Orléans : la ferveur d’une ville autour de sa nouvelle Jeanne d’Arc

Entre deux stations de tram, le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc, annonce à Clémence Miot qu’elle a été sélectionnée. La bouffée d’émotion passée, la lycéenne envoie immédiatement un message à ses parents, puis passe un appel à son grand-père. « Je savais que pour lui, qui est orléanais, cela représentait beaucoup, et pour moi, c’est mon rêve depuis que je suis toute petite », confie-t-elle. À 16 ans, élève de première STMG, Clémence Miot prend donc le flambeau des jeunes filles élues chaque année depuis 1945 par l’association pour incarner la Pucelle. Depuis le 8 mai 1429, date à laquelle Jeanne chassa les Anglais qui assiégeaient la ville depuis cinq mois, Orléans n’a presque jamais cessé de la célébrer. Cette année sonne la 597e édition des fêtes johanniques, inscrites depuis 2018 au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

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Ce mercredi 29 avril, les festivités s’ouvrent pour dix jours de liesse qui embrasent la ville entière. Les deux Jeanne – Capucine, la sortante, et Clémence, la nouvelle –, cheveux courts et sourires jusqu’aux oreilles, partent de la maison reconstituée de Jeanne accompagnées de deux destriers blancs. Souriantes et émues, toutes les deux à cheval, elles traversent la ville au pas. Plus loin, la cathédrale Sainte-Croix les attend, pleine à craquer, remplie de milliers de personnes – catholiques ou non, profondément attachées à cette figure ou simplement curieuses. Sous les voûtes gothiques, en présence du maire d’Orléans Serge Grouard, de l’évêque Monseigneur Jacques Blaquart et du commandant d’armes de la place, le général Colardelle, Capucine remet à Clémence l’épée de Jeanne – une réplique de celle qui « ne versa jamais de sang ».

Clémence Miot est émue de constater l’engouement que suscite la figure de la Pucelle.

Clémence Miot est émue de constater l’engouement que suscite la figure de la Pucelle. © Christophe Picard

« Jeanne était une fille comme les autres. Sa rencontre avec Dieu s’est faite pendant l’adolescence, comme pour Bernadette Soubirous, comme pour Thérèse », rappelle l’évêque, qui y voit un appel adressé à toute la société : « La famille est le premier lieu d’éducation. Que se lèvent les Jeanne d’Arc de ce monde présent – et que les adultes soient de véritables éducateurs, des exemples, des personnes à qui parler et faire confiance. » Réussir sa vie, selon lui, c’est « répondre oui à l’appel, audacieux, ouvert à Dieu et aux autres ». Le grand sourire de la Jeanne sortante se mêle à quelques larmes. « Qu’elles sont belles ! » s’exclame une petite fille dans la nef, les yeux brillants. L’invité de l’évêque cette année est annoncé : le cardinal Bustillo. Dans la foule, une sexagénaire laisse échapper : « Ce serait incroyable que le pape vienne pour les 600 ans. »

« Toutes sont formidables ! »

Clémence pensait ne pas être du genre à s’épancher. Mais à la sortie de la cathédrale, l’épée au côté, elle n’a pas pu retenir son émotion. « C’était si touchant d’entendre les acclamations pour Jeanne, de voir la foule se presser et sentir la ferveur qu’elle suscite », partage la lycéenne, le regard d’un bleu profond planté dans le vôtre. Le maire lui remet ensuite les clefs de la ville, avant qu’elle ne reparte déambuler à cheval dans les rues, saluée depuis les trottoirs et les fenêtres ouvertes, sous les applaudissements et les harangues bienveillantes. Tous les âges et toutes les classes sociales sont présents. « Jeanne s’adresse à tous », résume Bénédicte Baranger.

Nul besoin d’être croyant pour adhérer aux fêtes johanniques

Chaque dossier est passé au crible : la lycéenne doit être catholique pratiquante, investie auprès des autres, et habiter Orléans depuis plusieurs années. Bénédicte Baranger, ancienne Jeanne elle-même – elle fête cette année le cinquantième anniversaire de son élection –, reste époustouflée par la maturité des candidates qui se présentent. Cette Orléanaise de toujours, profondément habitée par la figure de la Pucelle, voit dans chacune d’elles « une lumière » et « un beau signe d’espérance » pour la jeunesse. « Toutes sont formidables, s’enthousiasme-t-elle. C’est très dur de choisir. » Comme toutes les Jeanne avant elle, Clémence a suivi une formation exigeante : cours d’équitation, de prise de parole en public, pèlerinage dans les villes alentour qui ont vu passer Jeanne d’Arc, et surtout, les conseils informels des « anciennes ».

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La cathédrale Sainte-Croix, pleine à craquer, accueille la traditionnelle remise de l’épée.

La cathédrale Sainte-Croix, pleine à craquer, accueille la traditionnelle remise de l’épée. © Christophe Picard

Acmé de dix jours, le défilé du 8 mai rassemble la ville entière et au-delà. Quelque 600 militaires défilent ; dans le ciel, deux avions sont mobilisés. Les autorités civiles, militaires et religieuses ouvrent la marche. Le général Colardelle y voit une mission qui dépasse la seule célébration : « Ce qui m’intéresse, c’est de souder la nation, sensibiliser avec des valeurs morales que l’on partage avec Jeanne d’Arc et de nous faire connaître. » Il ajoute que nul besoin d’être croyant pour adhérer aux fêtes johanniques : « Dans ses valeurs – l’audace, l’engagement, la combativité – les militaires s’y retrouvent. » Bénédicte Baranger le répète : « Jeanne s’adresse à tous. » À Orléans, pendant ces dix jours, la France est unie.

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un appel aux dons lancé pour la sauvegarde

Jeudi 30 avril, l’église Saint-Cyriaque de Montenach (Moselle) a été ravagée par un incendie. Grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers (60 soldats du feu étaient mobilisés sur place), de nombreux objets ont pu être sauvés. Aujourd’hui, la fondation du patrimoine lance un appel aux dons pour sauver l’édifice.

« Chaque don compte » pour sauver l’église de Montenach

La fondation du patrimoine rappelle que l’église de Montenach est « un symbole de mémoire collectiveun lieu de rassemblement et un repère dans la vie locale ».

Face à l’urgence, « chaque ne compte » : « En faisant un don aujourd’hui, vous contribuez concrètement à sauver ce patrimoine en péril et à accompagner la commune dans sa reconstruction. »

Vous pouvez faire un don en cliquant ici. L’objectif est d’atteindre 100 000 euros.

L’église est « fortement fragilisée »

« La toiture et là charpente ont été en grande fête détruitetout comme le clocher. L’édifice est aujourd’hui fortement fragilisé et exposé aux intempéries », explique la fondation du patrimoine.

Près de 150 œuvres d’art et éléments mobiliers ont pu être sauvés, mais « une partie du patrimoine intérieur a été endommagée et reste encore menacée ».

L’enjeu : sécuriser l’église et engager sa restauration

Désormais, l’enjeu est de sécuriser rapidement l’église et d’engager sa restauration. « Des expertises sont en cours afin d’évaluer précisément l’état de la structure et définir un programme de travaux adaptés », poursuit la fondation du patrimoine.

Les premières priorités sont les suivantes : « mise hors d’eau et hors d’air de l’église ; consolidation des partis fragilisés ; préservation des éléments patrimoniaux encore en place ; préparation d’une restauration complète de l’édifice. »

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Le site sainte-marie-orleans.org est fait afin de créer plusieurs publications sur la thématique Paroisse Sainte-Marie d’Orléans communiquées sur le net. Pour vous tenir au fait, ce post autour du thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous est fourni par sainte-marie-orleans.org. La chronique est produite de la manière la plus authentique qui soit. Au cas où vous décidez de fournir des informations supplémentaires à cet article sur le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans » vous avez la possibilité d’utiliser les contacts affichés sur notre site web. En consultant régulièrement notre blog vous serez informé des prochaines publications.

Des paroissiens forcés de quitter la chapelle de l’école Sainte-Marie

Des travaux visant à moderniser ce lieu de culte, ouvert en 1986, et à le convertir en trois salles de classe doivent débuter peu après.

Pour ces paroissiens du quartier Blackburn Hamlet, à Orléans, l’endroit revêt une forte valeur symbolique. Chaque dimanche, environ 80 fidèles célèbrent la messe dans la chapelle Saint-Claude, accolée à l’école.

«Ce qui me désole le plus, c’est que c’est un lieu de rassemblement. Notre chapelle, c’est le seul endroit où les francophones peuvent se réunir dans Blackburn», confie au Droit Viviane Côté-Maxwell, une paroissienne engagée.

«On est monté à 130 paroissiens présents à Pâques, renchérit Mariette Lavigne. Tous les dimanches, il y a beaucoup de jeunes familles immigrantes, notamment du Cameroun et de la République du Congo. Ils veulent s’impliquer.»

Jusqu’ici, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) acceptait de prêter la chapelle les fins de semaine, tout en utilisant le lieu à des fins éducatives le reste du temps. Pourtant, depuis un décret de l’archidiocèse en 2011, ces paroissiens relèvent officiellement de l’église Sainte-Marie.

Face à une hausse de 34% du nombre d’élèves en quatre ans, le CECCE, propriétaire des lieux, a décidé de reprendre l’usage complet de l’espace, affirmant à l’archidiocèse «que le site devait désormais servir à l’école».

Le directeur de l'éducation au CECCE, Marc Bertrand

L’institution justifie sa décision à la fois par les besoins grandissants de l’établissement et par des considérations financières.

«Une classe mobile comme celles que nous utilisons pour combler l’absence d’espace coûte très cher, précise Marc Bertrand, directeur de l’éducation au CECCE. Il faut considérer la fabrication, la livraison, l’ancrage, l’électricité, les permis et les rampes pour les personnes à mobilité réduite. Deux portatives, ce serait près de 500 000 $.»

«Depuis les 15 dernières années, nous avons permis à un petit groupe d’utiliser l’espace, alors que l’église Sainte-Marie offre déjà un service satellite, explique-t-il. Le bail prend fin à la fin d’avril, mais nous avons indiqué qu’il serait possible d’utiliser les lieux jusqu’à la fin juin. Nous souhaitons une transition harmonieuse.»

Le bureau de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall confirme pour sa part avoir été informé par le CECCE de la fin du bail et du besoin de créer de nouvelles classes pour répondre à la hausse des effectifs.

Dans une déclaration transmise au Droit, il reconnaît que cette décision «bouleverse» la communauté Saint-Claude, présente depuis plus de 40 ans.

«Les fidèles tiennent beaucoup à leur chapelle et sont devant un fait difficile à accepter», indique François Lanthier directeur des communications pour l’archidiocèse, précisant qu’aucune décision n’a encore été prise quant aux futurs rassemblements dominicaux.

Solutions difficiles

Les résidents sont invités à se tourner vers la paroisse Sainte-Marie d’Orléans, située plus à l’est, à une dizaine de kilomètres, soit environ 15 minutes en voiture.

Mais la solution ne convainc pas les paroissiens.

«Elle est trop loin pour certains qui n’ont pas de voiture, mais surtout, la communauté perdrait son identité culturelle, catholique et francophone», laisse entendre Mme Lavigne.

La chapelle Saint-Claude est ouverte depuis 1986.

Le CECCE assure avoir «dialogué» et proposé plusieurs options. L’une d’elles consisterait à leur permettre d’utiliser le gymnase de l’école les fins de semaine. Là encore, l’accueil est froid.

«Cela demande d’entreposer les chaises, de tout installer. On l’a déjà fait pendant 13 ans avant l’ouverture de la chapelle Saint-Claude en 1986, mais on était plus jeunes. Tous les dimanches, il faut déplacer l’orgue, l’autel, le piano et s’occuper de la décoration. C’est beaucoup de travail. Il n’y a pas d’éclairage naturel, pas de fenêtres, et ce n’est pas notre lieu historique.»

M. Bertrand se dit également «ouvert» à ce que les résidents puissent bénéficier d’une partie de la chapelle une fois l’intérieur réaménagé.

«On a appris la fin du bail par accident»

Au-delà du fond du dossier, plusieurs déplorent surtout la manière.

«On a appris la fin du bail par accident, déplore Mme Lavigne. En mars, une ancienne résidente de Blackburn Hamlet, qui était paroissienne de Saint-Claude avant de déménager, a avisé un couple de nos paroissiens qu’elle avait vu un document attestant que le CECCE ne renouvellerait pas le bail de la chapelle Saint-Claude. On a compris que la décision avait été prise entre l’archidiocèse et le conseil scolaire.»

L'École élémentaire catholique Sainte-Marie est située au 2599, chemin Innes.

«C’est un manque de respect de leur part. Même le curé n’était pas au courant», croit Viviane Côté-Maxwell.

Ce à quoi Marc Bertrand du CECCE répond que «les conversations avec l’archidiocèse sont en cours depuis plusieurs mois, ainsi qu’avec les paroissiens».

«Je comprends les doléances, mais nous avons une mission éducative.»

D’autres options de relocalisation

Malgré tout, certains refusent de baisser les bras. Les paroissiens disent avoir commencé à explorer d’autres options pour se relocaliser, même s’ils ne peuvent entreprendre ces démarches officiellement au nom de la paroisse.

«On regarde la possibilité d’aller au centre communautaire, à l’école secondaire Louis-Riel, au Living Centre ou encore à la paroisse Good Shepherd, que l’on pourrait louer pour avoir une messe en français.»

«On garde un peu d’espoir de conserver la chapelle», conclut Mme Lavigne.

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Location de matériel, bois recyclé, activité traiteur : dans le Loiret, un Lieu Multiple… plus multiple que jamais !

Odri a vécu l’exil, elle qui a quitté sa Roumanie natale et a résidé en Espagne avant de poser ses valises dans l’Hexagone en 2010. Elle a connu les recherches d’emploi difficiles, même si cette ex-gérante de restaurant a été barman pendant sept ans dans un établissement orléanais. Elle a subi le Covid, puis un divorce suivi d’une dépression… Mais grâce au Lieu Multiple, qu’elle a rejoint en mars 2025, la quinquagénaire a pris un nouveau départ, plus heureux.

« Ça m’a apporté beaucoup de confiance en moi. Je me suis sentie bienvenue dans l’équipe. J’avais besoin de cette atmosphère familiale, de ne pas recommencer un parcours professionnel classique », explique-t-elle.

Une trentaine de salariés en insertion

Le Lieu Multiple, c’est le nom d’une structure d’insertion, située à Fleury-les-Aubrais, qui permet à des personnes éloignées de l’emploi de rebondir, à l’instar d’Odri. Quarante-cinq salariés y travaillent, dont une trentaine en insertion.

L’association dépendant de l’économie sociale et solidaire (ESS), appelée Artefacts Spectacles jusqu’en juillet 2020, s’est d’abord consacrée à la production déléguée de spectacles vivants. Si cette activité a cessé en janvier, le Lieu Multiple en développe de nombreuses autres.

Objets et mobilier en bois de palettes recyclées

Depuis 2017, l’association gère le parc de matériel scénique de la Région Centre-Val de Loire, loué à tarif préférentiel aux établissements de l’ESS. La même année, elle a lancé la fabrication d’objets et de mobilier en bois recyclé.

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Le nombre d’adultes et d’ados baptisés pour Pâques sera à nouveau en très forte hausse dans le diocèse d’Orléans

L’an dernier, dans le diocèse d’Orléans, l’Église comptait 163 nouveaux baptisés, adultes (97) et adolescents (66).

C’était un record que l’on savait éphémère, tant le phénomène est d’ampleur partout en France.

55,83 % de progression en un an

En 2026, cette fois, « 254 adultes et adolescents (à partir de 12 ans) recevront le baptême dans notre diocèse, lors des célébrations pascales », fait savoir l’Église du Loiret. Soit un chiffre qui augmente de 55,83 % par rapport à l’an dernier.

C’est une augmentation de 50,50 % du nombre d’adultes (146 cette année) par rapport à 2025. Et une augmentation encore plus importante du nombre d’adolescents (108 cette année), soit 63,60 %, par rapport à l’an dernier.
À titre de comparaison, ils étaient 47 adultes et 41 adolescents en 2023. 

Dans la population des adolescents, 29 jeunes viennent de l’enseignement catholique et 79 sont scolarisés dans l’enseignement public. « L’âge moyen des adultes est de 38 ans », indique le diocèse d’Orléans.

Le plus jeune des catéchumènes a 12 ans et le plus âgé a 83 ans.

« À la suite d’une épreuve »

Le phénomène n’a rien de régional, même s’il est tout de même plus marqué dans le Loiret, puisque la Conférence des évêques de France a annoncé que 21.386 catéchumènes vont recevoir le baptême à Pâques, soit une hausse de 20 % par rapport à l’an dernier (28 % chez les adultes et 10 % pour les ados).

Des chiffres nationaux, il ressort que « 40 % des catéchumènes se sont mis en chemin vers le baptême à la suite d’une épreuve qui a déclenché chez eux une quête de sens ». Il est question de la maladie (personnelle ou celle d’un proche) et du décès (d’un ami, d’un parent, d’un grand-parent…).

11 % des personnes concernées « affirment avoir demandé le baptême après avoir suivi des influenceurs » sur les réseaux sociaux.

Notons que le nombre de baptêmes d’enfants était de 170.290 en 2023, contre 380.093 en 2000, avec un rebond à 179.593 en 2022 et un point bas en 2020, l’année du Covid, avec 93.464 baptêmes.

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Le Secours catholique du Loiret accueille un écrivain pour animer un stage d’écriture

Les bénéficiaires du Secours catholique de l’accueil de jour des Murlins ont l’habitude de manier cahiers, stylos et de se triturer les méninges. Depuis septembre 2024, un mardi sur deux, un atelier d’écriture est proposé dans les locaux de cet accueil de jour.

Mais en ce moment, c’est Ismaël Jude, un écrivain sollicité par la délégation nationale de l’association du Secours catholique Caritas-France et rompu à l’exercice, qui vient animer des ateliers qui ont pour thème « vivre sa vieillesse dans la pauvreté ». Pendant cinq journées complètes, les participants seront amenés à produire et partager des textes, à réfléchir collectivement et à interroger d’autres personnes touchées par la pauvreté.

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Découvrez la nouvelle boutique solidaire du Secours catholique qui vient d’ouvrir au cœur d’Orléans

Depuis le 3 mars, les clients de la boutique solidaire du Secours catholique ont dû prendre de nouvelles habitudes. Après treize années passées au 48, rue des Murlins, elle a déménagé en cœur de ville. Objectif : gagner de l’espace dans des locaux devenus trop petits pour les multiples activités du Secours catholique et le flux de demandes.

Désormais, elle s’appelle Les Pépites solidaires et accueille les clients rue du Cloître-Saint-Paul. C’est-à-dire sur la dalle située au pied de la tour Saint-Paul, tout près de l’église Notre-Dame-des-Miracles. Ou, si vous situez mieux, à côté de la clinique vétérinaire et du Planning familial. 

Boutique lumineuse et mobilier local

Le local est de taille égale, mais plus lumineux. Le mobilier a été fabriqué sur mesure par l’entreprise d’insertion et de réemploi fleuryssoise, le Lieu multiple.

Sur les étagères, on retrouve les mêmes marchandises de seconde main qu’au « 48 » : vêtements et accessoires pour femmes (y compris des grandes tailles et des habits pour femmes enceintes), hommes, enfants et bébés (quelques articles de puériculture aussi), mais également des produits culturels comme des jeux, jouets ou livres pour enfants.

Des bénévoles, toutes des femmes, se relaient pour tenir la boutique, qui jouxte par ailleurs l’épicerie solidaire étudiante Esope, ainsi que celle du CCAS.

D’autres, pendant ce temps, s’activent à trier et ranger les vêtements au 48, rue des Murlins, car c’est là que continuent d’affluer les dons (pas de dons possibles à la boutique du cloître Saint-Paul).

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Un prénom, une prière en mémoire des victimes d’abus sexuels dans l’Église : les Rubans contre l’oubli sont de retour à Orléans

Orange, violet, rose… Quelques rubans colorés flottent au vent sous le narthex de la cathédrale d’Orléans mais aussi à l’intérieur, depuis mercredi 11 mars et jusqu’à lundi 16 mars au soir. Cette opération baptisée « Des Rubans contre l’oubli » est menée pour la troisième année consécutive par le service Protection, éducation et prévention du diocèse.

Véronique Garnier en fait partie. Elle-même a été abusée dans sa jeunesse, dans un autre département, et cette initiative lui tient très à cœur. « Ça rend visible l’invisible, résume-t-elle. Chaque ruban représente une victime et une personne qui pense à elle. On sait qu’une personne sur dix est concernée de près ou de loin. On se sent moins seuls et ça rend cette mémoire vive, c’est-à-dire qui va vers la vie. On honore la mémoire des enfants qui ont perdu leur enfance et on dit aussi qu’on veut que ça s’arrête. »

Concrètement, des rubans et des petites cartes sont mis à disposition, ainsi que des stylos et feutres pour écrire un prénom, une pensée, une prière. L’an dernier, trois cents messages ont ainsi été collectés, dans toutes les langues : « On a mis un panneau explicatif en anglais car beaucoup de touristes visitent la cathédrale et malheureusement, c’est un fléau mondial ».

Symboliquement et afin de ne pas les jeter, les rubans des années passées ont été transformés en œuvre d’art collective, lors de la journée de prière pour les victimes qui s’est tenue à l’automne, à Beaugency. Un tissage a été réalisé, ainsi que des fleurs. « Le sens que j’y mets, moi, c’est que les maltraitances, quelles qu’elles soient, coupent les relations. Là, on retisse les liens. »

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Deux semaines de répit sans dormir dans la rue : une soirée avec des femmes SDF, au Secours catholique, à Orléans

17 h 30, alors que la majorité de la population commence à quitter son lieu de travail, la vie trouve son chemin jusqu’à cet ancien bâtiment administratif du Conseil départemental du Loiret. Petit à petit, il se remplit et seules des personnes triées sur le volet peuvent passer l’entrée. S’agit-il d’une nouvelle discothèque VIP ? Que nenni. Le monde de la fête n’a pas le monopole de la nuit. Depuis le 12 janvier, le Secours catholique a ouvert un accueil d’urgence destiné aux femmes et aux enfants qui n’ont pas de domicile fixe. Ce dispositif est mis en place pour la seconde année.

Tous ont été dirigés vers ce lieu suite à un appel passé au Samu social, au 115, qui leur accorde une place pour quinze jours. C’est une des particularités de cet accueil d’urgence : contrairement aux habitudes, il n’est pas nécessaire de plier bagage chaque matin, d’appeler le Samu social tous les jours en espérant faire partie des chanceux qui pourront dormir au chaud la nuit suivante.

« Les femmes se déplacent beaucoup,
elles sont fatiguées »

« On a le droit de laisser des affaires, mais il y a des choses que je garde toujours sur moi, comme mon passeport », annonce Anna (le prénom a été modifié), une des bénéficiaires de la structure, arrivée une semaine plus tôt. Sans cette courte période de stabilité relative, il n’y a pas d’autre choix que de vivre au jour le jour, comme elle l’explique :

« C’est difficile, on attend avec le téléphone, on attend l’appel du 115. Mais il faut de la batterie, sinon, comment savoir si tu as un rendez-vous pour t’héberger ? Alors, en journée, je vais au Relais orléanais pour recharger, jusqu’à 17 heures, pour être à 100 %. »

Anna (Bénéficiaire)

Malgré tout, il faut partir de l’accueil d’urgence entre 6 heures et 6 h 45, tous les matins. Commence alors une déambulation dans les rues d’Orléans. Beaucoup de personnes se rendent à l’accueil de jour du Secours catholique, rue des Murlins. Il est possible d’y prendre un petit déjeuner.

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« Apporter des réponses à la pauvreté au-delà de la charité » milite le nouveau président du Secours Catholique du Loiret

Alors que la boutique éphémère vient de rouvrir, ce lundi 26 janvier, à destination des étudiants du campus de La Source à Orléans, on fait le point sur l’accompagnement des plus précaires par le Secours catholique du Loiret.

La pauvreté ne recule pas, dans le Loiret comme ailleurs en France. Dernière preuve en date, la boutique éphémère, portée par Emmaüs, Envie et La Ressourcerie AAA, sur le campus universitaire de La Source à Orléans, . Des étudiants plus nombreux à être accompagnés par le Secours catholique du Loiret, 10% de plus entre 2024 et 2025, détaille Jean-Marie Fortin, nouveau président de l’association, « 1.800 étudiants bénéficient de l’entrée à nos épiceries solidaires, pour à peu près 27.000 passages par an ».Au total, ce sont environ 10.000 personnes que le Secours catholique accompagne dans le Loiret, touchées par « une pauvreté structurelle, à laquelle il faut apporter des réponses au-delà de la charité » affirme le président. « Ça veut dire qu’il faut aider les gens sur leur logement, leur mobilité, la recherche du travail », les moyens de retourner vers l’emploi, la formation, l’apprentissage de la langue française ». Pour ça, l’association est toujours à la recherche de bénévoles ; renseignements à retrouver sur le 

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