
Découverte archéologique
La chapelle du Landeron dévoile un secret vieux de 342 ans
Des peintures cachées depuis des siècles ont été mises au jour dans ce vestige de l’église Saint-Maurice, lieu se voulant être une vitrine catholique en terre réformée à l’époque.
Publié: 18.06.2025, 13h05
Des décors peints datant de 1683 ont été découverts sous les enduits modernes de la chapelle du Scapulaire au Landeron, révèle le canton de Neuchâtel dans un communiqué paru ce mercredi. Ces peintures, dont seul un fragment était connu jusqu’ici, se distinguent par leur richesse ornementale et leur état de conservation remarquable.
La chapelle, située dans le cimetière des Bévières, constitue le dernier vestige de l’ancienne église Saint-Maurice de Nugerol. Cette localité, principale agglomération de l’Entre-deux-Lacs de l’époque romaine au début du 14e siècle, possédait un château seigneurial, un bourg et deux églises. L’église Saint-Maurice a été démolie en 1828, ne laissant subsister que cette chapelle latérale.
Un témoin de la Contre-Réforme
Les décors mis au jour dans le cadre de travaux de conservation supervisés par l’office du patrimoine bâti et immatériel présentent des motifs polychromes ornant les parois et la voûte. Ces peintures baroques montrent des similitudes avec celles de la chapelle de Combes, construite à la même époque. Elles témoignent de la volonté des Orléans-Longueville de faire du Landeron, enclave catholique en terre protestante, une vitrine du catholicisme durant la Contre-Réforme.
La chapelle doit son nom actuel à la fondation en 1671 d’une confrérie dédiée à Notre-Dame du Mont-Carmel ou du Scapulaire. Sa voûte porte une clé ornée des armoiries du Landeron et datée de 1674. L’arcade qui l’ouvrait largement sur l’église et la grande fenêtre qui l’éclairait restent visibles aujourd’hui.
Après la démolition de l’église principale, la chapelle a été conservée et aménagée dans sa forme actuelle en 1828. Confiée aux frères Capucins du Landeron, elle a servi de chapelle funéraire jusqu’à la construction d’un nouveau funérarium en 1922. Elle a également abrité un imposant retable baroque à colonnes torsadées représentant l’assomption de la Vierge Marie, aujourd’hui conservé au Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron.
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