Alice, sous l’emprise d’un mari catholique intégriste (3/3) : « Je ne changerai pas d’avis malgré ses menaces

« On a perdu six mois, c’est horrible mais on fonce. » Il n’y a plus de temps à perdre : la guerre est déclarée mas Henri ne le sait pas encore. Dans la tête d’Alice, tout est clair. Il faut partir tant qu’elle le peut encore. Comment ? Elle est seule, n’a pas d’argent, pas de compte en banque ni d’emploi et nulle part où aller avec ses sept enfants. D’ailleurs, son mari lui avait bien dit : « Je te tiens par le fric ». Tant pis, grâce à son avocate, elle rencontre une assistante sociale qui lui parle des nombreuses aides financières auxquelles elle a droit. RSA, APL, CMU…  Les frais judiciaires sont pris en charge par la région. La jeune mère de famille découvre qu’elle peut vivre sans avoir à demander d’argent à sa famille. L’assistante sociale prend sur ses heures personnelles pour lui trouver une maison, signer le bail, rapporter la situation à la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP).   

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« Quand il apprend que je veux partir, il m’épuise psychologiquement » 

Alice profite d’un déplacement professionnel d’Henri pour sauter le pas. Trop effrayée pour lui dire en face, elle annonce son départ dans un mail. « Je lui dis que j’ai besoin d’un temps de respiration car je ne vais pas bien. J’ai besoin d’un an seule, je suis trop faible pour partir dans la nouvelle ville où il vient d’être muté. Il a déjà prévu d’inscrire les enfants dans des écoles cathos là-bas. Je lui dis qu’on restera ici, les enfants et moi. »  Avant son retour, elle prépare son départ, ouvre un compte en banque, trouve des amis pour l’aider à déménager. « J’emprunte vingt euros à des amis pour ouvrir un compte en banque, je cache les papiers chez eux, j’inscris leur adresse sur les formulaires. Je me crée aussi une adresse mail personnelle sur leur ordinateur. » 

Le calvaire commence au retour de son mari. Pendant dix jours, avant qu’elle ne déménage, ils sont forcés de cohabiter. Il en profite alors pour violenter psychologiquement la jeune femme. « Il me fait du chantage à l’usure pour me convaincre de tout abandonner. Mais je sais que je ne changerai pas d’avis malgré ses menaces. Une nuit, il réveille les enfants et tente de les embarquer en voiture, sous prétexte que je ne suis plus digne d’être leur mère », raconte Alice. Sans même savoir que sa femme a déjà vu un avocat, il rabâche que leurs enfants vont mourir car elle leur impose des violences terribles. « Il m’épuise psychologiquement. Il m’empêche de dormir en venant s’asseoir sur le canapé où je dors avec ma fille. Il retire la couette ou m’arrache l’oreiller. Quand je tombe de sommeil, il me réveille. Il dort parfois sur son lieu de travail et passe sans prévenir à la maison, nous laissant dans la peur, sans savoir quand il va ressurgir. »  

« J’ai réussi à aller jusque-là, mais de quoi sera faite la suite ? »  

Après le déménagement, auquel Henri participe non sans rechigner, Alice et les enfants se retrouvent dans leur maison. Une nouvelle vie commence. « Je ressens à la fois de la peur et de l’excitation. J’ai réussi à aller jusque-là, mais de quoi sera faite la suite ? » L’euphorie n’efface pas la peur, la culpabilité et la fatigue, alimentée par les démarches judiciaires et les enfants qui courent dans tous les sens. Alice n’a pas le temps de réfléchir, sauf quand elle repeint ses murs ou repasse le linge. « Je pleure tout le temps, surtout dans ces moments-là, quand mes pensées peuvent circuler. » Pendant longtemps, les habitudes restent également. Si la famille a échappé au joug d’Henri, elle est encore prisonnière du bourrage de crâne qu’il leur a longtemps infligé. La prière devient moins régulière mais ne disparaît pas, le dimanche à la messe non plus. « À la maison, quand quelque chose traîne, on a cette sensation d’apnée avant de se rendre compte qu’il n’y a pas de danger. Et puis, progressivement, les enfants laissent traîner leur bazar. » Mais le bonheur d’être enfin en sécurité est brisé lorsqu’Henri récupère les enfants le week-end. « Leur absence me ronge, je noie ça dans le piano », souffle Alice, qui ne supporte plus de savoir ses enfants en danger chez leur père.  

« Cinq ans après le début des démarches, j’obtiens de garder mes enfants le week-end » 

Il est temps d’officialiser la séparation. Henri reçoit rapidement une convocation au tribunal pour acter d’une séparation de corps et de biens. À deux reprises, il ne se présente pas. Alice obtient alors une ordonnance pour garder ses enfants un week-end sur deux. Elle n’ose lui refuser leur garde que six mois plus tard. S’ensuivent un signalement à la CRIP, des rapports accablants de psychologues, une enquête aux deux domiciles, plusieurs auditions à la police, une expertise psychologique de toute la famille, les déclarations des enfants… Les années passent et il faut attendre que trois juges s’emparent du dossier pour que les choses bougent. La juge des enfants est saisie, ainsi que celle des affaires familiales. Après qu’Henri se soit montré physiquement violent sur l’un des enfants, le procureur rejoint l’enquête. Mais en justice, c’est le statu quo, avec un dossier bloqué en appel. Le procureur de la ville fait comprendre à Alice que si elle décidait de garder ses enfants tous les week-ends malgré tout, il ne la poursuivrait pas. La juge des enfants arrête le suivi éducatif, statue qu’elle est en mesure de protéger les enfants. « Au début, je me suis sentie abandonnée, puis j’ai compris que c’était une autorisation officieuse », explique-t-elle. « Cinq ans après le début des démarches, j’obtiens donc la possibilité de garder mes enfants tous les week-ends. »  

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« Quinze jours après qu’il a blessé notre fils, on m’a demandé de lui laisser » 

Le soulagement est éphémère. La fin de semaine est redoutée par toute la famille, qui doit se cacher pour échapper à Henri. Les premiers temps, Alice loue un gîte ou se réfugie chez des amis pour ne pas croiser le père de ses enfants. Mais ce rythme n’est pas tenable. De toute façon, il finit toujours par les trouver. « Il sonne cinquante fois, frappe à la porte, on l’entend téléphoner à son avocat ou à la police. Il laisse des traces, même en semaine. Parfois, on sort le matin et les plantes vertes ont changé de place. Je comprends qu’il est passé cette nuit, sans qu’on le sache. » Ces manipulations durent des années, jusqu’à ce qu’il parte faire le tour du monde à la voile et disparaisse presque entièrement de leur vie. « Le divorce est prononcé au bout de sept ans. La justice est un rouleau compresseur, mais il faut le temps qu’elle démarre, remarque Alice. Et quand la lenteur de la justice se confronte à la sécurité de mes enfants, je bous intérieurement. Quinze jours après qu’il a blessé notre fils, on m’a demandé de le lui laisser. Pendant sept ans, je n’avais aucun pouvoir, seulement d’être irréprochable face à la justice. »  

« C’est une résurrection ! » 

Pendant cette longue bataille, Alice s’est redécouverte. En tant que femme, mère, institutrice. L’élan de générosité à son égard la surprend : dans son quartier et à l’école où elle commence un travail de professeure de musique, on lui donne de tout sans rien demander en retour. Elle découvre le coiffeur, les vêtements, la sexualité aussi, lors d’une relation à laquelle elle finit par mettre un terme, par manque de temps. « C’est une résurrection, sans mauvais jeu de mots ! », plaisante-t-elle. Plus Alice travaille, plus les aides baissent et les factures de babysitting augmentent. « Je ne peux pas rester à rien faire car je sais qu’un jour, les aides vont s’amenuiser. Alors je passe le concours d’institutrice, puis le CAPES. » 

Son rapport à la religion change en même temps que son mode de vie. Pendant deux ans, elle continue de pratiquer par culpabilité, puis rompt presque complètement avec le christianisme. « Je n’ai pas de colère, je veux garder la bonne partie de ce que représente la religion : la bienveillance, la tolérance, l’ouverture aux autres, estime la mère de famille. Il m’arrive de m’adresser à Dieu pour des appels au secours, des questions que je me pose. » Les enfants eux, s’adaptent aussi : les plus grands refusent d’en entendre parler et les petits n’en gardent pas de souvenirs, ou très peu. Finalement, la religion s’efface progressivement, mais pas le souvenir de cet abuseur.  

« Je suis partie sans rien et je lui dois encore de l’argent » 

Le passé pèse encore sur la Alice et sa famille recomposée (un nouveau compagnon et deux beaux-enfants), puisqu’elle doit encore 16 000 euros à son ex-mari dans le cadre de leur divorce. « C’est dingue, je suis partie sans rien, je me suis battue, et je lui dois encore de l’argent. J’aurais pu demander un divorce pour faute à ses torts, mais pendant sept ans j’ai eu peur, je voulais juste en finir », se défend-elle. Henri, lui, s’en sort avec une pension alimentaire « ridicule », n’a jamais été condamné et garde un casier vierge. Et ce malgré les violences, les plaintes, les arrestations dont il fait l’objet. « Condamné plusieurs fois à de la prison avec sursis, il a toujours été dispensé de mention sur son casier, parce qu’il est officier de la marine et que cela nuirait à sa réputation », s’exaspère Alice. À son retour de tour du monde, il a jeté l’ancre dans le port de la ville où vit son ex-femme.  

*Les noms ont été modifiés    

Alice Davril, « Femmes, soyez soumises », publié le 14 février 2024 aux éditions Larousse, 18,95 euros

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Vittersbourg. Rencontre avec le Secours catholique mercredi

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MMA: Après sa victoire à New York, Benoît Saint-Denis met le cap sur Miami

On avait laissé Benoît Saint-Denis victorieux au Madison Square Garden, à New York, en novembre. Le combattant français sera à l’affiche de l’UFC299 le samedi 9 mars prochain à Miami. Il affrontera l’Américain Dustin Poirier au Kaseya Center (billets ici). Une nouvelle fois après sa victoire face à Matt Frevola, Benoit Saint-Denis devra évoluer dans une ambiance hostile.

« Miami, c’est proche de mon camp d’entraînement, c’est proche de chez moi, a ainsi déclaré son adversaire au cours de l’émission The MMA Hour. Depuis la Nouvelle-Orléans, il suffit de prendre un vol direct pour Fort Lauderdale ou Miami, tout le monde pourra venir me soutenir. »

Le signe en tout cas que le tricolore est bien entré dans la cour des grands aux yeux de la direction de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Benoît Saint-Denis est l’actuel 12e au classement des poids légers de l’UFC, et affrontera l’actuel troisième de la catégorie. « Saint-Denis est sur une série de cinq victoires consécutives, et toutes avant la fin du troisième round, a déclaré Dana White sur son compte X (ex Twitter). Il dit qu’il est le nouveau “BMF” (“bad motherfucker”) de l’UFC et il aura l’opportunité de le prouver contre Dustin Poirier qui est un “sauvage” absolu et qui part toujours à la guerre ». Le ton est donné, mais ça ne reste que du sport, évidemment.

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Aux Antilles, la dimension sociale et politique du carnaval

Les cendres de Vaval, le roi fictif du Carnaval, retombent, les festivités prennent fin en ce mois de février. Au-delà de la fête, le carnaval constitue un espace d’expression indéniable aux Antilles. Un lieu de revendications, de visibilisation de messages, mais aussi un lieu de communion et de réunion.

En d’autres termes, les festivités du carnaval constituent une fonction sociale primordiale. Les groupes évoluent avec leur temps et les médias sociaux les suivent. Les Antillais vivant en métropoles développent des stratégies pour suivre, recréer, repenser le Carnaval, à plus de 6 000 kilomètres de distance.

Des messages politiques et sociaux essentiels

« Chaque année, il y a des thèmes différents, qui peuvent soit dénoncer des situations spécifiques, comme les problèmes d’eau, le chlordécone, ou encore servir à sensibiliser aux violences », relate Joanna, 28 ans, cheffe de projet à Lyon. « C’est aussi une façon de se rappeler l’histoire et de perpétuer nos traditions ancestrales. »

Le Carnaval a été importé par les colons catholiques, mais leurs anciens esclaves noirs se le sont largement approprié

Ainsi, le Carnaval est autant un moment d’expression aujourd’hui, qu’il a été depuis des siècles, comme l’expose Lionel Arnaud, sociologue ayant travaillé spécifiquement sur le sujet. « Le Carnaval a été importé par les colons catholiques, mais leurs anciens esclaves noirs se le sont largement approprié après les abolitions de l’esclavage. Ils ont ainsi commencé à faire la fête en imitant leurs maîtres, tout en intégrant leurs croyances, leurs esthétiques et leurs propres instruments de musique », éclaire Lionel Arnaud.

Différents groupes, différents messages

Dans cet espace, différents groupes se rencontrent. On peut citer trois grands types de groupes aux esthétiques distinctes. Les Ti Mass (ils portent des masques et l’on peut les rencontrer sur les routes, les ronds-points, etc). Les groupes à po (ils défilent avec des tambours en peau d’animaux). Et les groupes à caisse claire (ils défilent avec caisses claires et cuivres).

« Dans les années 1970, le carnaval est devenu un terrain d’expression privilégié des processus de “ré-africanisation” des sociétés caribéennes dans le sillage de l’idéologie du Black Power, et plus encore ici de la Négritude », renseigne Lionel Arnaud.

Le carnaval est devenu une chambre d’écho extraordinaire pour certaines revendications

« Cela a influencé certains groupes guadeloupéens et martiniquais qui, à cette époque et dans un contexte de montée des revendications nationalistes, ont investi le carnaval avec des tambours à peau d’animal et des sons puisés dans les traditions locales. À partir de cette époque, le carnaval est devenu une chambre d’écho extraordinaire pour certaines revendications culturelles et politiques », poursuit le sociologue.

Célébration de l’identité culturelle

En plus de l’aspect politique, le carnaval charrie aussi des messages relatifs à la célébration, aux traditions, à la communion. « En plus des messages politiques, il y a aussi le message de la fête, d’être ensemble, et de célébrer. C’est quelque chose d’essentiel pour nous », détaille Joanna.

Coincée en métropole par le travail, Joanna suit le carnaval depuis la métropole sur les réseaux sociaux. « Grâce à Karata et Canal 10, j’arrive à suivre le carnaval de loin. Ils font des efforts pour nous faire vivre la fête même à distance. » 

La jeune femme suit régulièrement les groupes à po qu’elle affectionne particulièrement. « J’invite aussi des amis et on suit ça ensemble chez moi, je fais des beignets, on se déguise un peu. On essaie de recréer l’ambiance de là-bas, ici. »

Jessica, cheffe comptable de profession, suit, elle aussi, le Carnaval sur les réseaux et sur « canal 10, télé an nou (ndlr : notre télé en créole) ». Une forme de palliatif qui n’atténue la tristesse d’être loin de ces festivités. « Chaque année, je suis en PLS, c’est le moment le plus compliqué pour moi à distance. »

Le carnaval ne peut se réduire à une seule interprétation, il est par définition multiple, incontrôlable

Un moment de communion et de joie important donc. « Le carnaval est d’abord et avant tout une fête et un espace libre. À ce titre, chacun s’y rend pour exprimer ses propres goûts et ses propres humeurs, se costumer, danser, chanter, draguer, manger, boire, ou tout simplement regarder et profiter de l’ambiance ! Ce qui est sûr, c’est que le carnaval ne peut se réduire à une seule interprétation. Il est par définition multiple, incontrôlable et, en un sens, illisible. C’est ce qui fait sa force, et sans doute sa politique ! », souligne Lionel Arnaud.

Une portée politique tout de même limitée

Mais le chercheur nuance la portée des différents messages exprimés. « Certes, on pourrait dire que le carnaval comporte de facto une dimension subversive puisqu’il autorise toutes sortes de débordements. Mais c’est négliger le fait que le carnaval agit aussi comme une soupape de sécurité, qui permet l’expression des revendications et des mœurs réprimées le reste de l’année, comme pour mieux les maintenir en place. » 

Pour le sociologue, le carnaval « apparaît aujourd’hui particulièrement en phase avec l’avènement de la “société du spectacle”, où l’image et la capacité à capter l’attention et la sympathie des publics aux quatre coins du monde est devenue essentielle. »

« Aujourd’hui, les carnavals du monde entier, celui de Rio, mais aussi de Trinidad, de Londres, de la Nouvelle-Orléans, sans parler de ceux de Venise, de Nice ou de Cologne, sont mis au service du tourisme et de l’attractivité des villes globales, observe Lionel Arnaud. Tout compte fait, le carnaval est fondamentalement ambivalent, ne serait-ce que parce la liberté qu’il autorise est strictement encadrée dans le temps. »

Ambre Couvin

Photo ©CarollinePaux

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UFC – Conor McGregor parle sur la religion : « Les gens ne le savent pas, mais je suis…

Par Guillaume K. | Journaliste sportif

Conor McGregor est et restera longtemps la plus grande superstar de l’UFC. Toujours très bavard et à l’aise dans les médias, il vient de faire une révélation assez intime sur son rapport à la religion. Visiblement, il se considère comme un homme pieux.

Sans forcément avoir à se plonger dans ses secrets les plus sombres, il semble assez clair que Conor McGregor n’est pas un modèle de vertu. Déjà, dans le cadre de sa profession, il n’a jamais semblé avoir la moindre limite dans son trash-talking. Il n’a pas hésité à insulter Khabib Nurmagomedov sur sa religion et son défunt père, il n’a pas hésité à parler de la femme de Dustin Poirier, il n’a pas hésité non plus à insulter tout Rio de Janeiro…

Et dans sa vie privée ce n’est pas forcément mieux, puisqu’il enchaine les scandales à une vitesse dingue. Il a déjà frappé un grand-père dans un bar, un DJ dans une soirée, il aurait jeté une femme à la mer depuis son yacht, et au printemps dernier, pendant les playoffs NBA, il a été surpris dans les toilettes de la salle de Miami avec une femme qui n’était pas la sienne…

Conor McGregor, l’homme de foi

Mais au-delà de ses nombreux dérapages, Conor McGregor essaye de mener une existence guidée par la foi. C’est en tout cas ce qu’il a expliqué lors d’un passage sur le média GQ. Chargé de présenter les objets dont il ne peut absolument pas se passer au quotidien, le Notorious s’est exprimé en longueur sur son rapport à la spiritualité et la foi.

Les gens ne le savent pas, mais je suis un homme pieux, très pieux même. Je suis un catholique d’Irlande. Ma mère nous a transmis cette croyance comme on lui a transmise par le passé. Je porte toujours sur moi une chaine avec l’archange Michael. Il te protège, il représente le fait de se concentrer sur le bien plutôt que sur le mal. C’est un cadeau de ma mère.

Il y a marqué « Ta maman qui t’aime » dessus, et il y a l’épée de Michael. J’ai aussi un autre collier pour St. Christophe. St. Christophe lui est là pour te protéger durant tes voyages. C’est un cadeau qui a été offert par mes enfants et par ma fiancée. Nous sommes vraiment une famille religieuse. Nous croyons en Dieu et lui faisons confiance.

Conor McGregor, l’homme aux nombreux scandales dans sa carrière, n’en est pas moins un homme de foi. Une chose transmise par sa mère, et qu’il transmet à son tour à ses enfants. Les combattants semblent de plus en plus ouverts sur la question et ils laissent de plus en plus les fans entrer dans leur intimité, ce qui est une bonne chose pour ceux que ça intéresse.

Conor McGregor se veut être un homme de foi. Il est d’ailleurs très impliqué puisqu’il possède des colliers pour toutes les occasions de la vie. Espérons que les dieux des sports de combat lui permettront de revenir vite.

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Meylan Fermée mardi, rouverte jeudi, que s’est-il passé à l’école catholique traditionaliste

La porte de l’établissement s’entrebâille pour laisser passer les enfants et les parents qui les accompagnent. Puis se referme aussitôt. À l’intérieur, les prêtres les accueillent mais ce ne sont pas eux qui viendront parler aux médias présents à l’extérieur, alors qu’ils sont en responsabilité de l’établissement (ils n’ont pas répondu au message que nous leur avions laissé mardi).

Ce sont donc les parents, uniquement des pères, qui prennent la parole. « Mardi, on a été très surpris et affectés de savoir que nos enfants pourraient ne pas retourner à l’école », souligne Thierry Valadier. « On ne comprend pas cet acharnement que l’on ressent de la mairie, reprend Arnaud Kervizic. Notre école respecte les normes de sécurité, nous avons…

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Métropole de Grenoble L’école catholique fermée mardi à Meylan peut… rouvrir

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Munster Concert à l’église catholique

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Loire Enseignement catholique : 371 écoliers en moins à la prochaine rentrée

Alors que la carte scolaire se prépare pour la rentrée 2024-2025, les syndicats de l’enseignement public ont fait savoir que les premières négociations laissaient apparaître la suppression de 55 classes dans le département de la Loire, pour 45 ouvertures.

L’enseignement catholique prépare aussi la prochaine rentrée. Une préparation qui s’effectue entre le diocèse, la direction des services départementaux de l’Éducation nationale et le rectorat.

Bruno Prangé, directeur diocésain de l’enseignement catholique de la Loire, doit aussi adapter le nombre de classes par rapport aux écoliers qui les fréquentent.

Dans le premier degré, ils seront 371 écoliers de moins à la prochaine rentrée, soit au total 13 295 élèves qui se rendront dans les 85…

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Saint-Valentin : Mais, au fait, c’était qui Valentin

Si certains osent crier haut et fort que la Saint-Valentin est, pour eux, une fête commerciale et inintéressante, de nombreux couples célébreront leur amour ce 14 février. Mais d’où vient cette tradition ? Et qui était vraiment ce fameux Valentin à grâce auquel fleuristes et chocolatiers réalisent leur meilleure période de l’année ?

Le plus célèbre des Valentin serait en réalité Valentin de Terni. Ce prêtre de Rome aurait vécu au IIIe siècle.

À l’époque, l’empereur Claude II le Gothique veut interdire le mariage des Chrétiens et apprend que Valentin les célèbre. Il le fait jeter en prison où Valentin rencontre la fille du geôlier, Julia.

Ils tombent amoureux. Julia, aveugle de naissance, demande à Valentin de lui décrire le monde. Un soir, un miracle se produit et la jeune femme retrouve la vue.

Ce miracle met l’empereur en colère : il ordonne l’exécution de Valentin.

Celui-ci obtiendra le titre de « patron des amoureux » en 1496 : il lui est octroyé par le pape Alexandre VI.

Mais, selon le sociologue Jean-Claude Kaufmann, auteur du livre d’Histoire Saint-Valentin, mon amour, « tout ça, c’est du vent ». « Il y a en fait eu entre huit et treize Saints Valentin, et l’un d’eux a célébré des mariages chrétiens à Rome à l’époque où ceux-ci étaient persécutés. Pour cette raison, il aurait été emprisonné, et exécuté un 14 février 270 », rapporte Geo.fr.
Pour d’autres, Valentin de Terni était surtout un faiseur de miracles. Le National geographic raconte qu’il avait la capacité de guérir les handicaps physiques. Soignant l’enfant d’une famille, tous ses membres auraient décidé de se convertir au christianisme après ce miracle. Un acte qui n’aurait pas plu. Valentin, refusant de se convertir à al religion païenne, aurait été décapité.

Aucune notion de fille de geôlier ou autre chose du genre.

Néanmoins, qu’importe le Valentin en question, et les faits pour lesquels il aurait été condamné, l’Histoire, avec un grand H, raconte tout de même qu’il aurait été décapité, tué, exécuté… un 14 février.

Une tradition religieuse païenne

Loin du romantisme de l’histoire contée plus haut, l’origine de la Saint-Valentin viendrait en réalité des Lupercales romaines, célébrées le 15 février. « C’était une tradition religieuse païenne, raconte Jean-Claude Kaufmann à Geo.frLes hommes parcouraient la ville et fouettaient les femmes sur le ventre avec des lanières de cuir pour les rendre fertiles. » Pour mettre un terme à ces fêtes où l’alcool coulait à flots, les chrétiens auraient instauré la fête de la purification de la Vierge, devenue la Chandeleur, le 2 février. Cette même fête se transformera en fête de l’amour spirituel, se déroulant la veille des Lupercales, célébrée, de fait, le 14 février… jour de la saint Valentin.

Mais il semblerait que les origines de la Saint-Valentin divergent selon les historiens. En effet, certains précisent que c’est le pape Gélase Ier qui, à la fin du Ve siècle, mit fin à ces Lupercales, fêtes de la fertilité. Ce serait l’Église catholique qui aurait instauré cette « Saint-Valentin » le 14 février pour célébrer le martyr.

Quoi qu’il en soit, à l’origine, la Saint-Valentin n’avait absolument rien à voir avec ce que l’on connaît aujourd’hui. Selon le National geographic, ce serait le poète Geoffrey Chaucer, dans son poème The Parlement of Foules (Le parlement des oiseaux) qui aurait pour la première fois fait le lien entre la Saint-Valentin et le 14 février, et ce, au XIVe siècle. Toutefois, cette association serait, pour Jack B. Oruch, un pur hasard. En effet, la mi-février correspond avant tout au début de la saison des amours chez les oiseaux en Europe…

Il faudra attention 1415 pour voir apparaître la première carte de Saint-Valentin : celle du duc d’Orléans à sa femme, alors qu’il était emprisonné à la tour de Londres.

L’envoi des cartes de Saint-Valentin explosera aux États-Unis lors de la guerre d’Indépendance, les couples étant séparés…

Dans certains pays, la Saint-Valentin n’existe pas

Mais, croyez le ou non, dans certains pays, cette fête n’existe tout simplement pas. La Saint-Valentin n’est pas célébrée en Indonésie, Arabie saoudite ou Malaisie, en raison de contradiction avec leurs religions respectives. En Inde, ce sont des raisons politiques qui poussent les amoureux à ne pas honorer la Saint-Valentin, notamment certains partis conservateurs qui estiment que cette fête promeut les valeurs de l’Occident.

Mais finalement, y a-t-il vraiment besoin d’une date officielle pour célébrer l’amour ?

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