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Ici Sainte-Marie

Volume 20, numéro 2
Avril , 2009

 

Saint Paul : un géant de la foi, un passionné du Christ
Les jeunes de nos écoles élémentaires rencontrent Paul
Notre nouveau pasteur : l’abbé Michel Pommainville Sainte-Marie vous informe…

LE COIN DES JEUNES

     

 

 

 

 

 

 

 


 

Introduction

Dans ce numéro, nous vous proposons une parution riche d’articles de fond et de réflexion. Plusieurs articles auront comme trame de fond saint Paul, l’apôtre des Nations, pour souligner l’année qui lui est consacrée, l’année s’étendant de juin 2008 à juin 2009. On apprendra à le mieux connaître sous des plumes diverses et traitant différents aspects de cette vie aux multiples facettes. Nous apprendrons aussi à mieux connaître notre nouveau pasteur, l’abbé Michel Pommainville. Et la rubrique Sainte-Marie nous informe présentera le groupe Esprit-Jeunesse ainsi que l’équipe de la pastorale du mariage. 

Alice Grégoire-Bourdeau
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Saint Paul : un géant de la foi, un passionné du Christ

Nous entendons presque tous les dimanches un texte des Épîtres de saint Paul. Nous connaissons donc vaguement ce treizième apôtre. Certains se rappellent qu’il s’est converti au Christ après une rencontre, une révélation, lors d’un de ses voyages.

 

En fait, l’histoire de saint Paul est celle d’une rencontre absolument bouleversante, celle d’un homme avec Dieu. Bouleversante dans tous les sens du mot : elle a bouleversé celui qui a rencontré le Christ sur son chemin, et elle a bouleversé profondément l’Église en lui fournissant le principal messager du christianisme.

 

Cette rencontre nous est racontée dans les Actes des Apôtres, au chapitre 9. Saul, un Juif de Tarse (dans le sud de l’actuelle Turquie), qui était pieux et suivait les enseignements des Pharisiens, haïssait les premiers chrétiens et les persécutait activement à Jérusalem. Une hypothèse veut même qu’il ait participé à la mise à mort de saint Étienne, le premier martyr chrétien.

 

Paul poussa le zèle jusqu’à demander des lettres de recommandation des autorités de Jérusalem afin de se rendre à Damas pour faire arrêter les Juifs de cette ville qui avaient cru au Christ.

 

En chemin vers Damas, il tombe de cheval, une lumière éclatante l’entoure, et une voix, qui se présente comme celle de ‘Jésus que tu persécutes’, l’invite à la conversion. Et la voix du Seigneur précise plus tard à Ananias, un homme pieux de Damas : « J’ai choisi cet homme, et je l’utiliserai ».

 

Ces mots disent tout du destin extraordinaire de saint Paul. Le Seigneur avait choisi en lui un instrument unique de l’évangélisation des païens et de la diffusion de la Bonne Nouvelle aux quatre coins du monde.

 

On connaît dans ses moindres détails la vie de saint Paul. Il a fait trois grands voyages autour de la Méditerranée. Les pays qui entourent cette mer appartenaient alors à l’Empire romain et étaient alors le seul monde connu.

 

Le premier voyage, en compagnie de Barnabé, l’amène tout d’abord à Chypre, la grande île de la Méditerranée, puis au sud et au centre de l’Anatolie, qu’on appelait alors la Grande Grèce, et qui est aujourd’hui la Turquie.

Paul et Barnabé cherchent à convertir des Juifs et prêchent dans les synagogues. Certains Juifs acceptent leur message et reconnaissent en Jésus le Messie annoncé par les Écritures. D’autres les rejettent comme hérétiques, et les deux hommes sont alors obligés de partir précipitamment afin d’éviter la persécution. C’est alors que Paul se convainc d’élargir de plus en plus sa prédication et d’annoncer la Bonne Nouvelle aux non-Juifs, aux païens. Et c’est grâce à cette décision de l’apôtre que nous avons, aujourd’hui, vingt siècles plus tard, le dépôt de la foi et l’annonce de la Résurrection.

 

Saint Paul effectue son deuxième voyage en compagnie de Silas, puis de Timothée, qui les rejoint en chemin. Il s’agit du même Timothée à qui Paul adressera plus tard une de ses lettres (épîtres).

 

Paul et ses compagnons se rendent tout d’abord visiter les premières communautés chrétiennes que l’apôtre a déjà fondées, au cours de son premier voyage, dans le sud de l’Anatolie. Puis ils font un grand tour de toute l’Anatolie (Turquie), avant de traverser la mer pour se rendre en Europe. Paul séjourne alors pour la première fois dans les pays grecs, notamment en Macédoine, à Athènes et à Corinthe.

 

Au cours du troisième voyage, le plus long (près de cinq ans), Paul retourne visiter toutes les nouvelles Églises qu’il a essaimées partout. Il parcourt des milliers de kilomètres à pied en Syrie, en Anatolie, en Macédoine, en Grèce et en Palestine avant de retourner à Jérusalem où il est arrêté et emprisonné.

Jean Fahmy
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La pensée de saint Paul et ses écrits

Deux sources privilégiées nous permettent d’approcher le personnage qu’est saint Paul, ce Saul de Tarse devenu l’une des grandes figures de l’histoire chrétienne et de sa pensée.

 

Les témoignages, anciens et modernes, ainsi que les études et les recherches par des gens qui, dans leur art, leur science et leur spiritualité, ont vibré à cet homme du début de la foi dans le Christ, de cet homme qui est toujours présent dans la communion des saints. Les oeuvres de cet ordre vont des Actes de Paul et de Thècle que l’on date des années 150 jusqu’à la redécouverte de son tombeau en 2003 à Saint-Paul-hors-les-murs à Rome et aux nombreuses oeuvres manifestées en cette année paulinienne 2008-2009.

 

Les écrits bibliques, à savoir :

            - le livre des Actes des Apôtres (Ac 9 - 18) qui rapporte les événements (faits et gestes, discours) de Paul tels que rapportés par l’auteur saint Luc, un livre reconnu en Église;

            - les lettres de saint Paul, au nombre de treize (13 - la 14e, celle aux Hébreux, qui lui est associée n’étant certainement pas de lui). Les experts distinguent trois groupes dans ces lettres : celles qui sont « de sa main » (Romains, Galates, 1re et 2e aux Corinthiens, 1re aux Thessaloniciens, Philippiens, Philémon : donc 7); celles dont on n’est pas certain s’il en est l’auteur propre (2e aux Thessaloniciens, Colossiens : donc 2); et celles qui ont tout probablement été écrites par d’autres sous le nom de Paul comme c’était normal de faire en ce temps-là (1re et 2e à Timothée, Tite, Éphésiens : donc 4) [les experts ne sont pas tous parfaitement d’accord avec cette répartition].  L’ordre donné à toutes ces lettres dans la Bible nous paraît plutôt arbitraire : d’abord celles à des Églises, par ordre de longueur en commençant par la plus longue, puis celles à des personnes que l’on a classifiées selon le même principe.                                                                  

Pour saisir la pensée de Paul, il faut la relier à l’histoire et à l’action missionnaire de Paul. Ainsi, rappelons-nous que Paul est :

fils du peuple choisi, vivant en diaspora;

connaisseur éclairé des Écritures ainsi que des modes de communication;

converti qui a fait une rencontre renversante avec le Seigneur ressuscité;

disciple et apôtre de son Maître et Seigneur, le Christ Jésus;

missionnaire appelé à vivre et à faire vivre les aspects fondamentaux et constitutifs de l’expérience et de la foi chrétiennes;

membre d’une Église faite de frères et de soeurs étroitement reliés entre eux et porteurs ensemble du mystère chrétien;

visionnaire et prophète d’un plan de salut en voie de réalisation pour la gloire de Dieu.

 

Systématiser sa pensée n’est pas facile, car Paul n’a pas fait de traités de théologie. Ses écrits sont des « écrits de circonstance ». C’est à partir de nos propres systèmes de pensée que nous captons quelque chose de sa compréhension du mystère du Christ et de sa réflexion sur la vie dans le Christ. Après avoir consulté bon nombre d’auteurs et porté en moi son message, je me risque à essayer de le systématiser un peu, espérant ne pas y être trop maladroit :

 

Le Seigneur Jésus est vivant. Et il est la vie pour tous.

Il est la lumière fulgurante qui refait la compréhension, le sens de la vie

et qui lance dans l’action à sa suite.

Avec lui, nouvel Adam, le monde est transformé, recréé à neuf,

en marche vers le rassemblement de tout en lui, pour être remis au Père.

 

Les chrétiens, l’Église, sont liés au mystère du Christ, mort et ressuscité.

Au coeur de ce mystère  se dresse la croix, croix paradoxale,

reflet de l’abaissement et de l’exaltation de Jésus Fils de Dieu :

malédiction et mort d’une part, communion et vie d’autre part.

 

Les chrétiens, l’Église, vivent du Christ Jésus : ils le rencontrent.

L’être humain est justifié par la foi, il vit de la foi et de la charité;

affranchi du régime de la Loi, il vit dans l’amour, dans la charité qui est don de Dieu.

Une alliance nouvelle a pris corps. 

Célébrée dans l’Eucharistie, elle nous rassemble dans le Corps mystique du Christ

et nous donne de vivre en « Homme nouveau », dans une « création nouvelle »

qui tend à son épanouissement total dans le Christ total.

 

Rencontrer le Christ, c’est être envoyé en mission,

missionnaire de l’alliance, de la liberté dans la foi, de l’amour qui dure à jamais.

L’histoire de Dieu avec son peuple par la vie sous la Loi

s’est transformée en une histoire de la Grâce de Dieu

qui alimente la vie jusqu’à sa plénitude dans le retour du Seigneur :

une vie de foi et de libération jusqu’à la gloire éternelle.

 

Dans ces perspectives de fond, toutes les situations humaines trouvent leur source renouvelée et leur lumière éclatante. Qu’il s’agisse de fin des temps, de règles sur le jeûne ou la circoncision, de tensions ou luttes entre « apôtres », du mariage, de régimes politiques, de voisinage avec des personnes différentes... qu’il s’agisse de la vie morale dans ses grandes orientations et dans ses pages quotidiennes... Paul appelle à la vie avec le Christ, jusqu’à son célèbre raccourci « vivre c’est le Christ » (Phil 1,21).

 

En conclusion, évoquons, dans l’histoire de l’art, de si nombreuses représentations de Paul de Tarse. Depuis le IVe siècle, il y a certains traits distinctifs et certains attributs qui font qu’on reconnaît assez facilement saint Paul : petite taille, barbe, cheveux rares, crâne proéminent, sourcils rapprochés, avec épée (en Occident) et livre (ses épîtres). En préparant cet article, j’ai fait une visite au saint Paul de Louis Jobin dans la chapelle de la rue Rideau au Musée des Beaux-Arts à Ottawa.  Celui-ci n’a peut-être pas l’expressivité et le raffinement de certaines grandes peintures... mais il m’a remis en face d’un géant (1,86 m.) aux mains qui parlent et aux yeux centrés sur son maître; oui, un géant de l’expérience et de la foi chrétiennes.

http://cybermuse.beaux-arts.ca/cybermuse/search/artwork_f.jsp?mkey=6153

Gérard St-Denis, p.h.
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Les voyages missionnaires de saint Paul

« Nous voyons [dans les voyages de saint Paul] un engagement qui ne s'explique que par une âme réellement fascinée par la lumière de l'Évangile, amoureuse du Christ, une âme soutenue par une conviction profonde: il est nécessaire d'apporter au monde la lumière du Christ, d'annoncer l'Évangile à tous. »

 

Benoît XVI, Audience générale, 27 août 2008

 

 

Anatolie, Toas, Bérée, Achaïe, etc. : l’énumération des villes et des régions visitées par saint Paul est peu évocatrice pour nous, ces noms de lieux étant pour la plupart devenus archaïques. De même, le simple tracé sur une carte de l’itinéraire de ses périples n’impressionne pas de prime abord notre esprit moderne, habitué à des distances autrement plus vastes.

 

Mais saint Paul lui-même, dans une de ses lettres, nous donne une idée plus juste de ce qu’ont impliqué pour lui ses voyages missionnaires : « Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. »

 

Seul le soutien d’une conviction profonde, comme le dit le Saint-Père, pouvait donner à saint Paul le désir – et la capacité – de s’exposer ainsi à de tels dangers, en contrepartie desquels il ne pouvait espérer ni richesse matérielle ni gloire de son vivant. C’est donc l’une des leçons, il me semble, que nous pouvons tirer de l’étude des voyages de saint Paul : cette conviction, cette foi en Jésus-Christ et en l’universalité de l’Évangile qui a poussé l’Apôtre à braver tant de menaces, jusqu’au martyre, n’est-elle pas aussi la nôtre, nous qui sommes chrétiens au même titre que saint Paul?

 

Je vois donc dans les voyages de l’Apôtre un appel, non pas à rivaliser avec lui sur le plan des distances ou des dangers physiques encourus, mais à défier avec la même espérance que lui les risques que pose aujourd’hui le témoignage de la foi : railleries, désinformation, indifférence affichée, voire hostilité. Ces dangers sont peu de choses en comparaison de ceux que couraient les chrétiens des premiers siècles, mais ils suffisent pourtant souvent à nous décourager.

 

Nous qui sommes les lointains descendants des premiers chrétiens évangélisés par saint Paul, j’espère que nous lui donnons de dire à notre sujet, au Ciel, ce qu’il disait ici-bas aux chrétiens de Philippes : « Toutes les fois que je prie pour vous, je le fais avec joie, en raison de l'aide que vous m'avez apportée dans la diffusion de la Bonne Nouvelle, depuis le premier jour jusqu'à maintenant. »  

Bernard Couture
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Un monde d’espérance et d’amour 

Notre monde est en mal… crise économique, grèves, pertes d’emplois massives, guerres… Dieu a-t-il abandonné son peuple?

 

En y regardant de plus près, les choses sont-elles si noires? N’y a-t-il pas, ancrées dans notre société, les grandes valeurs évangéliques d’amour, de liberté et d’espérance dont nous parle saint Paul dans ses épîtres? Ces grandes valeurs se traduisent en nos temps modernes par des lois et des conventions, nationales et internationales qui préconisent l’égalité de tous et de toutes, le respect de la dignité de la personne, l’entraide humanitaire, la collaboration des États et des peuples pour enrayer la famine, assurer l’accès aux études et aux soins de santé, lutter contre la violence, assainir nos milieux de vie, bâtir un monde durable fondé sur la paix, la liberté, la justice. Tout n’est pas rose, bien sûr; il y a des défis énormes à surmonter partout dans le monde.

 

Pourtant, de l’autre côté de la médaille, on trouve la force de la cohésion sociale et chrétienne. Beaucoup de personnes et d’organismes se portent au secours des autres partout dans le monde. Pensons, par exemple, à l’entraide sociale pour recueillir de la nourriture, des vêtements, des fournitures scolaires ou pour assurer un gîte aux sans-abri. Pensons aussi à tous ces jeunes qui acceptent, durant ou après leurs études, de donner une période variable de leur vie afin d’offrir leurs talents, leur énergie et leur expertise dans les pays en développement. Certains construisent des maisons, des ponts ou de puits; d’autres offrent de la formation afin d’aider les peuples et les États dans leur cheminement vers l’autonomie. Pensons encore à ces personnes chaleureuses, toujours prêtes à tendre l’oreille pour partager le fardeau de l’autre, l’encourager, le conseiller, le soutenir et le féliciter. Nombre de personnes discrètes mettent ainsi en application le message évangélique dans leur milieu respectif.

 

Il y a lieu d’espérer dans notre monde. Des églises se ferment; d’autres sont à peu près vides, mais les valeurs évangéliques sont bien vivantes dans bien des cœurs. Peut-être est-ce le passage vers une église nouvelle, vers une église davantage axée sur l’action et l’engagement que sur le culte plus traditionnel. En cette année jubilaire œcuménique saint Paul 2008-2009, le message très contemporain de cet apôtre prend un sens particulier et nous interpelle à agir, librement, avec foi et amour, afin de prêter secours aux personnes rendues particulièrement vulnérables par le contexte économique et social actuel.

 

[…] s’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante  […] s’il me manque l’amour, je ne suis rien. […] L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. Cor 1, 13 Nous le savons en effet : la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement. […] Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l’adoption, la délivrance pour notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance. (Rom.  8, 22-24).

                                                          Hélène Laporte
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Les jeunes de nos écoles élémentaires rencontrent Paul

 

En cette année paulinienne, j’ai proposé aux directions et aux enseignants de nos écoles élémentaires une catéchèse portant sur saint Paul pour nos jeunes. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai visité plus d’une vingtaine de classes et plusieurs autres figurent à mon horaire pour les mois à venir.

 

Présenter saint Paul à des jeunes de 4 à 12 ans demande une bonne variété d’approches. Je vous présente sommairement le contenu de mes rencontres avec eux :

  • Saul comme contemporain de Jésus : situation chronologique et géographique;
  • Saul comme persécuteur à l’image de tant d’autres de son temps;
  • Saul, un homme qui a vécu deux ‘vies’ bien différentes;
  • Saint Paul dans l’art religieux : symboles et interprétations;
  • Conversion de Saul / Paul;
  • Mission de Paul : multiples voyages et écrits;
  • Besoin de conversion personnelle tout au long de notre vie.

 

Le message passe très bien et les jeunes, avides de connaissances, participent activement et leurs questions sont très pertinentes. Je leur laisse une petite tâche en quittant; pour les plus jeunes, un dessin de Paul sur la route de Damas et, pour les plus vieux, un jeu où, à l’aide d’une légende, d’une carte de la Méditerranée et d’une série d’indices, ils doivent retracer le premier voyage de Paul. J’aime encore me retrouver en salle de classe et ce projet, comme beaucoup d’autres, me confirme que nous devons toujours continuer à proposer des ‘défis’ à nos jeunes. Ils sont capables de les relever.

 

Gilles Ouellette, d.p
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Notre nouveau pasteur : l’abbé Michel Pommainville

 Nous sommes ici à l’église Sainte Marie d’Orléans au début d’une célébration eucharistique dominicale. Les cierges de l’autel sont allumés et l’animatrice de chants a interrompu sa pratique à l’orgue pour demander aux fidèles de se lever afin d’accueillir le président de l’assemblée. Soudainement, une procession de servants de messe, de diacres et d’un prêtre avance dans l’allée principale de l’église. Celui qui va présider l’assemblée est un homme au regard sympathique et en qui chacun reconnaît déjà un ami ou un confident. Il s’appelle l’abbé Michel Pommainville et est le nouveau leader spirituel de la paroisse.

 

Dans le numéro de septembre 2008,  Ici Sainte-Marie a déjà rapporté sous la plume d’Alice Grégoire-Bourdeau que Michel est né à Limoges, issu d’une famille de six enfants. Après ses études primaires et secondaires, le jeune Michel a obtenu deux baccalauréats respectivement en administration et en théologie des universités d’Ottawa et Saint-Paul. Il est aussi détenteur d’un diplôme en science pastorale de cette même université et d’une maîtrise en théologie de l’Institut Catholique de Paris.

 

Dans le but d’assurer un suivi à l’article de septembre 2008, je l’ai rencontré en janvier et nous avons discuté de plusieurs sujets tels que les problèmes du tiers-monde (lutte contre la faim, la pauvreté, le chômage, l’exclusion sociale), son cheminement spirituel vers la prêtrise, l’exercice de son ministère le dimanche à Ste-Marie, ses loisirs et la pratique de ses sports préférés.

 

L’abbé Michel et les problèmes du tiers-monde

 Michel a déjà participé à un stage de sensibilisation aux problèmes de la faim, du chômage, de la pauvreté et de l’exclusion sociale en Haïti. Il se questionne souvent à propos des inégalités au niveau des ressources et se demande surtout ce qu’on devrait faire pour améliorer la qualité de vie des plus démunis de notre société. Ses questions et réflexions l’ont conduit à participer activement au mouvement Développement et Paix sur la scène diocésaine pendant plusieurs années. Pour le moment, il encourage les membres d’un comité local au forage d’un puits artésien et à la réalisation de travaux de rénovation d’une bibliothèque d’étudiants dans le village de Port-à-Piment en Haïti. Au niveau local, notre curé siège au comité de justice sociale de sa paroisse, participe à des réunions, favorise la tenue de la guignolée de la Saint-Vincent de Paul lors des fêtes de Noël et de fin d’année afin de venir en aide aux plus démunis.

 

Le cheminement spirituel de l’abbé Michel vers la prêtrise

 Le cheminement spirituel de Michel a commencé dès son enfance grâce aux valeurs chrétiennes transmises par ses parents. Durant son adolescence, il a continué de pratiquer son culte de façon régulière même s’il lui arrivait parfois de le faire par habitude. À l’âge adulte et au cours de son stage de sensibilisation aux problèmes de la faim et de la pauvreté dans le monde, Michel a pu approfondir sa connaissance de la condition humaine et de l’universalité des problèmes auxquels font face les couches les plus démunies de toute société. C’était à la fin des années 1970 et l’homme qui deviendra en 2008 le curé de Sainte-Marie a découvert en lui de nouveaux élans d’âme tels que le partage, l’enseignement, l’amour de son prochain et surtout la volonté d’aider ses semblables. C’était pour lui une période de transition ou encore un passage à la spiritualité qui l’a conduit à commencer des études en théologie à l’Université St-Paul d’Ottawa. Il a été ordonné prêtre le 26 mai 1984 par Mgr Joseph-Aurèle Plourde à l’église Saint-Joseph d’Orléans. Depuis ce temps, l’abbé Michel a prêché la Bonne Nouvelle de Jésus Christ dans plusieurs paroisses de la région.

 

 

L’abbé Michel dans l’exercice de son ministère le dimanche à Sainte-Marie

 Dans l'exercice de son ministère le dimanche à Sainte Marie, Michel accorde beaucoup d'importance à toutes les fonctions telles que : ouverture de la célébration, liturgie de la parole, liturgie eucharistique, rite de conclusion et envoi. Selon lui, il serait très difficile de les dissocier puisqu'elles sont toutes reliées. On note que  son homélie établit des liens pertinents entre l'évangile du dimanche et les actualités afin de nous aider à mieux comprendre le message de Jésus Christ. Toujours d'après Michel, le rite de conclusion a un aspect particulier puisqu'il s'agit d'un envoi et qu’il nous invite à proclamer et à annoncer le message que la célébration et l'Écriture nous ont confié. De plus, comme dans toutes les paroisses où il a déjà été curé, il constate que plusieurs personnes de notre communauté entretiennent d'excellents rapports avec l'église en ce qui a trait à leur engagement au niveau de la répartition des tâches, des comités et des responsabilités.

 

Loisirs et activités sportives

 L’abbé Michel reconnaît et apprécie les bienfaits du sport. Tout en étant très occupé, il  trouve le temps de faire la marche et de la bicyclette très tôt le matin. Il a déjà pratiqué le ski alpin et le ski de fond qu'il considère comme de beaux sports d’hiver. Du côté artistique, il pense qu’il a hérité certains talents de sa mère qui lui ont permis de développer des habiletés en peinture et en artisanat. Il serait intéressant, dans un prochain article, de découvrir l'essence de son oeuvre et de dégager les messages qui s’y rattachent. Le curé-artiste est aussi un homme de société qui aime savourer un bon repas composé de pâtes, de saumon et accompagné d'un vin rouge sec et, doit-on le dire, de bien d’autres plats...

 

L’abbé Michel est donc un homme dévoué envers ses paroissiens et qui a manifestement le désir d’aider son prochain. Dans le but de créer un sentiment d’appartenance envers notre lieu de culte, il invite la communauté de Sainte-Marie à se joindre à lui et à s’engager activement dans les affaires de l’église. Cette invitation mérite notre attention et notre estime parce qu’un engagement généreux de la part des laïcs ne pourrait que contribuer de façon positive à l’édification de notre paroisse.

 

Harry St-Jour
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Sainte-Marie vous informe…

 Le groupe Esprit-Jeunesse se propose de conduire les jeunes de 14 à 26 ans dans le droit chemin. Fondé il y a une douzaine d’années par Valmont Bérubé et son épouse, il est  composé d’une douzaine de membres. Le groupe donne des enseignements aux jeunes, les évangélise, prêche des retraites et organise des soirées de prière dans différentes paroisses et dans plusieurs régions et villes comme l’Outaouais et Sudbury.

Le diacre Bérubé s’est inspiré de l’exemple de la paroisse Saint-Philippe de Néri, à Kamouraska, d’où il est originaire.

Les retraites, organisées aux mois de février et d’octobre, attirent de plus en plus de jeunes. Le diacre révèle que certaines sessions peuvent attirer jusqu'à 200 jeunes enthousiastes. Je t’aime, mais sens-toi libre, tel était le thème de la retraite du mois de février, qui s’inscrit dans une démarche de liberté de choix. « Dieu nous laisse libre de choisir entre le bien et le mal, souligne le diacre. »

L’évangélisation ne s’arrête pas aux jeunes. Elle concerne également les prostituées et les démunis. Ainsi, un enseignement est donné à la paroisse Sainte-Marie, tous les mercredis soir, et à la paroisse Saint-Joseph, tous les jeudis dans la soirée. Ces activités donnent lieu à des témoignages bouleversants de jeunes drogués et prostituées, qui ont tenté de se suicider mais qui ont décidé de donner leur vie au Seigneur.

Esprit-Jeunesse a pris une nouvelle dimension en fondant une autre communauté : Esprit-Vivant. C’est un groupe d’adultes qui se réunit chaque mois pour adorer le Très Saint-Sacrement pour les jeunes en difficulté.

Après douze ans de fonctionnement, le diacre Bérubé se dit satisfait du bilan de Esprit-Jeunesse qui a débuté à la première maison paroissiale, sur la rue Prestwick, à Orléans. « Le plus beau, c’est lorsque je vois des jeunes du groupe Esprit-Jeunesse, qui servent à la messe ou qui sont des animateurs musicaux. J’ai vu des jeunes qui ont de très sérieux problèmes, comme la boulimie et l’anorexie, et qui ont réussi à s’en sortir grâce à Dieu. On a guéri pas mal de gens par la grâce de Dieu. »

 

L’équipe de la pastorale du mariage de la paroisse Sainte-Marie d’Orléans a pour mission de préparer et de cheminer avec les couples de fiancés qui demandent le sacrement de mariage. Cette équipe composée de huit couples et du pasteur, animée par  Renée et Marc Leman, les initie par deux sessions qui se tiennent à l’automne (fin octobre) et au printemps (fin mars). Se déroulant sur deux jours (vendredi soir et samedi toute la journée), ces sessions sont un moment de partage entre l’abbé et les couples animateurs. Au tout début, les couples de fiancés reçoivent le questionnaire Pour mieux se connaître afin de lancer la discussion sur de bonnes bases. Le format facilite l’interaction autour de différents thèmes tels que la connaissance de soi et de l’autre, les échanges et la communication dans le couple, le sens du mariage chrétien, les divers aspects de la fécondité. À la fin de la session, chaque couple de fiancés reçoit à son domicile un couple accompagnateur pour approfondir les échanges. Le couple accompagnateur peut, s’il le désire, assister à la cérémonie de mariage.

L’équipe fait également le même travail avec les couples de Sarsfield et de Carlsbad Springs puisque le pasteur de Sainte-Marie est en charge de ces paroisses depuis la saison 2006-2007.

En plus des sessions d’initiation et d’accompagnement, l’équipe organise, chaque année, la célébration d’une eucharistie pour les couples de fiancés vers la mi-février.

Renée et Marc Leman ne cachent pas leur joie de faire partie de cette équipe depuis l’automne 2001 suite à l’appel au recrutement lancé par la paroisse. L’équipe a préparé près de 130 mariages depuis 2002.

Marc et Renée disent puiser dans l’amour qui alimente leur couple chrétien pour guider les couples. Pour ces anciens de la pastorale du baptême, l’expérience est enrichissante. Les couples de fiancés que nous rencontrons nous renvoient aussi à l’image de l’amour passion, un idéal que chaque couple marié devrait cultiver et garder comme un trésor. Et tout le plaisir est pour eux de revoir les couples qu’ils ont préparés, à la messe du dimanche, leur présenter leur premier bébé, ajoutent-ils.

Louis-Marie Achille
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Saul devenu Paul

Saul, toi, le grand indomptable,

Qui rêvais d’en finir

Avec ces chrétiens-là,

Tu as enfin compris.

Mais il fallait que Jésus

Te rejoigne et te tasse,

En ta marche vers Damas.

Maintenant, tu es ce Paul,

( Le contraire de Saul),

Que Jésus a saisi,

Qui embrasse la cause

De ceux-là que tu traquais.

Paul, apôtre du Christ,

C’est incroyablement fort.

Jésus t’a saisi au cœur,

Son Esprit t’a séduit.

Dès lors, rien ne t’arrête;

Tu vas où il t’envoie

Pour faire ce qu’il a fait.

Tu es devenu Lui,

Pour que Lui travaille par toi.  

Laurent Brillant
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LE COIN DES JEUNES

  

QUESTIONNAIRE ET MOT MYSTÈRE

 

En complétant les phrases suivantes, vous découvrirez un peu la vie de Saint-Paul. Par la suite, utilisez les mots que vous venez de compléter ainsi que les mots en caractère gras pour trouver le mot mystère…

 

1.      Le nom juif de Paul avant sa conversion était S _ _ _. (Ac 9,1)

2.      Paul est né à T _ _ _ _, une ville de Cilicie sous domination romaine, Paul était citoyen romain. Cette ville est actuellement en Turquie. (Ac 22,3)

3.      Avant sa conversion, Paul persécutait les c _ _ _ _ _ _ _ _.

4.      Paul a assisté à la lapidation d’Étienne, il était de ceux qui approuvait cette l _ _ _ _ _ _ _ _ _. (Ac 9,27)

5.      Le jour de sa conversion, Paul était envoyé par le grand prêtre juif pour persécuter les chrétiens, à D _ _ _ _ en Syrie.

6.      À la suite de sa conversion, Paul devient A _ _ _ _ _ _. (Ac 9,8)

7.      Ananie est un d _ _ _ _ _ _ _ de Jésus, résident à Damas, il accueille Paul et lui dit : « Saul, mon frère, c’est le Seigneur qui m’envoie afin que tu recouvres la vue ».

8.      Par la suite, Paul retrouve la vue, il reçoit le b_ _ _ _ _ _, il part annoncer le Christ vivant (Ac 9, 18-20).

9.      Il retourne à Jérusalem pour devenir apôtre du Christ. Il y rencontrera  Pierre, J _ _ _ et Jacques. 

10.  Paul et Pierre ont été emprisonnés ensemble à R _ _ _.

 

 

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Réponses: 1. Saul / 2. Tarse / 3. Chrétiens / 4. lapidation / 5. Damas / 6. Aveugle / 7. disciple / 8. baptême / 9. Jean / 10. Rome

Mot mystère: missionnaire

 

Lucie Rhéaume
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Saint Paul : un géant de la foi, un passionné du Christ
Les jeunes de nos écoles élémentaires rencontrent Paul
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LE COIN DES JEUNES

     

 

 

 

 

 




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