ville d’Izmir, en Turquie. On sait que Paul y avait été emprisonné par les Romains. Après avoir visité les ruines romaines, nous nous sommes éloignés de quelques kilomètres et nous nous sommes arrêtés pendant de longues heures dans les ruines d’une vieille basilique du 5e siècle, perdue au milieu des champs. Une grande émotion nous saisissait, car c’est dans cette basilique que les Pères de l’Église s’étaient réunis en 431, dans le cadre du troisième Concile œcuménique d’Éphèse, et avaient proclamé que Marie, la mère de Jésus, était bien « Theotokos », c’est-à-dire la Mère de Dieu. Ce Concile fut convoqué suite à de nombreuses contestations au sein des communautés chrétiennes : qui était Marie? Mère de Jésus? Mère de Dieu? Les deux à la fois? Le Concile devait trancher la question et forger notre foi telle qu’elle s’exprime encore aujourd’hui. Et le moteur, l’âme même du Concile, était l’évêque Cyrille d’Alexandrie. Saint Cyrille d’Alexandrie était évêque de cette ville depuis 412. C’était un homme qui défendait ses idées avec fermeté, quelquefois même avec véhémence. On a dit de lui qu’il n’était pas toujours prêt au dialogue. Mais sa fermeté dans la foi et dans l’orthodoxie ont permis à l’Église universelle de définir et de clarifier sa doctrine sur le Christ, et donc sur Marie, à tel point que saint Cyrille est non seulement Père de l’Église, mais aussi Défenseur de l’Église. Saint Cyrille s’est surtout opposé à un autre évêque, Nestorius, qui ne reconnaissait pas la divinité pleine et entière de Jésus. Cyrille le combattit avec force et demanda la convocation d’un concile de tous les évêques pour régler la question une fois pour toutes. Le pape de Rome, Célestin, l’appuya et les évêques se réunirent donc à Éphèse. Ce fut un concile très mouvementé, et Cyrille fut même emprisonné un moment par l’Empereur! On y discuta surtout de la nature du Christ, et les Pères finirent par affirmer que la nature humaine et la nature divine du Christ étaient unies en sa Personne. C’est alors que l’on put affirmer que Marie, mère de l’homme Jésus, était bel et bien aussi la Mère de Dieu. Il fallait un homme aussi décidé, aussi droit, et peut-être même aussi rigide que Cyrille d’Alexandrie pour aider l’Église des premiers siècles à mettre sa foi en mots et en expressions clairs. Quand l’on visite Éphèse et la basilique en ruine, on ne peut que s’émerveiller et prier dans ce lieu où l’Esprit a soufflé, un jour lointain, pour nous permettre de décerner à Marie le plus beau de ses titres, celui de Mère de Dieu… Et l’outil de l’Esprit, à ce moment critique de la vie de l’Église, a été saint Cyrille d’Alexandrie, Père, Docteur et Défenseur de l’Église. Jean Fahmy Le comité de liturgie joue un rôle moteur
dans l’harmonie et la vitalité des célébrations
eucharistiques. « Nous devons rendre la célébration
à la fois vivante par des gestes concrets et accessibles à
tous », explique la présidente sortante, Louise Mainville.
Un tel mandat se manifeste notamment par l’atmosphère au sein
de l’assemblée, le décor de l’église et le rythme
de la messe. Louis-Marie Achille
Une histoire d’amour avec Sainte-Marie
Murielle et André Cayouette remercient tous les
membres de l’équipe, les anciens et les membres actuels, pour
leur appui au cours des années, et sont spécialement
reconnaissants envers les pasteurs qui les ont accompagnés
et de qui ils ont beaucoup appris : Gérard St-Denis, Jean-Luc
Demers et Daniel Berniquez. Murielle et André se disent aujourd’hui
choyés car l’équipe est en pleine santé, avec
de nouveaux membres et d’autres de longue date, spécialement
Nicole et Ronald LeBlanc. Ils laissent une équipe dynamique
et de qualité. Seule inquiétude pour l’avenir de la
paroisse : le nombre insuffisant de prêtres. Mais, aucun souci
pour le nombre de paroissiens et de bénévoles. Louis-Marie Achille
Des aménagements nouveaux… pour aller plus loin Grâce à la générosité d’une multitude de personnes dévouées, de nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années dans notre diocèse et portent de bons fruits : pastorale jeunesse, formation des laïques, programme de diaconat, conférences et journées de réflexion, et bien d’autres. D’autres activités ont été maintenues, voire même intensifiées : aide aux personnes, préparation aux sacrements, célébrations dominicales, activités de justice sociale et fraternelles, et j’en passe. Il reste que notre Église diocésaine fait face à de nombreux défis. La diminution du nombre de prêtres et de fidèles pratiquants, les manques de ressources humaines ou financières font que les paroisses ne parviennent plus à maintenir seules des communautés vivantes capables de pourvoir aux différentes facettes de la mission et d’assurer tous les services pour tous les fidèles. Après une longue démarche de réflexion qui a débuté avec Mgr Paul Marchand, les plus âgés se souviendront des rencontres entamées en 1998-1999 pour Préparer l’avenir des paroisses, réflexion qui s’est poursuivie ces dernières années avec Mgr Gérard St-Denis, alors vicaire épiscopal, sur le thème des Communautés vivantes. Le temps était venu de poursuivre le travail. Cette année, notre nouveau vicaire épiscopal, le père Doris Laplante, a poursuivi la consultation auprès des membres des divers conseils paroissiaux de pastorale, des délégués aux quatre conseils régionaux, ainsi qu’auprès du conseil diocésain de pastorale. Un constat unanime se dessine : le temps est venu de procéder à la formation de nouvelles unités pastorales, unités qui regroupent un certain nombre de paroisses. Les paroisses francophones du diocèse se trouvent donc regroupées en treize unités pastorales et cinq paroisses spécifiques, et forment ensuite huit secteurs. Pour ce qui est de la paroisse Sainte-Marie, elle forme désormais unité avec les paroisses Saint-Claude, Saint-Laurent et Saint- Hugues. Il ne s’agit pas ici de fermeture de paroisses, mais de regroupements en unités pastorales plus fortes. Le but de ce regroupement des forces de chacune des paroisses regroupées en unités pastorales est de redonner vitalité et audace à notre Église en mission d’évangélisation. Ensemble, nous pourrons lancer de nouvelles initiatives et mettre à profit les ressources et les contributions de chacun. Nous sommes donc invités à nous accueillir mutuellement à bras ouverts et à travailler généreusement ensemble à la mission qui nous est confiée : faire connaître et répandre la Parole et l’Amour de Dieu, afin que puisse advenir un monde meilleur. Puisse Jésus nous accompagner et guider nos pas. Gilles Marleau, Chronique sur les dons planifiés De plus en plus de paroissiens et de paroissiennes arrivent à l’âge où l’on commence à planifier sa succession. D’ici 10 à 15 ans, nous verrons le plus grand transfert d’actif jamais vu d’une génération à l’autre. Les gens sont de plus en plus au courant des règles de l’impôt et cherchent différentes façons de réduire le montant à payer. Pourquoi la paroisse s’intéresse-t-elle aux dons planifiés? Les organismes de bienfaisance et de charité font activement la promotion des dons planifiés afin de trouver de nouvelles sources de financement pour leurs activités. La paroisse, organisme de bienfaisance, doit faire la promotion des dons planifiés afin d’aller chercher des fonds qui l’aideront à financer ses activités. Elle doit développer ses relations avec ses donateurs et donatrices existants et potentiels : les résultats dépendront des efforts soutenus auprès de ces derniers. Pourquoi est-ce que les paroissiennes et les paroissiens s’ intéresseraient-ils à faire un don à leur église? Le désir de donner à sa communauté est la raison principale pouvant inciter un bienfaiteur à faire un don à son église. Il existe un besoin constant de fonds pour financer les activités paroissiales : les coûts d’entretien et de réparations des édifices paroissiaux vieillissants qui ne cessent d’augmenter, la construction de nouvelles églises et les autres activités pastorales telles le ministère auprès des jeunes et la préparation aux sacrements qui nécessitent l’embauche de personnel qualifié. Le désir de réduire l’impôt à payer serait une autre raison de donner à son église. La planification des dons est devenue une dimension plus fréquente et significative du processus de planification testamentaire. La motivation financière principale est de réduire l’impôt; les avantages fiscaux pouvant être très intéressants. Lors de prochains numéros, nous examinerons d’autres
aspects des dons planifiés. Yves Baril
Laurent Brillant
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