L’ex-vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui a dénoncé des cas d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique en Suisse, veut mettre fin à la «dissimulation délibérée». Il dit avoir informé le Vatican de tous les cas dont il avait connaissance.
Nicolas Betticher (au centre du cliché) officie désormais dans le canton de Berne (archives).
ATS
Il est du devoir de l’Eglise de «tirer les conséquences et d’écarter du service de l’Eglise les auteurs d’abus», déclare Nicolas Betticher dans un entretien diffusé lundi par le média catholique kath.ch. «Les officiels ont échoué», ajoute-t-il.
L’ancien vicaire général désormais en poste à Berne reconnaît avoir fait des erreurs. «J’ai longtemps observé et vu que rien ne se passait».
Toujours en poste
Dans une lettre adressée à la fin mai au nonce apostolique en Suisse, M. Betticher accuse des membres émérites et en exercice de la Conférence des évêques suisses ainsi que d’autres membres du clergé de dissimulation d’abus sexuels. Sa missive dénonce également des abus sexuels commis par certains membres par le passé.
Après la révélation de l’affaire dimanche par le SonntagsBlick, la Conférence des évêques suisses a publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les dissimulations des cas. Elle est dirigée par l’évêque de Coire, Mgr Joseph Bonnemain. Ce dernier a indiqué dans le journal alémanique que les personnes visées par les accusations continuaient d’exercer leur ministère.
Selon le SonntagsBlick, l’évêque de Sion Jean-Marie Lovey et celui de Lausanne, Genève et Fribourg Charles Morerod sont accusés de dissimulation pour ne pas être intervenu après signalement de cas d’abus. Mgr Betticher indique dans kath.ch n’avoir pas transmis sa lettre aux médias.
sifr, ats
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Le collectif antifasciste d’Orléans et l’opposition municipale dénoncent la présence de « France Souveraineté » au forum des associations d’Orléans, ce dimanche (10 septembre). La mairie se justifie en évoquant la liberté d’expression. L’an dernier, l’association avait invité un conférencier controversé.
Près de 550 organisations seront présentes ce dimanche (10 septembre), entre 11 heures et 19 heures, dans le centre-ville d’Orléans pour le traditionnel forum des associations. Baptisé « Rentrée en fête », l’évènement a 20 ans cette année. C’est une véritable vitrine pour promouvoir ses activités.
Il y a un an, en septembre 2023, l’association avait voulu organiser une conférence à la médiathèque d’Orléans, avec comme invité l’écrivain Pierre Hillard, connu pour défendre des thèses complotistes et antisémites. Après une vive polémique, le maire d’Orléans, Serge Grouard avait fini par déprogrammer l’évènement.
En juillet dernier, Pierre Hillard avait fait parler de lui suite à son intervention à l’université d’été du mouvement catholique intégriste Civitas, en Mayenne. « Avant 1789, un Juif, un musulman, un bouddhiste ne pouvaient pas devenir Français. Pourquoi ? Parce que c’étaient des hérétiques. […] Il faudrait peut-être retrouver la situation d’avant 1789 », avait-il déclaré. Suite à ces propos, le ministre de l’Intérieur Gérarld Darmanin a engagé la dissolution de Civitas.
« Cette association promeut des idées nauséabondes en invitant un conférencier antisémite », explique Romain du collectif antifasciste d’Orléans. « De mon point de vue, cette association n’est pas d’intérêt public. Elle devrait être interdite. Mais a minima, elle ne devrait pas avoir accès à des bâtiments publics ou dans la rue comme le forum des associations ».
« Il n’y a pas de place pour les idéologies de haine, l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discriminations à Orléans », réagit pour sa part le groupe municipal d’opposition « Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes ». Elle demande l’annulation de la participation de l’association au forum.
Contactée par téléphone, France Souveraineté répond que sa présence était normale. « C’est la démocratie », dit l’un de ses membres. Quant à la mairie d’Orléans, elle se justifie dans un communiqué. « Il n’appartient pas à la mairie de censurer telle ou telle association. Il faut également distinguer l’association des invités qu’elle accueille. Certains ne font pas l’unanimité, cela s’appelle la liberté d’expression. […] En démocratie, on ne fait pas une liste des associations bienvenues et une liste d’associations à interdire ».
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« Cinquante élèves en plus dans le premier degré, c’est une très bonne nouvelle. » Frédéric Delemazure a le sourire. Pour le directeur diocésain de l’enseignement catholique (EC), l’annus horribilis de 2022, où l’EC avait perdu 450 élèves dans les écoles, est un mauvais souvenir.
En Loire-Atlantique, 47 537 élèves sont donc inscrits dans le premier degré, soit une petite augmentation de 0,06 % par rapport à 2022. Et dans le second degré aussi, ça progresse, avec 462 élèves en plus, soit 0,83 % de hausse.
Des chiffres en légère progression portés principalement, selon la direction diocésaine, par la création du lycée de Savenay. « En trois ans, ce…
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Dans les médias, on souligne le contraste. En juin 2022, les États-Unis sont revenus sur l’arrêt de la Cour suprême Roe vs Wade, qui garantissait depuis 1973 le droit à l’avortement sur tout le territoire national. À l’inverse, la Cour suprême du voisin du sud, le Mexique, vient d’annoncer, mercredi 6 septembre, la dépénalisation de l’avortement dans tous ses États.
La position de l’Église mexicaine est pourtant sans équivoque. En juin dernier, elle condamnait explicitement les travaux de la Cour suprême pour accélérer la dépénalisation de l’IVG. Dans l’hebdomadaire catholique Desde la fe, le diocèse de Mexico accusait une vision polarisée des droits de l’homme, violant le « respect de la vie ».
Mercredi, la Conférence épiscopale mexicaine s’est à nouveau élevée contre la décision de la Cour. Comment la « marée verte » – terme qui désigne la lutte pour le droit à l’avortement en Amérique du Sud – a-t-elle pu emporter le Mexique, deuxième pays catholique du monde ?
Pour les croyantes, un choix qui ne regarde plus l’Église
Sur le papier, le paradoxe n’apparaît pas tout de suite. « Officiellement, le Mexique est un État laïc, dont les valeurs libérales sont inscrites dans sa Constitution », rappelle Elyse Ona Singer, anthropologue spécialiste de la médecine reproductive au Mexique. Cela dit, l’importante proportion de catholiques dans la population mexicaine, de près de 77,7 % selon une enquête réalisée par l’Église locale en février, interroge.
Dans son livre, Lawful Sins (Péchés légaux) publié en 2022, Elyse Singer relève qu’entre 2007 et 2017, plus de 60 % des femmes interrompant leurs grossesses à Mexico se déclaraient catholiques. Dans une série d’entretiens, la chercheuse questionne alors l’articulation faite par ces femmes entre leur foi et leur choix d’IVG.
Détachées de l’institution catholique, et loin du stéréotype de la femme écrasée, de nombreuses Mexicaines se seraient tournées directement vers Dieu, « pour demander pardon sans compromettre leur foi », retranscrit Elyse Singer. Par ailleurs, « nombre d’entre elles soulignent l’hypocrisie du discours ecclésial sur le sujet, compte tenu des scandales, notamment d’abus et de pédophilie dans l’Église ».
La prise de distance des croyantes avec l’Église mexicaine, et leur revirement vers une spiritualité plus personnelle, s’accorde avec le rapport dressé par la Conférence des évêques du Mexique en février 2023. À l’occasion du Synode sur l’avenir de l’Église, l’Église mexicaine reconnaissait son manque d’écoute, et la prégnance de son cléricalisme.
Loin de la religiosité, un réseau d’organisations féministes bien relié
Pour Gisela Zaremberg, chercheuse en sciences politiques et en sciences sociales à l’université de Mexico, la dépénalisation de l’avortement n’est pas directement liée à un recul de l’Église, mais plutôt au « lobbying très efficace d’un réseau d’élite » des organisations féministes. Parmi elles, la chercheuse souligne les liens historiques et étroits des organisations Mujeres en Plural puis du Groupe d’information sur la reproduction choisie (Gire) avec la Cour suprême mexicaine.
En outre, si les femmes, catholiques ou non, n’ont pas attendu la légalisation de l’IVG pour interrompre leurs grossesses, « il est vrai que la dépénalisation de l’avortement décloisonne les mentalités », reconnaît Elyse Singer.
Malgré tout, la « vague verte » n’est pas un raz de marée, et « légal ne veut pas dire accessible », rappelle la chercheuse. Les femmes ne feront peut-être plus l’objet de condamnations, mais « il est probable que, dans les États conservateurs comme ceux de la ceinture du Rosaire (région qui compte le plus grand pourcentage de population catholique au Mexique, NDLR), l’accès à un service de santé proposant des avortements prendra du temps à se mettre en place ».
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Eric Billet est le nouveau directeur diocésain de la Sarthe. Marié et père de deux enfants, il arrive de Loire-Atlantique. Je connais bien l’académie des Pays de la Loire, je ne suis pas dépaysé , a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse sur la rentrée dans l’enseignement catholique.
Cet ancien professeur des écoles, qui a ensuite été chef d’établissement et formateur, a passé 23 ans à la direction diocésaine de Loire-Atlantique. Il y était, depuis 2013, l’adjoint du directeur diocésain.
Recruter des chefs d’établissements et des enseignants
Nommé par l’évêque au cours de l’été 2023, il devra promouvoir l’enseignement catholique au sein du département. Il aura notamment la charge de mettre en œuvre les modalités de recrutement des chefs d’établissements et du personnel d’enseignement. Il a sous sa coupe plus de 20 600 élèves et près de 2 200 professeurs.
Eric Billet remplace Eric Martinez, qui a souhaité quitter la Sarthe pour se rapprocher de sa famille. Ce dernier a rejoint le 1er septembre 2023 le diocèse de Nice.
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Que voir, que faire à Sancerre et dans ses environs ?
À deux heures de Paris, une de Bourges et de Nevers, Sancerre, labellisé « Plus beau village de France », est le berceau des nectars réputés qui portent son nom, et aussi des fromages qui, eux, ont emprunté celui d’un de ses hameaux : Chavignol.
Agrippé à un piton rocheux qui domine la Loire, au milieu d’un océan de vignes, Sancerre comblera aussi les amateurs de nature, de randonnées à pied et à vélo, de balades sur l’eau.
Pour échapper aux invasions des Goths et Visigoths, des Gallo-Romains ligériens se sont installés au VIe siècle sur un piton rocheux qui toise la Loire du haut de ses 310 mètres. Leur oppidum prospérera jusqu’à devenir une bourgade fortifiée de 2 500 habitants occupant une position stratégique, pendant la Guerre de Cent ans.
Sancerreétait alors le fief des comtes de Sancerre alliés, tout comme les ducs du Berry, aux rois de France. En revanche, la berge d’en face appartenait au comté de Nevers, autrement dit aux ducs de Bourgogne qui, eux, étaient dans le camp des Anglais. « A cette époque, les seigneurs locaux se sont livrés moult batailles », résume Marie Mignol, guide à l’Office du tourisme.
Un siècle plus tard, les guerres de religion rattrapent le Sancerrois acquis au calvinisme. Après avoir longtemps résisté au siège du très catholique Claude de La Châtre, gouverneur du Berry, Sancerre, acculée à négocier, est privée de son clocher et de ses remparts.
Le donjon du château féodal, appelé « tour des fiefs », témoigne encore du passé. Malheureusement, il n’est plus possible, pour l’heure, de grimper en haut pour admirer un panorama sublime. On se console en allant jusqu’à l’esplanade Porte-César profiter d’une vue exceptionnelle sur la vallée de la Loire etsur le viaduc de Ménétréol.
Pas étonnant que cette « petite cité de caractère » ait été élue « village préféré des Français » en 2021 ! Si le château de style Louis XII construit en 1874, à l’emplacement de la forteresse féodale, par la famille Marnier-Lapostolle ne se visite pas, il fait bon flâner dans les rues pentues, bordées de maisons en grès ferrugineux, en calcaire blanc et parfois en brique, ponctuées de quelques jolies boutiques.
Jadis, la ville basse était entièrement dévolue aux vignerons. Beaucoup ont transféré leurs installations dans les vignes, mais quelques-uns conservent encore les leurs sur place et y vendent leur vin.
Le + de routard.com :
Depuis trois ans, Raphaël Guillou, un Parisien spécialisé dans l’événementiel, a ouvert Vue sur vignes, une vinothèque écoresponsable, au 22, rue des Juifs. Il y organise dégustations et vente des vins du Sancerrois et autres appellations locales, tous achetés directement à de petits producteurs engagés dans des pratiques agro-écologiques (bio, biodynamie, etc.). Raphaël parle aussi avec passion, érudition et faconde, de la vigne et des vins.
Une plaine alluviale, de belles forêts et d’innombrables collines couvertes de vignes : les paysages autour de Sancerre forment un étonnant camaïeu de vert et de jaune.
Dans les replis se cachent villages et hameaux qui ont pour nom Saint-Satur, Veaugues, Ménétréol-sous-Sancerre, Verdigny, Bué, Amigny, Chavignol… À l’ombre des clochers, les maisons sont couvertes de petites tuiles, les rues et places paisibles et charmantes.
Bien qu’il doive sa notoriété au fromage de chèvre, Chavignol (170 habitants) n’est plus que viticole, avec pas moins de 15 vignerons. C’est un point de départ idéal pour randonner dans les vignes.
D’un côté, le belvédère de Graveron offre un point de vue époustouflant sur le hameau et, au loin, sur Sancerre. De l’autre, après une petite montée, Sancerre s’offre aussi à la vue au bout d’un océan de vignes. Même si ça grimpe parfois un peu, la marche est facile.
L’application Sports nature Grand sancerrois (à télécharger gratuitement) récapitule 14 parcours à pied, de niveau facile à expert, mais aussi itinéraires à vélo et à cheval.
Le + de routard.com :
On ne s’attend pas à trouver une galerie d’art contemporain de cette qualité au cœur du vignoble sancerrois. Pourtant, depuis 2009, sur la place de Chavignol, derrière une façade blanche aux persiennes vertes, celle de Brigitte et Patrice Garnier représente en permanence 24 artistes et organise des expositions.
À Sancerre, dans 13 villages et trois hameaux alentours, impossible d’échapper au vin. Ici, les blancs sont frais, fins et fruités, les rosés tendres et subtils, les rouges parfumés et ronds.
Le vignoble local remonte à l’Antiquité. Il a connu un essor considérable à partir du Moyen-Age. Un rouge issu de pinot noir a longtemps valu leurs lettres de noblesse aux vins du Sancerrois – exportés par bateau sur la Loire. Mais, lorsqu’après avoir été dévasté par le phylloxera, le vignoble a été replanté, le sauvignon blanc s’est imposé ( 82 % des 3025 hectares de vignes). Ce cépage prévaut aussi, sur la rive droite de la Loire, dans le vignoble de Pouilly, en pays nivernais.
Indiscutablement, ce cépage a trouvé, ici, le terroir et le climat où il peut exprimer au mieux ses saveurs. La création d’une AOC dès 1936, les démarches des vignerons pour convaincre cafés et restaurants parisiens de référencer leurs vins dans les années 1960, les efforts de qualité ont fait le reste, assurant la réputation de ces nectars en France et plus encore à l’étranger où ils sont largement exportés.
Il n’y a cependant pas « un » vin de Sancerre, mais une multitude. Cela tient aux intenses bouleversements géologiques intervenus dans ce coin depuis 150 millions d’années, créant un véritable millefeuille de sols : composés de silex en bord de Loire (15 % du territoire), les sols sont calcaires (ces « caillottes » occupent 40 % du territoire) au milieu du Sancerrois. Ils sont argilo-calcaires (40 % du territoire) sur les collines les plus à l’ouest, nommés « terres blanches.
À Sancerre même, à deux pas de l’église, dans une imposante bâtisse historique, la Maison des Sancerre propose une découverte ludique et imaginative de ce terroir et ses nectars à grand renfort de plan relief animé, de ciné 4D, de réalité augmentée, de vidéos… Cela rend très accessible ce qui fait la particularité des vins locaux. Espace dégustation et boutique en prime.
Le + de routard.com :
Le partage et la convivialité sont une seconde nature pour Adelaïde, du domaine Grall, l’un des plus petits domaines de l’appellation Sancerre qui en compte 285. Au volant de son 4×4, cette passionnée de géologie organise dans les vignes des safaris, ponctués de haltes sur de superbes points de vue. Elle confie avec générosité les secrets du terroir et du métier de vigneron. Cette immersion se clôt par une dégustation –et éventuellement une collation aux multiples saveurs – sur la terrasse de sa cabane dans les vignes.
Sacrées biquettes ! Ici, leur lait donne un fromage de qualité qui porte donc le nom de Chavignol, hameau de Sancerre. Le mot « crottin », lui, vient du terme berrichon « crot » servant à désigner les bords des rivières où les femmes lavaient leur linge. Leur terre argileuse servait à fabriquer des lampes à huile, puis, plus tard, des moules à fromages. Le contenant a donné son nom au contenu.
À la fin du XIXe s, l’élevage pratiqué de longue date dans le Sancerrois s’est développé sur les nombreuses parcelles « libérées » par un vignoble dévasté par le phylloxera. A contrario, lorsqu’au XXe siècle, la vigne s’est remise à prospérer, le territoire laissé aux chèvres s’est de nouveau réduit.
Cependant, une grosse laiterie (elle vend sous la marque Rians) et soixante producteurs –dont une poignée pratique la vente directe à la ferme – restent actifs. « Nous devons respecter des règles strictes », insiste Louis Eric, de la SCEA du Guenetin dite « La bête noire sancerroise » . « Nos chèvres sont obligatoirement des Alpines – proches de la race locale disparue -, nourries pour l’essentiel avec des aliments produits localement ».
Le crottin, lui, est fabriqué avec du lait cru, caillé, très lentement, avec de la présure, puis égoutté sur un linge : c’est ce qui lui donne sa pâte si caractéristique. Le caillé est ensuite mis dans des moules pour former de petits fromages ronds qui, une fois, démoulés, seront salés, puis séchés et affinés de dix jours à 4 mois, selon qu’ils sont destinés à être vendus frais, crémeux, demi-sec ou carrément « repassé ». Pour les réussir, le savoir-faire du fromager est essentiel.
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Pendant la visite (gratuite) de la ferme pédagogique « La bête noire sancerroise », située près de l’écluse de Thauvenay, on s’amuse bien. Le parcours aménagé dans les installations permet de voir, à travers des vitres, les chèvres dans l’étable et d’assister, à distance, à la traite qu’un film ludique présente aussi avec humour. Dans l’élégante et vaste boutique, dégustations (payantes), vente de fromages et de produits régionaux.
Au pied du piton de Sancerre coule la Loire qui, depuis des millénaires, rythme la vie des hommes et façonne des « paysages culturels » classés par l’Unesco.
Jadis, des chalands à voile carrée, longs de 25 à 30 mètres, descendaient en 6 à 10 jours de la pierre et de l’ardoise jusqu’à Nantes et remontaient des épices et du vin jusqu’à Orléans.
Aujourd’hui, le Raboliot, un bateau à fond plat de 18,50 mètres propose des croisières-balades d’une heure – avec ou sans dégustation de vins et produits locaux – au départ de Saint-Satur.
Tandis que Le Raboliot navigue entre îles, forêts alluviales, bancs de sable, Sylvain Trevel qui, à l’occasion, anime ces balades, se montre intarissable sur les menaces qui pèsent sur l’exceptionnelle faune et flore. « Contrairement à une idée reçue, la Loire ne s’ensable pas », dit-il. Au contraire, les prélèvements excessifs de sable ont provoqué un effondrement de son lit.
« Iles et grèves sont moins souvent sous les eaux. Il n’y a pas eu de crue depuis 2016 », déplore-t-il. Or, ces crues, vitales, participaient au bon fonctionnement des écosystèmes fluviaux. Et de regretter la disparition d’une espèce comme le silure au profit de l’aspe, un poisson de surface qui mange les ablettes…
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Le Sancerrois se découvre agréablement aussi à vélo : cinq boucles empruntent de petites routes peu fréquentées et des chemins ruraux. Elles sont accessibles depuis la véloroute La Loire à vélo.
Même si vignes et châteaux ne sont jamais loin, de somptueux jardins ont contribué à l’inscription du Val de Loire sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le Sancerrois en témoigne à sa façon.
Pendant trente ans, à la sortie de Neuilly-en-Sancerre, à deux pas du Château de La Croix, au cœur d’une campagne vallonnée et peuplée de vignes, Marie Marcat, une Parisienne passionnée, a aménagé un jardin à l’anglaise de 2 hectares, classé « Jardin Remarquable » en 2017.
L’âge venant, elle a cédé son paradis végétal – plus de 1500 variétés de fleurs et plantes, dont une collection de 500 rosiers -, sa vaste maison d’habitation et son authentique grange berrichonne à Jessica Nazarian et Boris Bielous.
Si le jardin reste ouvert à la visite, ces deux Parisiens sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont installé dans la grange un atelier de torréfaction de café, un autre de cuisine, une buvette, une boutique de plantes et accessoires pour le jardin. Ils prévoient également dégustations de vins, repas cuits au feu de bois et vente des légumes du potager, désormais gouverné en permaculture avec l’aide de la paysagiste Pascale Marc.
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Créé à Jalognes au XVIIIe siècle par le marquis de Puységur, le parc romantique du château de Pesselières, labellisé lui aussi « jardin remarquable », fait cohabiter allée de buis tricentenaires, topiaires, graminées, verger et potager fleuris, collection d’iris, arbres remarquables, jardin clos, labyrinthe en charmille et prairies… De quoi passer un moment enchanteur.
Fiche pratique
Retrouvez toutes les infos pratiques, les bons plans et les adresses dans le Routard Châteaux de la Loire en librairie.
-en voiture : Depuis Paris, par autoroute A 6 b puis A 77 (prendre la sortie 24).
-en train : TER jusqu’à Bourges ou jusqu’à Cosne-sur-Loire. Puis, bus jusqu’à Sancerre. il existe aussi des trains (deux par jour) pour aller de Paris à la gare de Tracy-Sancerre, mais cette gare à 4km de Sancerre
Pour aller de Sancerre à Chavignol, il est possible de louer des vélos à assistance électrique.
Location de voiture conseillée sur place
Bonnes adresses
– La Côte des Monts Damnés à Chavignol : propriété de la famille Bourgeois qui produit aussi d’excellents vins, l’établissement propose des chambres spacieuses et un restaurant gastronomique à la cuisine élégante, délicate et savoureuse. A partir de 89 € la double.
– Le Jardin de Marie : à Neuilly-en-Sancerre, Jessica Nazarian et Boris Bielous ont agrandi et rafraîchi deux chambres d’hôtes (à partir de 151 euros la double) et le gîte (six personnes) du « jardin de Marie ».
–La Petite Maison : Place du Connétable à Sancerre. Tél : 02-48-79-21-36. Une bonne cuisine bistronomique avec des touches fusion
– Momento, à Bué : une table gastronomique qui monte en Sancerrois.
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À l’occasion de la rentrée scolaire 2023, Romain Lhémery, le directeur de l’enseignement catholique dans l’Orne, a présenté les grands axes pour cette nouvelle année.
« Nous subissons malheureusement comme beaucoup les effets de la dénatalité dans l’Orne avec une baisse des effectifs pour cette rentrée 2023 de 216 jeunes, soit moins 71 dans le 1er degré et 145 dans le second », affirme d’entrée le directeur diocésain.
50 établissements scolaires
Le secteur représente 31 écoles, 12 collèges et 7 lycées dans le département. Ces établissements accueillent 9 505 élèves dont 133 dans l’enseignement agricole. « Il faut ajouter aussi les 131 apprentis. Ça équivaut à une progression de 16 %. »
Dans le 1er degré, Alençon reste la plus représentée avec les écoles Notre-Dame de Lancrel (222 inscrits), Notre-Dame de l’Assomption (172), Saint-François-de-Sales (339 et Sainte-Thérèse (309). « Ces structures connaissent toutes une légère progression », rappelle Romain Lhémery, tandis que d’autres établissements enregistrent une légère érosion : Saint-Joseph au Mêle-sur-Sarthe (-19), Sainte-Famille à Trun (-17) ou encore Notre-Dame à Vimoutiers (-15).
À lire aussi
Dans le second degré, Notre-Dame de Lancrel, à Alençon, passe de 303 élèves à 322. Bignon, à Mortagne-au-Perche, enregistre une progression de 14 jeunes, mais Saint-François-de-Sales perd 49 apprenants.
L’établissement Jeanne d’Arc d’Argentan baisse également avec 23 départs. Pareil pour Notre-Dame de La Ferté-Macé avec une diminution de 19 personnes.
Maintenir un maillage territorial
« Nous souhaitons, sous l’impulsion de Mgr Feillet, maintenir notre maillage dans le département et permettre aux familles de trouver un établissement à proximité de leur domicile « , explique Romain Lhémery.
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L’aspect économique et immobilier n’épargne pas l’enseignement catholique, mais des initiatives sont engagées autour de la solidarité entre les établissements. « Sans les aides de l’État, du Conseil régional, du Conseil départemental de l’Orne, des collectivités territoriales et des communes, nous ne parviendrions pas à assurer notre mission d’éducation. »
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Le directeur rappelle également l’accompagnement proposé à la grande majorité des enfants à besoins éducatifs particuliers. « 400 jeunes sont en situation de handicap. Parmi eux, 300 bénéficient d’un soutien par nos accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) : ils font un travail remarquable. »
Après cette rentrée, le premier grand rendez-vous de l’enseignement catholique ornais est fixé au mercredi 13 septembre avec la première journée diocésaine, au parc des expositions Anova à Alençon.
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sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.
Etudier est-il devenu un luxe ? C’est la question des témoins de l’Actu ce mardi, alors que les étudiants font leur rentrée cette semaine sur le campus d’Orléans.
La rentrée 2023 coûte en moyenne 3.000 euros pour un étudiant, plus 150 euros par rapport à la rentrée 2022. Hausse du prix du logement, des transports, des courses : étudier est-il devenu un luxe ? Président de l’association Esope, l’épicerie sociale du campus d’Orléans, Emmanuel Barbier, également délégué territorial du Secours catholique dans le Loiret, constate au quotidien la précarité des étudiants qui font leurs courses à l’épicerie et viennent aussi y boire un café et discuter.
Car la précarité peut parfois isoler, souligne Anaël Barodine, président d’ÔCampus, la Fédération des associations étudiantes de l’Université d’Orléans. Bourses qui pourraient être mieux calculées, accumulation de petits boulots qui mènent parfois à l’échec scolaire, nos témoins de l’Actu font le point sur les difficultés de la rentrée étudiante,
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