Actu France Bleu Orléans

Douchy-Montcorbon

Le 18/08/2024 à 12:45

Alain Delon, légende du cinéma français, est mort à 88 ans

Alain Delon, icône du 7e art, est mort, ont annoncé ce dimanche matin ses enfants. Il avait 88 ans. Acteur magnétique dans des films cultes comme « Le guépard », « Plein soleil » ou « Le samouraï », il s’était fait rarissime au cinéma depuis la fin des années 90.

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Écoles privées catholiques au Mali : Péril sur l’enseignement

Écoles privées catholiques au Mali : Péril sur l’enseignement

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Date : 14 août 2024 à  08:25

La décision de l’Etat de suspendre, à partir de décembre 2024, la subvention accordée à l’enseignement privé catholique, va mettre au chômage plus de 1600 enseignants, pères de familles. Les péripéties actuelles ont montré que beaucoup ignorent tout de l’enseignement catholique ou se limitent au “catholique”, la confondant avec une formation confessionnelle, malgré le fait que ces établissements sont courus.
Les évêques du Mali ont décidé que, si l’Etat se retire de la convention, les écoles catholiques seront fermées pendant l’année prochaine 2024-2025, le personnel licencié, soit 1613 enseignants dans les différents ordres d’enseignement. Un séisme.
L’Eglise a plusieurs écoles fondamentales : des écoles secondaires générales, des écoles professionnelles et des instituts d’enseignement supérieur. Qui demande l’arrêt des subventions ? A quelle fin ? Pourquoi l’Etat subventionnait ? Quel est l’apport des écoles privées catholiques au système éducatif Malien ? Mali-Tribune, votre bi-hebdomadaire préféré, a mené les investigations.

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Ecoles privées catholique au Mali : Une histoire mouvementée
Les premières écoles privées catholiques ont ouvert leurs portes entre 1889 et 1904. Il s’agit de l’Ecole de Kita, créée le 15 mai 1889 par les Pères du Saint Esprit, celles créées par les Missionnaires d’Afrique (les Pères Blancs) : l’école de Tombouctou le 21 mai 1895 et l’école de Ségou le 12 janvier 1896.
“Les relations ont été tantôt cordiales tantôt hostiles, déjà, entre l’enseignement catholique au Soudan français et l’administration coloniale, à cause de l’évolution de la politique en France où les socialistes ont fait voter les lois scolaires et les textes subséquents. Ces lois rendront l’administration des écoles privées difficiles”, explique Nioumina Gabriel Berthé, ancien directeur national de l’enseignement catholique.
Ces lois scolaires en France conduiront à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les relations entre l’Eglise et l’Etat ne se dégèleront qu’avec la loi du 2 novembre 1941 du gouvernement de Vichy qui accorde des subventions aux écoles privées en France. Dans les colonies, en 1944, les écoles catholiques sont reconnues comme œuvres sociales, ce qui leur permit de bénéficier de subsides à partir de 1945.
De 1945 à 1972, l’enseignement catholique a connu un essor considérable avec la fin de la guerre. De nouvelles paroisses sont créées, qui presque toutes ouvrent leurs écoles. Par ailleurs, de nombreuses écoles sont créées ainsi que des écoles techniques et même une Ecole normale de formation des instituteurs à Sikasso. A l’indépendance du Mali, l’enseignement catholique va connaître quelques difficultés financières, mais son droit à l’existence ne sera jamais remis en question.
Selon Hyacinthe Koné, ancien directeur diocésain de l’Enseignement catholique de San, “L’école catholique en tant qu’œuvre d’Eglise au service de la communauté humaine tout entière éduque en fonction d’un projet éducatif dont l’homme est au cœur. Cet homme à éduquer est référé à Jésus, ‘Homme Parfait, Homme pleinement accompli en Qui toutes les valeurs humaines trouvent leur accomplissement et leur unité harmonieuse’“. (Projet éducatif de l’enseignement catholique du Mali).
Il poursuit : “Dans ce sens, la mission de l’école catholique est de former l’homme dans toutes ses dimensions, d’adapter l’école aux réalités du milieu. Pour ce faire, elle cherche à : assurer la formation intellectuelle, morale et spirituelle des jeunes et des enfants ; éduquer les jeunes à l’amour et au service gratuit ; adapter son enseignement à l’apprenant et à l’environnement”.
“Les objectifs éducatifs que vise l’enseignement catholique au Mali sont : développer les savoirs, savoir-faire et savoir-être des enfants ; lier à travers son enseignement : Science, Foi et Culture ; développer les facultés physiques et les qualités morales des jeunes ; aider les élèves à développer leur personnalité ; aider les jeunes au respect des autres croyances et des autres races; apprendre aux enfants l’amour du travail bien fait, le sens de l’effort et le don de soi; former l’apprenant à son insertion socio-professionnelle et assurer à chance égale l’éducation à tous les enfants”.
Alexis Kalambry

Source : Mali Tribune

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Internats fermés, services de cantine et de garderie perturbées : les écoles catholiques de Nouvelle-Calédonie en difficulté

La direction diocésaine de l’enseignement catholique a annoncé la mise en chômage partiel de 500 de ses employés. Les conséquences seront donc importantes sur les activités annexes de la DDEC : pas d’internat, pas de cantine, ni de garderie et ce n’est pas du goût des institutions.

C’est une situation très compliquée, à quelques jours de la reprise des cours. 

Dans un courrier en date du 8 août dernier, adressé au personnel et aux parents d’élèves, la DDEC a annoncé la couleur : du chômage partiel pour ses presque 500 employés non-fonctionnaires dont le personnel de service et d’éducation. Conséquences : plus de service de cantine ni de garderie et d’aides maternelles dans certains des 62 établissements scolaires catholiques.

Ils sont tous fermés et il revient aux parents de trouver une solution pour que leurs enfants puissent reprendre les cours. Sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare de voir des lycéen(ne)s poster des annonces pour une chambre ou un studio à louer, proche de leurs établissements. Il n’y aura donc pas de rentrée ce dimanche 18 août, à la veille de la reprise des cours.
   
Au lycée Blaise Pascal, 80 élèves internes sont concernés sur les 1080 de l’effectif total. L’association de parents d’élèves sert d’intermédiaire pour faire jouer la solidarité.

Sonia Luttringer, la présidente de l’APE.

L’APE du lycée Blaise Pascal a également l’intention de demander un entretien avec la DDEC.

Dans son courrier, si la directrice de la DDEC se dit “consciente de l’inquiétude suscitée par cette nouvelle” et assure faire le “maximum pour que cette période de chômage partiel soit la plus courte possible”, Karen Cazeau écrit qu’il s’agit là de “la solution la moins préjudiciable pour tous” pour “préserver les emplois” et “maintenir l’activité scolaire.” La directrice pointe également les difficultés financières de son organisation auxquelles s’est ajoutée la crise des trois derniers mois. Un argument qui a fait tiquer les institutions. 

Isabelle Champmoreau, la membre du gouvernement en charge de l’enseignement et Sonia Backès, la présidente de la province Sud ont ainsi, ce lundi 12 août, chacune envoyé un courrier à la DDEC. Isabelle Champmoreau y rappelle notamment que lors d’une rencontre jeudi dernier, elle s’était opposée à la fermeture des internats.

« Je suis opposée à cette approche et je considère que vous devez honorer les services à rendre aux élèves sur la base des financements des collectivités conformément au cadre fixé par nos conventions » écrit-elle. D’autant plus qu’elle indique que les établissements publics ouvriront eux leurs internats à la rentrée. « Priver nos élèves de ces services ne fera qu’accentuer la déscolarisation et les effets de la précarité sur notre jeunesse. »

La membre du gouvernement détaille également les montants versés à la direction de l’enseignement catholique, notamment les 374 millions de francs pour le fonctionnement des cantines et internats des lycées. Même son de cloche sous la plume de Sonia Backès, qui pointe les 620 millions versés par la province Sud pour les collèges et les écoles. La présidente de la province Sud trouve « inadmissibles » les informations transmises par la DDEC. 

Le dossier reste donc en suspens. Contactée, la direction de la DDEC n’a pas donné suite à nos demandes d’informations supplémentaires mais s’est fendue d’un communiqué en guise de droit de réponse. 

Elle y retrace point par point l’historique récent des soucis financiers que la direction diosésaine a rencontrés et qu’elle rencontre encore malgré le vote de la délibération posant le cadre juridique de son financement et les versements de plusieurs centaines de millions de francs.

Des sommes, insiste la DDEC, insuffisantes pour un fonctionnement normal de la cantine et l’hébergement. Selon le courier, plusieurs alertes ont été faites en ce sens, sans réponse des pouvoirs publics. La direction diocésaine dit aussi trouver choquante voire honteuse l’allusion selon laquelle la situation actuelle résulte d’une mauvaise utilisations des fonds versés.

Elle rappelle que ses comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes. Le courrier précise également que des établissements de la DDEC ont été endommagés lors des émeutes des trois derniers mois, ce qui a coûté 40 millions de francs CFP à l’organisme sans intervention des institutions.

Autant de raisons qui entrainent selon le communiqué le recours au chômage partiel depuis le 1er août. Et de conclure en appelant à travailler ensemble sur des solutions rapides.

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C’est reparti pour une nouvelle année scolaire!


Cœur à cœur en toute compassion!

Pour l’année scolaire à venir, le thème de la compassion sera à l’honneur au CECCE! Il s’agit d’une valeur qui agit comme un pilier de notre conseil scolaire, mettant en lumière notre responsabilité collective de faire rayonner la bonté et la bienveillance au sein de notre société.

Le slogan Cœur à cœur en toute compassion est la thématique qui guidera nos actions tout au long de l’année, en invitant l’ensemble de la communauté scolaire à tendre la main aux autres, à ouvrir leurs cœurs et à cultiver une empathie profonde.

Nouveautés dans les écoles catholiques du Centre-Est pour l’année scolaire 2024-2025

Préparez-vous à vivre une année riche en expériences et en apprentissages! Que vous soyez un élève, un parent ou un membre du personnel, le CECCE est heureux de vous compter parmi sa grande famille qui compte plus de 27 000 élèves répartis dans 46 écoles élémentaires, 14 écoles secondaires, une Académie d’apprentissage virtuel, un réseau de classes nature et une école pour adultes.

À toutes et tous, le CECCE vous souhaite une bonne rentrée!

Cliquez ici pour d’autres textes sur la rentrée.

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Orléans : Agenda et événements

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La démocratie, voile au vent (Par Ibou Fall)

Semaine agitée, s’il en est, avec la palabre surgie des couloirs du Concours général qui se déroule jusque-là, depuis des décennies, dans une ambiance bon enfant. Pensez donc, des parents et amis viennent assister au sacre du surdoué de la famille, sous l’œil rassurant du président de la République, en présence du gouvernement…
On s’estime heureux pour moins que ça.
Sauf que depuis quelque temps, la République du Sénégal n’est presque plus la même. Tout bascule le jour où le peuple des 54 % d’électeurs décide de bouleverser le désordre établi.
Et donc, ô surprise, qui n’en est pas vraiment une, survient, pour parler 2.0, le « bad buzz ».
Le Premier ministre, encore lui, devant un parterre de surdoués, se lâche : « Au Sénégal, nous ne permettrons plus à certaines écoles d’interdire le port du voile ! ». Comme pour ne pas permettre non plus qu’un doute se profile, il précise sa pensée, suivez son regard : « Gare à ces institutions qui refuseront d’accepter une fille simplement parce qu’elle est voilée ! ».
L’affaire qui concerne l’Institution Jeanne d’Arc et nous vaut cette sortie musclée du Premier ministre date de… 2019.
A l’époque, il se trouve des filles parmi les élèves de l’institution Jeanne d’Arc, qui ont des comportements que la direction réprouve, parce que contraire à l’esprit du vénérable établissement, dont l’aventure démarre en… 1914.
Clandestinement, au moment où le monde s’apprête à s’entre-déchirer, c’est un orphelinat-ouvroir qui s’installe rue Parchappe, à l’initiative de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Ben oui, en ces temps-là, il faut raser les murs et parler en baissant le volume parce que depuis 1904, les écoles congréganistes sont interdites…
C’est ainsi qu’un orphelinat-ouvroir ouvre ses portes en 1914. Il compte « quarante-trois élèves, de trois à treize ans », dont certaines en partiront pour le lycée. En 1920, c’est l’orphelinat qui doit plier bagage et prendre ses quartiers à la Médina, l’école prenant toute la place, rue Parchappe.

C’est la même année que l’établissement prend le nom de Jeanne d’Arc, la pucelle de Domrémy qui finit sur un bûcher à Orléans pour avoir défendu sa patrie contre l’envahisseur. C’est pour, disent les sœurs, « insuffler courage et audace aux élèves ». Il y existe déjà un cycle secondaire, de la sixième à la troisième, rien que pour les filles.
Nous sommes en 1920, rappelez-vous…

Le nombre des élèves, qui augmente, les force à chercher de nouveaux locaux : ce sera à l’angle des avenues Maginot (actuelle Lamine Guèye) et de la République que l’institution s’installe. Il faudra batailler même avec le Service d’Hygiène de l’époque, qui n’est pas commode et n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui.

Logée à un jet de pierre du Palais du Gouverneur qui devient celui de la République, l’institution traverse l’histoire de notre pays et en connaît ses péripéties, depuis les bombardements des gaullistes, jusqu’aux soubresauts de Mai 68, rien ne lui est épargné. Elle produira son lot de brillants sujets, dont notre distinguée consœur, Dié Maty Fall, de même que la brillante lauréate du Concours général de l’année 1981, Colette Senghor, qui rafle pratiquement tout cette année-là, en plus de décrocher le bac comme première du centre avec la mention très bien.

Côté people, notre génération aura aussi subi le diktat de Bruno Venn, que le prestige de l’Institution pistonne entre autres raisons, dont les midinettes de l’époque sont folles et auquel nous autres, adolescents boutonneux, décidons de faire un sort alors… Il n’en sera rien, heureusement. Et il aura le loisir entre-temps de mener brillante carrière et devenir le patron des hommes d’affaires francophones sous nos cieux.

Pour bien des générations d’élèves de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc, et même le tout Dakar, le nom de Mère Paule est synonyme de discipline, de rigueur et de… bonté. Entrée comme enseignante dans l’institution au milieu des années soixante, elle sera pendant des décennies la Mère Supérieure dont tout le monde entend parler et enfin, la directrice à compter de 1987. Mère Paule prendra sa retraite en 2008 et rentrera en France où elle rend son dernier soupir en décembre 2021.

Une ancienne élève de l’institution me raconte, alors pubère et rebelle, qu’elle prend un malin plaisir à défier l’autorité en refusant de porter la blouse de l’institution. Mère Paule, qui fait office de Mère Supérieure, la fait venir dans son bureau… Ce n’est pas un savon qu’elle lui passe ; elle lui administre une leçon de vie : « Tu sais pourquoi toutes les élèves doivent porter la blouse ? Toi, tes parents ont les moyens de t’offrir de beaux habits que tu peux montrer ; il y en a, dans la cour de l’école, qui n’ont pas cette chance ».

La rebelle en est ressortie tête basse, en comprenant pourquoi porter une blouse est plus qu’un devoir de discipline : c’est un acte d’humanité.

C’est donc toute cette saga que quelques jeunes délurées en 2019 décident de fouler aux pieds en refusant de s’asseoir à côté des garçons et ne pas aller à la gym parce qu’il y a des hommes à ne pas croiser. Elles sont une petite minorité qui fait grand tapage.
La riposte de l’école est sans faiblesse.
Et revoilà que le Premier ministre, comme le martèle l’abbé benjamin Ndiaye dans une lettre ouverte acide, « un politicien nouveau promu », remet la question sur la table. La foucade n’ira pas plus loin, puisque le ministre de l’Education nationale, dépêché par son patron, prend le soin de rencontrer l’Archevêque de Dakar pour éteindre le début d’incendie.
Regarder la communauté catholique et le clergé du Sénégal comme une minorité insignifiante, ou quantité négligeable, est une grossière erreur : le Vatican est sans doute le plus petit pays du Globe mais c’est aussi l’un des Etats les plus puissants au Monde.
Tout ça est derrière nous à présent.

Il est surtout question de dissolution de l’Assemblée nationale, de déclaration de politique générale reportée aux calendes grecques, de la presse qui dit agoniser. Dans tout ce cirque, c’est l’empressement des théoriciens de « France dégage » à décoloniser les rues de Dakar qui est épatant. L’avenue Maginot est passée à la trappe depuis un demi-siècle ; de même que le lycée Van Vo quelques décennies après. Les avenues Roume, Faidherbe, William Ponty, Albert Sarraut, comme bien des rues de Dakar et tout ce qui rappelle la France coloniale sont en train d’être effacés rageusement.

Adieu, bientôt, la rue Parchappe et autres vestiges des temps coloniaux. Et tout ceci est l’œuvre d’un député qui pousse le souci de la transparence jusqu’à exhiber pour la bonne cause son caleçon, et dont le chic suprême est de se prénommer… Marius.

Comme un honnête citoyen de la Rome antique.
Prière de réfréner vos ricanements sardoniques, parce qu’il nous reste quand même à enlever Dupont et laisser Demba face au terminal du TER.

Le Quotidien

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Un derby de présaison avec la tête tournée vers le championnat pour l’US Orléans et Saint-Pryvé

Entre la gestion de l’effectif et la montée en puissance à dix jours de la reprise, les deux meilleures équipes du Loiret sont opposées, mercredi 7 août, au stade de La Source (18 heures).

La reprise des championnats de National (16 août) et de National 2 (17 août) arrive à grands pas. L’opposition entre l’US Orléans et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, mercredi 7 août à 18 heures au stade de La Source, n’en prend donc que plus d’intérêt.

« Ça monte en intensité », confirme Hervé Della Maggiore, le coach orléanais. En match, comme on a pu le voir lors de la victoire (2-0) face au Mans (« il faudra mettre la même intensité face à Saint-Pryvé ») mais aussi lors des entraînements. « On commence à être bien, et même très bien pour certains. D’autres rattrapent leur retard. »

Poursuivre la progression

En tous les cas, aucune blessure n’a perturbé cette préparation et tout le monde sera sur le pont face à Saint-Pryvé. Mais Hervé Della Maggiore fera tourner son effectif, ce qui permettra d’intégrer des jeunes dans la rotation.

« À dix jours de la reprise et avec deux matches dans la semaine (l’USO joue contre Laval samedi 10 août), il faut gérer et il y aura du temps de jeu pour tout le monde », explique le coach orléanais qui espère « poursuivre la progression » constatée face au Mans. 

« J’ai vu des choses intéressantes, défensivement et même offensivement, même si des mouvements n’ont pas abouti. Mais ça commence à prendre forme »

De son côté, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin ne se pose pas de question et enchaîne les matches de préparation. Ce sera déjà son sixième et deux autres sont prévus ce week-end ! Ce qui ne va pas empêcher Mathieu Pousse de gérer son effectif qui reste sur deux victoires probantes face à Fleury-Mérogis (4-0) et à Montlouis (1-2).

L’US Orléans se joue du Mans et remporte sa première victoire

« Mais là, face à Orléans, l’adversité sera plus forte. Il faudra y répondre, savoir aussi si l’on fait preuve de maturité et d’efficacité dans ces conditions. Bref, si on est capable de ramener quelque chose. » Le match est amical mais le discours est celui d’un coach déjà tourné vers la compétition.

Pratique. Mercredi 7 août à 18 heures à Orléans, au stade de la Source. Entrée : 5 euros.

Mercato
Pour compléter son effectif, l’US Orléans recherche encore un joueur, un attaquant. « On a fait des propositions et on est toujours en attente de réponses », explique Hervé Della Maggiore qui espère que « cela se fera rapidement » sans dévoiler évidemment les pistes suivies par l’USO. « Ce sera un joueur qui s’entraîne actuellement avec son club ou ailleurs et qui sera prêt physiquement », a juste précisé le coach orléanais.

Les matchs de préparation

US Orléans. Joués. À Saran : US Orléans – UNFP, 1-2. US Orléans – AJ Auxerre (L1), 1-1. Bourges (N2) – US Orléans, 2-1. US Orléans – Le Mans (N), 2-0. À jouer. Laval (L2) – US Orléans, samedi 10 août, 19 heures, à Château-Gontier.

Saint-Pryvé. Joués. Créteil (N2) – Saint-Pryvé, 0-2. À Meung-sur-Loire : Saint-Pryvé – Châteauroux (N), 0-0. Au Mans : Le Mans (N) – Saint-Pryvé, 3-1. À Neuville-aux-Bois : Saint-Pryvé – Fleury-Mérogis, 4-0. Montlouis (N3) – Saint-Pryvé, 1-3. À jouer. Saran (R1) – Saint-Pryvé, vendredi 9 août, stade Mazzuca. US Orléans B (N3) – Saint-Pryvé, samedi 10 août, 18 heures (lieu à confirmer).

Patrick Paumier

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Au Mali, les écoles catholiques subventionnées au bord de la fermeture

Les Évêques du Mali menacent de suspendre les activités de toutes les écoles catholiques subventionnées par l’État, si ce dernier supprimait sa subvention. Aussi les évêques prévoient de licencier l’ensemble du personnel enseignant de ces écoles pour motif économique à partir du 31 octobre 2024.

La nouvelle a été annoncée par le diocèse de Sikasso dans un communiqué rendu public le 30 juillet dernier. Et depuis, les enseignants des écoles catholiques de Sikasso s’interrogent sur leur sort pour les semaines et les mois à venir. Leur syndicat affirme avoir tapé à la porte du Premier ministre et du ministre de l’éducation. Mais il attend toujours leur retour. Benoit Dao secrétaire général du syndicat demande à tous les partenaires de l’école de s’impliquer davantage pour une issue heureuse.

Les parents d’élèves préoccupés

C’est la même inquiétude chez les parents d’élèves. Ils appellent les différentes parties à trouver un accord pour l’intérêt de tous. « Que vont devenir nos enfants qui sont dans cette école ?», s’interroge-t-il déjà.

Même réaction chez cette dame.« Nous sommes inquiets, car certaines écoles ont même fini avec les inscriptions. La fermeture ne nous arrange pas du tout» se lamente-t-elle. «Les écoles catholiques existaient bien avant que nous-mêmes, nous ayons des enfants. Dire qu’ils vont les fermer, cela nous touche beaucoup», réagit cet autre parent.

Le ministère de l’éducation que nous avons approché pour entendre sa version dit ne pas être au courant de ce communiqué des Évêques. Il faut tout de même signaler que cette année les écoles catholiques ont été paralysées par de nombreux mouvements de grève des enseignants.

studio Tamani

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Basket: les Bleus sortent un exploit et le Canada en quarts

À la peine et dos au mur avant le match, l’équipe de France de basket a retrouvé des couleurs et livré le match quasi parfait au bon moment, plein d’abnégation, pour éliminer le Canada (82-73) mardi en quarts de finale du tournoi olympique dans un Bercy incandescent.

Les Bleus poursuivent leur route, qui passera jeudi par une demi-finale contre le champion du monde allemand, au bout d’un combat acharné, qui donne du crédit à l’idée selon laquelle les sélections françaises sortent parfois le meilleur d’elles-mêmes quand elles sont moribondes, ou presque.

Ils avaient attaqué le tournoi olympique sur une série de quatre défaites, et ont connu à Lille une phase de poules difficile, avec une victoire poussive contre le Brésil (78-66) puis miraculeuse contre le Japon (94-90 a.p.) suivie d’une lourde défaite contre l’Allemagne (85-71).

Après laquelle ils se sont offert un petit psychodrame sur la place publique, Evan Fournier critiquant le schéma de jeu, s’attirant en retour les foudres de Collet.

« Il s’est passé beaucoup de choses, on s’est parlé entre nous, on a parlé avec le staff, on a fait des petits changements qui ont été bénéfiques pour ce match-là. On était morts de faim » a raconté le meneur Andrew Albicy.

Les doutes sont balayés après cette revanche éclatante contre le Canada, qui les avait laminés au Mondial-2023 (95-65) pour précipiter leur élimination dès le premier tour, puis de nouveau battus en match de préparation à Orléans en juillet (85-73).

Ce succès face à l’un des favoris pour le podium, invaincu en phase de groupes, porte le sceau de l’identité défensive qu’a justement voulu réinsuffler Collet à son équipe après la déroute du Mondial.

Fournier, retour en grâce

Basket: les Bleus sortent un exploit et le Canada en quarts

Elle a porté les Bleus dès le début d’un match où ils se se sont montrés d’abord souverains, limitant les Canadiens à 29 points à la mi-temps (45-29). Avant de faire le dos rond face au retour des partenaires de Shai Gilgeous-Alexander (27 pts).

Les Canadiens sont revenus à six points dès le début du dernier quart-temps (61-55, 32e), puis à cinq à quatre minutes du buzzer (65-60), écart qu’ils accusaient toujours à deux minutes de la sirène (66-61).

La France a plié mais n’a jamais rompue, dans le sillage de ses combattants de l’intérieur, Guerschon Yabusele (22 pts et 5 rebonds) et Mathias Lessort (13 pts et 5 rbds), d’Isaïa Cordinier (20 pts à 4/5 longue distance) qui réalisé son meilleur match en sélection, et de Fournier (15 pts à 3/6 à 3 pts).

L’arrière, chef de file d’attaque lors des dernières campagnes mais en grosse difficulté depuis le début de l’été, est sorti de sa boîte au meilleur moment.

Pour marquer notamment, dans Bercy résonnant encore de La Marseillaise chantée à gorges déployées, un tir primé à environ neuf mètres du panier, au buzzer, pour redonner 10 longueurs d’avance à 55 secondes de la fin (76-66).

L’Allemagne en demies

Basket: les Bleus sortent un exploit et le Canada en quarts

« Vous savez, ces deux dernières années il s’est passé beaucoup de choses pour moi, mais je n’ai jamais perdu la confiance. J’ai été discret tout le match, ça m’a donné des opportunités sur la fin de match, j’ai su les saisir » a déclaré Fournier au micro de France Télévisions.

« On est resté ensemble, malgré tout ce qui a pu se dire, se passer, en coulisses ou pas, on est resté solidaire avec le staff », a-t-il ajouté.

Trente secondes après son tir venu d’ailleurs, la qualification était dans la poche, après un panier de Victor Wembanyama (7 pts 12 rbds et 5 pd), muselé mais précieux au rebond en toute fin de match.

L’épilogue d’un match où les Bleus ont défendu chaque possession canadienne avec acharnement, prenant les Nord-Américains à leur propre jeu et tirant les leçons des deux défaites concédées face à eux en moins d’un an.

Attendu comme un adversaire possible des États-Unis, le Canada prend de plein fouet la porte des quarts. Les Bleus essaieront de la maintenir ouverte encore au moins un match de plus pour atteindre de nouveau la finale, trois ans après le huis-clos de Tokyo. Il y aura jeudi un peu plus de bruit.

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Église catholique : le discret essor des Chevaliers de Colomb en France

La première fois que le nom des Chevaliers de Colomb a résonné à l’oreille de François de Brun, c’était il y a sept ans. Un de ses amis bordelais avait lu un article dans la presse chrétienne, évoquant l’émergence du mouvement en France. « Il se posait justement la question de fonder un projet à destination d’hommes catholiques : cette proposition de le faire, au service d’une paroisse et dans un climat d’entraide, lui a parlé. Il a donc décidé de monter un conseil à Bordeaux, que j’ai rejoint. Aujourd’hui, cet engagement m’aide à être un meilleur homme, un meilleur époux et un meilleur père », raconte le père de famille de 36 ans, qui travaille dans le secteur de l’immobilier à Libourne (Gironde), où il a lui-même lancé un autre conseil de chevaliers.

« Conseils » – du nom de ces équipes d’une à plusieurs dizaines d’hommes, à l’échelle des paroisses –, « intronisations », « confrérie »… Au-delà des États-Unis, où elle possède une forte influence depuis sa fondation à la fin du XIXe siècle par le père Michael J. McGivney, l’organisation caritative use d’un vocabulaire qui peut déconcerter dans le paysage ecclésial français.

« Il a fallu faire ici un travail d’inculturation et de pédagogie. Le nom même des Chevaliers de Colomb a pu susciter des moqueries, certains considérant l’esprit de chevalerie comme quelque chose de rétrograde ou d’élitiste. L’aventure a commencé par une leçon d’humilité », reconnaît Arnaud Bouthéon, cofondateur du Congrès Mission et fer de lance du lancement, officialisé en 2016, du mouvement en France.

« Couteau suisse »

Quels en sont les contours et le fonctionnement ? Se défendant d’être des « boy-scouts romantiques sur le retour » ou un « club de pieux bien-pensants », l’association française se veut « simple, pauvre et incarnée ». « Les conseils ont vocation à s’intercaler dans le tissu paroissial et caritatif local, pour répondre aux besoins du prêtre et de la communauté : ils ne vivent pas repliés sur eux-mêmes, mais au service de ce qui existe déjà », rappelle Arnaud Bouthéon, insistant sur la dimension « populaire et missionnaire » du projet.

« Ils ont un peu un rôle de “couteau suisse” : dès qu’il y a un souci, on peut les appeler pour chercher une solution ; c’est une manière de vivre la foi en actes », abonde le père Pierre Amar, prêtre du diocèse de Versailles (Yvelines) et conseiller spirituel national de la confrérie.

Maraudes, restauration de chapelles, collectes pour des femmes enceintes précaires, « coups de main » pour le déménagement d’un paroissien esseulé, pèlerinages… Les actions des chevaliers français sont très diverses. Pour François, en Gironde, cela a pu prendre la forme d’un repas organisé, en lien avec la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, avec une dizaine de familles de Libourne dans le besoin.

Autres piliers

Outre le service, l’engagement des chevaliers repose sur trois autres piliers : la foi (chapelet, confession mensuelle, prière matinale à saint Joseph…), la famille et la défense de la vie. « Ce dernier point peut aussi bien impliquer de l’aide aux personnes de la rue que des enjeux de formation et de service sur la bioéthique, la promotion de la dignité de la vie », précise Arnaud Bouthéon. La question de l’IVG apparaît moins exacerbée qu’aux États-Unis, où le mouvement finance de nombreuses initiatives « pro-vie ».

Aujourd’hui, le mouvement essaime modestement en France : 1 100 chevaliers pour une quarantaine de conseils, implantés dans une vingtaine de diocèses avec l’accord des évêques des lieux (Paris, Lyon, Rouen, Toulon, Angers…) « Cela suit doucement son cours ; nous ne cherchons pas à faire beaucoup de communication externe », précise Arnaud Bouthéon.

Auprès de quelles sensibilités ecclésiales recrutent-ils, alors que les Chevaliers de Colomb sont souvent associés outre-Atlantique aux milieux conservateurs ? « La spiritualité est plutôt classique, loin de toute caricature, et la dévotion est populaire », répond-il. « Les hommes de tous états de vie sont bienvenus. Cela aboutit à des groupes avec une réelle diversité sociale, où un avocat peut côtoyer un agent de ménage en entreprise », abonde Emmanuel Ménager, 70 ans, chevalier avec son fils Louis-Bernard, jeune trisomique de 25 ans, dans un conseil en Vendée.

Lien avec les États-Unis

En France, l’ombre de l’organisation mère américaine – officiellement non partisane, mais qui cherche à promouvoir ses valeurs en finançant des médias catholiques conservateurs, comme EWTN – a pu soulever des interrogations. « J’ai dû répondre parfois à des questions de prêtres ou d’évêques un peu méfiants au début. Mais les préjugés tombent très vite devant les actes », assure le père Amar.

Tout en reconnaissant que les contextes sociétaux et politiques sont très différents entre les deux pays – et sans remettre en cause les « bonnes intentions » des responsables français –, un bon connaisseur des réseaux ecclésiaux français et américains veut inviter à rester prudent, à terme, devant la tentation « de plus en plus forte » en France d’instrumentaliser le religieux au service de combats politiques ou civilisationnels.

D’autres initiatives en France

Financièrement, alors que les Knights of Columbus sont un important soutien du Vatican, la branche française indique ne pas percevoir de subventions des États-Unis. Son modèle repose sur une cotisation, modeste – de 30 à 50 € par chevalier – versée aux conseils, qui choisissent d’allouer leur budget à des besoins associatifs locaux. Une part de ce montant est aussi reversée à l’échelon national de l’organisation, pour sa structuration ou des projets à plus grande échelle : pèlerinage, convention, actions caritatives…

De façon ponctuelle, d’autres initiatives ont été soutenues par l’association internationale, comme la réalisation avec le diocèse aux armées d’un « carnet du militaire chrétien » distribué à 5 000 soldats, la production en 2017 du spectacle son et lumière Dame de Cœur à Notre-Dame de Paris ou, plus récemment, Holy Games pendant les JO de Paris 2024.

Plus largement, le développement des Chevaliers de Colomb en France s’inscrit aussi dans le cadre d’une croissance des propositions non mixtes dans l’Église. Cette tendance, parfois controversée, analyse un responsable de la Conférence des évêques de France, « s’amplifie en réaction aux grands bouleversements anthropologiques de notre époque, brouillant les repères traditionnels des genres et des identités ». Un des ressorts qui participe du discret essor en France de l’association.

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Une organisation mondiale née aux États-Unis

Les Chevaliers de Colomb ont été fondés en 1882 dans le Connecticut par un prêtre d’origine irlandaise, le père Michael J. McGivney (1852-1890), béatifié en 2020. Très engagé dans la lutte contre la pauvreté, il a voulu rassembler des groupes d’hommes catholiques autour de quatre valeurs chevaleresques : l’unité, la charité, la fraternité et le patriotisme.

Aujourd’hui,l’ordre recense près de 2 millions de membres. Ils sont très présents aux États-Unis mais aussi au Canada, aux Philippines, et se sont développés en Pologne, au Mexique, en Corée du Sud, en France…

Financièrement, l’ordre est l’un des principaux donateurs du Saint-Siège. Sa compagnie d’assurance compte plus de 1,7 million de souscripteurs aux États-Unis.

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