Situé dans le Gers, le village fortifié de Larressingle se dresse tel un joyau historique, offrant aux visiteurs une plongée fascinante dans le passé médiéval de la France. Allez visiter Larressingle, la « petite Carcassonne du Gers », plus le beau village de France et son château gascon médiéval.
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Suite à ma Lettre d’hier, dans laquelle je republiais un entretien consacré au royalisme, je continue sur ma lancée pour vous parler des princes, réels ou supposés.
Je ne m’étendrai pas tellement sur le sujet, mais il me paraît important de faire un point objectif et circonstancié.
Depuis la disparition de Louis XVII, il n’y a plus de royauté en France. Et qu’on ne me parle surtout pas de la fausse restauration de 1814/1815 avec Louis XVIII qui ne fut même pas sacré, mais qui octroya la Charte constitutionnelle. Philippe Auguste et Louis XIV ont dû se retourner dans leurs tombes, façon de parler, car les barbares révolutionnaires avaient saccagé la nécropole royale de Saint-Denis.
Dans la grande famille (l’est-elle vraiment ?) royaliste, il existe plusieurs grandes tendances :
Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú, dit Louis de Bourbon, dit Louis XX.
Il est considéré comme le chef des Légitimistes (appellation très mal choisie…). Pas certain que celui-ci approuve et se reconnaisse comme chef de quelque chose, mais passons. Officiellement, il serait l’aîné des Capétiens.
De nombreux acteurs et observateurs du milieu royaliste, dont votre serviteur, estiment qu’il n’est pas Bourbon. François de Paule de Bourbon, son “ancêtre” serait le fils de Manuel Godoy, principal ministre de son père et amant de sa mère. Consultez cette intéressante vidéo d’Alain Decaux si vous désirez en savoir plus.
Il y aurait également un souci du même genre pour un autre de ses aïeux. Je vous laisse chercher. Pour mettre fin à cette question, un simple test ADN clarifierait tout. L’intéressé acceptera-t-il de s’y soumettre ? Certains disent que ce serait déjà fait et que les résultats ne seraient guère probants. Affaire à suivre… ou pas.
Je précise qu’il ne vit pas en France, qu’il a aussi la nationalité espagnole, qu’il a fait son service militaire en Espagne, qu’il a prêté serment au drapeau espagnol, etc. Sans oublier le plus important : il ne fait rien ou presque pour la cause.
Jean-Carl Pierre Marie d’Orléans, dit Jean d’Orléans, dit Jean IV.
C’est un Orléans. Tout est dit. Fin du jeu. Voulez-vous en savoir plus ? Allons-y ! Son ancêtre, qui a commis le crime impardonnable du régicide, a perdu tous ses droits dynastiques. De fait, il n’a pu transmettre à sa descendance ce qu’il n’avait plus. Question de logique et de bon sens.
Je rappelle que le régicide Louis-Philippe d’Orléans fut, entre autres, grand maître de la première Grande Loge de France. Tout un programme. Son fils, le Roi des Français, usurpa la couronne à Louis XIX et Henri V en mentant effrontément. De plus, les Orléans entretiendront toujours des liens étroits avec la maçonnerie et les milieux affairistes… Bref !
Revenons à Jean. Il vit en France. C’est déjà cela. Il ne fait pas grand-chose pour la cause qu’il est censé incarner. Encore un ! Il existe aussi des soupçons de bâtardise qui pèse sur ses épaules. Pour ceux que cela intéresse, recherchez du côté d’un cocher/palefrenier. Pour rappel, son aïeul avait pris ses distances avec l’Action française et Charles Maurras pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer ici. Dans ses rares prises de parole, il dit souvent du bien de la République et affiche des sympathies pour la monarchie constitutionnelle.
Vous l’avez parfaitement compris, ces deux-là ne peuvent être légitimes…
Autre sujet important que j’évoque maintenant : l’affaire Louis XVII.
Je pense que le Roi de France n’est pas mort au Temple. Quant à la suite de son histoire personnelle, je ne me prononce pas car les documents probants manquent à l’appel.
Le souci est qu’il existe des Survivantistes, éclatés en différentes chapelles. La division toujours la division alors que la monarchie doit incarner l’unité.
Difficile d’y voir très clair. Chaque camp a son prétendant, son petit candidat. On dirait des républicains qui défendent leur poulain. De ce côté là-aussi, en l’absence d’études factuelles et argumentées, il n’y a rien à attendre, si ce n’est des discussions très intéressantes mais souvent interminables.
Il existe des royalistes qui se définissent (mal) comme Providentialistes.
Etre providentialiste signifie être soumis à la Providence, mais cette soumission ne se limite pas à la prière ; elle implique également l’action et l’engagement dans le monde réel. Qu’ils n’oublient jamais la phrase de Jeanne d’Arc : “En nom Dieu, les gens d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire”. Ils se nomment Providentialistes mais en réalité ils ne le sont pas. Jacques l’Apôtre avait écrit : “L’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi”. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une posture attentiste et priante. Prions et agissons.
De plus, ils se basent sur des prophéties, pas toujours reconnues par l’Eglise, et sur des révélations privées. Cela pose de vrais problèmes majeurs…
Je n’oublie pas de présenter Jean-Christophe Napoléon Bonaparte qui, malheureusement, ne prétend à rien.
Je trouve cela vraiment dommage. En effet, il est à la fois apparenté aux Bourbon, aux Bonaparte et aux Habsbourg-Lorraine. Il a un patrimoine ancestral qui résume parfaitement la grandeur catholique et monarchiste de l’Europe.
Le Pape (un vrai) à Rome et l’Empereur de l’Europe chrétienne à Paris ou à Aix-la-Chapelle, quel beau programme politique n’est-ce pas ?
Vous ne le savez peut-être pas, mais la grande majorité des Bonapartistes n’a rien compris à l’œuvre de Napoléon I et III. Pourquoi dis-je cela avec tant de conviction ? Ils se déclarent presque tous républicains, alors que les deux Napoléon, une fois arrivés au somment de l’Etat, ont mis en place une monarchie héréditaire.
Le tour de table est fini. Maintenant que faire ? Comme le demandait Lénine, de funeste mémoire, en 1901. Sur le plan politique, il convient de convertir les gens ditsde droite au Monarchisme. Sur le plan spirituel, nous devons travailler à la conversion des Français au catholicisme romain. Catholicisme et monarchisme incarnent parfaitement le génie français.
Je l’écris depuis des années et je l’écrirai autant qu’il le faut :
Défendons l’héritage en attendant l’Héritier
En l’absence de Princes, défendons les principes.
Si vous avez apprécié cette Lettre, dites-le, et si vous l’avez détestée, exprimez-le également.
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Que se passe-t-il au collège catholique La Providence à Olivet ? C’est la question que se pose Jessica, maman d’une jeune élève de 4e dans ce collège privé sous contrat avec l’État. Son calvaire, et surtout celui de sa fille, a commencé il y a huit mois. « Ça a commencé avec une de ses amies très toxique, qui lui faisait des réflexions. Au début, je me disais que c’était des chamailleries. Un jour, cette amie l’a attendu avec un autre élève. Il lui a donné des gifles et le collège n’est pas intervenu » se rappelle la maman. À ce moment-là, Jessica voit le comportement de son enfant changer. « Elle se scarifiait et a dit au médecin qu’elle avait des idées noires ».
Malgré les médiations et une rencontre avec le proviseur durant l’été, le harcèlement envers sa fille continue en septembre. « On reçoit un mail du principal disant que notre fille est hypersensible » se rappelle-t-elle. Enfin, début décembre, rebelote. Jessica découvre des mots qu’elle reçoit en cours, « t’es une pute », « tu pues », « t’es conne ». Une situation devenue inquiétante et intenable pour Jessica. « La semaine dernière, elle n’est pas allée à l’école mercredi et vendredi. Elle a peur d’y aller, et n’arrive pas à mettre des mots sur cette peur ».
Un autre cas de harcèlement a été notifié à l’établissement. Un enfant d’origine allemande moqué et traité de « nazi » par d’autres élèves. Sur ce cas comme pour celui de la jeune fille, la cellule harcèlement de la police nationale a été contactée par les parents. Le référent qui a rencontré la jeune adolescente parle effectivement d’un « souci » de harcèlement. Suite aux conseils de la police, Jessica a décidé de déposer plainte.
Un dispositif « autonome » propre à l’enseignement catholique
Le collège La Providence n’a pas adopté le dispositif pHARe, généralisé dans tous les collèges et lycées en novembre dernier. Ces dispositions de lutte contre le harcèlement à l’école prévoient la formation d' »ambassadeurs » au sein des classes, des élèves sensibilisés à ces questions, chargés de faire de la médiation. Le dispositif prévoit également un questionnaire anonyme auquel doivent répondre les élèves, au moins une fois par an. Ces questionnaires sont utilisés par les enseignants et l’administration pour détecter des cas potentiels de harcèlement. « Ma fille n’a jamais reçu de questionnaire » déplore Jessica. Contacté, le rectorat de l’académie d’Orléans précise que le dispositif pHARe a été proposé au collège catholique, qui a refusé. Le collège a néanmoins son propre dispositif nommé « Boussole ».
« L’enseignement catholique a aussi des dispositifs qui lui sont propres et qui ont été réfléchis par rapport à notre culture et par rapport aux acteurs que l’on a » explique Frédéric Cahu, directeur de La Providence. Pourtant, pour Jessica, rien n’est fait contre ce harcèlement.
« Des cas complexes » selon la direction du collège
Face à ces accusations, le directeur de l’établissement dément.« Dire que l’on ne fait rien est inexact », assure Frédéric Cahu. Il l’assure, l’établissement ne « minimise pas » ces problèmes de harcèlement, mais veut être le plus prudent et le plus juste possible. « On a rencontré tous les interlocuteurs, les parents et les jeunes impliqués. Ils ont été entendus, et nous devons analyser cela pour qu’il y ait des actions et que les choses s’arrêtent ».Sur le manque de sanctions infligées aux élèves harceleurs, là encore le chef d’établissement s’inscrit en faux. « Je pense que quand un enfant prend conscience qu’il a fait une remarque, il doit aller voir la personne pour reconnaître son erreur, s’en excuser. Il y a déjà une forme de sanction, mais on réfléchit à tout ça, on agit. Il faut être le plus juste possible, mais on ne s’interdit pas de prendre d’autres sanctions qui peuvent aller jusqu’à l’exclusion. Encore une fois, c’est une situation compliquée » insiste Frédéric Cahu.
Suite à nos demandes d’interview, les choses semblent bouger du côté de l’établissement. Le directeur a confirmé à France Bleu Orléans prévoir une visite de sensibilisation du référent harcèlement de la police nationale. Pas de date précise encore, » février ou mars » selon Frédéric Cahu. Il affirme également que des personnes sont formées pour accompagner et prévenir les élèves sur ces questions du harcèlement.
Contacté, le diocèse affirme également avoir été récemment informé de ces situations et promet de prendre le problème à bras-le-corps. Une réunion est organisée ce jeudi entre les instances diocésaines et le collège pour trouver de nouvelles pistes et répondre le plus efficacement à ces problèmes de harcèlement. Le directeur de l’enseignement catholique du diocèse annonce également qu’il s’entretiendra la semaine prochaine avec les parents des enfants concernés par ces cas de harcèlement.
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Que se passe-t-il au collège catholique La Providence à Olivet ? C’est la question que se pose Jessica, maman d’une jeune élève de 4e dans ce collège privé sous contrat avec l’État. Son calvaire, et surtout celui de sa fille, a commencé il y a huit mois. « Ça a commencé avec une de ses amies très toxique, qui lui faisait des réflexions. Au début, je me disais que c’était des chamailleries. Un jour, cette amie l’a attendu avec un autre élève. Il lui a donné des gifles et le collège n’est pas intervenu » se rappelle la maman. À ce moment-là, Jessica voit le comportement de son enfant changer. « Elle se scarifiait et a dit au médecin qu’elle avait des idées noires ».
Malgré les médiations et une rencontre avec le proviseur durant l’été, le harcèlement envers sa fille continue en septembre. « On reçoit un mail du principal disant que notre fille est hypersensible » se rappelle-t-elle. Enfin, début décembre, rebelote. Jessica découvre des mots qu’elle reçoit en cours, « t’es une pute », « tu pues », « t’es conne ». Une situation devenue inquiétante et intenable pour Jessica. « La semaine dernière, elle n’est pas allée à l’école mercredi et vendredi. Elle a peur d’y aller, et n’arrive pas à mettre des mots sur cette peur ».
Un autre cas de harcèlement a été notifié à l’établissement. Un enfant d’origine allemande moqué et traité de « nazi » par d’autres élèves. Sur ce cas comme pour celui de la jeune fille, la cellule harcèlement de la police nationale a été contactée par les parents. Le référent qui a rencontré la jeune adolescente parle effectivement d’un « souci » de harcèlement. Suite aux conseils de la police, Jessica a décidé de déposer plainte.
Un dispositif « autonome » propre à l’enseignement catholique
Le collège La Providence n’a pas adopté le dispositif pHARe, généralisé dans tous les collèges et lycées en novembre dernier. Ces dispositions de lutte contre le harcèlement à l’école prévoient la formation d' »ambassadeurs » au sein des classes, des élèves sensibilisés à ces questions, chargés de faire de la médiation. Le dispositif prévoit également un questionnaire anonyme auquel doivent répondre les élèves, au moins une fois par an. Ces questionnaires sont utilisés par les enseignants et l’administration pour détecter des cas potentiels de harcèlement. « Ma fille n’a jamais reçu de questionnaire » déplore Jessica. Contacté, le rectorat de l’académie d’Orléans précise que le dispositif pHARe a été proposé au collège catholique, qui a refusé. Le collège a néanmoins son propre dispositif nommé « Boussole ».
« L’enseignement catholique a aussi des dispositifs qui lui sont propres et qui ont été réfléchis par rapport à notre culture et par rapport aux acteurs que l’on a » explique Frédéric Cahu, directeur de La Providence. Pourtant, pour Jessica, rien n’est fait contre ce harcèlement.
« Des cas complexes » selon la direction du collège
Face à ces accusations, le directeur de l’établissement dément.« Dire que l’on ne fait rien est inexact », assure Frédéric Cahu. Il l’assure, l’établissement ne « minimise pas » ces problèmes de harcèlement, mais veut être le plus prudent et le plus juste possible. « On a rencontré tous les interlocuteurs, les parents et les jeunes impliqués. Ils ont été entendus, et nous devons analyser cela pour qu’il y ait des actions et que les choses s’arrêtent ».Sur le manque de sanctions infligées aux élèves harceleurs, là encore le chef d’établissement s’inscrit en faux. « Je pense que quand un enfant prend conscience qu’il a fait une remarque, il doit aller voir la personne pour reconnaître son erreur, s’en excuser. Il y a déjà une forme de sanction, mais on réfléchit à tout ça, on agit. Il faut être le plus juste possible, mais on ne s’interdit pas de prendre d’autres sanctions qui peuvent aller jusqu’à l’exclusion. Encore une fois, c’est une situation compliquée » insiste Frédéric Cahu.
Suite à nos demandes d’interview, les choses semblent bouger du côté de l’établissement. Le directeur a confirmé à France Bleu Orléans prévoir une visite de sensibilisation du référent harcèlement de la police nationale. Pas de date précise encore, » février ou mars » selon Frédéric Cahu. Il affirme également que des personnes sont formées pour accompagner et prévenir les élèves sur ces questions du harcèlement.
Contacté, le diocèse affirme également avoir été récemment informé de ces situations et promet de prendre le problème à bras-le-corps. Une réunion est organisée ce jeudi entre les instances diocésaines et le collège pour trouver de nouvelles pistes et répondre le plus efficacement à ces problèmes de harcèlement. Le directeur de l’enseignement catholique du diocèse annonce également qu’il s’entretiendra la semaine prochaine avec les parents des enfants concernés par ces cas de harcèlement.
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Les conférences épiscopales réunies à Accra ont annoncé en bloc leur refus de pratiquer la directive du Vatican (Fiducia supplicans) qui permet de bénir les couples homosexuels. Pour autant, faut-il craindre une scission entre le pape et les Églises d’Afrique ? La question mérite d’être posée, bien que le continent semble ne pas être uni sur cette question puisque dans un communiqué, à l’issue de leur assemblée plénière tenue du 11 au 15 janvier, les évêques d’Afrique du Nord (qui regroupe les évêques de Rabat, de Tripoli ou encore d’Alger) se sont déclarés ouverts à la bénédiction « des couples irréguliers et ceux de même sexe », marquant leur différence avec l’organisation qui réunit les responsables catholiques du continent.
Il faut dire que rarement dernière semaine avant une célébration de la naissance du Christ n’avait été aussi tendue au sein de l’Église catholique. Quelques jours avant, le 18 décembre exactement, le dicastère pour la doctrine de la foi, l’organisme de la curie romaine chargé de veiller à la rigueur idéologique, publiait une Fiducia supplicans ou une « déclaration doctrinale » autorisant la bénédiction des couples en situation « irrégulière », notamment homosexuels, d’après l’Église catholique.
En Afrique, ce document a fait l’effet d’une bombe. « La doctrine de l’Église sur le mariage chrétien et la sexualité reste inchangée », a réagi le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) dans un communiqué publié jeudi dernier à Accra, la capitale du Ghana. « Pour cette raison, nous, les évêques africains, ne considérons pas qu’il soit approprié pour l’Afrique de bénir les unions homosexuelles ou les couples de même sexe. » Le SCEAM représente les évêques catholiques du continent.
L’homosexualité encore illégale dans de nombreux pays africains
Des réactions qui s’expliquent aussi par le fait que l’homosexualité est encore illégale dans de nombreux pays africains où les autorités religieuses occupent un rôle social prépondérant. Il faut savoir que seule l’Afrique du Sud autorise le mariage homosexuel, qu’elle a légalisé en 2006. Et que seule une poignée d’États ont dépénalisé les relations sexuelles entre homosexuels, il s’agit du Cap-Vert, du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Lesotho, du Mozambique et des Seychelles.
Ce qui explique que du Malawi au Burkina en passant par la Zambie, le Togo, le Bénin, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et bien d’autres pays, le document promulgué par le souverain pontife a été largement commenté si ce n’est rejeté.
Devant le séisme qu’a provoqué la nouvelle, le Vatican s’est expliqué en publiant un long communiqué de presse. En effet, à travers la même Fudicia supplicans, le Vatican a pris le soin de marquer avec fermeté son opposition au mariage homosexuel. « Il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage », indique le document. Et d’ajouter : « pour éviter toute forme de confusion ou de scandale, lorsque la prière de bénédiction, bien qu’exprimée en dehors des rites prescrits par les livres liturgiques, est demandée par un couple en situation irrégulière, cette bénédiction ne sera jamais accomplie en même temps que les rites civils d’union, ni même en relation avec eux. Ni non plus avec des vêtements, des gestes ou des paroles propres au mariage. Il en va de même lorsque la bénédiction est demandée par un couple de même sexe ». Pour le Vatican, l’Église poursuit les principes du « sacrement de l’amour infini de Dieu » et que « même lorsque la relation avec Dieu est obscurcie par le péché, il est toujours possible de demander une bénédiction, en lui tendant la main ».
Des prises de position fermes en Afrique subsaharienne
Ces précisions n’ont visiblement pas suffi pour qu’à quelques mots et expressions près, les évêques du continent affichent leurs réserves vis-à-vis du texte. Dans un communiqué, la Conférence épiscopale Burkina/Niger qui réunit les prélats des deux pays ouest-africains n’a pas manqué de souligner que « la doctrine catholique sur le mariage ne change pas et [que] l’Église n’approuve pas les unions irrégulières ou entre des personnes du même sexe. Toutefois, toutes les questions pastorales que posent la mise en œuvre du document Fiducia supplicans seront approfondies et feront l’objet d’une déclaration circonstanciée des Évêques de cette Conférence », a annoncé la Conférence.
Même prudence en Côte d’Ivoire où dans un courrier en date du 19 décembre, soit au lendemain de la déclaration Fudiacia supplicans, et adressé aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et aux fidèles laïcs, les archevêques et évêques de ce pays ont déclaré : « nous ne pouvons pas cacher le risque de confusion et de scandale que la bénédiction des couples de même sexe pourrait générer au sein de notre église locale ».
Au Togo, la position des évêques sur la déclaration émanant du Vatican est plus tranchée. En effet, la Conférence des évêques n’y est pas allée de main morte pour appeler à « s’abstenir » de la bénédiction des couples de même sexe. Et de rappeler que dans les réponses du souverain pontife aux Dubia de deux cardinaux en juillet dernier, François déclarait « inadmissibles les rites et prières qui pourraient créer une confusion entre ce qui est constitutif du mariage, à savoir une union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération d’enfants et ce qui le contredit ».
Même son de cloche en Zambie, au Ghana ou encore au Nigeria. Pour l’épiscopat de la Zambie, pays d’Afrique australe, les Saintes Écritures présentent les actes homosexuels comme « des actes de grave désordre moraux et contraires aux lois de la nature ». Une bénédiction des couples homosexuels, on n’en veut pas non plus au Malawi, cet autre État sud-africain. Les évêques de la Conférence épiscopale de ce pays proposent en revanche « une clarification de la déclaration sur la signification pastorale des bénédictions Fiducia supplicans ».
Vers l’acceptation du mariage homosexuel ?
Pour de nombreux fidèles et observateurs, la réticence ou la réprobation suscitée par la déclaration du Fiducia Supplicans se justifie. Les craintes de voir les bénédictions des couples du même sexe conduire à l’acceptation du mariage homosexuel par l’Église catholique sont réels en Afrique. Il faut savoir qu’une part importante de l’opinion de plusieurs pays du continent se montre peu favorable aux unions homosexuelles. En partie, les évêques de la Zambie justifient d’ailleurs leur opposition à une bénédiction des couples homosexuels par une volonté de « ne pas enfreindre la loi de notre pays qui interdit les unions et activités entre personnes de même sexe », et tenant aussi compte d’un « héritage culturel qui n’accepte pas les relations entre personnes de même sexe ».
L’une des réactions qui éclaire le mieux sur la position des Africains sur ce sujet est celle du père Ugochukwu Ugwoke, un prêtre nigérian, sur son compte X (ex-Twitter) « une approbation du mariage homosexuel n’arrivera jamais sans que l’Église ne coure le risque de schisme. Les mariages homosexuels sont un péché et ne peuvent jamais être approuvés ».
Tout comme dans le milieu religieux, la déclaration du 18 décembre a beaucoup fait réagir des fidèles, particulièrement sur les réseaux sociaux. « L’Église va mal », « ce pape n’est pas proche des Africains, la preuve, il n’y a plus de cardinal africain responsable de dicastère » ; « le pape risque d’être contraint à la retraite » ; « c’est du même Vatican que l’esclavage des Noirs avait été élaboré puis imposé aux Noirs pendant au moins 400 ans. Si le pape Nicolas V s’était limité aux écritures en 1445, l’esclavage des Noirs par les Occidentaux n’aurait jamais été pratiqué… », « Il ne reste plus qu’au Vatican de décharger les prêtres rebelles comme ce fut le cas de monseigneur Gaillot dans les années 1990 » peut-on lire çà et là. Signe que le débat est loin d’être clos.
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Copyright AFP 2017-2024. Droits de reproduction réservés.
Le Vatican a officiellement autorisé le 18 décembre 2023 la bénédiction des couples de même sexe. Si le texte approuvé par le Pape François écarte toute proximité ou assimilation entre ces bénédictions et le mariage, sa publication a donné lieu à une vague d’interprétations erronées, notamment sur le continent africain. Plusieurs posts affirment à tort que l’Eglise catholique autorise désormais le mariage gay.
« Religion : L’église catholique romaine autorise le mariage homosexuel » ou encore « Le Pape vient d’officialiser le mariage des couples de même sexe » ; voici les descriptions qui accompagnent différentes images du Pape François largement relayées sur les réseaux sociaux depuis fin décembre 2023 en Afrique de l’Ouest et centrale notamment, mais aussi en France (1,2,3). L’une de ces publications, une vidéo, a été partagée plus de 900 fois sur Facebook totalisant 81.000 vues et plus de 800 commentaires depuis le 28 décembre 2023.
Dans les différents commentaires laissés sous ces publications Facebook, certaines personnes n’hésitent pas à diaboliser l’Eglise catholique, quand d’autres affichent leur incompréhension ou leur opposition face à cette prétendue décision du Pape.
Cette vague de publications fait suite à une déclaration, signée par le Pape François le 18 décembre 2023, qui autorise la bénédiction de couples de même sexe par des prêtres à condition qu’elle soit effectuée en dehors des rituels liturgiques. Elle n’autorise cependant pas le mariage entre personnes de même sexe.
Cette déclaration intitulée « Fiducia supplicans » sur « la signification pastorale des bénédictions » prise par le puissant dicastère (ministère) pour la Doctrine de la foi est consultable sur le site internet du Vatican (archivée ici).
Capture d’écran Facebook effectuée le 08 janvier 2024
Le texte confirme la définition du mariage aux yeux de l’Eglise comme « une union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération d’enfants« .
Le Vatican rappelle que « l’Église a toujours considéré comme moralement licites uniquement les relations sexuelles vécues dans le cadre du mariage ».
C’est à dire qu’elle n’autorise les relations sexuelles que dans le cadre du mariage, donc entre un homme et une femme. « La doctrine de l’Église sur ce point reste ferme« , insiste le Vatican.
Mais la déclaration du 18 décembre développe « une compréhension plus large des bénédictions » par rapport aux textes antérieurs.
Le Vatican fait désormais une distinction entre une bénédiction liturgique, donnée lors du sacrement du mariage par exemple, et les bénédictions hors liturgie.
« Il ne faut ni promouvoir ni prévoir un rituel de bénédiction des couples en situation irrégulière, mais il ne faut pas non plus empêcher ou interdire la proximité de l’Église avec toute situation où l’on recherche l’aide de Dieu au moyen d’une simple bénédiction », avance la déclaration.
Ainsi, le document ouvre la voie à la bénédiction par des prêtres de couples « irréguliers » aux yeux de l’Eglise, qui incluent les divorcés remariés et les personnes non mariées, ainsi que les couples de même sexe, à condition qu’elle soit effectuée en dehors des rituels liturgiques.
Afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage, cette bénédiction « ne sera jamais accomplie en même temps que les rites civils d’union, ni même en relation avec eux« , précise le document. « Ni non plus avec des vêtements, des gestes ou des paroles propres au mariage« , ajoute le Vatican.
Une déclaration mal interprétée
Selon Odon Vallet, historien des religions français, les publications sur les réseaux sociaux affirmant que l’Eglise autorise désormais le mariage homosexuel « sont une mauvaise interprétation de la décision du souverain pontife« .
« La doctrine et la position de l’Eglise catholique n’ont pas changé en ce qui concerne le mariage pour les couples de même sexe. Il n’y a pas demariages homosexuels au sein de l’église catholique« , indique Odon Vallet qui renvoie aux définitions du « mariage » et de la « bénédiction » dans le texte publié par le Vatican.
La déclaration reconnaissant la possibilité pour des prêtres de bénir des couples de même sexe « participe de la politique des petits pas pratiquée par François à leur égard » explique Céline Béraud sociologue française, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et membre du Centre d’études en sciences sociales du religieux (Césor).
Il s’agit « d’une ouverture pastorale qui s’inscrit dans la position de l’Église catholique sur la question de l’homosexualité, telle qu’elle a été formulée dans les années 1970 et réaffirmée vingt ans plus tard dans son catéchisme : si les pratiques sont condamnées, les personnes doivent être accueillies », ajoute la chercheuse.
« Une position bien difficile à tenir, tant elle peut sembler contradictoire, mais que François pousse à son paroxysme avec Fiducia Suplicans » selon Mme Béraud.
Des oppositions en Afrique et ailleurs
Depuis la publication par le Vatican de cette déclaration, les réactions ont été différentes d’un pays à l’autre et d’un continent à l’autre.
La déclaration a été bien accueillie par différents épiscopats, notamment autrichien, suisse ou britannique. Mais cette note considérée comme un changement doctrinal de premier plan a provoqué une levée de boucliers de nombreux évêques, notamment en Afrique.
Le 11 janvier 2024, les évêques catholiques africains réunis à Accra, la capitale du Ghana, ont jugé « pas approprié » la bénédiction de couples de même sexe sur leur continent.
Selon eux, une telle bénédiction entraînerait « une confusion et serait en contradiction directe avec l’éthos culturel des communautés africaines« .
En Afrique, une trentaine de pays interdisent l’homosexualité, selon l’Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes (ILGA). L’Ouganda, la Mauritanie et plusieurs États du nord du Nigeria punissent très sévèrement les relations entre personnes de même sexe, pouvant être condamnées à la peine de mort.
infographie de l’AFP sur les pays pénalisant l’homosexualité sur le continent africain/ 20 juillet 2020 ( AFP)
L’Afrique du Sud est la seule nation du continent africain à autoriser le mariage homosexuel, qu’elle a légalisé en 2006.
Face aux critiques et interprétations erronées, le Vatican a cherché à clarifier la déclaration, dans un communiqué publié le 04 janvier 2024.
Les autorités se défendent de tout errement doctrinal tout en reconnaissant son application « imprudente » dans certains pays.
« Il est clair qu’il n’y aurait pas de place pour se distancer doctrinalement de cette Déclaration ou pour la considérer comme hérétique, contraire à la tradition de l’Église ou blasphématoire« , se défend le dicastère dans ce communiqué de cinq pages (archivé ici).
Son préfet (N.1), le cardinal argentin Víctor Manuel Fernández, souligne toutefois la nécessité de prendre en compte « la situation délicate de certains pays » où l’homosexualité est rejetée.
« S’il existe des législations qui condamnent à l’emprisonnement et, dans certains cas, à la torture voire à la mort le simple fait de se déclarer homosexuel, on comprend qu’une bénédiction serait imprudente« , reconnaît le dicastère.
Plutôt que de défendre « une doctrine différente« , le Saint-Siège souligne la « nécessité d’une étude et d’un discernement afin d’agir avec prudence pastorale dans ce contexte« .
Il rappelle par ailleurs que « cette forme de bénédiction non ritualisée, par la simplicité et la brièveté de sa forme, ne prétend pas justifier quelque chose qui n’est pas moralement acceptable« , alors que l’Eglise considère les relations homosexuelles comme un péché.
Une transformation significative au sein de l’Eglise
Depuis son élection en 2013, le pape François insiste sur l’importance d’une Eglise ouverte à tous et notamment aux fidèles LGBT+, mais ses efforts rencontrent une forte résistance chez sa frange traditionnelle et conservatrice.
De l’avis de plusieurs analystes et spécialistes des religions, la récente décision du Vatican d’accorder la bénédiction aux couples de même sexe représente une transformation significative au sein de l’Église catholique et une démarche vers une plus grande ouverture, témoignant de la volonté de l’Église de s’aligner davantage avec les réalités et convictions contemporaines d’une partie de ses fidèles à travers le monde.
« Cependant, cette avancée n’offre qu’une solution partielle. Bien que la doctrine renouvelée autorise la bénédiction des couples homosexuels, elle se concentre sur les individus plutôt que sur leur union. L’Église maintient une vision hétéronormative des relations de couple, et ces bénédictions ne sont pas envisagées dans le cadre des cérémonies liturgiques, pouvant rassembler au sacrement du mariage » se désole Laurent Boquet, membre de la Rosa Letzebuerg, une organisation qui défend les intérêts des personnes LGBTQI+.
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La ministre de l’Education nationale a débuté ses rendez-vous avec les syndicats ce lundi et doit les prolonger mardi alors que la polémique se poursuit à propos de la scolarisation de ses enfants dans le privé. Des annonces fortes d’Emmanuel Macron sur l’éducation et « l’engagement » sont attendues ce mardi soir, à l’occasion de sa conférence de presse.
Du combustible pour rallumer la guerre scolaire. Après ses explications maladroites et sa promesse de « transparence » sur la scolarisation de ses trois fils dans le privé, au collège Stanislas, qui lui est revenue tel un boomerang, Amélie Oudéa-Castéra a fait profil bas lundi. Une visite dans une école du XVIIIe arrondissement de Paris « en format très restreint », puis un déplacement avec Gérald Darmanin au Village olympique, où la nouvelle ministre de l’Education est revenue brièvement sur la polémique, étaient inscrits à un programme marqué par la volonté « d’aller de l’avant ».
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La nouvelle ministre de l’Education nationale est critiquée depuis la révélation de la scolarisation de ses trois enfants dans le privé.
« On en a eu marre, comme des centaines de milliers de familles. » Amélie Oudéa-Castéra, la nouvelle ministre de l’Education nationale, s’est retrouvée au cœur de la première polémique à souffler sur le gouvernement de Gabriel Attal, vendredi 12 janvier, après que Mediapart a révélé qu’elle avait transféré ses trois enfants du public au privé. « Mon mari et moi (…) avons vu des paquets d’heures qui n’étaient pas sérieusement remplacées », a-t-elle justifié.
Les enfants de la ministre fréquentent désormais le groupe scolaire Stanislas à Paris. Franceinfo vous présente ce prestigieux établissement catholique sous contrat avec l’Etat, situé rue Notre-Dame-des-Champs, dans le 6e arrondissement de Paris.
Un des meilleurs établissements français
Le groupe scolaire fondé en 1804 figure « régulièrement en tête des classements des meilleures écoles », selon le journal La Croix. A l’échelle nationale, il se place à la seconde place dans le palmarès 2023 du Figaro, derrière Louis-le-Grand et devant Henri-IV. L’établissement affiche un taux de réussite au baccalauréat de 100%… avec 100% de mentions. L’année scolaire coûte 2 027 euros en élémentaire, 2 238 euros au collège et 2 561 euros au lycée, selon les tarifs affichés sur le site Stanislas.fr.
Stanislas compte parmi ses anciens élèves des personnalités très connues comme le général Charles de Gaulle, le styliste Christian Dior, le dirigeant et milliardaire François-Henri Pinault, l’industriel Martin Bouygues, l’homme d’affaires Carlos Ghosn ou encore l’ancien ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, relève le Huffpost. « C’est une fabrique à élites », résume une ancienne enseignante dans Le Parisien.
Un groupe scolaire catholique et conservateur
L’établissement privé catholique accueille quelque 3 600 élèves de la maternelle aux classes préparatoires. « Notre mission éducative tend à former l’être dans sa globalité, corps, âme et esprit », écrit Stanislas sur son site, énumérant la « relation à soi », la « relation à l’autre » et la « relation à Dieu ».
« Pour moi, le catholicisme est par nature conservateur, au sens propre : il conserve le dépôt de la foi. L’Eglise est contre l’union homosexuelle et contre l’avortement, que je sache, non ? Une école catholique ne peut dire autre chose », déclarait ainsi le directeur de Stanislas, Frédéric Gautier, dans Le Monde en 2023.
« Stanislas est attentif à la formation de l’homme et de la femme et de leur construction affective suivant leur cheminement propre », écrit l’établissement dans son règlement intérieur pour expliquer le fait d’avoir des « classes non-mixtes en collèges ». « Cette attention exigeante exclut tout comportement de ‘petit couple’ entre élèves », souligne-t-il.
Un règlement intérieur très strict
Tenue correcte exigée pour pénétrer l’établissement. « Nous souhaitons favoriser à Stanislas une tenue dont la ligne générale est la sobriété, le bon goût et surtout l’adéquation de la tenue des élèves avec leur âge et leur activité », explique l’établissement sur son site. « Tout vêtement contribuant à donner une allure de laisser-aller est prohibé. » A ce titre, les piercings, les bijoux, les « pantalons trop moulants, les pantalons troués, déchirés et/ou effrangés, les pantalons taille basse, les pantalons de cuir ou imitation cuir, les leggings et les shorts, les débardeurs, les tee-shirts, les sweats et les sweats à capuche, les surchemises et hauts léger » sont interdits.
Les garçons doivent notamment avoir les cheveux « courts, propres et peignés ». Mais les demandes spécifiquement adressées aux filles sont bien plus nombreuses. « Nous leur demandons de porter une blouse ou un chemisier rentré dans le pantalon. Tous les hauts (pulls, chemises et blouses) doivent être opaques et tomber sur le bas des hanches et ne pas s’arrêter à la ceinture du pantalon. Les épaules sont toujours couvertes, les décolletés doivent être à col rond ou à petit col V. Les jupes et robes doivent être opaques et d’une longueur décente », est-il détaillé.
Un collège-lycée accusé d’homophobie et de sexisme
Le groupe Stanislas est visé depuis février 2023 par une enquête administrative à propos d’accusations d’homophobie et de sexisme, à la suite d’enquêtes de Mediapart et de L’Express. Le site d’information avait ainsi révélé « témoignages et documents à l’appui, l’univers sexiste, homophobe et autoritaire du collège et lycée parisien Stanislas ». Le média pointait également « les insultes homophobes omniprésentes, les intervenants proches de La Manif pour tous demandant la ‘chasteté’ aux élèves homosexuels et les membres de l’Eglise invités pour vanter les thérapies de conversion, désormais interdites par la loi ».
Dans un podcast intitulé « Derrière les grilles de ‘Stan’, l’un des lycées les plus prestigieux de France », le média Brut a également pointé des positions anti-IVG de l’établissement et des enseignements sexistes. « Le média vidéo détaillait aussi l’homophobie du personnel, capable de mener une croisade contre les pantalons remontés aux chevilles des élèves ou d’envoyer une élève à l’infirmerie au motif qu’elle était soupçonnée ‘d’être lesbienne parce qu’elle avait les cheveux courts' », cite encore Mediapart.
Le rapport d’enquête a été rendu à l’été 2023 à Gabriel Attal alors que le nouveau Premier ministre occupait alors le poste de ministre de l’Education nationale, mais le document n’a pas encore été rendu public. Il est désormais entre les mains d’Amélie Oudéa-Castéra.
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Notre nouvelle ministre de l’éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra, a mis ses enfants dans l’enseignement privé. Ce qu’elle a assumé d’ailleurs, expliquant qu’elle s’inquiétait des absences de profs non remplacées. Phrase très maladroite, mais qui recouvre une préoccupation de pas mal de parents, si l’on en croit les discussions autour des écoles de leurs enfants. Il n’en fallait pas plus pour susciter une polémique, et l’on a vu défiler dans les médias tous les politiques de gauche pour se scandaliser de la situation de la nouvelle ministre, y compris, et cela ne manque pas de sel, quand ces opposants ont eux-mêmes leurs enfants dans des écoles privées.
Est-il vraiment indispensable de connaître les lieux d’inscription scolaire de ses enfants pour chaque nouveau ministre de l’éducation nationale ? Non. Ce n’est guère respectueux ni pour des enfants mineurs, ni pour la vie privée des ministres. Surtout, c’est absolument sans rapport avec les qualités que l’on attend d’un ministre. Son choix personnel concernant ses enfants n’a rien à voir avec son programme et ses capacités à atteindre ces qualités.
Reste, derrière cette polémique un peu stérile, la question de l’enseignement privé catholique, décidément un marqueur dans notre société française. Car la ministre ne s’est pas contentée de mettre ses enfants dans « le privé ». Elle a choisi, oh horreur, l’établissement du sixième arrondissement parisien, Stanislas, qu’un journal du soir ne craint pas de qualifier tout à la fois de « catholique, élitiste et conservateur » (sic !). En parlant d’élitisme, les lycées publics du même arrondissement parisien ne doivent rien envier à Stanislas. Et Stanislas est un établissement reconnu par l’éducation nationale, qui participe, par contrat avec l’État, au service public de l’enseignement et soumis à contrôle.
Comme l’ensemble des établissements catholiques sous contrat d’association dans notre pays, il rend un service à la société, ne reposant sur aucune exclusion en fonction de la croyance ou de l’argent. Ces contempteurs de Stanislas feraient mieux de s’intéresser à la floraison d’établissements scolaires complètement hors contrat, excessivement chers, à but purement lucratif, reflet d’un ultralibéralisme sans aucune régulation, qui a gagné le secteur de l’enseignement.
Toutefois, la manière dont la polémique est rapidement montée devrait faire réfléchir les responsables de l’enseignement catholique. En 2022, une étude révélait le fossé social entre l’enseignement public et le privé sous contrat (essentiellement catholique), même si cela ne reflète pas la totalité des cas. Au sein du réseau des établissements catholiques sous contrat, en particulier en milieu urbain, « les élèves issus de milieux sociaux très favorisés sont surreprésentés », concluait la note, mettant en évidence une accélération de cette tendance : en 2002, l’enseignement privé comptait 30 % d’enfants issus de familles favorisées, en 2012 ce chiffre est passé à 36 % et en 2022 à 40 %.
Un accord a bien été signé, en mai 2023, entre l’État et l’enseignement catholique pour favoriser la mixité sociale, mais il est peu contraignant. En vérité, l’Église pourrait se livrer à un examen de conscience : son rôle dans l’éducation est historique. Il a précédé, et de loin, celui de l’État, qui ne s’y est intéressé qu’après la Révolution française. Des congrégations religieuses, comme les Frères des écoles chrétiennes, ont œuvré pour que les plus pauvres aient accès à l’éducation.
Si l’école catholique aujourd’hui encore a une vocation, ce ne peut être simplement en favorisant l’entre-soi et la sélection sociale. C’est aussi en se conformant au message de l’Évangile, qui est d’accueillir en priorité les plus défavorisés. Mettre ses enfants dans une école catholique ne devrait pas être considéré, a priori, comme un acte élitiste…
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Chers frères et sœurs, le Christ est ressuscité ! Aujourd’hui, nous proclamons que Lui, le Seigneur de notre vie, est « la résurrection et la vie » du monde (cf. Jn 11, 25). Il s’agit de Pâques, qui signifie “passage”, car en Jésus s’est accompli le passage décisif de l’humanité : celui de la mort […]
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