Les catholiques sont-ils tous vieux

On a tous déjà entendu « il n’y a que des vieux à l’église ». Et bien au déjà au delà du fait qu’on peut largement déconstruire ce préjugé, il appuie un discours qui peut être réutilisé pour des théories bien plus questionnables et dangereuses comme celle notamment du grand remplacement.

Qu’est-ce que cache vraiment ce préjugé ?

Généralement quand on l’exprime c’est qu’on laisse entendre que le christianisme ne se transmet pas aux plus jeunes et que quand nos aînés ne seront plus là, le christianisme risque  de petit à petit disparaître. Ce préjugé tient ses racines du recul progressif de l’influence du catholicisme dans nos sociétés dû notamment à la sécularisation progressive qui a connu un tournant majeur avec 1905. Mais attention, il est important de rappeler que sécularisation ne
signifie pas disparition du religieux. Les commentaires varient entre une partie qui considère que le religieux tendrait à s’affaiblir et une autre qui considère que le religieux ne disparaît pas mais se transforme et occupe une place différente dans la vie des gens.

Utiliser les bons indicateurs

Souvent les indicateurs pour identifier la place qu’occupe la religion consiste à analyser la fréquentation des lieux de culte. Mais en réalité, il existe d’autres indicateurs bien plus parlants.

Une enquête de la Conférence des évêques de France sur le catéchuménat publiée le 5 avril 2023 fait le constat d’une hausse de futurs baptisés adultes. Et ca va plus loin, 33 % de ceux qui se préparent actuellement au baptême ont entre 18 et 25 ans, contre 23 % en 2019. Si on regarde de plus près les statistiques, même si rappelons-le les enquêtes sur les appartenances religieuses sont très encadrées, on peut voir dans un rapport produit par l’INSEE, qu’en 2019‑2020, 29 % des personnes âgées de 18 à 59 ans se déclarent catholiques et 39% des 18-59 se déclarent chrétiens. Sur les 29% de catholiques, seuls 8 % des catholiques de 18 à 59 ans fréquentent régulièrement un lieu de culte.

Finalement, la fréquentation des lieux de cultes ne permet pas vraiment de voir ce qu’il en est sur la place qu’occupe une religion dans la société. Et surtout, ce sondage ne concernait pas les personnes de plus de 59 ans catholique qui sont peut-être plus visibles dans les églises. Donc finalement est-ce que les jeunes catholiques ne sont pas ailleurs que dans les églises ? Deux événements d’actualité permettent encore plus de déconstruire notre préjugé du jour. 

L’actualité déjoue ce préjugé

D’abord, les JMJ qui se sont déroulées cet été au Portugal. Elles
ont rassemblé plus d’un million de jeunes du monde entier. Avec 43 000 jeunes et 75 évêques présents, la France est le 3ème pays le plus représenté derrière l’Espagne et l’Italie. Et le deuxième ? Si je vous dit stade vélodrome, vous pensez sûrement Olympique de Marseille, Johnny Hallyday, Beyoncé ou encore JUL … Et bien figurez-vous que le Pape lui-même sera la tête d’affiche d’une grande messe prévue le 23 septembre et qui attend près de 60 000 personnes dont très certainement de nombreux jeunes.

L’évolution du paysage ethnoreligieux est bien plus complexe qu’il n’y paraît et il faut se méfier des préjugés qui laissent entendre des vérités toutes faites qui ne se vérifient pas. Aujourd’hui, aucune projection statistique réaliste ne prévoit la disparition d’une identité religieuse qui représente la plus grande proportion de croyants en France. On ne le voit pas venir mais ce petit préjugé peut se combiner à d’autres idées qui peuvent en venir à alimenter des discours ultra-nationalistes, identitaires et peuvent même aller jusqu’à inspirer des actes de terrorisme.

Alors la prochaine fois, même pour dire quelque chose qui nous semble totalement inoffensif, on tourne sept fois sa langue dans sa bouche ! J’en profite pour souhaiter une très belle semaine
aux jeunes et aux jeunes depuis plus longtemps qui nous écoutent.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

L’Église catholique fait son mea culpa sur les abus sexuels

Au total, 1002 victimes d’abus ont été répertoriées pendant les trois ans qu’ont duré les recherches. Parmi elles, trois quarts étaient des mineurs. «Ce n’est que la pointe de l’iceberg», notent les auteures de l’étude, qui ont pu se plonger dans des documents remontant jusqu’en 1950, gardés secrets jusqu’ici. Plusieurs auteurs ont été identifiés, dont certains ont pu être reliés à plusieurs victimes. La grande majorité, mais pas la totalité, des abuseurs étaient des hommes. Cependant, de nombreux documents ont disparu et il a été établi que tous les signalements n’avaient pas été consignés par écrit.

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Mille situations d’abus sexuels documentées dans l’Eglise catholique en Suisse

L’Université de Zurich a documenté 1002 situations d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du XXe siècle, dans une étude inédite qui a eu accès pour la première fois à la quasi totalité des archives. Il ne s’agirait que de la pointe de l’iceberg, la plupart des cas n’ayant pas été signalés et des documents ayant été détruits.

L’étude présentée mardi par le département d’histoire de l’Université de Zurich constitue la première étape des recherches mandatées par trois organes catholiques dont la Conférence des évêques suisses. Jamais une équipe indépendante n’avait encore recherché sur ce sujet. Ce projet pilote a impliqué tous les diocèses du pays, les structures de droit public ecclésiastique et les communautés religieuses.

Historiennes et historiens ont obtenu presque toujours les accès nécessaires aux archives, indique l’Université de Zurich. Des dizaines de milliers de pages de documents secrets, constitués par les responsables de l’Église catholique depuis le milieu du XXe siècle, ont pu être consultées. L’équipe a aussi mené de nombreux entretiens, notamment avec des personnes concernées.

>> Ecouter les précisions du 12h30:

Mille situations d’abus sexuels documentées dans l’Eglise catholique en Suisse / Le 12h30 / 2 min. / mardi à 12:33

>> Lire aussi: L’évêque de Bâle Felix Gmür « bouleversé » par les révélations d’abus dans l’Eglise catholique

Les victimes: des mineurs, garçons en tête

Il en ressort que 1002 situations d’abus sexuels ont été identifiées jusqu’à présent dans toute la Suisse sur l’ensemble de la période étudiée. On déplore au moins 921 victimes dont 74% de mineurs, 14% d’adultes et 12% de personnes à l’âge non établi. Au total, 510 personnes – presque uniquement des hommes – ont commis ces abus. 56% des victimes sont de sexe masculin, 39% de sexe féminin. On ignore le sexe de la victime pour les cas restants.

La grande majorité des abus ont été commis dans le cadre de la pastorale. Tel était le cas surtout en situation de confession ou de consultation, de service de servants et servantes de messe, d’enseignement religieux ou encore d’activités avec des groupes d’enfants ou d’ados.

Le deuxième domaine touché par les abus sexuels est celui de la formation et de l’aide sociale. Ainsi, environ 30% des cas se sont déroulés dans des foyers, des écoles et des internats catholiques ou établissements similaires.

Les ordres religieux et les communautés nouvelles constituent le troisième domaine avec moins de 2% des cas documentés. La recherche de sources y a été particulièrement difficile, soulignent l’équipe historique.

>> Les explications de Bernard Litzler dans le 12h45:

Enquête sur les cas d'abus sexuels dans l'Eglise en Suisse, les explications de Bernard Litzler [RTS]

Enquête sur les cas d’abus sexuels dans l’Eglise en Suisse, les explications de Bernard Litzler / 12h45 / 2 min. / mardi à 12:45

Des documents détruits dans deux diocèses

De manière générale, historiennes et historiens ont trouvé des preuves d’un large éventail de situations d’abus sexuels, du franchissement problématique des limites aux abus systématiques les plus graves et ayant duré des années. Pourtant, ces situations « ne représentent sans doute que la pointe de l’iceberg », selon les professeures Monika Dommann et Marietta Meier, qui ont dirigé l’étude.

En effet, de nombreuses archives susceptibles de documenter d’autres situations d’abus sexuels n’ont pas encore été étudiées. Tel est le cas des archives des communautés religieuses, des documents des instances diocésaines et des archives des écoles, internats et foyers catholiques, ainsi que des archives étatiques.

De plus, les historiens ont pu prouver la destruction de documents dans deux diocèses. En outre, tous les signalements d’abus n’ont pas été documentés par écrit et archivés systématiquement. Seule une petite partie des cas a donc été signalée, supposent chercheuses et chercheurs.

Un grand nombre de cas dissimulés

Si les abus sexuels sur des mineurs constituent depuis longtemps un délit grave dans le droit canonique, ce dernier n’a pourtant guère été appliqué en la matière durant une longue partie de la période étudiée par l’Université de Zurich. Un grand nombre de cas ont même été dissimulés, couverts ou minimisés. En règle générale, les sanctions étaient inexistantes ou légères.

L’Église catholique transférait systématiquement les clercs accusés et condamnés à l’interne, parfois même à l’étranger, dans le but d’éviter des poursuites pénales séculières et d’assurer aux clercs une réaffectation. Ils privilégiaient ainsi les intérêts de l’Eglise et de leurs représentants par rapport à la protection des paroissiennes et paroissiens, constatent l’équipe de recherche.

Cette pratique n’a changé qu’au début du XXIe siècle, alors que la gestion des abus dans l’Eglise catholique suscitait de plus en plus de scandales. La Conférence des évêques suisses a publié alors des directives claires et a fondé des commissions d’experts, dont la façon de travailler et le degré de professionnalisation sont toutefois variables, selon les historiennes et les historiens.

De nouvelles accusations

Dans la dernière édition du SonntagsBlick toutefois, l’évêque de Fribourg Charles Morerod et l’évêque de Sion Jean-Marie Lovey sont accusés de dissimulation. Présent lui aussi face aux médias, l’évêque de Coire Joseph Bonnemain, chargé de l’enquête interne, s’est dit « certain » que des plaintes ont été déposées à ce sujet.

>> Lire aussi: Abus sexuels dissimulés: la Conférence des évêques suisses ordonne l’ouverture d’une enquête

L’Eglise catholique aurait dû commencer à laisser les historiens travailler indépendamment sur ses archives il y a vingt ans, déplore Monika Dommann. L’Université de Zurich va poursuivre et élargir son travail de 2024 à fin 2026, en accord avec les mandataires pour établir l’ampleur réelle des abus, la responsabilité de l’Etat dans le placement de mineurs et les liens entre les spécificités catholiques et les abus.

ats/kkub

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Abus sexuels dans l’Eglise catholique suisse: secrets en chiffre

Actualisé12. septembre 2023, 16:04

Église catholiqueAu moins mille victimes d’abus sexuels en Suisse depuis 1950

Une étude inédite de l’Université de Zurich montre l’ampleur des situations d’abus dans l’Église catholique en Suisse. Trois quarts des victimes sont des mineurs. Ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

L’Université de Zurich a eu accès pour la première fois à la quasi totalité des archives de l’Église catholique. 

L’Université de Zurich a eu accès pour la première fois à la quasi totalité des archives de l’Église catholique

Unsplash

Mardi, une vaste enquête de l’Université de Zurich a mis en lumière les cas d’abus commis par des membres de l’Église catholique en Suisse, depuis le milieu du XXe siècle, deux jours après qu’a été dévoilée une lettre mettant en cause six évêques soupçonnés d’avoir dissimulé des cas d’abus sexuels dans leurs diocèses. Les principaux faits et chiffres qui ressortent des milliers de pages d’archives consultées par une équipe de recherche, qui a également procédé à plusieurs interviews, sont les suivants:

  • 1002 cas au total: 510 accusés et 921 personnes concernées ont été identifiés.

  • 56% des victimes étaient des hommes.

  • 39% des victimes étaient des femmes.

  • Pour 5%, le sexe n’a pas pu être clairement déterminé.

  • Dans 74% des cas, les victimes étaient mineures.

  • Dans 14% des cas, les victimes étaient adultes.

  • Dans 125 des cas, l’âge n’a pas pu être clairement établi.

  • À quelques exceptions près, les personnes mises en cause étaient des hommes.

Selon Monika Dommann et Marietta Meier, les personnes qui ont effectué les recherches, «il ne s’agit sans doute que de la pointe de l’iceberg!» De nombreuses archives contenant d’autres cas d’abus possibles n’ont pas encore pu être évaluées. Certains dossiers ont été détruits, particulièrement dans deux diocèses. Il est également prouvé que tous les signalements n’ont pas été systématiquement consignés par écrit et archivés. «Nous partons du principe que seule une petite partie des cas a été signalée», expliquent les deux chercheuses qui sont remontées à 1950 pour débuter leurs recherches.

L’Église a systématiquement couvert les abus

Bien que les abus sexuels sur mineurs constituent depuis longtemps une infraction grave dans le droit ecclésiastique, le droit pénal de l’Église n’a pas été appliqué sur une grande partie de la Suisse. «Au lieu de cela, de nombreux cas ont été passés sous silence, dissimulés ou minimisés», peut-on lire dans le rapport. Les responsables ont systématiquement transféré les membres du clergé accusés, parfois même à l’étranger, afin d’éviter des poursuites pénales de la part de l’Église et de leur permettre de continuer à exercer une fonction ecclésiastique. Les intérêts de l’Église et de ses dignitaires auraient été placés au-dessus du bien-être et de la protection des membres de la communauté.

Ce n’est qu’au XXIe siècle que cette approche a fondamentalement changé, lorsque le traitement des cas d’abus par l’Église a fait de plus en plus souvent l’objet de scandales médiatisés. Le rapport des deux chercheuses est la première tentative systématique d’appréhender scientifiquement les abus sexuels dans l’environnement de l’Église catholique. Selon elles, il est nécessaire de poursuivre les recherches.

Où les abus se sont produits

Plus de la moitié des cas ont été recensés dans l’assistance, spirituelle soit les confessions ou les consultations auprès d’ecclésiastiques, le service des enfants de chœur et l’enseignement religieux ainsi que l’activité des prêtres dans le cadre d’associations d’enfants et de jeunes. Environ 30% des abus ont été commis dans des foyers, écoles, internats et établissements similaires catholiques. Et un peu moins de 2% des cas analysés ont été commis dans des ordres religieux et des communautés similaires ainsi que dans de nouvelles communautés et mouvements spirituels. Dans ce domaine, la recherche de preuves s’est avérée particulièrement difficile, selon les chercheuses.

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(comm/jbm)

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Eglise catholique: Mille abus sexuels «catholiques» en Suisse

Au total, 510 auteurs d’abus sexuels ont été identifiés par les historiens de l’Université de Zurich. Ils ont fait au moins 921 victimes dont 74% de mineurs, principalement des garçons (photo symbolique).

L’Université de Zurich a documenté 1002 situations d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du 20e siècle. Il ne s’agirait que de la pointe de l’iceberg, la plupart des cas n’ayant pas été signalés et des documents ayant été détruits.

L’étude présentée mardi par le département d’histoire de l’Université de Zurich constitue la première étape des recherches mandatées par trois organes catholiques dont la Conférence des évêques suisses. Jamais, une équipe indépendante n’avait encore recherché sur ce sujet. Ce projet pilote a impliqué tous les diocèses du pays, les structures de droit public ecclésiastique et les communautés religieuses.

Les historiens ont obtenu presque toujours les accès nécessaires aux archives, indique l’Université de Zurich. Des dizaines de milliers de pages de documents secrets, constitués par les responsables de l’Église catholique depuis le milieu du 20e siècle, ont pu être consultées. L’équipe a aussi mené de nombreux entretiens, notamment avec des personnes concernées.

Les victimes: des mineurs, garçons en tête

Il en ressort que 1002 situations d’abus sexuels ont été identifiées jusqu’à présent dans toute la Suisse sur l’ensemble de la période étudiée. On déplore au moins 921 victimes dont 74% de mineurs, 14% d’adultes et 12% de personnes à l’âge non établi. Au total, 510 personnes- presque uniquement des hommes – ont commis ces abus. 56% des victimes sont de sexe masculin, 39% de sexe féminin. On ignore le sexe de la victime pour les cas restants.

La grande majorité des abus ont été commis dans le cadre de la pastorale. Tel était le cas surtout en situation de confession ou de consultation, de service de servant(e)s de messe, d’enseignement religieux ou encore d’activités avec des groupes d’enfants ou d’ados. Le deuxième domaine touché par les abus sexuels est celui de la formation et de l’aide sociale. Ainsi, environ 30% des cas se sont déroulés dans des foyers, des écoles et des internats catholiques ou établissements similaires.

Les ordres religieux et les communautés nouvelles constituent le troisième domaine avec moins de 2% des cas documentés. La recherche de sources y a été particulièrement difficile, soulignent les chercheurs.

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Documents détruits dans deux diocèses

De manière générale, les historiens ont trouvé des preuves d’un large éventail de situations d’abus sexuels, du franchissement problématique des limites aux abus systématiques les plus graves et ayant duré des années. Pourtant, ces situations « ne représentent sans doute que la pointe de l’iceberg », selon les professeures Monika Dommann et Marietta Meier, qui ont dirigé l’étude.

En effet, de nombreuses archives susceptibles de documenter d’autres situations d’abus sexuels n’ont pas encore été étudiées. Tel est le cas des archives des communautés religieuses, des documents des instances diocésaines et des archives des écoles, internats et foyers catholiques, ainsi que des archives étatiques.

De plus, les historiens ont pu prouver la destruction de documents dans deux diocèses. En outre, tous les signalements d’abus n’ont pas été documentés par écrit et archivés systématiquement. Seule une petite partie des cas a donc été signalée, supposent les chercheurs.

Droit canonique longtemps guère appliqué

Si les abus sexuels sur des mineurs constituent depuis longtemps un délit grave dans le droit canonique, ce dernier n’a pourtant guère été appliqué en la matière durant une longue partie de la période étudiée par l’Université de Zurich. Un grand nombre de cas ont même été dissimulés, couverts ou minimisés. En règle générale, les sanctions étaient inexistantes ou légères.

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L’Église catholique transférait systématiquement les clercs accusés et condamnés à l’interne, parfois même à l’étranger, dans le but d’éviter des poursuites pénales séculières et d’assurer aux clercs une réaffectation. Ils privilégiaient ainsi les intérêts de l’Eglise et de leurs représentants par rapport à la protection des paroissiens, constatent les chercheurs.

Cette pratique n’a changé qu’au début du 21e siècle, alors que la gestion des abus dans l’Eglise catholique suscitait de plus en plus de scandales. La Conférence des évêques suisses a publié alors des directives claires et a fondé des commissions d’experts, dont la façon de travailler et le degré de professionnalisation sont toutefois variables, selon les historiens.

Nouvelles accusations

Dans la dernière édition du SonntagsBlick toutefois, l’évêque de Fribourg Charles Morerod et l’évêque de Sion Jean-Marie Lovey sont accusés de dissimulation.

Des enquêtes plus approfondies doivent suivre, à l’avenir, sur l’ampleur réelle des abus, sur la responsabilité de l’Etat et sur les liens entre les spécificités catholiques et les abus. Pour ce faire, d’autres fonds d’archives devront être consultés et la base de données devra être élargie, indique l’Université de Zurich.

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En Suisse, près d’un millier de victimes de violences sexuelles identifiées dans l’Eglise catholique

Il s’agit de la première étude scientifique sur l’étendue des violences sexuelles commises dans l’Eglise catholique suisse depuis les années 1950. Si les résultats sont effarants, il ne s’agit «sans doute» que de la «pointe de l’iceberg».

C’est un chiffre probablement sous-estimé et pourtant, il donne déjà le vertige. 921 victimes de violences sexuelles par l’Église catholique suisse depuis les années 1950 ont été identifiées par la première étude scientifique sur le sujet, menée pendant un an par des historiens de l’Université de Zurich.

Selon les premiers résultats, révélés mardi 12 septembre et qui seront complétés par une campagne de recherches d’une durée de trois ans, 74 % des victimes identifiées jusque-là sont des mineurs. 56 % des personnes sont de sexe masculin, tandis que 39 % sont de sexe féminin. On ignore le sexe de la victime pour les cas restants. De l’autre côté, l’étude recense un autre chiffre : 510 personnes, presque uniquement des hommes, ont commis ces violences.

A lire aussi

La grande majorité de ces violences ont été commises par des prêtres pendant la confession, sur des servants de messe ou encore pendant l’enseignement religieux et lors d’activités avec des groupes d’enfants ou d’adolescents. Mais dans environ un tiers des cas, elles ont été perpétrées dans des foyers, des écoles et des internats catholiques.

Les auteurs de l’étude ont tout de même averti qu’il ne s’agit «sans doute» que de «la pointe de l’iceberg», la plupart des cas n’ayant pas été signalés. Certains documents répertoriant ces violences ont même été détruits, particulièrement dans deux diocèses. En Suisse, comme ailleurs, il «est apparu clairement que les responsables de l’Église ignoraient, dissimulaient ou minimisaient la plupart des cas d’abus sexuels analysés jusqu’aux années 2000, notent les chercheurs. Lorsqu’ils étaient contraints d’agir, ils ne le faisaient souvent pas en se concentrant sur les personnes concernées, mais pour protéger les auteurs, l’institution ou leur propre position».

«Nous sommes passés à côté du sujet»

Du côté de l’Église catholique, l’heure est aux excuses : «Cela nous afflige et nous fait honte» a déclaré la présidente de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse, Renata Asal Steger, lors de la conférence de presse de présentation du rapport. «Nous sommes passés à côté du sujet, on a présenté d’innombrables excuses et des actions qui ne sont pas à la hauteur de ce à quoi les victimes ont droit», a-t-elle reconnu.

Ces résultats sidérants mettent en lumière les violences auxquelles ont été confrontées les victimes, mais aussi l’omerta qui règne dans l’Église catholique. Ils ont été publiés quelques jours après l’ouverture d’une enquête préliminaire sur des accusations de dissimulation d’agressions sexuelles au sein de l’Église par la plus haute autorité de l’Église catholique romaine en Suisse.

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Le millier d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique suisse n’est que « la pointe de l’iceberg

La première étude scientifique sur l’étendue des abus sexuels commis dans l’Eglise catholique en Suisse a permis de trouver près d’un millier de victimes depuis 1950, mais ce n’est sans doute que la « pointe de l’iceberg ».

L’Université de Zurich avait été chargée l’an dernier de l’enquête par les principales autorités ecclésiastiques suisses.

Les historiens ont publié leur premier rapport mardi, un document destiné à faire la lumière sur les abus dans le pays helvétique, à l’instar d’enquêtes similaires menées de longue date ailleurs dans le monde.

Les historiens ont pu trouver 921 victimes depuis 1950, mais « Ce n’est sans doute que la pointe de l’iceberg », a expliqué la professeure Marietta Meier, qui a dirigé l’étude avec sa collègue Monika Domman, la plupart des cas n’ayant pas été signalés ou les documents les répertoriant ayant été détruits.

Ces premiers résultats -qui vont être complétés par une nouvelle campagne de recherches d’une durée de trois ans – montrent que 74% des victimes identifiées jusque-là étaient des mineurs.

Au total, 510 personnes, presque uniquement des hommes, ont commis les abus.

Plus de la moitié (56%) des victimes sont de sexe masculin, 39% de sexe féminin et on ignore le sexe de la victime pour les cas restants, souligne encore le document.

Systémique

En Suisse comme ailleurs, il « est apparu clairement que les responsables de l’Eglise ignoraient, dissimulaient ou minimisaient la plupart des cas d’abus sexuels analysés jusqu’aux années 2000 », notent les chercheurs.

« Lorsqu’ils étaient contraints d’agir, ils ne le faisaient souvent pas en se concentrant sur les personnes concernées, mais pour protéger les auteur·e·s, l’institution ou leur propre position », soulignent-ils.

« Nous devons nous attaquer enfin à ce problème systémique, lié à des rapports de force, au rapport à la sexualité et à l’image de la femme. Nous devons aussi améliorer la formation des prêtres », a déclaré l’évêque de Coire, Joseph Bonnemain, lors de la conférence de presse de présentation du rapport.

Ce sujet « nous préoccupe depuis longtemps déjà, cela nous afflige et nous fait honte », a reconnu la présidente de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse, Renata Asal Steger. Mais Jacques Nuoffer, président du groupe de soutien aux victimes SAPEC, veut plus.

« Aujourd’hui, le pape prétend vouloir faire la lumière sur cette affaire, mais refuse toujours d’ouvrir l’accès aux archives », a-t-il accusé, réclamant également la mise en place d’un centre national d’appel pour les victimes ainsi que davantage de moyens pour des recherches sur les aspects juridiques, psychologiques et sociologiques.

Confession

La grande majorité des abus ont été commis par des prêtres pendant la confession, sur des servants de messe ou encore pendant l’enseignement religieux et des activités avec des groupes d’enfants ou d’adolescents.

Mais dans environ un tiers des cas, ces abus ont été perpétrés dans des foyers, des écoles et des internats catholiques.

Si moins de 2% des abus ont été relevés dans les ordres religieux et les communautés nouvelles, c’est sans doute parce que la recherche de sources y a été particulièrement difficile, soulignent les chercheurs.

Il reste beaucoup de terrain à défricher pour les historiens, de nombreuses archives et sources n’ayant pas encore été étudiées et les chercheurs ont pu apporter la preuve de la destruction de documents dans deux diocèses.

« La génération à venir a droit à une Eglise éclairée. Seule une Eglise sans violence a une existence légitime », a affirmé Mgr Bonnemain.

Hasard du calendrier, la plus haute autorité de l’Eglise catholique romaine en Suisse a annoncé dimanche qu’une enquête préliminaire avait été ouverte sur des accusations de dissimulation d’agressions sexuelles au sein de l’Eglise.

La Conférence des évêques de Suisse avait précisé, dans un communiqué, que l’enquête avait été ouverte à la suite d’ »allégations formulées à l’encontre de plusieurs membres émérites et en exercice de la Conférence des évêques suisses, ainsi que d’autres membres du clergé, dans la gestion des cas d’abus sexuels ».

La première étude scientifique sur l’étendue des abus sexuels commis dans l’Eglise catholique en Suisse a permis de trouver près d’un millier de victimes depuis 1950, mais ce n’est sans doute que la « pointe de l’iceberg ».L’Université de Zurich avait été chargée l’an dernier de l’enquête par les principales autorités ecclésiastiques suisses. Les historiens ont…

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Eglise catholique : les états généraux du patrimoine religieux s’ouvrent ce mardi

Afin de préserver le patrimoine religieux français, des états généraux, lancés à l’initiative de l’Église catholique, s’ouvrent ce mardi 12 septembre.

Faire un état des lieux du patrimoine religieux en France : c’est l’objectif des états généraux lancés ce mardi 12 septembre par l’Église catholique. Cette démarche a pour ambition de faire un point de situation sur l’état du patrimoine immobilier, mobilier et immatériel des églises françaises, et de trouver des solutions pour préserver au mieux cet héritage. Ces états généraux auront pour premier objectif d’établir des chiffres sur le patrimoine, en mettant à jour les dernières données de l’enquête «État des lieux des églises en France» datant de 2015, initiée par les évêques de France.

«Nous souhaitons interroger les chiffres, en conduisant des auditions, un peu sur le modèle parlementaire. Cela nous permettra de recueillir les avis de ceux qui sont au plus proche du terrain : acteurs engagés dans la sauvegarde, la protection et la valorisation de ce patrimoine. Il ne s’agira pas de décider d’en haut de ce qui est possible ou non», a expliqué dans une interview à La Croix le père Gautier Mornas, directeur du département art sacré de la Conférence des évêques de France.

«Ces états généraux devraient permettre de mettre en perspective l’extrême diversité des usages déjà existants : accueil de soupes populaires, accueil des pèlerins, points de relais culturels… C’est pour moi l’immense intérêt de cette enquête : identifier ce qui existe déjà pour nous donner des lignes directrices pour l’avenir», a-t-il ajouté.

Des financements pour préserver les églises

En juin dernier, le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé sa volonté de renforcer la préservation du patrimoine religieux, notamment en augmentant le nombre de sites cultuels classés monuments historiques. Selon une information d’Europe 1, cette semaine, marquée par les Journées du patrimoine samedi et dimanche, Emmanuel Macron doit annoncer un nouveau soutien de l’État en faveur du patrimoine religieux des communes de moins de 10.000 habitants.

Le gouvernement envisagerait par ailleurs de lancer une souscription publique, sur le modèle de celle lancée pour les travaux de Notre-Dame de Paris, afin de financer l’entretien des édifices religieux. Une idée qui semble séduire la Conférence des évêques de France. «Je suis très sensible à cette idée : je pense qu’elle pourrait susciter une réponse extrêmement positive de la part des Français, qui témoigneraient ainsi d’une manière ferme et forte de leur attachement au patrimoine religieux. (…) Peut-être que cette idée pourrait être prolongée par la création d’une fondation du patrimoine religieux», a ajouté le père Gautier Mornas.

Normandie : un village de 64 habitants sauve son égliseNormandie : un village de 64 habitants sauve son église

La France compte environ 100.000 édifices religieux, dont 40.000 appartiennent aux communes, et 15.000 protégés au titre des monuments historiques.

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L’Institut Catholique de Paris ouvre un nouveau campus à Rouen… et ça fait grincer

L’Institut Catholique de Paris ouvre ce lundi 11 septembre un campus à Rouen (Seine-Maritime). Après un chantier titanesque, 150 étudiants sont attendus dans le campus implanté dans un ancien bâtiment diocésain.

115 étudiants en sciences sociales ont fait leur rentrée sur le nouveau campus rouennais de l’Institut Catholique de Paris (ICP), lundi 11 septembre 2023. Dans cet établissement privé, quatre licences (Droit, Sciences économiques, sociales et politiques, Sciences de l’éducation et Histoire de l’art) y sont désormais enseignées. Seule la licence d’histoire de l’art est nouvelle à Rouen. Les autres ont un équivalent public dans l’université de Rouen.

L’Institut Catholique de Paris est une université créée il y a plus de 150 ans, fondée par des évêques. Après Reims et Paris, c’est donc en Normandie que l’Institut a décidé de s’implanter.

« La Normandie est une région déficitaire en matière d’enseignement supérieur. La région perd un très grand nombre de ses bacheliers qui partent faire leurs études dans d’autres régions. Rouen est une ville qui a un potentiel très important en termes d’enseignement supérieur », explique Yann Poincignon, directeur du campus de Rouen de l’Institut Catholique de Paris.

Et pour preuve, 80% des étudiants qui ont fait leur rentrée sont normands.

Selon les revenus de la famille, l’année scolaire compte en moyenne 3 000 euros et peut monter jusqu’à 8 000 euros. Un prix 17 fois supérieur à celui d’une scolarité effectuée à l’université publique qui ne semble pas avoir découragé les étudiants à effectuer leur licence dans cet établissement privé. 

« Ce n’est pas seulement un campus de plus qui s’installe à Rouen, c’est un écosystème vraiment centré sur le développement intégral de l’étudiant. Ça passe par l’accompagnement dans le développement de leur projet professionnel, par une vie de campus aussi, en s’investissant dans des associations », explique le directeur de l’établissement.

Seulement 15% des familles paient plein pot. 85% ont droit à une réduction selon le quotient familial. L’ICP assure ne réaliser aucun bénéfice sur ces frais de scolarité. « L’Institut Catholique de Paris est un établissement à but non lucratif. Les frais d’inscriptions servent essentiellement à rémunérer les enseignants et à investir dans l’infrastructure », précise le directeur.

L’implantation d’un nouveau campus privé dans la métropole rouennaise semble faire grincer des dents. La FEDER (Fédération des étudiants rouennais) dénonce le financement des établissements privés par la région Normandie et la Métropole, au détriment des établissements publics .

« Alors que l’enseignement public manque cruellement de moyens humains et financiers, nous rappelons que l’enseignement supérieur doit être accessible à toutes et tous, et sans conditions financières. »

« Cette situation est inacceptable, car elle précarise les étudiant·e·s sur un territoire où déjà 3 des 4 filières de l’ICP Rouen sont proposées par l’Université de Rouen Normandie. »

Le coût des travaux de rénovation d’un ancien centre diocésain pour accueillir l’Institut catholique de Paris est estimé à 21 millions d’euros. La Région Normandie et la Métropole Rouen Normandie ont financé l’Institut Catholique de Rouen à hauteur de 11 millions d’euros. « La Région Normandie et la Métropole ont préféré financer l’ICP alors que l’université publique manque de moyens », dénonce Pauline L’Hotellier, vice-présidente de la FEDER.

Encore en travaux, le campus sera en mesure d’accueillir 1 000 étudiants de la licence au doctorat d’ici quatre ans.

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AFRIQUE/MAROC – Solidarité de la communauté catholique avec les victimes du tremblement de terre

Rabat (Agence Fides) –  » L’Église catholique au Maroc-Diocèse de Rabat souhaite exprimer sa compassion pour toutes les victimes, en particulier pour les familles marocaines qui sont en deuil ou qui comptent des blessés parmi leurs membres. Nous pensons également à ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs biens », lit-on dans le message de solidarité du Cardinal Cristóbal López Romero, Archevêque de Rabat, pour le violent tremblement de terre qui a frappé la ville de Marrakech et ses environs dans la nuit du 8 au 9 septembre.
« A notre connaissance, les communautés chrétiennes ont été épargnées et n’ont subi que des dégâts matériels mineurs dans les églises de Marrakech et de Ouarzazate », déclare le cardinal.
« Par l’intermédiaire de Caritas Diocésaine, nous voulons transmettre l’aide que notre générosité pourra mettre à disposition pour les besoins les plus urgents », ajoute-t-il.
Entre-temps, la solidarité internationale en faveur des populations touchées a commencé. « Caritas Internationalis s’efforce d’apporter une aide et un soutien immédiats aux personnes touchées par cette tragédie », déclare l’organisation humanitaire catholique. « Nous sommes en communication permanente avec Caritas Maroc et collaborons activement avec Caritas Moyen-Orient et d’autres membres Caritas dans le monde. Ensemble, nous sommes déterminés à mener des évaluations et à coordonner une réponse globale dans les heures et les jours à venir », souligne-t-il.
Caritas Espagne a lancé la campagne d’urgence ‘Cáritas with Morocco’. Son objectif est de canaliser la solidarité des donateurs espagnols pour faire face à l’urgence humanitaire causée par le tremblement de terre enregistré dans les provinces et les villes de Marrakech, Taroudant, Chichaua, Ouarzazate et Al Hauz (sud du pays).
L’équipe de coopération internationale de Cáritas Española a contacté Caritas Rabat pour offrir un accompagnement et un soutien dans la gestion de l’urgence.
Il s’agit du plus grand tremblement de terre enregistré dans le pays depuis 1900. Le tremblement de terre a frappé de plein fouet une zone des montagnes de l’Atlas située au sud de la ville de Marrakech. L’épicentre a été localisé dans le village d’Iguil (à 63 kilomètres de Marrakech) dans la province d’Al Hauz. Le nombre de morts s’élève désormais à 2 122 et le nombre de blessés à 2 421, selon le dernier bilan provisoire des autorités marocaines. (LM) (Agence Fides 11/9/2023)


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