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Ici Sainte-Marie

Volume 21, numéro 1
Septembre, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Notre numéro de septembre 2009

Dans ce numéro, nous traitons de sujets divers. Il y a tout d’abord certains articles qui nous parlent des vingt années d’existence de la publication du Ici Sainte-Marie. Après un article dressant un bref historique de la publication, quelques paroissiens et paroissiennes livrent leurs impressions sur la publication. Puis, tour à tour, l’abbé Michel rappelle ses deux années d’études, à Paris; Harry St-Jour dépeint quelques-uns des trésors artistiques de notre église et Adèle et Jean Fahmy nous font revivre leur voyage sur les pas de saint Paul. Dans la chronique Sainte-Marie vous informe, Louis-Marie Achille présente succinctement les conseils, les comités, les équipes et les mouvements au service de la paroisse. Finalement, Lucie Rhéaume présente le coin des jeunes. À souligner, qu’à l’occasion du vingtième anniversaire du Ici Sainte-Marie, il y aura un tirage organisé pour les jeunes qui découvriront la phrase cachée et qui s’inscriront pour le tirage des quatre chèques-cadeaux qui se fera le 27 septembre.

Alice Grégoire-Bourdeau
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Ici Sainte-Marie : vingt ans déjà!

Au mois d’avril 1989, lors d’une réunion du conseil paroissial de pastorale, Gérard St-Denis, alors curé de la paroisse, lance l’idée de la création d’un journal. Rhéal Sabourin et moi-même, nous nous portons volontaires pour épauler Gérard dans cette tâche. Après quelques réunions de cogitation, nous lançonsle premier numéro en décembre 1989. Un paroissien en fait l’impression. Il sera notre imprimeur attitré jusqu’en décembre 1992. Depuis, nous avons retenu les services de l’Imprimerie Serge Lalonde.

Lors de nos premières réunions, nous nous sommes attardés à donner un nom au journal et à définir sa raison d’être. Voici ce qu’on pouvait lire en page frontispice des numéros de nos premières années.

Ici Sainte-Marie, une occasion de renseigner les paroissiennes et les paroissiens sur la paroisse en général et sur certaines de ses activités en particulier.

Ici Sainte-Marie, une occasion de réflexion sur la pastorale des sacrements et de l’année liturgique, de même que sur le sens d’appartenance que chacun et chacune doit nourrir à l’égard de sa paroisse.

Ici Sainte-Marie, une occasion de réfléchir tout haut à la paroisse Sainte-Marie d’aujourd’hui et de demain.

Ces lignes directrices nous ont inspirés dans le choix de nos sujets.

Au cours des années et par le billet de nos quelque cinquante numéros, nous avons traité d’une multitude de sujets. Dans les premières années et jusqu’à la construction de l’église, nous avons consacré plusieurs numéros à une communauté à fusionner et à une église à bâtir. Les plans de la future église y ont été présentés et expliqués. Les trésors de notre église ont aussi été présentés et expliqués. Et particulièrement, mentionnons nos grandes portes, nos vitraux, la mosaïque qui orne le mur derrière la Vierge, nos reliques sous l’autel, le mur des trésors à la chapelle.

Nous avons aussi laissé une large place aux temps forts de l’Église. Je pense aux trois années qui ont précédé l’an 2000. En 1997, nous avons présenté l’Année du Fils; en 1998, l’Année de l’Esprit Saint et en 1999, l’Année du Père et que dire du Jubilé de l’an 2000. Nous avons aussi préparé un numéro spécial à l’occasion de l’Année de l’Eucharistie en 2004 et le 49e Congrès eucharistique international qui a eu lieu à Québec, en juin 2008.

Nous avons eu l’occasion de présenter nos curés, nos diacres et les personnes qui ont joué un rôle majeur dans notre communauté.

Depuis le début, les sacrements ont pris une place importante dans nos publications. Nous pensons ici surtout aux sacrements du mariage et du baptême. À quelques reprises, les jeunes qui venaient de recevoir le sacrement de la première des communions ou de la confirmation ont pris la parole.  Leurs commentaires étaient élogieux quant à l’expérience vécue.

Et nous nous sommes parfois posé des questions, comme par exemple, si Jésus naissait aujourd’hui le reconnaîtrions-nous. Les passeurs de foi qui nous ont façonnés : qui sont-ils,  qui sont-elles? Quelle est leur influence dans nos vies? Dans un des derniers numéros, nous nous sommes interrogés sur la façon de transmettre la foi. Nous avons reçu de beaux témoignages de parents qui nous ont dit comment ils transmettaient la foi à leurs enfants.

Au cours des ans, nous nous sommes attardés aux symboles : symboles de Noël, de Pâques, symboles que l’on retrouve dans notre église, l’origine des crèches, etc. Nous avons couvert les J.M.J. de 2002 et de 2004. Depuis deux années, nous avons ajouté une page pour les jeunes.

En l’an 2000, Michel Cayouette a remplacé Rhéal Sabourin, à la mise en page. Bonaventure Nizigiyimana et Daniel Berniquez se sont succédé comme membres de l’équipe avant l’arrivée de Michel Pommainville. Depuis trois ans, le nombre des  membres de l’équipe a augmenté.

Nous pouvons compter sur une équipe dynamique.

Alice Grégoire-Bourdeau
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Ici Sainte-Marie : des commentaires de paroissiennes et de paroissiens

À l’occasion du vingtième anniversaire du Ici Sainte-Marie, l’équipe a fait appel à certains paroissiens et paroissiennes pour donner leurs commentaires sur le journal. Voici ce que nous avons reçu.

Ici Sainte-Marie, ce petit journal qui me parle de la vie à Sainte-Marie sait toujours me toucher. Je le lis depuis le début de son existence. Tous ces paroissiens et paroissiennes qui préparent les articles parlent avec coeur de leur foi, ils sont inspirants, ils m'apprennent à reconnaître l'amour de Jésus en eux.

Carmen Clermont

Dès notre arrivée dans la paroisse, il y a dix ans, nous avons pris connaissance du Ici Sainte-Marie. Le premier numéro nous parvient de l’école secondaire Béatrice-Desloges. Ce fut pour nous une façon de nous apprivoiser à la paroisse en lisant les articles toujours à point, et en nous’émerveillant des témoignages de nos co-paroissiens. Nous étions heureux de nous associer à une paroisse dont le rayonnement dépasse le cadre physique de l’église Sainte-Marie. Et au cours des années qui ont suivi, nous avons lu avec intérêt tous les numéros subséquents. Merci à l’équipe de rédaction pour le dévouement continu. Bravo!

Simone Levert

Lire Ici Sainte-Marie, c’est pour moi une façon d’être en contact avec ma communauté paroissiale, d’apprendre ce qui se passe de nouveau et d’intéressant, de rencontrer des personnes que je ne connaissais pas grâce aux témoignages qu’elles apportent, et, enfin, d’enrichir mes connaissances sur des sujets variés abordés dans le journal.

Marc Leman 

 

Quelle chance nous avons de recevoir, deux fois par année, une publication du calibre de Ici Sainte-Marie! Peu de paroisses peuvent se permettre ce luxe.

À chaque nouvelle parution, je m’empresse d’obtenir ma copie que je lis, la journée même, du début à la fin. Les articles sont toujours variés et divertissants. Certains nous portent à la réflexion ou à la méditation, certains regorgent d’informations de toutes sortes, d’autres éveillent notre curiosité et nous poussent à en apprendre davantage sur le sujet.

Ces articles nous permettent de découvre les talents de nombreux paroissiens et paroissiennes. Ce ne sont pas des personnes anonymes qui rédigent ces articles, mais bien des gens de chez nous, des gens de notre paroisse. On apprend à mieux connaître ces personnes, à découvrir leur cheminement, leur questionnement, leur position sur divers sujets.

J’apprécie d’une façon toute particulière les publications thématiques. Cela permet d’aborder une question ou un thème de multiples façons et sur diverses facettes. Ainsi, un thème particulier pourra être traité d’un point de vue historique, religieux, esthétique, moral, spirituel ou simplement d’une façon personnelle.

Bravo à toute l’équipe de Ici Sainte-Marie! Continuez le beau travail.

Marcel O.Bard

 

Ici Sainte-Marie … constat d’une communauté paroissiale en marche

Un petit journal paroissial… pourquoi? Depuis vingt ans, Ici Sainte-Marie est offert à la communauté paroissiale deux fois par année, parfois en explorant une thématique particulière, mais toujours dans le but de renseigner et de nourrir la réflexion des adultes et des plus jeunes sur certains sujets. Ici Sainte-Marie vient présenter les maîtres d’œuvre qui collaborent à bâtir une communauté paroissiale active, sous le grand chapiteau de l’Amour et de la fraternité. Ici Sainte-Marie donne un aperçu du travail fait à la paroisse auprès des jeunes, des malades, des pauvres, dans les écoles, en matière de liturgie, d’action sociale, de réflexion de foi et à bien d’autres égards. Ici Sainte-Marie rend témoignage aux artisans d’une vie de foi très riche et dévoile un peu de ce explique leur engagement en Église. Lire ce journal, c’est apprendre à mieux connaître sa paroisse sous la lentille de ceux et celles qui utilisent leurs talents en rédaction et en illustration graphique afin de se faire les porte-parole de cette grande vitalité ainsi que de l’esprit de foi, de charité et d’amour qui la sous-tend. 

Hélène Laporte.
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Un retour aux études

Un bref retour dans le temps nous dira comment je me suis retrouvé à nouveau sur les bancs d’école, à l’Institut Catholique de Paris (ICP) à l’automne 2003.

À l’été de cette année là, je terminais mon terme de six ans à la paroisse Saint Gabriel. C’est alors que l’archevêque du temps, Mgr Marcel Gervais, m’invite à un retour aux études. Une dizaine d’années auparavant, j’avais fait une demande aux autorités de poursuivre d’autres études, mais rien ne s’était offert à l’époque. Et voilà que se présente devant moi, sans préavis, ce retour qui me demande d’aller chercher une maîtrise. Je dois admettre que j’ai été quelques jours sans dormir, ce qui semble normal chez moi très souvent. Par la suite avec le vicaire épiscopal de l’époque et quelques confrères, nous avons entrepris des recherches plus spécifiques sur les endroits qui offraient des cours en pastorale. La pastorale semblait répondre à la fois à mes propres besoins et aussi à ceux du diocèse. L’Internet a été un des moyens pour découvrir les programmes offerts à Laval, Louvain, Paris, Rome, etc.…. Le sort tomba sur Paris avec, nous semblait-il, l’éventail le plus attirant et le plus varié. C’est donc vers la mi-septembre que je quittais mon coin de pays pour m’installer pour deux ans dans un autre pays. De nature, j’aime beaucoup voyager, mais partir pour une période de temps aussi longue n’est pas la même chose. C’est avec un cœur rempli d’émotion que je quittais ma famille, mes amis et surtout mon papa qui à l’époque avait 85 ans. À tous les deux dimanches, je me faisais un devoir de communiquer avec lui par téléphone, lui qui manquait ma visite hebdomadaire du vendredi. Il avait de la difficulté à comprendre qu’à la fin de la majorité des conversations, je lui disais que je m’apprêtais à me mettre au lit et que lui n’avait pas encore pris son repas du soir. Pour ce qui est des autres membres de ma famille, l’Internet était généralement notre moyen de communication, mais j’appréciais leurs appels tout comme ils appréciaient les miens.

Le choix du lieu de résidence dans ce nouvel environnement avait été plutôt facile à faire puisque la communauté d’un confrère était déjà établie à Paris depuis de nombreuses années, la situation géographique du lieu n’était qu’à environ vingt minutes de marche de mes cours et qu’à quelques minutes du jardin du Luxembourg que j’ai visité à maintes reprises soit pour lire, marcher ou simplement m’asseoir et regarder l’activité qui s’y déroulait.

Afin d’assister à la messe dominicale, je sillonnais les églises des alentours ainsi que celles des arrondissements voisins et même parfois j’allais en périphérie de Paris. Tantôt je m’y rendais à pied, tantôt je prenais les transports en commun soit le « bus », le métro ou bien le RER (Réseau Régional).

Plusieurs endroits de haut savoir ont la réputation d’accueillir un grand nombre d’étudiants étrangers. L’ICP ne fait pas exception. Des gens des cinq continents y convergent pour approfondir leurs savoirs et leurs connaissances. Au cours de ces deux années, j’ai côtoyé des personnes de différents pays : Côte-d’Ivoire, Vietnam, Congo, Pologne, Liban, Corée, Portugal, Madagascar, Île-de-la-Réunion, Rwanda, Roumanie, Espagne, Cameroun, Haïti, Japon, et, évidemment, France, mais pas en aussi grand nombre que l’on pourrait s’y attendre. Dans un lieu semblable, la dimension de l’Église universelle se concrétise.

Ainsi, deux années d’études se préparaient et le but visé était l’obtention d’une maîtrise. Le programme choisi se composait de 90 crédits et de la rédaction et la soutenance d’un mémoire de maîtrise. Au tout début des études, je savais qu’au cours de la deuxième année, j’aurais à me concentrer à la lecture, la recherche et l’écriture. J’ai donc opté pour « les études » avec le maximum de cours et de crédits lors de la première année. Pour employer l’expression française, j’ai «bossé » énormément pour terminer cette première année avec 83 crédits. Cependant, cette concentration pour les études a eu une répercussion sur ma vie étudiante. Plusieurs confrères et consoeurs se permettaient des excursions de week-end, ce qui permettait aux étudiants étrangers de jouer aux touristes et d’en profiter pour visiter Paris, sa périphérie, et  même se rendre à quelques centaines de kilomètres autour de la ville lumière. La seconde année, je me suis joint au groupe et j’ai vu ce dont j’aurais pu profiter l’année précédente. J’ai consacré de janvier à la fin mai de la deuxième année à la rédaction du mémoire, raison ultime des deux années d’études. Je ne pouvais pas simplement compléter les sept crédits manquants, j’en ai alors obtenu un total de 125. Je me suis permis de suivre quelques cours à l’ISL (Institut Supérieur de Liturgie). De l’analyse sociologique et d’action pastorale jusqu’à la problématique contemporaine de l’acte catéchétique en passant par certains laboratoires ainsi que de certains cours sur la complexité, la théologie des ministères, l’accompagnement spirituel et des cours de Christologie et d’espérance chrétienne ne sont que quelques exemples de cours de mes études de cette période. Évidemment, la rédaction du mémoire et sa soutenance devant jury ont été le point culminant de mes deux années d’études. Ce travail assez laborieux m’a cependant permis de poser un regard sur l’Église d’aujourd’hui et de ne pas ignorer que la situation de l’Église catholique en Occident est très différente de ce qu’elle était au début du XXe siècle. De nombreux chrétiens et chrétiennes se sont distancés de l’Église. Le peuple chrétien fuit la pratique de sa religion et rejette sa foi en Dieu. En France, et ici depuis quelque temps, nous avons vu émerger de nouveaux types de croyants : ceux que l’on appelle les « recommençants ». Ce sont des adultes baptisés, qui ne sont pas des catéchumènes, mais qui retrouvent le chemin de la foi. Je me suis donc attardé à ces chercheurs de vérité qui se sont tournés vers l’Église pour recevoir aide et lumière. À noter que ce n’est pas l’Église qui a pris l’initiative de cette rencontre. Ce sont ces gens qui en ont fait la demande surmontant gêne et timidité. Voilà la raison de mon mémoire : Recommençants : espoir d’un nouveau départ. Ce travail plutôt constant et ardu m’a amené parfois à des moments de stress. Des confrères d’études, quelques confrères d’ici, des ami(e)s ainsi que ma famille ont toujours été une source d’encouragement et de soutien. Je ne peux le cacher certains moments ont été difficiles; par contre, la satisfaction de la réussite est venue mettre un baume sur des périodes plus sèches. Était-ce le mal du pays? Pourtant les choses se sont résorbées.

C’est à l’ISL que j’ai fait la connaissance du frère Gaël, un moine trappiste du monastère de Tamié qui se trouve près des frontières italienne, suisse et française. De fait, à quelques kilomètres seulement de Albertville, où ont eu lieu les Jeux olympiques d’hiver, de 1992. Lors de ma première année, il m’avait invité à vivre le Triduum pascal dans son monastère. L’expérience fut inoubliable et c’est sans doute la raison pour laquelle l’année suivante, j’ai repris à nouveau le train pour me rendre dans ce lieu de quiétude.

À la fin de la première année, les étudiants doivent élire un nouveau bureau des étudiants (BDE). Tout étudiant devient admissible aux à la présidence, à la trésorerie ainsi qu’à la consultation, sauf ceux et celles qui ne reviennent pas l’année suivante. Eh oui, j’ai donc fait partie de ce BDE dont les buts et le mandat sont d’aider l’intégration des nouveaux étudiants qui arrivent l’automne suivant, d’organiser des rencontres et des sorties pour rendre le tout plus agréable.

En février 2005, j’ai participé à un colloque international sur « la catéchèse des adultes et la question de la maturation de la foi ». Parmi les participants et les participantes, nous pouvions compter une vingtaine de personnes venues du Canada, dont quelques-unes de l’Université Saint-Paul.

À plusieurs reprises, au cours de ces deux années, j’ai accueilli un certain nombre de visiteurs, d’amis, d’amies et quelques membres de ma famille. Quand c’était possible, je partais en tournée avec eux et c’est ainsi que je me suis retrouvé une dizaine de fois à visiter, entre autres, le château de Versailles. Une fois mon mémoire déposé et soutenu, ma sœur et un de mes frères sont venus passer près de deux semaines avec moi. Après avoir établi un itinéraire des endroits qu’ils voulaient visiter ainsi que ceux que je voulais absolument qu’ils voient, nous avons sillonné Paris et ses environs. Au terme de ces deux années, j’ai également eu l’occasion de me rendre en Italie pour la première fois. J’ai donc terminé sur une bonne note. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable!

Michel Pommainville, prêtre
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Se parler en Église
 

- Ici Sainte-Marie, vous connaissez?

- Attendez… ça me dit quelque chose…

Ah, bien oui, la petite revue paroissiale!

Bien sûr, que je connais… et que j`aime. Je la lis avec plaisir.

J`apprécie que des laïques prennent la parole

Et se disent entre eux leur joie de croire.

Il faut dire notre joie, Notre espérance,

Notre foi,

Du moins entre nous.

Peuple qui marchons dans la longue nuit,

Le jour va bientôt se lever…

 Et quel Jour ce sera!!!

Nous faisons route ensemble,

Avons même Père,

Même héritage,

Même Sauveur,

Si mes disciples ne parlent pas, les pierres crieront.

Ici Sainte-Marie, bien sûr que je connais. 

Laurent Brillant
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Nos richesses artistiques

Depuis longtemps, l’art a toujours occupé une place importante au sein de l’Église. Ainsi, les sculpteurs et les peintres se sont mobilisés au fil des années pour exprimer leur foi par leurs créations artistiques.

 Plusieurs chefs-d’oeuvre font partie intégrante de notre lieu de culte qui est doté d’une architecture particulière. Lors de la construction de notre église Sainte-Marie d’Orléans, l’artiste Mark Thompson, en consultation avec le curé de l’époque, Gérard St-Denis et le comité de construction (G7), a réalisé quelques oeuvres que l’on retrouve en différents endroits de l’édifice, notamment : le hall d’entrée, la chapelle et la salle de la Paix.

 Combien de paroissiens et de paroissiennes ont déjà pris le temps d’admirer les vitraux de notre église? Est-ce qu’il s’agit uniquement d’objets décoratifs? Il est donc essentiel de savoir reconnaître les symboles qui en font partie.  Nous profitons de cet article pour vous inviter à découvrir nos vitraux lors de votre prochaine visite et aussi pour mieux comprendre leur portée et leur signification.

 Les vitraux des portes d’entrée de notre église et quelques symboles : le blé, les raisins, le pain, le vin et le poisson

 Les deux grandes portes de notre église sont construites en chêne avec des produits de finition de haute qualité. De plus, une vingtaine de vitraux incrustés dans chacune de ces portes confère déjà à notre lieu de culte une atmosphère de recueillement empreinte d’intimité. Le pain, le vin, le blé, les raisins et le poisson sont les principaux dessins sur les portes de notre église. Chacun de ces dessins est l’illustration d’un récit biblique et représente des croyances qui sont bien partagées par l’ensemble de la communauté chrétienne Sainte-Marie d’Orléans.

 Comment pourrait-on expliquer le caractère symbolique rattaché au pain, au vin, au blé, aux raisins et au poisson depuis plusieurs siècles?

 Le pain et le vin sont des aliments symboliques qui appartiennent à notre patrimoine culturel au triple point de vue spirituel, culturel et social.  Il faut souligner qu’ils ne sont pas des aliments simples parce qu’ils proviennent de la transformation du blé et des raisins. Plusieurs récits bibliques nous aident à mieux comprendre le choix du pain comme un symbole chrétien, dont la manne au désert pendant l’exode et la multiplication des pains par Jésus pour nourrir une foule dans une région dépourvue d’eau et de végétation. En outre, l’eau changée en vin, à Cana, a été le premier miracle du Christ au cours duquel il a manifesté sa gloire pour que ses disciples puissent croire en lui. Plus tard, Jésus lui-même nous dira qu’il est la vraie vigne et que son père est le vigneron. On comprend, à plus forte raison, que Jésus a conféré au pain et au vin un symbolisme particulier lors du repas de la dernière Cène, car c’est en mangeant son corps représenté par le pain et en buvant son sang représenté par le vin que nous devenons le temple du Christ.

 Le poisson est un signe de chrétienté depuis l’antiquité. Il était aussi un des éléments sacrés dont Jésus s’est servi pour nourrir une foule de cinq milles personnes réunies dans le désert. À cela s’ajoute l’histoire de la pêche miraculeuse sur les bords du lac de Génésareth qui illustre bien l’importance accordée au symbole du poisson au sein de notre religion puisque, il ne faut pas l’oublier, Jésus était intervenu dans une situation de fatigue, de déception et de désespoir pour demander à Pierre de persévérer et de continuer à avoir confiance en sa parole. De ce fait, nous voyons en ce symbole du poisson une invitation à la fortification de notre foi.

 Les fenêtres de la chapelle et leurs symboles : le coq, la croix, la feuille de musique et de louange et la main du pardon

 Aussitôt que l’on franchit le seuil des portes, on se retrouve dans une petite chapelle avec des fenêtres teintées d’un bleu royal. Le style de ces fenêtres respecte celui des autres éléments architecturaux de l’édifice. Tout près de l’autel, on voit un grand vitrail sur lequel sont dessinés un coq, une croix, une feuille de musique et une main. Comment interprète-t-on les symboles du grand vitrail?

 Le coq a une valeur symbolique considérable au sein de la religion catholique. Il nous annonce le lever du soleil par son chant, tôt le matin. On peut voir en lui le symbole de la prière, de la lumière et de la résurrection du Christ. Même si son chant nous rappelle la trahison de Pierre, les chrétiens voient pourtant en ce cri matinal une invitation à la vigilance, à la prière et au repentir.

 En ce qui concerne la croix, elle est omniprésente dans l’Église catholique. Autant elle évoque tous les sacrifices consentis et acceptés par Jésus, autant encore elle évoque l’amour de Dieu, le pardon, l’espérance de la résurrection et le Christ dans sa gloire.

 Le pardon, représenté par une main dans le grand vitrail, a aussi une place importante dans la religion chrétienne. Il est un élément fondamental du sacrement de réconciliation puisqu’on en fait usage dans la formule d’absolution. Il nous conduit à la paix et à la réconciliation.

 Enfin, la louange a aussi une place privilégiée dans le christianisme. Elle est bien représentée par une feuille de musique proclamant la gloire de Dieu. On attache beaucoup d’importance à la louange dans la pratique de notre culte. Elle se manifeste par nos chants et nos prières et demeure l’expression de notre attachement à notre créateur.

 Somme toute, il existe de magnifiques vitraux à l’église Sainte-Marie d’Orléans. Ils relatent de belles histoires de pain, de poisson, de repentir, de pardon et de la résurrection du Christ. Dans une perspective éducationnelle, nos vitraux sont d’excellents outils pédagogiques qui visent à stimuler nos réflexions dans un climat de piété. Il est important aussi de comprendre que ces oeuvres d’art nous aident à nous familiariser avec les principaux symboles de notre église et aussi à mieux comprendre les messages qui s’y rattachent. Ici Sainte-Marie rappelle à ses lecteurs et lectrices que ces messages comportent des dimensions morales et sociales et qu’il est nécessaire de continuer à les propager au sein de notre communauté chrétienne.

 Harry St-Jour
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Sur les pas de saint Paul : une expérience inoubliable 

En 1996, nous avons eu la chance de participer à un voyage d’étude Sur les pas de saint Paul, organisé par le Collège dominicain d’Ottawa.

 Ce fut une expérience intense sur tous les plans. Une expérience chrétienne tout d’abord : nous avons mieux appris à connaître la vie du grand apôtre, sa pensée, son charisme, son courage et les lieux où il a vécu.

 Une expérience enrichissante ensuite : nous étions accompagnés du Père Michel Gourgues, dominicain, un des grands spécialistes de saint Paul, qui nous donnait tous les jours un cours sur l’apôtre. Nous devions étudier avec sérieux parce que nous subirions un examen à la fin du voyage pour bien mesurer nos connaissances et notre compréhension.

 Une expérience de découverte touristique et culturelle enfin. Le voyage nous a amenés un peu partout en Turquie (où saint Paul avait créé les premières Églises chrétiennes, après celles de Palestine), puis en Grèce et en Macédoine. Nous avons appris à mieux connaître les paysages, les pays et les villes où les premiers chrétiens, nos aïeux dans la foi, ont rencontré le Christ pour la première fois.

 De ce mois intense, certains souvenirs restent fortement gravés dans notre mémoire et dans notre sensibilité.

 Tout d’abord, le souvenir de la messe quotidienne. Plus de vingt prêtres (et un évêque) faisaient partie de notre groupe. Nous avions donc une messe célébrée chaque jour par un prêtre différent. Comme, en Turquie, les manifestations publiques de la foi chrétienne sont sévèrement réprimées, nous devions parfois prier dans des salons retirés dans les hôtels où nous logions, derrière des portes fermées. Cette humilité nous a rappelé la discrétion dont devaient faire preuve les premiers chrétiens dans un Empire qui ne les reconnaissait pas et quelquefois les persécutait.

 Quelquefois, les célébrations avaient lieu à l’extérieur. Ainsi, une de ces messes s’est révélée une expérience très particulière. Elle était célébrée par notre ancien pasteur, Gérard Saint-Denis. Nous étions sur le site archéologique d’une très ancienne civilisation, celle des Hittites. Gérard a célébré la messe en plein air, au milieu des éclairs et du tonnerre d’un orage qui venait d’éclater, sur l’autel des sacrifices de ces anciens païens. Et c’était toute une émotion que de voir le Sacrifice chrétien qui venait remplacer ces premières tentatives de transcendance.

 Nous avons aussi prié dans des lieux qui ont une très grande signification pour notre foi. Ainsi, nous étions un jour dans les ruines de la basilique d’Éphèse, celle où s’étaient réunis en concile les Pères de l’Église qui avaient proclamé que Marie était bien la Mère de Dieu. Et ce haut lieu de notre histoire religieuse, où nous étions absolument seuls, nous a beaucoup touchés.

 Par ailleurs, en Grèce, nous nous sommes rendus dans deux des villes où se trouvaient certaines des premières communautés chrétiennes auxquelles Paul avait écrit des lettres : Corinthe et Thessalonique. Les lettres à ces chrétiens sont parmi les plus importantes de l’apôtre et nous avons admiré comment quelques noyaux de fidèles avaient amené Paul à mieux préciser le sens profond du message du Christ. Ce furent des expériences de prières et de méditation intenses. 

Les endroits où Paul a vécu et voyagé étaient tous impressionnants. Nous sommes allés très loin en Turquie, jusqu’à Tarse, la ville où il est né. Nous nous sommes arrêtés à l’endroit précis où s’était réuni le tribunal du procurateur romain qui l’avait jugé. Nous avons vu, à Éphèse et à Athènes, les lieux exacts où Paul avait prononcé ses discours devant la foule des païens. Et nous avons aussi visité les grottes de la Cappadoce (au centre de la Turquie) où se réfugiaient les chrétiens, pour fuir les persécutions des Romains, puis des Turcs.

 Un des grands moments a été pour nous la traversée des montagnes du Taurus, qui séparent la Syrie de la Turquie. Nous étions confortablement installés dans un autobus qui roulait sur une route de montagne. Et soudain, nous avons pris conscience que Paul avait traversé à pied ces étendues désolées, grimpé ces pics très hauts, dormi dans des grottes glacées, et avait dû se méfier constamment des animaux sauvages qui pullulaient là. Nous avons alors eu un sentiment très fort de son courage, de sa détermination et de la flamme qui brûlait dans son cœur pour ce Christ qu’il avait rencontré sur le chemin de Damas. 

Adèle Copti-Fahmy
Jean Fahmy
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Sainte-Marie vous informe…

Les comités, conseils, équipes, mouvements : le moteur de la paroisse Sainte-Marie

Ils sont une vingtaine, les groupes qui donnent vie à la paroisse durant toute l’année. Que ce soit au niveau spirituel, administratif, social, culturel ou encore informatif, les dimensions que couvrent les comités témoignent de leur dynamisme et d’une volonté d’offrir aux paroissiens et aux paroissiennes un cadre pour vivifier leur foi.

Le conseil paroissial de pastorale (CPP) : ce conseil est un groupe de réflexion qui favorise la promotion de la vie paroissiale, selon les quatre axes de la mission de l’Église : l’Évangile et la Parole, la fraternité, l’engagement et la célébration.

Le conseil d'administration des biens temporels (CAT) : ce comité gère les fonds de la paroisse au niveau de la tenue des livres et des biens. Il s’occupe également de tout événement ayant une incidence financière.

 Le comité de liturgie : ce comité travaille à rendre les messes vivantes au moyen de gestes concrets, un décor et des paroles. Ses actions encouragent une participation active des fidèles aux célébrations.

Les équipes de liturgie : les 4 à 7 ans ; les 8 à 12 ans. L’équipe des 4 à 7 ans initie les enfants à la Parole de Dieu grâce à des textes adaptés à leur niveau. L’animation se fait aux messes de 9 h et de 10 h 30. Pour les 8 à 12 ans, l’apprentissage des textes bibliques est beaucoup plus approfondi, mais l’animation se fait uniquement à la célébration de 10 h 30.

L’équipe de pastorale du baptême : les membres de l’équipe accompagnent les parents qui demandent le baptême pour leur enfant tout en les aidant à approfondir leur foi.

L’équipe de confirmation : le diacre responsable du dossier et les bénévoles accompagnent les parents et les enfants en route vers la confirmation.

L’équipe de pastorale du mariage : l’équipe, constituée de couples mariés appelés couples-accompagnateurs, encadre les futurs époux en approfondissant les aspects humains et chrétiens de leur projet de mariage.

L’équipe d’initiation sacramentelle : le pasteur de la paroisse et son équipe initient les jeunes aux sacrements du pardon et à la première des communions. Le groupe organise des activités, dont les réunions avec les parents et les célébrations.

Le comité d'accueil : ce comité agit à quatre niveaux : l’accueil aux messes du dimanche, l’accueil des nouvelles paroissiennes et des nouveaux paroissiens, l’organisation périodique de cafés-rencontres et l’organisation des deux fêtes paroissiales, soit la fête de la dédicace et le brunch annuel.

Vivre notre foi aujourd’hui : ce groupe s’interroge sur la façon de vivre sa foi catholique dans le monde d’aujourd’hui. La discussion démarre à partir d’une réflexion fournie par un membre.

 Le comité de justice sociale : ce comité vient en aide aux personnes dans le besoin dans notre communauté et dans les communautés chrétiennes du Tiers-Monde. Il a établi un partenariat avec la paroisse de Port-à-Piment, en Haïti.

Développement et Paix : ce comité de solidarité internationale sensibilise les fidèles sur des réalités et des conditions de vie difficiles dans les pays en voie de développement.

L'équipe du site Internet : les membres assurent la mise à jour du site Internet de la paroisse.

Le groupe Esprit-Jeunesse : le groupe, qui vise les 14 à 28 ans, partage le vécu des jeunes et organise différentes activités de sensibilisation dans la paroisse et ailleurs.

Le Mouvement scout 55e Sainte-Marie : ce groupe mixte des 7 à 21 ans aide les jeunes à grandir, à se développer tout en s’amusant et en jouissant de la nature.

Les Chevaliers de Colomb : conseil Sainte-Marie. Ils assurent la promotion des principes de la charité, de l'unité, de la fraternité et du patriotisme. Les Filles d'Isabelle : cercle Sainte-Marie. Elles font la promotion des principes de la charité, de l'unité et de la fraternité.

La Société de la Saint-Vincent de Paul : cette organisation laïque catholique a pour mission de servir le Christ par les pauvres, avec amour, respect, justice et joie. L'activité fondamentale est la rencontre personnelle avec les pauvres par des visites à domicile.

Outre ces groupes, la paroisse Sainte-Marie peut également compter sur les comités d’aménagement paysager, de visites aux malades et d’Ici Saint-Marie, le bulletin d’information de la paroisse, publié deux fois par année.

Louis-Marie Achille
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LE COIN DES JEUNES

Complète la grille pour que chaque ligne, chaque colonne et chaque rectangle contiennent toutes les lettres du mot PRIONS.

P
I
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N
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I
I
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I
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I
O

Découvre une phrase de 6 mots et inscris-la sur le coupon de participation.

 Mon 1er est l’opposé (antonyme) de « là »

Mon 2e est une femme canonisée

Mon 3e est le prénom de la maman de Jésus

Mon 4e est la première lettre de l’alphabet

Mon 5e est le nom du liquide qui accompagne le pain lors de la communion à l’Église

Mon dernier est une période de 12 mois ou de 365 jours qui se succèdent

 

 

 

 

 




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