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Ici Sainte-Marie

Volume 21, numéro 2
Mars, 2010

 

L’enseignement religieux au secondaire et les vocations sacerdotales

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Notre numéro de mars 2010

Ce numéro vous propose des lectures de choix sur le sacerdoce en cette année proclamée Année du sacerdoce par le pape Benoît XVI. Le pape a profité du 150e anniversaire anniversaire du décès de Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars pour proclamer cette année spéciale. Dans ce contexte, l’équipe de Ici Sainte-Marie vous propose des textes variés sur la prêtrise : son évolution à travers les âges, les défis et les attentes qu’elle présente et une série de définitions de certains termes reliés à la prêtrise. On vous parle aussi de la pastorale vocationnelle au niveau de l’archidiocèse et de l’enseignement
religieux dispensé dans les écoles secondaires du Conseil des écoles
catholiques de langue française du Centre-Est. Deux prêtres diocésains :
Jonathan Blake et Jean-François Morin témoignent de leur vie presbytérale. Le coin des jeunes vérifie les connaissances des jeunes sur le sujet et Sainte-Marie vous informe nous parle des Filles d’Isabelle. Bonne lecture!

Alice Grégoire-Bourdeau
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Le sacerdoce : une longue histoire qui se poursuit…

L’histoire du sacerdoce se confond avec les débuts de l’Église. Jésus avait choisi ses apôtres, à qui il confia la mission d’évangélisation. Ceux-là, à leur tour, choisirent des anciens pour les aider dans leur tâche d’enseignement et
d’administration des nouvelles communautés de chrétiens.

Saint Paul, le grand évangélisateur des païens, a été confronté à de multiples reprises aux difficultés de gérer les nouvelles communautés de croyants dans les différentes parties de l’Empire romain qu’il parcourait. Il demanda donc aux anciens, c’est-à-dire aux chefs des principales familles dans les nouvelles communautés, de le remplacer quand il devait s’absenter. Et, pour leur conférer une légitimité, il leur imposait les mains. Dans sa Première Épître à Timothée, Paul fait le portrait-type de ces dirigeants. Lisons attentivement ce que le grand apôtre dit : « Voici une parole certaine : si quelqu’un souhaite avoir une fonction de direction dans l’Église, il désire une belle tâche Un dirigeant d’Église doit être un homme à qui l’on n’a rien à reprocher; il faut
qu’il soit le mari d’une seule femme, qu’il soit sobre, raisonnable et convenable, qu’il reçoive bien ceux qui viennent chez lui, qu’il soit capable d’enseigner; il ne doit être ni buveur, ni violent, mais doux et pacifique; il ne doit pas être attaché à l’argent…» Ce portrait est la charte de tout bon chrétien, et a fortiori de ceux qui veulent avoir une fonction de direction dans la communauté.

Ces anciens se trouvèrent débordés par la tâche, quand les chrétiens devinrent
de plus en plus nombreux. Une sorte de spécialisation se dégagea peu à peu :
l’épiscope dirigeait plusieurs communautés, le presbyte en dirigeait une seule, et le diacre et la diaconesse avaient la tâche de soulager les pauvres et les
malades. On retrouve ici l’origine de nos évêques (en grec : épiscopes, qui veut dire surveillant), de nos prêtres (presbytes, qui veut dire ancien) et de nos diacres (qui veut dire aide ou assistant) d’aujourd’hui.

Cependant, dans les premiers siècles, les tâches n’étaient pas figées. Dans
certaines communautés, les diacres étaient même les leaders de facto! De plus, le sacerdoce, c’est-à-dire le charisme du prêtre, était partagé par tous les membres de la communauté. Les chrétiens, donc les laïcs également, étaient, selon la définition du Concile Vatican II, un peuple sacerdotal. Et c’est nul autre que l’apôtre saint Pierre lui-même qui, dans sa Première Lettre aux nouveaux chrétiens, leur dit :

«…Vous êtes la communauté sacerdotale…, la nation sainte, …». Enfin,
précisons qu’aux premiers siècles, les ministères de l’évêque et du prêtre
n’étaient pas souvent à plein temps. L’ancien, l’évêque, le prêtre, était un membre de la communauté qui devait gagner sa vie, tout en accomplissant le service du ministère sacerdotal.

Cependant, au fil des siècles, les choses ont bien changé. Certains écrivains
chrétiens ont commencé à établir une nette distinction entre les laïcs et les
membres ordonnés. On en est venu à considérer le sacerdoce non pas comme
un ministère de service, mais comme un emploi dont le titulaire était au-dessus
des fidèles. Les laïcs étaient relégués à un rang subalterne et réduits à une
grande passivité

Le prêtre devenait l’intermédiaire inévitable entre le peuple de Dieu et le
monde sacré. Cette évolution était essentiellement due à deux facteurs. J’ai
déjà mentionné l’un des deux : l’extension des communautés. Les chrétiens,
dès la fin du 4e siècle, devenaient majoritaires dans l’Empire. Face à des
millions de fidèles, il fallait établir une structure, une organisation. D’où la
spécialisation des tâches.

Le second facteur est plus spécifique à l’Église latine d’Occident. Celle-ci a
été engagée dans une vision de pouvoir. Les Papes sont devenus des
souverains, souvent en compétition ou en guerre contre les autres souverains
d’Europe. L’Église avait donc besoin d’un corps d’employés, d’un groupe-relai entre la hiérarchie politico-religieuse et les fidèles. Ce furent les prêtres. Le statut de ceux-ci changea assez rapidement. Dès le 4e siècle, certains
écrivains, dont saint Jean Chrysostome, insistèrent sur le célibat des prêtres.
Ce dernier précisait : « Le prêtre a des droits et des pouvoirs sur la
communauté ».

La généralisation du célibat ne se produisit cependant qu’au 11e siècle, et on
trouve, pendant le premier millénaire de la chrétienté, de nombreux exemples
de prêtres et même d’évêques mariés. Puis les prêtres devinrent de petits
salariés. Ils étaient souvent les seuls ayant un minimum de capacité de lecture
dans leurs paroisses; leur rôle en était renforcé. Peu à peu, la classe
sacerdotale devint une classe cléricale, à qui les fidèles devaient obéissance
et respect. L’Église était surtout définie par sa hiérarchie, à laquelle
appartenaient les prêtres.

La pointe extrême de cette trajectoire se produisit au début du 20e siècle,
même si la révolution protestante avait fortement secoué l’édifice et mené à
des réformes. Mais les réformes essentielles, ou plutôt le changement de cap,
devait se produire il y a environ cinquante ans, avec le Concile Vatican II.

Le concile, pour affirmer l’importance du sacerdoce du prêtre, lui consacre un
Décret sur le Ministère et la vie des Prêtres. Voyons donc ce que les pères
conciliaires pensaient des qualités d’un bon prêtre : « (pour que les prêtres
parviennent à bien jouer leur rôle), certaines qualités jouent un grand rôle,
celles qu’on apprécie à juste titre dans les relations humaines, comme la
bonté, la sincérité, la force morale, la persévérance, la passion pour la justice,
la délicatesse, et d’autres vertus encore.

On peut rapprocher ce texte de celui de l’apôtre Paul, écrit dix-neuf siècles
avant le concile.Vatican II a amorcé une transformation qui est radicale, mais
qui n’est qu’un retour aux sources : le prêtre n’est plus seul détenteur d’un
charisme, il n’est plus isolé du reste de la communauté, investi de pouvoirs qui
le mettent au-dessus de la communauté. Il a, bien sûr, des fonctions et un
charisme particuliers, mais l’on insiste aujourd’hui de plus en plus sur une
participation active des fidèles au sacerdoce commun, comme l’avait enseigné
saint Pierre.

Nos prêtres font aujourd’hui face à de multiples défis. Comme les autres
fidèles, ils doivent affronter un monde indifférent, sinon hostile. Mais le Christ
a promis qu’il n’abandonnerait jamais son Église, donc ses prêtres, qui en font
partie intégrante.

Jean Fahmy
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Le sacerdoce en notre 21e siècle : une vocation riche de joies
et de défis

Suivre l’appel du Christ dans la vocation sacerdotale c’est prendre un
engagement riche de sens, c’est accepter le rôle du Bon Pasteur et de modèle
évangélique pour le peuple de Dieu. C’est un engagement de toute sa
personne qui suppose une grande foi, une grande intériorité, une grande
capacité d’écoute, une volonté réelle de bâtir une Église qui reflète de mieux
en mieux le vrai message du Christ, une Église qui rassemble de plus en plus
de fidèles croyants et engagés. Cette mission exige un ressourcement
constant dans la prière, une recherche quotidienne de la sainteté et une
volonté inépuisable de guider le peuple de Dieu dans la voie évangélique,
sans égard aux défis qui se présentent en cours de route.

De nos jours les défis ne manquent pas. Ils se multiplient quand il s’agit de
transmettre le message évangélique et de faire l’éducation de la foi dans une
société où la quête du bien-être et du confort prend souvent priorité sur la
pratique religieuse, du moins dans sa forme traditionnelle. Pourtant le monde
est profondément à la recherche de Dieu, de réponses aux grandes questions
de la vie : pourquoi les épreuves? pourquoi la souffrance? pourquoi les
séismes? pourquoi la mort? qu’arrive-t-il après la mort?

Un premier défi des prêtres et des évêques est la pastorale même de la foi.
Comment bien saisir le message du Christ et de l’Église en tenant compte des
dynamiques et des attentes de notre temps? Comment rendre ce message
accueillant et tangible afin de nourrir le désir de la foi et de l’engagement chez les adultes et les jeunes? Tant de gens décrochent devant les pratiques
traditionnelles; leurs soupapes aux souffrances et aux malheurs sont souvent
défaitistes, voire même pessimistes : la drogue, le suicide, la consultation de
devins, astrologues ou autres. Pourtant les valeurs chrétiennes ne sont pas
mortes; elles inspirent bien des gestes de générosité et de solidarité : il suffit de
penser au séisme en Haïti, au déploiement d’efforts pour nourrir les démunis et
leur apporter un peu de joie au temps de Noël. Or, l’Église attire de moins en
moins de gens. Il faut une foi à déraciner les arbres et du génie créateur pour
contribuer au rajeunissement de l’Église afin d’en faire une Église d’accueil qui
parle au monde.

Un deuxième défi des prêtres et des évêques est d’attirer les gens à l’Église. Noséglises accueillent actuellement une assemblée largement vieillissante. Comment organiser des rencontres de foi, des cérémonies eucharistiques et pénitentielles rassembleuses et significatives qui amènent les adultes et les jeunes à dire « je crois » du plus profond de leur coeur, un « je crois » qui les incite à leur tour à devenir des apôtres du Christ et à vivre leur foi activement? C’est un projet à développer au jour le jour avec la grâce de l’Esprit Saint, dans la prière, la réflexion et l’accueil des idées.

Un troisième défi des prêtres et des évêques est le rétrécissement des effectifs
ministériels. De moins en moins d’individus choisissent la vocation sacerdotale.
Le clergé est vieillissant et fatigué. Il y a beaucoup d’églises, de grandes églises, mais de moins en moins de fidèles. Il n’est pas rare qu’un seul prêtre ait la responsabilité de deux, trois ou davantage de paroisses. Bien des paroisses ne jouissent plus de messes dominicales régulières. Comment renverser le courant? Comment rendre de nouveau la vocation sacerdotale un choix de vie valorisant et sanctifiant? Comment motiver les jeunes à répondre à l’appel du sacerdoce? Diverses avenues sont explorées : l’éducation, le mariage des prêtres, le regroupement de paroisses, les célébrations dominicales sans prêtre, l’accès à la prêtrise pour les femmes, le rôle des laïcs en Église.

Un quatrième défi des prêtres est l’éducation de la foi. Comment assurer cette
éducation dans une société où les familles et les écoles semblent reléguer un
peu aux oubliettes cette formation pourtant si fondamentale pour la vitalité
humaine et chrétienne? Comment nourrir le goût de l’approfondissement de la
foi chez des adultes qui se contentent de leur bagage d’acquis et de la
pratique traditionnelle? Comment faire d’un peuple passif une assemblée
engagée qui nourrit et vit sa foi en profondeur? L’art du renouveau exige une
capacité d’écoute et d’accueil des idées, sans perdre de vue le but recherché.
L’art du renouveau exige aussi une communion des efforts de tous, dans le
respect de tous.

Un cinquième défi est l’atteinte à l’image de la vocation sacerdotale à cause
des gestes de quelques-uns qui ont dérogé à leur engagement au célibat.
Leurs gestes ont mené à des procès pour pédophilie très médiatisés. Les
prêtres et les évêques sont perçus comme des modèles; on leur pardonne
mal leurs écarts de conduite. On oublie facilement que ce sont des personnes
humaines en quête de sainteté comme le reste du monde. Être en tout temps
un modèle de sainteté et de prière pour les autres et accepter les reproches
avec humilité en cas de défaillance exigent beaucoup de foi et de courage. Ce
qui est plus difficile encore est sans doute la tendance à juger la masse par
les gestes de quelques-uns.

Sur la question des défis du sacerdoce, on peut écouter une homélie de Mgr
Dominique Rey à l’adresse:

www.anneedusacerdoce.org/?LES-DEFIS-QUOTIDIENS-DU-MINISTERE

Ce sont là quelques défis du sacerdoce. Accepter de se faire le Bon Pasteur
du peuple de Dieu, de penser et de vivre sa foi pour apprendre à d’autres à
trouver et à donner un vrai sens à la vie est toutefois une vocation très
valable. Les défis sont en réalité une invitation au dépassement, une invitation
à la prière pour mieux traduire le message évangélique en exploitant au
maximum ses talents et sa créativité. Le monde a besoin de prêtres et
d’évêques convaincus et convaincants. Le monde est assoiffé de Dieu.

Hélène Laport
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Deux prêtres se racontent...

Nous savons tous que les vocations sacerdotales se font de plus en plus rares.
Pour quelles raisons un jeune décide-t-il de se lancer dans la grande aventure de la vie consacrée, c’est une énigme que nous tenterons de percer avec quelques questions posées à deux prêtres de l’archidiocèse d’Ottawa. Il s’agit de l’abbé Jean-François Morin, curé à la paroisse Sainte-Trinité de Rockland et de Jonathan Blake, assistant curé, à la paroisse Annunciation of the Lord.

AG-B - Jean-François et Jonathan, dites-nous comment vous avez su que le
Christ vous appelait à la prêtrise?

Jean-François - Permets-moi tout d’abord de dire que j’aurai eu un parcours bien singulier. Une famille comme tant d’autres. Deux soeurs qui m’ont bien encadré, moi étant le deuxième. Une famille sans histoire comme on le dit si bien de gens qui se savent aimés. L’église de mon quartier, la basse-ville, m’accueillait les dimanches pour la messe. J’étais fasciné par la beauté de l’église Sainte-Anne, la chorale, les grandes orgues. Déjà, le Seigneur me donnait rendez-vous par la beauté du chant et de la liturgie. Mes yeux d’enfant étaient plus souvent tournés vers la tribune de l’orgue que vers l’autel. Sans le savoir, j’espérais qu’un jour j’aurais les yeux fixés et vers l’autel et vers la tribune de l’orgue… À l’âge de treize ans, je fis l’expérience de la musique, soit la découverte du piano. Là aussi, j’avais rendez-vous avec Quelqu’un. Une religieuse m’initia à cet art passionnant. Mon coeur était avide de connaissance.À l’âge de quatorze ans, j’assistai à un récital de piano. Le premier de ma vie. Révélation! Je garde encore le souvenir de cette soirée où Ravel était à l’honneur. Jeune ado, j’ignorais que ce pianiste serait un jour mon mentor, et plus encore, un ami. Cela me conduisit à l’école de musique de l’Université d’Ottawa où je décrochai un diplôme en interprétation. Lors de ces études, je touchais l’orgue dans une petite église. Je fis ainsi la rencontre d’un prêtre, heureux dans son ministère. Voir des gens épanouis au sein de leur engagement, n’est-ce pas un clin d’oeil du Seigneur ? Ma vie de prière s’intensifia. Et la musique continua à occuper une place de choix.


On ne devient pas prêtre pour soi, mais pour les autres, pour l’Église et le
monde. Ainsi, lors d’une leçon de musique avec mon maître, celui-ci, à brûle
pourpoint, interrompit mon jeu pour me poser cette question : « As-tu pensé à
devenir prêtre?» Une interpellation Une qestion qui devait trouver réponse en moi. Il y a des questions qui habitent notre coeur. Je portais en moi un désir : celui de me donner à plein. Après avoir confié le projet de devenir prêtre à mes parents, ceux-ci n’étaient point surpris. Confirmation d’un appel. J’aurai donc été le dernier à me voir prêtre ! Je fis mon entrée au séminaire à la fin de mes études de musique. Et j’y ai découvert une paix, laquelle n’a pas été vécue sans turbulence.

Jonathan - J’ai entrepris ma démarche vers le sacerdoce, il y a 6 ans. Je ne suis pas allé vers le sacerdoce, en droite ligne. J’ai bifurqué vers d’autres études avant d’entreprendre des études en théologie. Après avoir complété un bac en biologie, à l’Université du Nouveau-Brunswick, j’ai décidé de commencer un cours en technologie, à Halifax. Mon travail m’a conduit de Fredericton à Pittsburg et, finalement, à Ottawa. J’avais tout ce que la vie pouvait m’offrir, mais il me manquait une chose : la joie de vivre. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais déprimé avec tout ce que j’avais : une maison, une amie, une carrière, un avenir, etc. Je me posais une question : Est-ce tout? À ce moment même, lors d’un pèlerinage, Dieu m’a trouvé et j’ai répondu à son appel... Je suis prêtre, le dernier-né de l’archidiocèse, le p’tit nouveau. » Ça fait un peu plus de huit mois que j’ai été ordonné à la prêtrise. Je suis encore à intégrer cette nouvelle réalité dans ma vie. Que fait précisément un prêtre en 2010? Je suis prêtre depuis peu de temps et déjà, j’ai présidé l’eucharistie et les divers sacrements. J’ai écouté des personnes qui m’ont confié leurs joies et leurs peines. J’ai reçu une bonne préparation, et ce, à plusieurs niveaux pendant mes années de séminaire, et pourtant, par moments, j’ai l’impression d’avoir tout oublié.

AG-B - Quels sont les défis, les difficultés que tout prêtre doit vivre
aujourd’hui?

Jean-François - Il y a des gens sur notre route qui sont des phares. Depuis
vingt ans, je suis prêtre en paroisse. Je me découvre de plus en plus comme
un homme engagé à servir l’Église et le monde. Je reconnais les défis que le
ministère presbytéral peut soulever : célibat, engagement pour toute la vie.
Mais je découvre tant de beauté, d’amour et de joie dans le coeur de ceux et
celles que le Seigneur met sur ma route!
Et c’est à Lui que je désire rendre grâce pour la vie qu’il me donne de vivre
chaque jour. Oui, une mise à part pour une mise au large!

A G-B - Et toi Jonathan comment se sont passés les premiers mois de ta vie
de prêtre?

Jonathan - J’ai passé le mois de juillet à faire du ministère auprès des
malades, à l’Hôpital Civic. J’ai trouvé ça à la fois exigeant et enrichissant. Ce
n’est jamais facile d’entrer dans une chambre où on vient de perdre une mère,
un père, un fils ou une fille; ou encore de chercher à comprendre pourquoi
quelqu'un souffre d’une maladie inconnue et surtout quand cette personne se
trouve à être plus jeune que moi.

Lorsque les appels rentraient, je laissais tout tomber pour me rendre à l’hôpital
sachant très bien que ce n’est pas moi qu’on avait appelé, mais Dieu! Je
trouve hallucinant qu’Il se serve de moi pour se manifester maintes et maintes
fois. Ça m’a particulièrement frappé lorsque j’ai lu l’avis de décès d’une
personne à qui j’avais donné l’onction des malades quelques jours
auparavant. Dieu est à l’oeuvre et veut que je sois présent dans la vie de ses
enfants! Et j’éprouve une grande joie à faire partie des desseins de Dieu
chaque jour. De fait, je mets ma confiance en Dieu, en Son appel et non en
moi-même avec mes faiblesses et mes limites.

Un grand merci à vous deux pour le beau partage, plein de franchise et
d’engagement.

Alice Grégoire-Bourdeau
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Le pauvre et saint Curé d’Ars

Dans les « Belles histoires des Pays-d’en- Haut », célèbre téléroman canadien français, le curé du village avait si grande réputation de sainteté qu’il était surnommé affectueusement par ses ouailles « le Curé d’Ars ». C’est dire la célébrité qu’avait à l’époque de l’intrigue et même encore au moment du tournage le vrai Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859)

D’où vient le renom de ce prêtre français, et pourquoi a-t-il été récemment
nommé rien de moins que patron de tous les prêtres du monde par le Saint-
Père Benoît XVI? Sa notoriété, déjà bien établie de son vivant, ne venait
certes pas de ses facultés intellectuelles – étudiant médiocre, sans instruction,
c’est son exceptionnelle piété qui lui a finalement obtenu l’ordination. Et il ne
manquera pas de donner pendant son ministère de plus de quarante ans,
dans la petite paroisse rurale du village d’Ars, en France, une démonstration
frappante de zèle pastoral.

« Sévère pour lui-même et doux pour les autres », le saint Curé d’Ars poussait le renoncement de soi – jeûnes, veilles – à un degré héroïque. S’identifiant par sa pauvreté absolue aux miséreux de son village, qu’il traitait avec une grande tendresse, il se démarquait également par son esprit d’obéissance à son évêque. Ainsi, alors qu’il aspirait à une vie de solitude, le Curé d’Ars s’est au contraire soumis toute sa vie à ses lourdes responsabilités pastorales, préférant l’obéissance à sa propre volonté.

Mais c’est peut-être surtout pour son assiduité au sacrement de la confession,
à la prière et au culte eucharistique que le Curé d’Ars mérite son titre de
patron de tous les prêtres. « Il passait en moyenne quinze heures au
confessionnal chaque jour. Ce labeur quotidien commençait à 1 h ou 2 h, et
ne finissait qu’à la nuit. » Conscient que « le prêtre avant tout doit être
l’homme de prière », le Curé d’Ars demeurait dans un état de continuelle
oraison, et passait de longues nuits d’adoration devant le Saint Sacrement. À
ce sujet, il disait : « On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait
que le bon Dieu est là, dans le saint tabernacle : on lui ouvre son coeur; on se
complaît en sa sainte présence. C’est la meilleure prière que celle-là. »

Homme de prière, le Saint Curé n’en était pas moins homme d’action. Il s’est
dépensé sans compter pour l’établissement d’écoles chrétiennes et de
missions paroissiales, et était particulièrement attentif à la sanctification de la
jeunesse et des familles. « Peut-être pas instruit, mais éclairé », comme disait
de lui son évêque, le Curé d’Ars excellait contre toutes attentes dans la
prédication et le catéchisme. Palliant son manque d’instruction et de génie
naturel, il consacrait bien des veilles à puiser dans les ouvrages des auteurs
les plus autorisés l’aliment spirituel qu’il procurerait en chaire à ses
paroissiens

D’un point de vue plus populaire, on se souvient aussi du Saint Curé pour
certains faits paranormaux, dont son intuition miraculeuse des pensées d’autrui
au confessionnal, et les assauts répétés du « grappin » (le diable) contre sa
personne. Il est très significatif que, de la multitude des prêtres ayant vécu au
cours des siècles, le pauvre et saint Curé d’Ars ait été choisi par notre Église
comme modèle par excellence. En cette période de crise de la prêtrise, y aurait-il là un enseignement profond?

Source consultée: Lettre encyclique Sacerdotii Nostri Primordia du Pape Jean XXIII

Bernard Couture
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La pastorale vocationnelle
 Le comité diocésain de la pastorale vocationnelle du diocèse d’Ottawa existe depuis plusieurs années. Il a été fondé par Mgr Gérard St-Denis, vicaire épiscopal de l’époque, du secteur francophone.

Le comité diocésain de la pastorale vocationnelle se réunit sur une base régulière. Il est composé des personnes suivantes : Daniel Berniquez, vicaire épiscopal; de trois représentants des communautés : Louise Charbonneau, s.c.o., Josée Richer, f.d.l.s. et Yvan Mathieu, s.m.; d’un représentant de la famille diaconale : André Dufault; d’un couple de laïques : Danielle et André Desmarais; de deux jeunes : Patrick Marleau et Armand Konan ainsi que de trois prêtresdiocésains : Jonathan Blake, Louis Fosshié et Michel Pommainville.

De ce comité central s’est formé un sous-groupe qui a pour nom cette année « Trouver sa voix ! Trouver sa voie ! » Ce groupe est un lieu d’échanges et de partage de la Parole de Dieu avec des jeunes qui se réunissent à l’église Sacré- Coeur d’Ottawa, à tous les deux dimanches soir après la célébration dominicale. Yvan Mathieu, s.m., Louise Charbonneau, s.c.o., Kathya Molino et Armand Konan sont les principaux intervenants. La rétroaction des jeunes est très favorable. Il y a un désir de poursuivre dans cette ligne.

Ce même groupe a organisé un séder (un repas juïf) en partenariat avec le 101, rue Parent. Marie-Pier Delorme, du 101 Parent, s’est jointe au groupe organisateur. L’événement auquel j’ai participé a eu lieu au Patro d’Ottawa, le 4 avril dernier, avec 40 participants et participantes. Ce fut très apprécié de tous.

Des tentatives d’un « Viens et vois » sur une base mensuelle a été mis à l’essai pendant environ trois ans. Cette expérience rejoignait un petit nombre de participants. Ces rencontres fonctionnaient ainsi : un temps de prière, des
échanges, le témoignage d’un prêtre et le partage d’un repas.

Le comité se fixe comme objectifs : un plus grand rayonnement, une plus grande visibilité et une participation active à la prochaine Montée Jeunesse qui se tiendra à Ottawa en 2010. Il voudrait aussi que l’on mette l’accent sur la Journée mondiale de prière pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, le quatrième dimanche de Pâques.

Dans son message, à l’occasion de cette journée en 2009, le pape Benoit XVI n’at- il pas dit que la vocation au sacerdoce et à la vie consacrée constitue un don divin qui s’insère dans le vaste projet d’amour et de salut de Dieu.

Michel Pommainville, prêtre
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Sainte-Marie vous informe sur les Filles d’Isabelle

On les rencontre souvent avant et après les messes à l’entrée de l’église, lors des activités paroissiales et en bien d’autres occasions. Certains les considèrent comme une version féminine des Chevaliers de
Colomb alors que d’autres les perçoivent comme un regroupement de femmes
catholiques faisant partie des maillons d’une chaîne essentielle au bon fonctionnement de notre paroisse Sainte-Marie d’Orléans. Cependant, elles ont leur identité propre.

Aujourd’hui, notre chronique Sainte-Marie vous informe vous présente nos Filles d’Isabelle dans le but de valoriser, d’encourager et de promouvoir le travail de ces femmes bénévoles qui consacrent quelques heures de leur temps libre au service des autres et qui s’efforcent à repondre à certains besoins de la vie sociale et économique de nos concitoyens.

Le premier cercle des Filles d’Isabelle a été fondé en 1897, à New Heaven au Connecticut. De nos jours, plus de 50 000 femmes sont membres de ce cercle aux États-Unis, au Canada et au Japon.

Notre volet local des Filles d’Isabelle existe depuis une dizaine d’années. Une
cinquantaine de femmes catholiques en font partie. Comme toutes les Filles
d’Isabelle, elles ont pour devise: unité, amitié et charité. Elles sont toutes des
femmes dynamiques qui véhiculent dans notre communauté des valeurs des
plus essentielles au sein de notre société telles que : la solidarité, le partage,
l’entraide et la philantropie. Le cercle des Filles d’Isabelle de Cumberland
participe à des célébrations eucharistiques, des journées d’études, des
conférences et des déjeuners-causeries qui leur permettent de s’épanouir au
point de vue spirituel. Nos Isabeliennes visitent aussi les malades, font des dons aux églises et aux oeuvres de charité et organisent des activités
communautaires. Par exemple, au cours du dernier trimestre, nos Filles
d’Isabelle ont servi près de 180 repas de spaghetti, préparé 475 tourtières,
réalisé des ventes de pâtisseries et des tirages de paniers de Noël, tricoté 63
frileuses, confectionné 22 courtepointes pour les résidents au Pavillon
Cumberland en plus d’apporter leur soutien tant moral que matériel aux Bergers de l’Espoir d’Ottawa et au Centre Miriam. Tous les profits réalisés lors de ces activités ont été mis au service de notre communauté.

L’accomplissement de toutes ces tâches témoigne du caractère dynamique de
nos Isabeliennes qui sont toujours animées par le désir de construire une
communauté chrétienne plus juste, solidaire et fraternelle. Il est important de
souligner à nos paroissiennes qu’on peut devenir Fille d’Isabelle des l’âge de 16 ans et surtout lorsqu’on éprouve le besoin de se sentir utile et de contribuer au mieux-être des autres.

 Harry St-Jour
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Sacerdorce
Par le sacerdoce du Christ,
Pierre est fait pêcheur d`hommes
et maître à bord en la Barque insubmersible.
Ses successeurs de même,
tous pêcheurs d`hommes,
pêcheurs d`âmes pour le salut.
Par eux, des disciples sont ordonnés,
l`Église est rassemblée,
la Parole est proclamée,
l`espérance est vive dans les coeurs.
Par eux, des oblats sont offerts en Eucharistie sur le monde;
le Christ se fait Nourriture et Présence réelle
en la célébration festive.
Par le sacerdoce ministériel,
nous sont donnés sept sacrements,
portes ouvertes sur la Vie,
où nous sommes accueillis royalement,
élevés au rang d`enfants du Père,
par adoption, et héritiers en son Royaume.
Laïcs, nous avons part au sacerdoce du Christ.
Nous avons le goût aujourd`hui de dire cette merveille au monde,
dans le bonheur de l`Élection.
Merveilleux Jésus,
qui te fais l`un de nous,
nous partageons sacerdoce
en ton Eucharistie inexprimable,
et, respectant jusqu`à la croix notre liberté,
consens à mourir d`amour pour nous sauver
é t e r n e l l e m e n t;
Sois à jamais remercié!

Laurent Brillant
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L’enseignement religieux au secondaire et les vocations
sacerdotales

Le système d’éducation joue un rôle important dans la formation, l’évolution et
l’orientation de notre société. De ce fait, les enseignants et les enseignantes
exercent une grande influence sur leurs étudiants et cela à bien des égards
tels que: développement d’esprit critique, changement climatique, choix de
carrière etc...

Lors de notre dernière réunion et faisant référence à notre thème du
sacerdoce, l’équipe des chroniqueurs de notre publication Ici Sainte-Marie
s’est posée la question suivante:

L’enseignement religieux tel que dispensé dans nos écoles secondaires peutil
susciter et promouvoir une vocation sacerdotale chez nos jeunes?

Un survol du curriculum de nos institutions secondaires nous permet de
constater que des cours d’enseignement religieux sont dispensés dans nos
écoles catholiques. Ces cours offrent la possibilité aux élèves de mieux
comprendre la religion catholique et les invitent aussi à reconnaître la
présence de Dieu dans leur vie et dans le monde. Les cours ont été élaborés
en tenant compte des composantes suivantes: bible, convictions, vie
sacramentelle et spirituelle, agir et engagement. De plus, nos écoles sont
dotées d’un service de pastorale qui offrent à la communauté étudiante la
possibilité de pratiquer leur culte dans un climat de piété à certains moments
forts de l’année, recevoir le sacrement de confirmation et aussi participer à
des cueillettes de denrées viant à subvenir aux besoins des couches les plus
démunies de notre société.

À la lumière de ce survol, nous serions portés à croire que l’enseignement
religieux tel que dispensé dans nos écoles dispose d’excellents outils
pédagogiques pour apprendre à nos jeunes à réfléchir, canaliser leur énergie
vers le mieux-être des autres et encore progresser dans leur cheminement
spirituel. Cependant, une des difficultés majeures de notre enseignement
religieux serait d’amener nos jeunes à dépasser le cadre de bons catholiques
pratiquants du dimanche pour entreprendre des études théologiques les
conduisant à une carrière sacerdotale.

Le recrutement de nouveaux prêtres demeure un défi important auquel devra
faire face notre communauté. Même si on avait d’excellentes institutions
scolaires bien équipées et capables de dispenser un enseignement religieux de
qualité, l’implication des parents dans l’éducation religieuse de leurs enfants
s’avère un endroit spirituel ou les vocations sacerdotales pourraient naître,
croître et mûrir.

En cette époque de déclin spirituel, notre génération s’inquiète et non sans
raison de l’avenir de la vocation sacerdotale. Puisqu’il faut y remédier, il est du
devoir des grands-parents et des parents d’éduquer, de former et d’intégrer leur progéniture à la pratique de leur culte tout en mettant l’accent sur l’étude et l’interprétation des Saintes Écritures. Autant dire que chaque famille catholique ne doit nullement prendre à la légère l’avenir du sacerdoce.

Harry St-Jour
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Un peu de terminologie…

Prêtre séculier : Les prêtres séculiers ont reçu le sacrement d’ordination. Ils ne font pas de voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, mais s’engagent au célibat et à obéir à leur évêque.
Prêtre régulier : Les prêtres réguliers ont reçu le sacrement d’ordination et font partie d’une communauté. Ils font des voeux d’obéissance, de chasteté et de pauvreté.
Curé : Le prêtre ordonné responsable d’une paroisse.
Évêque : Le prêtre ordonné chargé d’un évêché.
Archevêque : Un prêtre ordonné qui appartient à l’ordre épiscopal et qui a
primauté sur d’autres évêques. Il est à la tête d'une province ecclésiastique.
Cardinal : Les cardinaux sont de hauts dignitaires de l’Église catholique choisis par le pape et chargés de l'assister. Ils forment le Collège des cardinaux ou le Sacré collège. Ils élisent les papes
Diocèse : Une circonscription religieuse ou une limite géographique placée sous l’autorité de l’évêque. Le diocèse regroupe plusieurs paroisses.
Province ecclésiastique : Plusieurs diocèses forment une province ecclésiastique.
Moine : Les moines font des voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance à la règle de leur ordre monastique, par ex. les bénédictins, les trappistes. Les
moines ne reçoivent pas tous le sacrement d’ordination. Les moines élisent leur chef, qui est habituellement un prêtre et qui devient l’abbé de leur monastère, abbaye ou prieuré. Un moine est un contemplatif qui se consacre au travail et à la prière. Il y a aussi des communautés apostoliques qui sont ouvertes sur le monde, dont les membres ont une charge, un apostolat, à l'extérieur du couvent.

Hélène Laporte
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LE COIN DES JEUNES

Testez vos connaissances sur les prêtres à l’aide de ces
5 petites questions à choix multiples… À vous de jouer!


Laquelle de ces tâches ne fait pas partie des fonctions d’un
prêtre?

a- Enseigner la foi et proclamer la Parole
b- Administrer les sacrements du baptême, des malades ,de la
réconciliation, ainsi que l’eucharistie
c- Célébrer la messe
d- Annoncer la météo


Lequel de ces articles n’est pas considéré comme un vêtement officiel d’un
prêtre?

a- Étole
b- Aube
c- Mitaines
d- Chasuble


À quel endroit doit-on étudier pour devenir prêtre?
a- L’école secondaire
b- Au séminaire
c- La bibliothèque
d- Au garage


Comment nomme-t-on l’appel à s’engager dans une vie religieuse?
a- Vocation
b- Opération
c- Nomination
d- Libération


Habituellement, comment appelle-t-on la maison dans laquelle vit
et dort un curé (prêtre responsable d’une paroisse)?

a- Dortoir
b- Cathédrale
c- Presbytère
d- Évêché Lucie Rhéaume

RÉPONSES : 1=d, 2=c, 3=b, 4=a et 5=c

L’enseignement religieux au secondaire et les vocations sacerdotales

 

 

 

 

 




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