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Les évêques du Canada ont bel et bien répondu à l'invitation du comité permanent de la santé de la Chambre des communes sur les propositions relatives au projet de loi régissant l'assistance à la procréation. En fait, ils ont exprimé leur appui au nouveau désir de mettre en place une loi attendue depuis longtemps. Toutefois, les évêques sont sérieusement préoccupés du fait que le projet de loi ne définisse pas l'embryon humain comme un être humain ou qu'il n'en protège pas pleinement son statut moral. Les évêques recommandent : que l'embryon et le foetus soient définis des êtres humains au lieu d'organismes humains tels que décrits par le projet de loi; que le terme embryon soit retiré de la liste constituant le « matériel reproductif humain ». Cette nouvelle loi permettrait, avec une autorisation, la recherche sur les cellules souches provenant des embryons que génèrent en trop les traitements de l'infertilité, donc embryons appelés surnuméraires ou considérés « en surplus ». Ces cellules souches sont capables de former la plupart des tissus du corps humain et elles peuvent réparer ou régénérer ceux qui sont détruits. Évidemment, cette pratique susciterait beaucoup d'espoir, particulièrement chez les personnes souffrant des maladies telles que le Parkinson, l'Alzheimer, la dystrophie musculaire et les lésions de la moelle épinière. Somme toute, la Conférence des évêques du Canada réitère la position officielle de l'Église qui maintient que « la vie humaine est le don le plus précieux qui nous soit donné par Dieu, que chaque être humain est créé à l'image de Dieu, si petit et si fragile soit-il. » Ce projet de loi rejette complètement le clonage humain et les évêques apprécient la position prise par le comité de la Chambre des communes. Par contre, ils soutiennent que le clonage thérapeutique a un nom trompeur dans le sens qu'il permet la mort de l'embryon cloné à un stade très précoce de son développement pour en extraire les cellules souches. C'est réduire l'être humain à la matière première pour l'usage industriel. Résumé partiel du Mémoire présenté par la Conférence des évêques catholiques du Canada au comité permanent de la santé de la Chambre des communes sur les propositions relatives au projet de loi régissant l'assistance à la procréation.
De nos jours, une question se pose avec instance aux adultes, aux parents, à la société tout entière : qu'est-ce que j'ai le goût de transmettre à mes enfants et que puis-je leur donner de meilleur qui pourra les guider et leur servir tout au long de la vie, afin qu'ils puissent connaître le bonheur et le partager avec leurs familles et la société dans laquelle ils vivront? Arrive un temps où nous sentons le besoin de revoir nos priorités et notre position vis-à-vis nos valeurs. Dans une récente entrevue pour Le Devoir, le prêtre et sociologue Jacques Grand'Maison parle du besoin de reprendre conscience. Sommes-nous uniquement des rouages de notre machine économique ou de nos partis politiques ou avons-nous une relation avec Dieu et ainsi avec des valeurs qui transcendent notre immédiat, qui sont plus grandes que nous-mêmes, et sur lesquelles nous pouvons bâtir sur du solide? Comment discerner l'important : recevoir la Parole de Dieu qui nous est transmise par les Évangiles; étudier les écrits et les paroles inscrites dans la sagesse et la mémoire humaine; redécouvrir les vertus de l'engagement et du long terme dans une société axée sur le court terme. Bâtir une vie, une société sur la foi de l'amour de Dieu et sur le profond respect de la dignité de nos frères et sœurs humains... voilà qui soulève confiance, enthousiasme, dévouement, bonheur, et nous inspire à travailler au bien commun et au bonheur de tous. Puisse notre conviction et notre expérience de l'amour personnel de Dieu pour chacun et chacune de nous nous aider à trouver les moyens qui nous permettent de transmettre la foi en Jésus aux personnes autour de nous – le plus beau cadeau que nous puissions donner, à nous-mêmes et aux autres. Gilles Marleau Les événements du 11 septembre 2001 et les actions qui ont suivi nous portent à nous demander ce que nous pouvons faire afin que s'amorce un temps nouveau, afin que la paix prévale sur la guerre, la vérité sur le mensonge. Afin de mettre fin au cycle infernal de la vengeance et de la violence, il doit d'abord y avoir le pardon – demander pardon pour les torts qu'on a fait et pardonner aux autres pour les torts qu'on a subis. Nos prières doivent être accompagnées par des œuvres de charité concrètes, nous rappelle le Saint-Père à l'occasion de la solennité de l'Immaculée Conception, de même que d'engagements à convertir son cœur et ses actions à une plus grande justice envers Dieu et envers son prochain. Le monde a besoin du témoignage commun des chrétiens, du message de Jésus, véritable roc sur lequel s'appuient défense de la vie et dignité humaine. Pour ce qui est du terrorisme, le Pape Jean-Paul II nous dit
dans son message à l'occasion de la Journée Mondiale de la Paix qu'il
existe un droit de se défendre contre ce mal en identifiant les
coupables, avec une responsabilité pénale personnelle, sans avoir à
l'étendre aux nations, aux ethnies, aux religions auxquelles
appartiennent les terroristes. On ne peut donc pas faire payer aux
Irakiens, aux Somaliens ou aux Palestiniens la responsabilité de tel ou
tel acte terroriste. La lutte contre la terreur doit également prévoir
un travail politique et économique pour résoudre avec courage et
détermination les éventuelles situations d'opposition et de
marginalisation qui seraient à l'origine des desseins terroristes. Le 11 octobre 2001, Mgr Gervais a déclaré que le gouvernement fédéral devrait faire beaucoup plus pour venir en aide aux réfugiés afghans. Il a qualifié de honteuse l'aide de 6 millions de dollars versée jusque-là aux réfugiés. Mgr Gervais a ajouté que le raisonnement utilisé pour trouver des fonds additionnels nécessaires aux interventions militaires du Canada devrait s'appliquer aux victimes innocentes de la guerre. Sur ces propos, le directeur général de Développement et Paix, M. Robert Letendre, a renchéri en disant que l'aide consentie par le Canada jusqu'à présent est scandaleuse, voire disgracieuse. Il a également invité les Canadiens à faire parvenir leurs dons à Développement et Paix - Afghanistan, au 5633 rue Sherbrooke est, Montréal QC H1N 1A3. Une semaine après ces deux déclarations percutantes, le gouvernement fédéral annonçait une contribution additionnelle de 10 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents des réfugiés afghans et des populations déplacées en Afghanistan. L'argent aidera différents organismes des Nations Unies et d'autres organismes humanitaires à fournir de l'aide alimentaire, des abris et des soins de santé de base. Une célébration eucharistique en mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001 a eu lieu en la basilique Jean-de-Latran de Rome le 11 octobre 2001. Dans son homélie, le Cardinal Ruini, Vicaire général, a imploré le Seigneur en ces termes : « Donne-nous, Seigneur, la force morale de conserver intacte et même de faire croître et de purifier notre capacité de comprendre, d'aimer et de pardonner dans l'âpreté de l'affrontement et dans la douleur du sang versé. Fais, Ô Seigneur, que notre monde, toujours plus petit et plus interdépendant malgré les divisions atroces qui y subsistent, puisse trouver rapidement les moyens pour construire une paix et une solidarité basées sur des fondements moraux plus solides. Au travers de ces épreuves très dures, rends nos coeurs meilleurs et non pires qu'ils ne l'étaient jusque-là. » Darquise Poupart (CPP) Le Ottawa Citizen consacre une ou deux pages aux réponses des
experts de la religion sur des questions spécifiques. Nous traduisons
ici quelques-unes de ces questions ainsi que les réponses de notre
archevêque. Mgr Gervais : ... Une personne humaine possède un corps, une âme et un esprit. Ce qui nous préoccupe (disons notre état d'âme) peut affecter notre corps, ce que ressent notre corps peut affecter notre esprit et cet état d'esprit peut affecter notre environnement. Si nous sommes possédés par l'idée déprimante que nous sommes punis pour nos péchés, nous serons certainement encore plus déprimés, ce qui va inévitablement retarder notre guérison. La réponse catholique réside dans notre croyance que Dieu pardonne nos péchés par le sacrement de réconciliation ou le sacrement des malades... (2001/11/17) Q : Les religions devraient-elles s'impliquer dans tout ce qui est d'ordre politique? Mgr Gervais : Tous les sujets qui concernent la vraie vie s'appliquent également à la religion. Jésus a été tenté dans toutes les facettes de la « vraie vie ». Toute religion qui en vaut la peine doit s'intéresser aux sujets politiques. En tant que chrétiens catholiques, nous devrions savoir que toutes ces démarches doivent être guidées par Dieu. On doit s'impliquer autant qu'on le peut au niveau des sujets qui nous touchent, et si nécessaire, même lorsqu'il s'agit des manifestations publiques. Notre participation est souvent très appréciée et bien accueillie. (2001/11/24) Claude Bergevin (CPP)
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