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La manchette des journaux invite récemment à une remise en question. Dans Le Devoir du 24 mars 2002, « L'Église catholique américaine plongée dans la tourmente », il est question d'histoires scandaleuses mettant en cause des prêtres, qui ont été camouflées pendant des années par la hiérarchie. Dans Le Droit du 28 mars 2002, « Porno dans l'ordinateur d'un abbé », des images porno sont découvertes sur le disque dur de l'ordinateur d'un abbé au moment d'une réparation. Même si c'est l'exception, cela choque. Cela choque tellement parce que c'est la contradiction même du message évangélique. Manifestement, ce sont là des signes de faiblesses dans l'Église, mais dans les « ouvriers » de l'Église. Il est si facile d'oublier que les « ouvriers » de l'Église sont des êtres humains, tantôt forts, tantôt moins forts, comme partout ailleurs dans la société. Il est si facile de remarquer la bête noire, mais d'oublier les grands apôtres de l'Église : Mère Teresa, Jean Vanier, le pèlerin du monde Jean Paul II et tant d'autres gens bien ordinaires qui donnent si généreusement de leur temps pour écouter la personne qui souffre, nourrir la personne qui a faim, visiter les malades et leur apporter le Pain de vie, aimer les laissez pour compte, les déshérités, offrir un répit à un parent monoparental fatigué, etc. Il y a les scandales certes, mais il y a aussi en nombre beaucoup plus important toutes ces personnes avec une foi vibrante qui s'inspirent du message évangélique de Jésus-Christ pour surmonter leurs faiblesses et vivre l'Amour dans son sens le plus profond de donner sa vie pour ceux et celles qu'on aime. Un bel exemple est Michel et Colette Collard-Gambiez, qui ont choisi de vivre la vie des sans-abri « en réponse à un appel intérieur et chrétien de partager la vie des gens pour leur être plus proche », pour mieux les aimer. Ils livrent leur vécu auprès de ces gens « cassés » dans leur livre récent Quand l'exclu devient l'élu. Si les ouvriers dans l'Église peuvent faillir à la tâche, nous avons un modèle sans faille à suivre, un Jésus qui a pris sur lui toutes nos faiblesses jusqu'à la Croix, un Jésus qui nous donne les règles de vie pour aller vers le Père, pour nous dépasser, pour aimer. N'est-ce pas le message d'espérance que nous livre le père Bernard Ménard dans son livre Et si l'Amour était le plus fort? Hélène Laporte Les bénévoles sont la force vive des Bergers de l'espoir. Issus de tous les milieux sociaux et religieux, ils partagent une vision commune de service aux démunis. Les domaines d'implication ne manquent pas et varient selon les intérêts des bénévoles et leur disponibilité. En 2001, les bénévoles ont passé 56 000 heures dans les résidences, les refuges et les services de soutien. Ils travaillent comme chauffeurs-accompagnateurs, préposés à la manipulation des aliments, personnel ménager, concierge, personnel de buanderie, serveurs ou encore « lobbyistes » de la prière. Fait nouveau, de plus en plus de gens nous offrent bénévolement des compétences spécialisées dans des domaines comme la menuiserie, la dentisterie, l'éditique, l'esthétique, la collecte de fonds, la préparation à la vie quotidienne, le soutien infirmier, les relations publiques, l'animation de loisirs et la traduction.
Le temps et l'énergie de ces bénévoles sont absolument essentiels pour répondre aux besoins en constante évolution des Bergers.
L'avenir est-il à vendre au
profit de l'entreprise privée?
Les compagnies productrices de matières jugées nocives pour la population peuvent, en invoquant l'Accord de libre-échange nord américain (ALENA), intenter des poursuites contre les gouvernements les forçant alors à les dédommager pour des pertes de profits éventuels et à revoir leurs politiques nationales. Cette disposition, enchâssée entre autres dans l'ALENA, inquiète de nombreux organismes, dont l'Église catholique. Afin d'expliquer les conséquences d'une telle mesure et de sensibiliser davantage la population, la Commission des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier un document intitulé « Un avenir à vendre? ». Le document épiscopal tente d'expliquer brièvement le mécanisme de règlement des différends déjà mis en place par l'ALENA et présente aussi des réflexions axées sur la tradition catholique face aux défis de la mondialisation. Le document « Un avenir à vendre? » rappelle que l'Église, même si la mondialisation semble inévitable, a un rôle essentiel à jouer : celui d'en humaniser les objectifs et les fins afin que l'économie puisse aider les gens à vivre dans la dignité et l'enrichissement personnel, à l'abri des privations. La participation de l'Église à l'édification d'un monde meilleur et son intervention pour le bien commun, la santé et la protection de l'environnement sont au coeur du message de l'Évangile. N'hésitons pas à appuyer les évêques canadiens qui participent avec des experts de l'économie mondiale à une série de conférences traitant de la mondialisation et de l'humanisation de l'économie. (Voir : http://cccb.ca/html_commissions/DocumentUnAvenirAVendre.htm) Gaston Savage La terreur et le désespoir, l'impuissance et l'amertume : tels sont les sentiments qui dominent dans le coeur des habitants de Bethléem. Dans un entretien avec l'agence Fides, le frère Vincent Malham, américain, Président de l'Université catholique de Bethléem, lance un appel : « Dans cette situation tragique, nous demandons l'aide de la communauté internationale. Il faut faire pression sur Israël pour que son gouvernement retire les militaires des territoires palestiniens et entreprenne des négociations de paix. » « Bethléem est en proie à la terreur. Les gens sont terrés chez eux. De nombreux commerces sont fermés; seules quelques petites boutiques sont encore ouvertes. Les postes de contrôle sont fermés et la population est comme prise au piège : personne ne peut sortir de la ville », raconte le frère Vincent. Le religieux conclut : « Le monde ne comprend pas ce qui se passe ici. Les gens veulent la liberté et une vie normale, c'est tout. Nous n'approuvons pas les moyens terroristes; mais les Palestiniens se sentent abandonnés. Il faut d'urgence une forte pression internationale pour mettre fin à la violence. Nous demandons à l'Église qu'elle s'engage davantage, elle aussi. Les chrétiens quittent massivement la Terre Sainte. Il faut que s'arrêtent les massacres si nous ne voulons pas que la présence chrétienne disparaisse en Terre Sainte. » Les chefs des Églises de la Terre Sainte avaient lancé un appel aux Israéliens et aux Palestiniens, déclarant : « Nous sommes profondément tristes de voir toujours plus de veuves, d'orphelins, de pères et mères en deuil, dans les deux camps… Est-ce cela l'avenir que nous voulons pour nos enfants? … Nous croyons que les peuples d'Israël et de Palestine sont appelés à être des partenaires dans une paix historique. » Les Patriarches rappellent au gouvernement israélien que « la sécurité d'Israël dépend de la liberté et de la justice pour les Palestiniens » et ils demandent une « paix juste ». Gilles Marleau L'assassinat de Mgr Isaias Duarte, archevêque de Cali, le 16
mars dernier a bouleversé le peuple colombien. Sa mort rappelle les
paroles de Jésus : « Le Bon Pasteur offre sa vie pour ses brebis. » En
effet, Mgr Duarte a trouvé la mort aux mains de deux tueurs à gages
alors qu'il sortait d'une église après avoir célébré des mariages. Mgr
Duarte était connu pour ses prises de position contre la violence qui
sévit dans son pays et ses dénonciations du rôle des trafiquants de
drogue dans la vie politique colombienne et les méfaits de la cocaïne
parmi la population. En février dernier, le père Robert Ouédraogo, est décédé au Burkina Faso. Le père Ouédraogo avait une passion pour la musique et l'art. Sa vocation artistique l'a amené à introduire une véritable révolution dans l'Église locale. En 1956, il introduit l'usage du tam-tam dans la liturgie de la messe, donnant ainsi au monde un des plus beaux exemples d'inculturation de la foi. Il sut mettre à profit musique, danses et chants africains pour exprimer la joie du salut chrétien. On le surnomma « l'apôtre du chant », parce qu'à travers le chant, il soulevait les âmes.
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