Super Tuesday : Pour qui vote l’électorat catholique?

Les électeurs américains sont appelés à voter mardi 5 mars 2024 dans une quinzaine d’Etats pour désigner le candidat de chaque parti à la présidentielle. L’occasion de s’intéresser au vote de l’électorat catholique dans ce scrutin.

Elections présidentielles américaines : Y’a t’il un vote catholique?

Aux Etats-Unis, les catholiques sont plus de 50 millions. Ils représentent un tiers des votants. Alors, entre Joe Biden et Donald Trump, ont ils un candidat favori?
Y’a t’il un vote catholique outre atlantique? « C’est une question qui se pose » reconnaît François Mabille, chercheur au CNRS et directeur de l’observatoire de géopolitique des religions à l’IRIS. « On sait », ajoute t’il,  que l’Église catholique est de manière générale divisée sur les questions politiques, que ce soit l’épiscopat ou les catholiques. Au sein de cet électorat, il faut distinguer les catholiques blancs et les catholiques d’origine hispanique. Les premiers sont majoritairement républicains, alors que les catholiques d’origine hispanique sont pro-démocrate à environ 70%. » Alors est-ce qu’on peut parler d’un vote catholique alors même que l’électorat est fragmenté ?

Les catholiques, un électorat divisé

Parmi les questions qui font  débat dans le choix du futur candidat, l’immigration ou encore l’avortement. Mais aussi l’âge de Joe Biden.  A 81 ans, le président sortant doit  démontrer à ses électeurs que son âge n’entame pas sa capacité à gouverner. Pourtant son âge ne semble pas jouer sur le vote des catholiques. François Mabille remarque, en revanche, que sur la question des migrants, 

Il y a une différence importante entre les catholiques démocrates qui sont très largement opposés à la construction ou à la poursuite de la construction du mur à la frontière avec le Mexique. En revanche, les catholiques républicains y sont très largement favorables.

La seconde question qui est sans doute plus importante, c’est celle de l’avortement. C’est peut-être là la ligne de fracture qui va expliquer la répartition des votes entre Trump et Biden. »

La lutte contre l’avortement, une priorité pour les évêques américains en vue des élections présidentielles 

Dans une déclaration publié en novembre dernier, les évêques américains ont fait de la lutte contre l’avortement une priorité en vue des élections présidentielles de 2024. Mais si la Conférence épiscopale américaine parle d’une seule voix sur ce sujet, elle reste divisée car elle est composée de profils très différents, explique François Mabille.« Parmi les cardinaux, vous allez trouver aussi bien le cardinal O’Malley qui est le cardinal de Boston et qui est considéré plutôt comme un libéral. L’un des derniers cardinaux américains nommé par le pape François, le cardinal Wilton Gregory, l’archevêque de Washington, d’origine afro-américaine, pro-LGBT. Et puis vous avez d’un autre côté le cardinal conservateur, Raymond Burke, qui n’est pas tout à fait dans la même perspective.

L’épiscopat américain est assez divisé même s’il y a un consensus sur la question de l’avortement.

Dans la perspective de l’élection présidentielle, la conférence épiscopale nord-américaine a de nouveau publié un document qu’elle avait déjà publié il y a quatre ans. Les évêques y font une  synthèse de leur position sur un ensemble de sujets. « Cela va de la paix à la liberté religieuse, en passant par les questions de justice économique, de discrimination, de migration et d’avortement. Pour l’instant, il n’y a pas véritablement de groupe principal qui se dégage, tant cette Église est divisée. Ce que l’on voit plutôt, ce sont des prises de position individuelles. Des catholiques qui se mobilisent au sujet de l’Ukraine, d’autres qui se sont mobilisés autour des questions de migration, d’autres pour les questions d’avortement. Donc c’est une sorte de patchwork qui se dessine pour l’instant. »

A côté des catholiques, les évangéliques représentent quant à eux  80 millions d’Américains, soit  un quart de la population américaine. C’est le courant religieux le plus important des États-Unis. En 2020, ils avaient voté à plus de 80 pour cent pour Donald Trump.

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Charles-Philippe d’Orléans : pourquoi son épouse Naomi-Valeska Kern ne peut prétendre à aucun titre

Se marier avec un prince ne veut pas forcément dire obtenir un titre. C’est ce qu’il va se passer pour Naomi-Valeska Kern, future épouse du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, qui fête ses 51 ans ce dimanche 3 mars. Le mariage civil des tourtereaux est prévu pour début septembre 2024. Malgré son mariage avec le prince, Naomi Valeska-Kern ne pourra prétendre à aucun titre.

Comme le prévoient les règles de la maison royale de France, qui suivent les canons de l’église catholique romaine, le remariage du prince ne pourra être reconnu dynastiquement. Eh oui, le prince Charles-Philippe d’Orléans était marié avec Diana Alvares Pereira de Melos. Tous les deux ont donné naissance à une petite fille, la princesse Isabelle. Mais le couple a divorcé fin d’année 2022.

Le comte de Paris, Jean d’Orléans, cousin germain du prince, a publié un communiqué, en juillet dernier, dans lequel il clarifie la situation. Il y explique que l’église de Rome ne reconnaît pas le divorce, le mariage étant un sacrement. La maison royale de France suit à la lettre les règles du droit canonique de l’église, ce qui veut dire que, religieusement, le prince reste marié à son ex-épouse. Diana restera donc connue comme Son Altesse Royale. Et le prince d’Anjou ne pourra plus se prévaloir du prédicat d’Altesse Royale, selon son cousin.

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Plus de titres royaux pour le duc d’Anjou et sa future épouse

Une déclaration que le duc d’Anjou n’a guère appréciée. « Je ne dois demander à personne l’autorisation de me marier, prétendre le contraire serait contre la loi », a-t-il répliqué l’année dernière dans le magazine Point de vue. Il a ajouté : « Je suis né Altesse Royale, prince d’Orléans et petit-fils de France. C’est dans mon sang. Je le resterai toute ma vie. Personne n’a légalement le pouvoir ou l’autorité pour me le retirer. La France est une république. »

Quant au titre de sa future épouse, les décisions de son cousin lui sont égales : « Comme le veulent la loi et la tradition capétienne, et comme le prouve l’histoire de notre famille, ma femme porte le même prédicat et les mêmes titres que moi. Elle est donc Son Altesse Royale la princesse Naomi-Valeska d’Orléans, duchesse d’Anjou. » La guerre ne fait que commencer…

Article écrit avec la collaboration de 6medias

Crédits photos : Claudia Albuquerque / Bestimage

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Abus sexuels dans l’Église : des « Rubans contre l’oubli » sur les grilles de la cathédrale d’Orléans

Jusqu’au 12 mars, les Orléanais sont invités à faire un « geste simple et concret » : inscrire le nom d’une personne victime d’agression sexuelle sur un ruban, et l’accrocher sur les grilles de la cathédrale. Une manière de rendre visible une situation dramatique, et de témoigner de la solidarité envers les personnes victimes.

Mettre des prénoms sur des chiffres. Voilà l’une des multiples raisons qui ont poussé le mouvement « Rubans contre l’oubli » à s’installer en France. L’idée est simple : dans un lieu désigné, toute personne peut venir écrire sur un ruban coloré le nom d’une personne qu’elle connaît et qui a été victime d’agression sexuelle. Ruban à, ensuite, accrocher sur place.

Après une première en 2023 à Lourdes, lors d’une assemblée plénière des évêques, l’initiative s’installe cette semaine sur les grilles de la cathédrale d’Orléans, jusqu’au 12 ou 13 mars. « On l’a proposé à Lourdes, et Orléans est le premier diocèse qui a accepté de le faire« , explique Véronique Garnier.

Coresponsable du service de protection des mineurs sur le diocèse d’Orléans, elle décrit l’importance de cette opération. Un « petit geste simple et concret« , pour « dire qu’on n’oublie pas les personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance ou à l’âge adulte, au sein de l’Église plus particulièrement, mais aussi au sein des familles« . Un moyen aussi de « rendre visible l’invisible » :

Les personnes agressées sont là, on ne les voit pas. Les personnes qui pensent aux victimes, on ne les voit pas non plus. Chaque ruban représente une personne agressée, mais aussi une personne qui pense à elle.

Véronique Garnier, co-responsable du service de protection des mineurs, diocèse d’Orléans

Le mouvement est né en 2015 en Australie. À l’époque, une commission organise des auditions publiques de personnes ayant été victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église catholique. « Les citoyens de la ville ont été bouleversés par les témoignages, se souvient Katherine Shirk Lucas. De manière spontanée, ils ont accroché des rubans devant des écoles catholiques et autres institutions où les abus sur enfants ont été dramatiques.« 

Enseignante en théologie à l’Institut catholique de Paris, elle se charge aujourd’hui de la communication de « Rubans contre l’oubli », et participe à sa diffusion à l’international. Car, selon elle, en Australie, ça porte ses fruits : « Ça s’est très bien développé, il y a un réseau de soutien des personnes victimes, des groupes de parole, toutes sortes d’initiatives.« 

Elle se dit « reconnaissante » que le diocèse d’Orléans ait accepté de participer à cet élan. L’évêque d’Orléans, Jacques Blaquart, semble d’ailleurs être l’un des évêques les plus investis en France sur la problématique des agressions sexuelles au sein de l’Église.

Pour Véronique Garnier, s’investir au sein de l’Église était une évidence. Elle-même a été victime d’une agression sexuelle dans un autre diocèse, lorsqu’elle était encore enfant. « On vit, on survit par moments, comme on peut. Et un beau jour, on se relève un peu plus, et on a envie de tout faire pour que ce qui nous est arrivé n’arrive pas à d’autres jeunes.« 

Sous les tours de la cathédrale d’Orléans, les rubans sont à disposition du public. Véronique Garnier et Katherine Shirk Lucas espèrent désormais que « des personnes vont se saisir de ce geste« . Et que, l’année prochaine, d’autres diocèses sauteront le pas.

Selon un rapport de 2021, publié par la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), 216 000 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres, diacres, religieux ou religieuses entre 1950 et 2020. Après les cercles familiaux et amicaux, l’Église catholique est le milieu où la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée.

Avec Samuel Collin.

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Monteux Une “Table ouverte paroissiale” au Secours catholique le mardi 12 mars

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Julia Malye, ressuscite les oubliées de la Salpêtrière dans la Louisiane du XVIIIe siècle

Un livre de 500 pages n’était peut-être pas assez, alors elle en a écrit un deuxième. Julia Malye publie La Louisiane (Stock) en français et Pelican Girls (HarperCollins) en anglais pour les États-Unis. L’histoire est la même : celle de ces oubliées de La Salpêtrière, à Paris, ces 90 femmes enrôlées au XVIIIe siècle à bord d’un bateau, la Baleine, pour venir peupler, et repeupler, la Louisiane alors française. Le récit diffère un peu malgré tout.

Julia Malye a commencé par écrire la version en anglais lors de sa bourse d’études aux États-Unis. Elle s’est ensuite attelé à la mouture française, qui constitue bien plus qu’une simple traduction. Elle sera à Albertine (New York) ce mercredi 6 mars (6pm) pour en parler (RSVP ici), ainsi qu’à Montréal le 13 mars (6pm à la Librairie Gallimard), Washington D.C. le 14 mars (6:30pm à Bonjour Books DC, tickets ici), et La Nouvelle-Orléans les 19 (6pm à Garden District Book Shop) et 23 mars (11:30am puis 2:30pm au Tennessee Williams & New Orleans Literary Festival).

Un long travail de documentation

« Quand j’ai commencé à m’intéresser à cette histoire, j’enseignais en anglais et mes premiers lecteurs étaient américains, raconte-t-elle. Écrire dans une autre langue m’a toujours attirée. On se met en danger, on n’écrit pas pareil. Les deux livres sont un peu différents. Je ne raconte pas les choses de la même manière. » Notamment parce que les deux langues ne s’utilisent pas de la même façon. « L’anglais supporte beaucoup mieux la répétition, estime-t-elle. De la même manière, les descriptions des mouvements du corps passe beaucoup mieux en anglais. En français, c’est tout de suite beaucoup plus lourd. »

À 30 ans, Julia Malye en est déjà à son quatrième roman. Le premier (La fiancée de Tocqueville), elle l’a écrit à 15 ans. La Louisiane constitue en France un des événements du printemps littéraire. Ce projet lui a pris plusieurs années, au cours desquelles elle a poussé le souci de vérification très loin. « J’ai commencé par contacter l’un des descendants de ces femmes, qui avait auto-publié un ouvrage mentionnant la liste entière des passagères du bateau, leur nom, prénom, âge, raconte Julia Malye. Pour certaines, il avait même recueilli quelques informations et rédigé une petite biographie. J’avais l’impression de lire des avis de personnes portées disparues. »

Une série en préparation

L’écrivaine entre aussi en contact le chef actuel de la nation Nachez, cette population autochtone au cœur des conquêtes de territoire du XVIIIe siècle dans cette partie de la Louisiane très fertile, sur les rives du Mississippi. Elle visite un bateau amarré au Havre, un jour où elle enseigne à proximité, pour davantage de sincérité et coller au maximum au réel. Elle vérifie également ses informations à Tulane, l’université de La Nouvelle-Orléans et dans des archives de la ville.

Pendant des mois, elle donne vie à une grande fresque en mettant l’accent sur trois personnages, trois de ces femmes emmenées de gré ou de force dans un pays qui n’était pas le leur. « C’est un roman sur la survie, explique Julia Malye. On y rencontre des coups bas et des histoires d’amour. J’ai réinventé ces personnages pour imaginer ce qu’est être une femme en Louisiane au XVIIIe siècle. » Le résultat est tellement réussi que les droits du livre ont déjà été achetés pour une série. Impossible pour l’heure d’en savoir plus. Ni sur la société qui a acquis les droits, ni le pays de sortie. Ni, non plus, lequel des deux livres a le plus séduit les producteurs.

Publié le mars 2024. Mis à jour le 12 mars 2024.

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Des rubans accrochés à la cathédrale d’Orléans, en soutien aux victimes de violences sexuelles

« Les Rubans contre l’oubli » est un mouvement de soutien de victimes de violences sexuelles, notamment celles qui ont eu lieu dans l’Église. Le 8 mars, une journée de soutien sera organisée, opération acceptée par le diocèse d’Orléans.

Un peu de couleurs sur les grilles de la cathédrale d’Orléans. Du 2 au 10 mars, des rubans voleront sous les courants d’air du narthex (le porche à l’entrée) et dans l’entrée de la cathédrale ; et porteront chacun un message, laissé par les passants. « Les Rubans contre l’oubli » est un mouvement symbolique, qui apporte son soutien et de la solidarité aux victimes de violences sexuelles, en particulier au sein de l’Église.

Le mouvement, né en 2015 en Australie, a lentement traversé les frontières pour que des citoyens français s’en emparent en mars 2023, et proposent cette initiative à l’assemblée des évêques. Véronique Garnier, co-organisatrice des Rubans contre l’oubli, se souvient : « On a été très soutenus, notamment par des Anglais. »

premium Le pasteur qui n’avait pas dénoncé des actes pédophiles dans une église évangélique près d’Orléans condamné (archive 2022)

330.000 victimes entre 1950 et 2020

Cette ancienne victime, dans les années 80, dans un autre diocèse, n’a ni abandonné sa religion, ni arrêté son combat. Elle fait aujourd’hui partie du service Protection éducation prévention (PEP), au sein du diocèse d’Orléans. Ainsi, elle œuvre pour la protection des mineurs. Elle précise : « Les Rubans contre l’oubli et la veillée de prière du 8 mars sont deux choses différentes. Ce sont deux voies complémentaires pour exprimer sa solidarité aux victimes. »

Katherine Shirk-Lucas, co-organisatrice des Rubans contre l’oubli en France, explique : « Le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique, d’octobre 2021, par l’équipe de Jean-Marc Sauvé, recense 330.000 victimes mineures, entre 1950 et 2020. » Deux tiers des agressions auraient été commises par des prêtres et religieux, un tiers par des laïcs. Ce chiffre prend aussi en compte les établissements scolaires privés catholiques, les camps de scouts…

« C’est le second milieu le plus touché, après la famille. »

Katherine Shirk-Lucas (Les Rubans contre l’oubli)

premium « Nous sommes appelés à une révolution » : Mgr Blaquart, évêque d’Orléans, réagit au rapport Sauvé (archive 2021)

Rendre le soutien visible

Véronique Garnier ajoute : « On veut donner un peu de douceur là où il y a de la douleur, mais surtout, rendre notre soutien visible. En faisant ce geste, on indique qu’on veut que ça s’arrête. » Un premier pas est franchi, puisque le diocèse d’Orléans a accepté l’opération et qu’une messe de soutien aura lieu le 8 mars. « Mais le chemin est encore très long », commente Katherine Shirk-Lucas.

Une cellule d’écoute a été créée en 2014 au sein du diocèse d’Orléans, et un service Prévention éducation prévention en 2020, pour la protection des mineurs. Et si pour certains il est plus aisé de libérer sa parole au sein d’un milieu bien connu, il est important de se rappeler que les lois de la République doivent être appliquées par tous. Chaque victime (qu’importe le milieu de son agresseur et le lieu des faits) a donc parfaitement le droit de se faire aider pas des psychologues, des avocats, et de porter plainte.

L’association d’aide aux victimes du Loiret effectue des permanences téléphoniques du lundi au vendredi, de 9 heures à midi. Les bénévoles de l’association peuvent ensuite programmer un rendez-vous, ou orienter la victime vers un juriste, qui informera la personne sur ses droits, un psychologue, un assistant social.

Jeffrey Charpentier

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CNews : qu’est-ce que « En quête d’esprit », l’émission catholique qui fait polémique

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En plein débat sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, cette séquence a été dénoncée par de nombreux politiques de gauche et de la majorité présidentielle. L’Arcom, régulateur des médias, a saisi un rapporteur indépendant en vue d’une possible sanction. « C’est une erreur inacceptable », a martelé jeudi le directeur général de CNews, Serge Nedjar, à la parole publique rare, entendu par la commission d’enquête parlementaire sur l’attribution des fréquences télé, avec d’autres figures de la chaîne. Selon lui, c’est une mauvaise version de l’émission enregistrée vendredi qui a été diffusée. Une enquête interne est en cours.

« Forces du Mal »

Programmée le dimanche à 13 h 00, « En quête d’esprit » existe depuis mai 2020. Des invités y débattent pour « aborder l’actualité d’un point de vue spirituel et philosophique ». Parmi ses numéros récents, « Lourdes, le mystère Bernadette », « De l’islam au Christ : un parcours difficile » ou « L’apocalypse, c’est maintenant ? ». En 2022, un numéro sur l’archange Saint-Michel s’était attiré des railleries sur les réseaux sociaux : il se penchait sur le « combat entre anges et démons » et l’influence des « forces du Mal ».

Depuis fin janvier, « En quête d’esprit » est codiffusée sur Europe 1, radio tombée sous le contrôle de Vivendi, groupe de Vincent Bolloré. Selon une enquête du journal La Croix en 2021 intitulée « Bolloré le catholique », le milliardaire lui-même a demandé la création de l’émission, pour « parler de Dieu » après la crise du Covid. Le journal y voyait l’influence d’un prêtre conservateur très proche de lui, l’abbé Grimaud.

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« Le cahier des charges que j’ai reçu de Vincent Bolloré, c’est de redonner une place à la spiritualité dans le PAF », expliquait Aymeric Pourbaix à La Croix. « C’est moi » qui ai décidé de créer ce programme, a assuré Serge Nedjar devant les députés.

« Cette émission est d’intérêt général puisque […] nous sommes dans un pays de tradition catholique », a revendiqué Gérald-Brice Viret, numéro 2 de Canal+, maison mère de CNews. « En quête d’esprit » est réalisé en partenariat avec l’hebdomadaire France Catholique, dirigé par Aymeric Pourbaix depuis son rachat par Vincent Bolloré en 2018. Ce journal a été créé en 1924 par la Fédération nationale catholique du général Édouard de Castelnau, pour « résister à une idéologie politique anticléricale », rappelle-t-il sur son site internet.

« Catholicisme populaire »

Historiquement, France Catholique « s’inscrit dans le cadre des catholiques d’identité », par opposition aux « catholiques d’ouverture », explique Philippe Portier, directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Sa ligne est, selon lui, marquée par « l’idée que la France connaît une perte profonde de repères et que le catholicisme, dans sa version traditionnelle, pourrait être la solution ».

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Pour autant, « En quête d’esprit » « n’est pas une émission traditionaliste », déclare Yann Raison du Cleuziou, professeur de sciences politiques à l’université de Bordeaux. Selon ce spécialiste des droites catholiques, sa principale caractéristique est « la valorisation d’un catholicisme populaire », autrefois « dominant » mais « aujourd’hui sociologiquement marginal ». « On y parle des saints qui vont nous aider, des dévotions qui marchent, du combat spirituel contre le Mal, de la vie après la mort », détaille-t-il.

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Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique : « Je rêve que les 7 500 établissements scolaires catholiques soient contrôlés budgétairement


Philippe Delorme, le secrétaire général de l’enseignement catholique, à Paris, le 23 février 2023. Philippe Delorme, le secrétaire général de l’enseignement catholique, à Paris, le 23 février 2023.

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Philippe Delorme, reconnaît que les 7 500 établissements privés sous contrat devraient être davantage contrôlés, mais il s’agit pour lui d’une défaillance de l’Etat. Il plaide pour l’autonomie des collèges et lycées, mise à mal, selon lui, par les réformes récentes comme l’instauration des groupes de niveau au collège.

Vous êtes restés silencieux depuis début janvier et la publication du rapport sur Stanislas et les polémiques autour d’Amélie Oudéa-Castéra. Pourquoi ?

C’est un choix. Je n’ai pas souhaité m’exprimer et alimenter une polémique qui a conduit à des caricatures et des contre-vérités sur l’enseignement catholique. Sur Stanislas, l’inspection générale a établi quatorze recommandations sur lesquelles l’établissement travaille. Les demandes de rompre le contrat d’association qui lie l’Etat à Stanislas sont injustes, injustifiées, et pour tout dire idéologiques. Elles viennent des bancs de ceux qui voudraient que l’enseignement privé n’existe plus.

D’autres témoignages existent dans d’autres établissements sur des manquements ou des abus dans l’application du contrat d’association : catéchisme obligatoire, non-respect des horaires dus aux élèves… Qu’en est-il ?

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Stanislas : l’enseignement catholique répond aux accusations

Stanislas n’est pas l’enseignement catholique à lui tout seul, et Paris n’est pas la France. Tel est en substance le message adressé par Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, dans un entretien à Ouest-France.

Dans un entretien publié mardi 27 février, il visait sans doute surtout à rassurer les 40 % de parents qui, en Bretagne, inscrivent leurs enfants à l’école privée et ont été ébranlés par les polémiques nées des propos de l’ancienne ministre de l’éducation nationale Amélie Oudéa-Castéra sur les « paquets d’heures pas sérieusement remplacées » dans le public, pour justifier l’inscription de ses enfants dans un lycée privé élitiste, le collège Stanislas, à Paris. Aussi, Philippe Delorme a-t-il tenté de circonscrire cette affaire et souligné la diversité de l’enseignement catholique.

Une défense de la diversité

Sur « Stan » tout d’abord, le secrétaire général a volé au secours de l’établissement, soupçonné de sexisme, d’homophobie ou d’autoritarisme. Des accusations non avérées selon « la conclusion du rapport académique. Il y a eu des propos d’une personne bénévole, scandaleux et inadaptés », mais celle-ci a depuis « été remerciée », a-t-il poursuivi, rappelant que l’inspection générale n’avait pas engagé de poursuites. Par ailleurs, le secrétaire général a condamné toute « triche » sur Parcoursup, alors que Stanislas est accusé d’avoir contourné les règles de la plateforme, en garantissant une place en prépa à ses meilleurs lycéens. Le secrétaire général a rappelé que les établissements de son réseau doivent respecter une charte de bonnes pratiques signée avec Parcoursup.

Néanmoins, Philippe Delorme s’est aussi gardé de faire de Stanislas un modèle et a, à l’inverse, vanté la diversité de l’enseignement catholique, taxé dans son ensemble d’élitisme malgré un financement à 73 % public. « On nous fait passer pour des très riches. Or nos moyens sont faibles. On estime qu’un élève du privé coûte deux fois moins cher au contribuable qu’un enfant du public », a-t-il relativisé.

Le débat n’est pas clos

Cette prise de parole permettra-t-elle de clore les débats ? Peu probable. Tout d’abord, parce qu’une plainte a été déposée contre Stanislas pour « discriminations homophobes ». Ensuite, le 26 mars, les députés Christopher Weissberg (Renaissance) et Paul Vannier (LFI) présenteront un rapport sur « le financement public de l’enseignement privé ».

Dans cette perspective, plusieurs organisations laïques ou syndicats de l’enseignement présenteront, le 12 mars, leurs demandes pour le renforcement de l’école publique. Parmi elles, le Comité national d’action laïque (Cnal), qui milite historiquement contre la loi Debré de 1959 instaurant le contrat d’association. Il réclame aujourd’hui un renforcement du contrôle de l’enseignement sous contrat ainsi que le conditionnement du versement de l’argent public au respect des critères de mixité sociale. Le 12 mars, sera annoncée l’organisation de réunions publiques locales pour la défense de l’école.

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Côte d’Ivoire : Les invités du 9è Dîner de Gala de la Fondation Children Of Africa

Côte d’Ivoire : Les invités du 9è Dîner de Gala de la Fondation Children Of Africa

9è Dîner de Gala de la Fondation Children Of Africa

Des invités de marque à Abidjan pour la cause des enfants malades du cœur

La Fondation Children Of Africa organise son 9ème Dîner de Gala de charité, le Vendredi 1er Mars 2024, se tiendra à Abidjan. Ce 9ème rendez-vous du cœur de la Fondation de Madame Dominique Ouattara est placé sous le thème :« WE ARE AFRICA ». Comme pour dire que l’Afrique est le continent de l’avenir et mérite l’attention de tous. Les bénéfices obtenus lors de cette soirée iront à la construction et à l’équipement d’une nouvelle aile à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, afin de réaliser des opérations à cœur ouvert pour les enfants malades.

Quelques artistes et personnalités attendus …

A l’instar des précédents Dîner de Gala, le 9ème Dîner de Gala réserve de belles surprises quant à la qualité des invités qui seront présents sur les bords de la lagune Ebrié. En effet, nous pouvons citer des artistes renommés tels que : Carla Bruni, Youssou N’Dour, Alpha Blondy, GIM’S, Fally Ipupa, Dadju, Magic System, Matt Pokora, Sidiki Diabaté, Yémi Alladé, Didi B, Josey, Roseline Layo, Singuila, Toofan, Kerozen, KS Bloom, Mc Solar, Stomy Bugsy, Nocimbo Zikodé. Des stars du cinéma : Mélanie Laurent, Sandrine Bonnaire, Elsa Zylberstein, Claudia Tagbo, Aure Atika, Karine Silla Perez, Gilles Lellouche, Benoit Magimel, Samuel Le Bihan, Alexandre Arcady, Lucas Bravo, Vincent Perez, Saïd Taghmaoui, Isaach de Bankolé, Gary Dourdan, Kamel Ouali et Jean Pascal Zadi. De nombreux sportifs de renom, ainsi que des acteurs du monde de la culture et des médias : Didier Drogba, Marie-Josée Talou, Ruth Gbagbi, Cheich Cissé, Aboudia, Ouattara Watts, Abdoulaye Konaté, Mareva Galanter, Flora Coquerel, Olivia Yacé et bien d’autres… Et les fidèles amis de la Fondation Children Of Africa depuis de nombreuses années : Adriana Karembeu, Iris Mittenaere, Sylvie Tellier, Noémie Lenoir et SAR Le Prince Charles Philippe d’Orleans.

25 ans au service des plus démunis

Depuis plus de 25 ans, la Fondation Children Of Africa œuvre pour le bien-être de la Mère et de l’Enfant à travers un grand nombre d’actions humanitaires en Afrique. Grâce à la générosité de ses donateurs, mais également aux fonds recueillis lors des galas précédents, la Fondation Children of Africa a financé et réalisé de nombreux projets pour le bien-être des populations démunies. En effet, les dernières en date étant la reconstruction de la Case des Enfants à Abidjan, et d’un centre d’accueil à Adiaké pour les femmes victimes de violences. Mais nous pouvons citer également la construction et l’équipement de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, des Trois centres d’accueil pour enfants victimes d’exploitation, du Groupe Scolaire d’Excellence d’Abobo, pour 700 enfants défavorisés, du Lycée de Kong, mais aussi l’organisation de nombreuses campagnes de vaccination et d’ophtalmologie gratuites, des campagnes de distributions de millier de kits scolaires à travers toute la Côte d’Ivoire, la création de salles multimédia, ainsi que les campagnes d’initiation des tout-petits à la lecture grâce à dix (10) bibliobus qui sillonnent le pays et apportent la joie de la lecture aux enfants.

Notons que le dîner sera réalisé par le chef multi-étoilé Pierre Gagnaire et la Cheffe ivoirienne Vanessa Konan. Un merveilleux spectacle intitulé « Légendes d’Afrique » imaginé par le talentueux metteur en scène Alain Weber et chorégraphié par l’Ivoirien Jean Paul Mehansio sera présenté.

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