Catholique et franc-maçon : pourquoi est-ce incompatible

C’est un évêque philippin, Mgr Julito Cortes, qui s’inquiétait de « l’augmentation continue du nombre de membres de la franc-maçonnerie » dans son diocèse. Déjà en 2010, l’Église catholique des Philippines avait dû clarifier la situation, quand un franc-maçon n’avait pu devenir témoin d’un mariage catholique. Mgr Julito Cortes a donc écrit au Vatican pour savoir comment appréhender cette situation.

Franc-maçonnerie : la note du Vatican

La réponse du Vatican a été claire : « Sur un plan doctrinal, il doit être rappelé que l’appartenance active à la franc-maçonnerie par un fidèle est interdite en raison de l’incompatibilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie. » Ce document, daté du 13 novembre et publié le 15, a été approuvé par le pape François.

Si la réponse du Vatican a beaucoup fait parler d’elle, « il ne faut pas lui donner l’importance qu’il n’a pas », estime l’historien Christian Sorrel, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Lyon-2, auteur de « Passion catholicisme – Itinéraires historiques contemporains » (éd. Cerf, 2023). Un document du même genre avait été publié le 8 novembre dernier au sujet des personnes transsexuelles. « Ce n’est pas une lettre encyclique, ce n’est pas une lettre apostolique, ce n’est pas un motu proprio », précise l’historien. 

Par ailleurs, cette note sur la franc-maçonnerie ne fait que répéter ce qui est inscrit dans le magistère, c’est-à-dire les textes officiels de l’Église catholique.

Une méconnaissance de la franc-maçonnerie parmi les catholiques

« In eminenti apostolatus specula » : c’est le nom de la première bulle papale contre la franc-maçonnerie, en 1738. Depuis, l’Église catholique a redit l’impossibilité d’être catholique et franc-maçon au long des siècles. Ainsi, en 1983, Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, a signé, en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, une « déclaration sur l’incompatibilité entre l’appartenance à l’Église et la franc-maçonnerie ». On peut y lire : « Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion. » On ne peut plus clair !

Pourtant, la récente note du Vatican est « un rappel à l’ordre non seulement nécessaire mais même indispensable », estime Serge Abad-Gallardo, catholique et ancien franc-maçon, auteur de « Franc-maçonnerie et politique – Les liaisons dangereuses » (éd. Artège, 2023). Pour lui, il y a des catholiques qui pensent pouvoir être aussi francs-maçons.

« Un certain nombre de prêtres n’ont absolument pas conscience de la complexité de la nature de la doctrine maçonnique », prévient Serge Abad-Gallardo. Dans sa note de novembre 2023, Le dicastère pour la doctrine de la foi encourage d’ailleurs la conférence épiscopale des Philippines à « mettre en œuvre une stratégie coordonnée entre les évêques… » 

La franc-maçonnerie possède ses propres dogmes tout en refusant ceux de l’Église catholique

Catholicisme et franc-maçonnerie : quels points d’incompatibilité ?

Certes, la franc-maçonnerie est « née dans un terreau chrétien », rappelle Christian Sorrel, mais « elle a relu différemment le message chrétien, elle s’en est éloignée ». Et au cours du XVIIIe siècle, le siècle des Lumières, « le fossé s’est creusé entre les loges maçonniques et le message de l’Église ». Et aujourd’hui, « la franc-maçonnerie est un monde très complexe, elle est différente selon les pays ».

Plusieurs éléments rendent la religion catholique incompatible avec la franc-maçonnerie. Par exemple l’idée de ce qui doit être tenu secret par un franc-maçon, même devant un confesseur. « Au XVIIIe siècle, la question du secret à garder face au confesseur est quelque chose de très important », précise Christian Sorrel.

Celui que les francs-maçons nomment « le grand architecte de l’univers » ne peut être le Dieu des chrétiens, trinitaire, estime Serge Abad-Gallardo. « La franc-maçonnerie, dit-il, possède ses propres dogmes tout en refusant ceux de l’Église catholique. » Un catholique qui deviendrait franc-maçon devrait abandonner « les dogmes de l’Église » comme ceux de « la Trinité sainte, la virginité mariale, l’Immaculée conception, la résurrection du Christ, etc. »

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Abus sexuels: Départs en masse dans l’Eglise catholique

Après les scandales d’abus sexuels

De nombreux fidèles ont quitté l’Eglise catholique

Des centaines de fidèles ont quitté l’Eglise catholique, après les révélations sur les abus sexuels. La vague de départs est particulièrement forte en Suisse centrale et à Bâle. En Suisse romande aussi, les sorties sont aussi en hausse, mais à un niveau plus faible.

Publié: 10.12.2023 à 13:19 heures

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Dernière mise à jour: 10.12.2023 à 13:20 heures

De nombreuses paroisses subissent de plein fouet la perte de confiance des fidèles, suite à la publication d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels depuis les années 50 (image d’illustration).

Ils sont des centaines à avoir quitté l’Eglise catholique, après les révélations sur les abus sexuels – particulièrement en Suisse centrale et à Bâle et dans une moindre mesure en Suisse romande. 

À lire aussi sur les abus dans l’Église suisse

«On s’achemine pour 2023 vers une hausse du nombre de départs, aussi bien pour l’Eglise catholique que pour l’Eglise réformée», indique Urs Winter, de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) qui publie chaque année des statistiques sur ce sujet. L’an dernier, 34’600 personnes avaient quitté l’Eglise catholique en Suisse, un record.

Accélération depuis septembre

Les données recueillies dans les cantons par Keystone-ATS montrent une accélération des départs depuis la publication, le 12 septembre, d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du siècle dernier.

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne (270 départs par mois) ou à Adligenswil (LU), où la paroisse parle d’un «véritable exode».

(ATS)

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Orléans (45000)

La ville : Orléans

Découvrez quelques informations pratiques à propos des habitants d’Orléans

Avec un territoire s’élevant à 27,64 km², on chiffrait à 116 238 le nombre d’habitants d’Orléans, ce qui représente 4 205,4 habitants/kilomètre carré en 2018. Cette municipalité était ainsi la plus densément peuplée du département du Loiret.

Découvrez les chiffres clés du parc immobilier d’Orléans

Orléans compte près de 66 000 logements pour héberger tous ses habitants. Avec environ 120 000 habitants répartis sur une superficie de 27,64 km², la municipalité a une faible densité résidentielle mais une densité de population élevée (respectivement 23,9 log/ha et 4 205,4 hab/km²). Elles sont toutes deux supérieures à celles du pays (106 habitants/km² et 0,6 log/ha).

Quelles sont les caractéristiques de la répartition du logement dans la ville

Au niveau de la municipalité, on dénombre actuellement bien plus de locataires que de propriétaires : 35,7 % des résidences principales sont occupées par des propriétaires alors que 64,3 % sont occupées par des locataires (dont 2 % à titre gratuit). Parmi les habitations d’Orléans, 2,9 % sont des résidences secondaires, 10,2 % des logements vacants et 86,8 % des résidences principales. Par ailleurs, 22,9 % de ces dernières sont des logements sociaux. La plupart des ménages se sont installés il y a entre 2 et 4 ans au sein de la municipalité.

Découvrez quelques informations pratiques sur les pièces des logements de la municipalité

Dans la municipalité, les logements sont en grande majorité des appartements (76,3 %). Les plus fréquents sont les 3 pièces, qui représentent 29,3 % de ceux-ci et ont une surface majoritairement comprise entre 60 et 80 m². On trouve également de nombreux appartements de 2 pièces (28,7 %). Moins courantes (14 854), les maisons sont principalement composées de 6 pièces et plus. Leur surface moyenne est le plus souvent supérieure à 120 m². Par ailleurs, on peut remarquer que les maisons et les immeubles d’Orléans ont majoritairement été construits entre 1971 et 1990.

Quelles sont les caractéristiques de l’impôt sur le revenu à Orléans ?

Orléans compte, au total, 67 935 foyers fiscaux. Parmi eux, près de 50,4 % sont non imposables, contre 46,9 % au niveau départemental et 50,2 % à l’échelle de la France. Le revenu médian des ménages fiscaux de la municipalité se chiffre à 20 420 € annuels, soit 1 510 € de moins que celui du pays. Par foyer fiscal, les Orléanais s’acquittent en moyenne d’un impôt sur le revenu de 1 847 €. Ce dernier est donc plus important que celui du Loiret qui s’élève à 1 565 €. D’autre part, 18 966 foyers ont déclaré percevoir une retraite ou une pension.

Dans la localité, les 79,4 % de foyers fiscaux imposables ayant un revenu fiscal de référence en dessous de 50 000 euros paient environ 31,1 % du montant total de l’impôt sur le revenu. À l’échelle du département, on comptabilise 79,9 % de foyers fiscaux déclarant moins de 50 000 euros de revenus. La part des foyers imposables d’Orléans déclarant un revenu annuel supérieur à 100 000 euros est, elle, de 3,8 %. Leur contribution est équivalente à 38,5 % de l’impôt net de la ville.

Découvrez quelques informations pratiques à propos de l’emploi à Orléans

À Orléans, le taux d’activité atteignait 72,74 % au 31 décembre 2018 : sur les 76 824 habitants de 15 à 64 ans que comptait la localité, 55 883 étaient actifs. En proportion, il y avait donc à peu près autant d’actifs qu’au niveau national, où le taux d’activité s’élevait à 71,9 %.

Dans la municipalité, le taux de chômage était de 16,33 %, 9 126 actifs étant au chômage. C’est 7,23 points de plus que dans le reste de l’Hexagone, où le taux de chômage atteignait 9,1 %.

Taux de chômage par CSP à Orléans

À Orléans, en 2018, la catégorie socio-professionnelle des ouvriers était la plus affectée par le chômage, 25,58 % des actifs étaient sans emploi. On trouvait ensuite les employés (18,93 %), les agriculteurs (11,11 %), les professions intermédiaires (11,01 %), les commerçants, artisans et chefs d’entreprises (9,1 %) et les cadres (3,76 %).

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Secours catholique du Loiret : la boutique solidaire d’Orléans fête ses 10 ans

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À Orléans, la boutique solidaire du Secours catholique du Loiret souffle ses dix bougies en 2023. Située au 48, rue des Murlins, elle est ouverte à tous. 

Afin de célébrer cette première décennie, les bénévoles de l’association caritative accueillent le public dans ce magasin du lundi 18 au vendredi 22 décembre 2023. L’occasion de présenter leur offre de prêt-à-porter. 

Des boissons chaudes offertes et des surprises

Seront mis en vente notamment, des vêtements, des accessoires, des chaussures, mais également des jeux et jouets. Des produits mis en vente à petits prix à destination de tous, femmes, hommes et enfants.

À lire aussi

Tout au long de cette semaine d’anniversaire, des boissons chaudes seront offertes aux personnes qui pousseront les portes de la boutique solidaire. Des surprises sont prévues pour les plus jeunes. 

Pratique 

Horaires d’ouverture (hors vacances scolaires):

  • Mardi : 13 heures – 18 heures
  • Mercredi, jeudi, vendredi : 14 heures – 18 heures
  • Le deuxième samedi du mois : 10 heures -13 heures

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Academia Christiana, Civitas…Gérald Darmanin semble confondre les deux organisations catholiques

Des voix s’élèvent depuis dimanche 10 décembre contre la décision du ministre de l’Intérieur de dissoudre Academia Christiana, un mouvement catholique proche de la droite identitaire. Le ministre de l’Intérieur a cité, visiblement par erreur, des «propos antisémites» de l’association cet été. Beauvau reproche en réalité à Academia Christiana d’autres déclarations tenues en 2020 et aurait confondu l’association avec l’organisation catholique intégriste Civitas.

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Gérald Darmanin va demander la dissolution du mouvement catholique Academia Christiana

Gérald Darmanin va demander la dissolution de Academia Christiana. Fondé en 2013, ce mouvement de catholiques « traditionalistes d’extrême droite » se présente comme un institut de formation à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».

Gérald Darmanin a annoncé dimanche qu’il présenterait « dans les semaines qui viennent » en Conseil des ministres la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite.

« Nous présenterons leur dissolution en Conseil des ministres dans les semaines qui viennent », a déclaré dans un entretien au média en ligne Brut le ministre de l’Intérieur. « Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français », ce groupe « légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes », a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour ce faire, « elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en +croisade+ », a ajouté cette source. « D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la +légitime défense+ comme nécessaire », a-t-elle encore dit.

Des accusations que réfute le président d’Academia Christiana, Victor Aubert, qui vit à Sées, dans l’Orne et que nous avons joint par téléphone : 

« C’est ridicule, le gouvernement nous reproche d’appeler à la violence, car nous avons utilisé une métaphore militaire dans l’une de nos communications, à savoir « Former une armée de bâtisseur ». Nous sommes accusés d’antisémitisme car nous conseillons la lecture de Charles Maurras ou encore Jean Madiran ».

Victor Aubert

Président de Academia Christiana

Le Normand ajoute : « Je suis choqué ! C’est devant mes enfants que trois gendarmes armés m’ont remis, à mon domicile, cette lettre du ministère de l’Intérieur ».

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation « intégrale », à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».
Cette organisation est donc présidée par Victor Aubert, ancien professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome. Il est aujourd’hui chef d’entreprise.

« Nous sommes de simples catholiques et en voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone », ajoute ce dernier. « Ils veulent interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste. Et si parler de cathédrales ou de l’Histoire de France, c’est être de l’extrême-droite alors tous les Français sont d’extrême-droite », lance le Normand. « C’est de la diffamation, ma famille est aussi impactée » ajoute ce dernier.

L’association prévoit de « contester cette procédure absurde » devant le Conseil d’Etat. Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment dans la mouvance proche d’Eric Zemmour. « L’État de droit chez Darmanin, c’est ne pas pouvoir expulser des jihadistes, ne pas tirer sur des criminels qui menacent la police, ne pas dissoudre la Jeune Garde (mouvement +antifa », NDLR), laisser prospérer les Frères musulmans, mais pouvoir dissoudre des associations pacifiques en claquant des doigts », a fustigé sur X le fondateur de Reconquête!.

Le ministre de l’Intérieur a précisé dans son interview à Brut qu’au moins trois autres groupes d’ultradroite » étaient dans le viseur des services de renseignement », sans donner de détails.

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Catholiques traditionalistes: le ministre Darmanin annonce la dissolution d’Academia Christiana

Gérald Darmanin a annoncé dimanche qu’il présenterait «dans les semaines qui viennent» en Conseil des ministres la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite.

«Nous présenterons leur dissolution en Conseil des ministres dans les semaines qui viennent», a déclaré dans un entretien au média en ligne Brut le ministre de l’Intérieur. «Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français», ce groupe «légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes», a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour ce faire, «elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en « croisade »», a ajouté cette source. «D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la « légitime défense » comme nécessaire», a-t-elle encore dit.

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation «intégrale», à la fois «spirituelle, morale, intellectuelle et sportive». Cette organisation est présidée par Victor Aubert, professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome.

Dans la mouvance proche d’Eric Zemmour

«En voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone», a réagi Academia Christiana sur son internet, en accusant l’exécutif de chercher à «interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste». «A l’heure où les coups de couteau fusent matin, midi et soir, la priorité de la République est de dissoudre un institut de formation dont les cadres sont tous d’honnêtes pères et mères de famille», a déploré l’organisation, qui prévoit de «contester cette procédure absurde» devant le Conseil d’Etat.

Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment dans la mouvance proche d’Eric Zemmour.

«L’État de droit chez Darmanin, c’est ne pas pouvoir expulser des jihadistes, ne pas tirer sur des criminels qui menacent la police, ne pas dissoudre la Jeune Garde (mouvement antifa , NDLR), laisser prospérer les Frères musulmans, mais pouvoir dissoudre des associations pacifiques en claquant des doigts », a fustigé sur X le fondateur de Reconquête!.

Le ministre de l’Intérieur a précisé dans son interview à Brut qu’ « au moins trois autres groupes d’ultradroite » étaient dans le viseur des services de renseignement, sans donner de détails.

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Abus sexuels révélés L’Eglise catholique voit ses fidèles quitter le navire en masse

Des centaines de fidèles ont quitté l’Eglise catholique, après les révélations sur les abus sexuels. La vague de départs est particulièrement forte en Suisse centrale et à Bâle. En Suisse romande aussi, les sorties sont aussi en hausse, mais à un niveau plus faible.

De nombreuses paroisses subissent de plein fouet la perte de confiance des fidèles, suite à la publication d'une étude de l'Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d'abus sexuels depuis les années 50 (image d'illustration).
De nombreuses paroisses subissent de plein fouet la perte de confiance des fidèles, suite à la publication d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels depuis les années 50 (image d’illustration).

ATS

«On s’achemine pour 2023 vers une hausse du nombre de départs, aussi bien pour l’Eglise catholique que pour l’Eglise réformée», indique Urs Winter, de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) qui publie chaque année des statistiques sur ce sujet. L’an dernier, 34’600 personnes avaient quitté l’Eglise catholique en Suisse, un record.

Les données recueillies dans les cantons par Keystone-ATS montrent une accélération des départs depuis la publication, le 12 septembre, d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du siècle dernier.

«Un véritable exode»

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne (270 départs par mois) ou à Adligenswil (LU), où la paroisse parle d’un «véritable exode». En 2022, ce chiffre était de 65 pour la même période.

La paroisse d’Adligenswil a été la première à décider, après la découverte des nombreux abus, de ne plus verser de contributions à l’évêché de Bâle pour le moment. 45 départs ont été recensés depuis septembre dans cette commune de 5500 habitants.

Dans la ville de Zoug, qui compte environ 12’000 catholiques, le nombre de départs devrait avoir doublé depuis septembre. Pour 2023, le président du conseil de l’Eglise, Patrice Riedo, s’attend à ce que 250 à 260 personnes tournent le dos à l’Eglise catholique. Le nombre de départs est passé de 36 à 174 entre août et septembre. Et les chiffres sont restés élevés en octobre (164) et en novembre (115).

Dans la paroisse catholique romaine de Winterthur, il y a eu 486 départs entre début septembre et début décembre. Au cours des deux années précédentes, ce chiffre était respectivement de 158 et 161.

Dans la région pastorale de Berne et environs, le nombre de sorties d’Eglise en 2023 devrait probablement être deux fois plus élevé que les autres années. Après une nette augmentation en septembre, les chiffres sont retombés en novembre au niveau d’avant l’apparition des chiffres sur les abus.

De nouveaux chiffres record

La publication de l’étude sur les abus marque toutefois un tournant à Schwyz également: depuis septembre, les sorties d’Eglise ont bondi de plus de 500% pour atteindre une moyenne de 76 départs. Auparavant, il y avait eu en moyenne 12 départs par mois.

Sarnen (OW) a enregistré 128 départs depuis septembre. Sur l’ensemble de l’année, le nombre de départs devrait s’élever à 205, contre 90 ces dernières années. A Altdorf (UR), où une centaine de personnes quittent généralement l’Eglise chaque année, 139 ont résilié leur affiliation depuis septembre.

Selon ses propres indications, l’Eglise nationale du canton d’Argovie a constaté un nombre maximum de sorties d’Eglise en septembre. Entre-temps, les chiffres auraient à nouveau diminué. Mais 2023 sera une année record. La plupart des départs ont eu lieu en Argovie, à Soleure et dans les Grisons, dans des zones urbaines. Certaines paroisses ont enregistré plus de 100 départs, a-t-on appris dans les Grisons.

«Un acte symbolique»

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sortie ont été enregistrées depuis septembre, au lieu des 20 habituelles sur l’ensemble de l’année. A Genève, 45 demandes de sortie ont été enregistrées en 2023, dont 36 en septembre.

L’Institut suisse de sociologie pastorale de Saint-Gall (SPI) publie chaque automne les chiffres des sorties d’Eglise en Suisse. Il n’existe donc pas de données actuelles sur l’évolution après l’annonce des cas d’abus au sein de l’Eglise catholique.

Les différences cantonales sont frappantes en ce qui concerne les sorties d’Eglise annuelles. Ainsi, Genève, le Valais, Neuchâtel et Vaud n’enregistrent régulièrement pratiquement pas de sorties. Selon l’ISP, cela est dû aux autres structures organisationnelles des Eglises dans ces cantons.

En règle générale, ils ne connaissent pas de structure d’affiliation de droit public ecclésiastique liée à l’obligation de payer l’impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Dans ces cantons, une sortie d’Eglise est donc un acte symbolique et les personnes concernées n’économisent pas non plus d’impôt ecclésiastique. 

ATS/sga/tgab

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De nombreux fidèles ont quitté l’Eglise catholique

Pour Urs Winter, cette accélération n’est pas une surprise. Des pays voisins comme l’Allemagne ont aussi enregistré des vagues de démissions après des scandales de ce type. Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne, où l’on enregistre en moyenne 270 départs par mois depuis la publication de l’étude. Un chiffre sans commune mesure avec 2022 (65 pour l’ensemble de l’année). A Adligenswil, canton de Lucerne, la paroisse parle d’un «véritable exode» (45 départs sur 5500 habitants), qui ne concerne pas uniquement les plus jeunes: des fidèles de longue date ont aussi annoncé leur départ.

Sur ce sujet: «Je suis triste, honteux et en colère»: les fidèles catholiques face à la tornade des abus sexuels

En ville de Zoug, les responsables s’attendent à 250 à 260 démissions pour 2023, sur un total de 12 000 membres. Bâle-Ville, Winterthour, mais aussi des paroisses dans les cantons des Grisons, de Soleure, d’Argovie, de Schwyz et d’Obwald subissent également de plein fouet la perte de confiance, avec des départs en masse.

Dans l’ensemble, observe Urs Winter, les personnes qui tournent le dos à l’Eglise catholique sont plutôt des hommes vivant en milieu urbain. En campagne, l’ancrage reste toujours aussi vivace, la force des traditions l’emportant sur d’autres considérations. En Suisse romande aussi, le rapport de l’UZH a accéléré les départs, mais dans une moindre mesure. De manière générale, les cantons de Genève, du Valais, de Neuchâtel et de Vaud n’enregistraient pratiquement pas de sorties d’Eglise dans les statistiques.

Le SPI explique ce constat par une autre forme d’organisation ecclésiale: ces cantons n’ont pas de structure institutionnelle d’affiliation liée à l’obligation de payer un impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Quitter l’Eglise dans ces cantons est avant tout un acte symbolique. Force est pourtant de constater qu’à Genève, l’Eglise catholique a reçu 45 demandes de sorties depuis le début de l’année, dont 36 depuis le 12 septembre. Elle en avait enregistré 20 en 2022 et 12 en 2021.

Lire aussi: Les évêques suisses à propos des abus sexuels: «Aujourd’hui, nous agissons. Vous devez nous croire»

Dans le canton de Vaud, la Fédération ecclésiastique catholique romaine (FEDEC-VD) a enregistré 47 demandes de sortie depuis la parution de l’étude de l’UZH, contre 15 à la même période en 2022. A Fribourg, dans les trois à quatre semaines qui ont suivi la publication du rapport, «nous avons constaté un nombre de sorties d’Eglise équivalant aux sorties sur trois à quatre mois d’une année «classique», indique João Carita, du service de communication de l’Eglise catholique du canton.

En Valais, il existe un attachement plus fort qu’ailleurs entre la société et l’Eglise, selon le vicaire général du diocèse de Sion Pierre-Yves Maillard. Celui-ci estime néanmoins qu’il y a «certainement eu davantage de sorties de l’Eglise ces dernières années.» La paroisse de Saint-Maurice a recensé «cinq demandes de sorties cette année, contre une à deux d’habitude», indique-t-elle. Même constat à la paroisse de Martigny qui, malgré «quelques demandes supplémentaires ces derniers temps», n’a pas constaté de hausse particulière.

Lire également: Après les révélations, l’Eglise catholique fait déjà face à des demandes de sortie de l’institution

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sorties de l’Eglise catholique ont été enregistrées depuis septembre, alors qu’il y en a normalement 20 dans l’année. «Une seule a été véritablement motivée et argumentée en lien avec les affaires d’abus», explique François Perroset, chargé de communication de la Fédération catholique romaine neuchâteloise. La Collectivité ecclésiastique cantonale catholique romaine du canton du Jura n’a pas pu avancer de chiffre, mais fera les démarches en janvier, comme chaque année. L’Eglise catholique romaine compte actuellement environ 3 millions de membres en Suisse. L’Eglise évangélique réformée en a environ 2 millions.

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De nombreux fidèles ont quitté l’Eglise catholique en Suisse après les révélations d’abus sexuels

Des centaines de fidèles ont quitté l’Eglise catholique après les révélations de ces derniers mois sur les abus sexuels. La vague de départs est particulièrement forte en Suisse centrale et à Bâle, mais elle concerne aussi la Suisse romande.

Tout indique que les départs de l’Eglise catholique romaine, déjà importants en 2021 et 2022, des années records, se sont poursuivis cette année, même si les chiffres définitifs établis annuellement par l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) n’ont pas encore été publiés.

« On s’achemine pour 2023 vers une hausse du nombre de départs, aussi bien pour l’Eglise catholique que pour l’Eglise réformée », a indiqué Urs Winter, responsable de projet au SPI, à Keystone-ATS. L’an dernier, quelque 34’600 personnes avaient quitté l’Eglise catholique en Suisse.

Les données recueillies dans les cantons par Keystone-ATS montrent une accélération des départs depuis la publication, le 12 septembre, d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du siècle dernier, commis par plus de 500 suspects.

>> Lire aussi: Mille situations d’abus sexuels documentées dans l’Eglise catholique en Suisse

Pour Urs Winter, cette accélération n’est pas une surprise. Des pays voisins comme l’Allemagne ont aussi enregistré des vagues de démissions après des scandales de ce type.

De nombreux départs en Suisse centrale

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne, où l’on enregistre en moyenne 270 départs par mois depuis la publication de l’étude, selon Keystone-ATS. Un chiffre sans commune mesure avec 2022 (65 pour l’ensemble de l’année).

A Adligenswil (LU), la paroisse parle d’un « véritable exode » (45 départs sur 5500 habitants), qui ne concerne pas uniquement les plus jeunes: des fidèles de longue date ont aussi annoncé leur départ.

En ville de Zoug, les responsables s’attendent à 250 à 260 démissions pour 2023, sur un total de 12’000 membres. Bâle-Ville, Winterthour (ZH), mais aussi des paroisses dans les cantons des Grisons, de Soleure, d’Argovie, de Schwyz et d’Obwald subissent aussi de plein fouet la perte de confiance, avec des départs en masse.

Dans l’ensemble, observe Urs Winter, les personnes qui tournent le dos à l’Eglise catholique sont plutôt des hommes vivant en milieu urbain. En campagne, l’ancrage reste toujours aussi vivace, la force des traditions l’emportant sur d’autres considérations.

>> Revoir le débat d’Infrarouge sur la fin de l’impunité dans l’Eglise:

Église catholique: la fin de l'impunité ? [RTS]

Église catholique: la fin de l’impunité ? / Infrarouge / 61 min. / le 20 septembre 2023

Aussi en Suisse romande

En Suisse romande aussi, le rapport de l’Université de Zurich a accéléré les départs, mais dans une moindre mesure. De manière générale, les cantons de Genève, du Valais, de Neuchâtel et de Vaud n’enregistraient pratiquement pas de sorties d’Eglise dans les statistiques.

Le SPI explique ce constat par une autre forme d’organisation ecclésiale: ces cantons n’ont pas de structure institutionnelle d’affiliation liée à l’obligation de payer un impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Quitter l’Eglise dans ces cantons est avant tout un acte symbolique.

Force est pourtant de constater qu’à Genève, l’Eglise catholique a reçu 45 demandes de sorties depuis le début de l’année, dont 36 depuis le 12 septembre. Elle en avait enregistré 20 en 2022 et 12 en 2021.

Dans le canton de Vaud, la Fédération ecclésiastique catholique romaine (FEDEC-VD) a enregistré 47 demandes de sortie depuis la parution de l’étude zurichoise, contre 15 à la même période en 2022.

A Fribourg, dans les trois à quatre semaines qui ont suivi la publication du rapport, « nous avons constaté un nombre de sorties d’Eglise équivalant aux sorties sur trois à quatre mois d’une année ‘classique' », a indiqué João Carita, du service de communication de l’Eglise catholique du canton.

En Valais, il existe un attachement plus fort qu’ailleurs entre la société et l’Eglise, selon le vicaire général du diocèse de Sion Pierre-Yves Maillard, contacté par Keystone-ATS. Il estime néanmoins qu’il y a « certainement eu davantage de sorties de l’Eglise ces dernières années ».

La paroisse de Saint-Maurice a recensé « cinq demandes de sorties cette année, contre une à deux d’habitude », a-t-elle indiqué. Même constat à la paroisse de Martigny qui, malgré « quelques demandes supplémentaires ces derniers temps », n’a pas constaté de hausse particulière.

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sorties de l’Eglise catholique ont été enregistrées depuis septembre, alors qu’il y en a normalement 20 dans l’année. « Une seule a été véritablement motivée et argumentée en lien avec les affaires d’abus », a expliqué François Perroset, chargé de communication de la Fédération catholique romaine neuchâteloise.

La Collectivité ecclésiastique cantonale catholique romaine du canton du Jura n’a pas pu avancer de chiffre, mais fera les démarches en janvier, comme chaque année.

L’Eglise catholique romaine compte actuellement environ 3 millions de membres en Suisse. L’Eglise évangélique réformée en a environ 2 millions.

>> Ecouter le podcast du Point J sur les prêtres pédocriminels:

Pourquoi y a-t-il autant de prêtres pédocriminels ? / Le Point J / 12 min. / le 19 septembre 2023

>> Lire aussi: Les témoignages affluent après la diffusion du rapport sur les abus sexuels dans l’église

ats/boi

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