Après plusieurs semaines marquées par l’incertitude et la tension, le président de la Transition de la République du Mali, Assimi Goïta, a choisi de revenir sur la décision initiale et a opté pour le maintien de la subvention destinée aux écoles catholiques pour l’année scolaire 2024-2025.
L’État malien prévoyait à l’origine de stopper, dès janvier 2025, la subvention destinée aux écoles catholiques, qui finançait 80 % des salaires des enseignants. Cette aide reposait sur un accord établi avec l’Église catholique en 1972 et modifié en 1978.
Ce report constitue un répit temporaire pour les écoles catholiques, mais pose également des questions quant à la viabilité future de ces subventions. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de trouver une solution pérenne d’ici la fin de l’année scolaire 2024-2025.
« Nous faisons face à plusieurs défis et comptons sur le patriotisme des citoyens, le courage de l’armée, et la capacité du Président de la Transition à résoudre les problèmes », a souligné le Premier ministre malien.
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L’Association a pour but de rassembler tous les jeunes de n’importe quel horizon, afin de pouvoir, grâce à la prière, à la méditation de la parole de Dieu, le recours aux sacrements et l’attention aux signes de ce temps :
– Vivre un ensemble de relations sociales basées sur la solidarité et le respect des personnes ;
– Révéler et restituer à l’homme son identité et sa vraie dignité ;
– Entretenir avec tous les croyants un dialogue sincère, positif et sans exclusive ;
– S’aider mutuellement à dépasser les conflits de génération et à développer la compréhension et le respect réciproques ;
– Réfléchir et trouver ensemble avec les autorités publiques et religieuses de nouveaux types de formation qui permettent aux générations montantes d’accéder à un emploi ;
– Participer à la vie sociale et civique du pays en :
1. Prenant part à l’action syndicale afin de promouvoir la justice sociale et le respect du bien commun ;
2. S’intéressant à la vie politique notamment en ne craignant pas de s’engager, chacun selon sa conscience, dans les activités multiples des citoyens qui tendent au développement de l’éducation, de l’économie, et à la promotion des libertés individuelles, de la paix et de l’entente sociale.
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COMMÉMORATIONS – Elles ont sonné le coup d’envoi d’une journée de commémorations dans la capitale. Samedi 24 août à 21 heures, de la même manière que 80 ans auparavant, les cloches de toutes églises catholiques de la ville de Paris ont retenti, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. Un moment émouvant, en souvenir de la Libération de Paris, qui avait mis fin en 1944 à 1 500 jours d’occupation nazie.
Le 25 août 1944, l’essentiel de la deuxième division blindée commandée par le général Leclerc entrait dans la capitale, après une folle semaine de grèves, barricades et combats de rue menés par la Résistance et le peuple de Paris.
Des hommages, une parade et une messe
Quatre-vingts ans plus tard, une « parade militaire et populaire » va emprunter dimanche après-midi l’un des itinéraires suivis par la 2e DB pour rejoindre le centre de Paris, depuis la porte d’Orléans jusqu’à la place Denfert-Rochereau.
À l’arrivée de ce défilé, Emmanuel Macron présidera une cérémonie officielle. Des personnalités du monde de la culture seront présentes, comme l’actrice américaine et francophile Jodie Foster. Une flamme des Jeux paralympiques (28 août-8 septembre) sera allumée, avant une démonstration des avions de la Patrouille de France dans le ciel parisien pour clore les festivités. L’archevêque de Paris, monseigneur Laurent Ulrich, doit aussi présider une messe à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, sa « cathédrale » en attendant de retrouver Notre-Dame cet hiver.
Dès samedi, un hommage a été rendu aux 160 hommes de « la Nueve », la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, pour la plupart des républicains espagnols, les premiers à pénétrer dans Paris au soir du 24 août. Fanfares, concert, projection d’un film commémoratif et bal populaire ont aussi animé le parvis de l’hôtel de ville samedi en soirée, sous la direction artistique de Mohamed El Khatib, artistes et spectateurs bravant le mauvais temps.
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Des hommages, un défilé, une messe… Paris célèbre dimanche le 80e anniversaire de sa libération de l’occupant nazi, avec une cérémonie officielle en présence du président Emmanuel Macron et de la maire Anne Hidalgo en fin d’après-midi.
Le 25 août 1944, l’essentiel de la deuxième division blindée (2e DB) commandée par le général Leclerc entrait dans la capitale, après plus de 1.500 jours d’occupation et une folle semaine de grèves, barricades et combats de rue menés par la Résistance.
Quatre-vingts ans plus tard, une « parade militaire et populaire » empruntera dimanche après-midi l’un des itinéraires suivis par la 2e DB pour rejoindre le centre de Paris, depuis la porte d’Orléans jusqu’à la place Denfert-Rochereau.
A l’arrivée de ce défilé, Emmanuel Macron présidera une cérémonie officielle. Des personnalités du monde de la culture seront présentes, comme l’actrice américaine Jodie Foster. Une flamme des Jeux paralympiques (28 août-8 septembre) sera allumée, avant une démonstration des avions de la Patrouille de France dans le ciel parisien pour clore les festivités.
Samedi, un hommage a été rendu aux 160 hommes de « la Nueve », la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, pour la plupart des républicains espagnols, les premiers à pénétrer dans Paris au soir du 24 août.
Ces derniers ont joué un rôle actif dans la libération de la capitale au sein de la « colonne Dronne », avant-garde de la 2e DB, mais il a fallu attendre les années 2000 pour qu’ils soient pleinement célébrés.
« Ces hommes dont nous commémorons ici aujourd’hui le talent, le courage, la force, l’énergie, l’inspiration (…) ont marqué l’histoire européenne, l’histoire de nos libertés, c’est aussi ce que signifie cette commémoration », a souligné lors de la cérémonie Anne Hidalgo, née en Espagne et dotée de la double nationalité franco-espagnole.
Bataille pour la libération de Paris, le 23 août 1944 / – / AFP/Archives
L’hommage a eu lieu en présence de Bénédicte de Francqueville, dernier enfant encore vivant du général Leclerc, et de Claire Rol-Tanguy, fille du colonel Rol-Tanguy, commandant régional des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Fanfares, concert, projection d’un film commémoratif et bal populaire ont animé le parvis de l’hôtel de ville samedi en soirée, sous la direction artistique de Mohamed El Khatib, artistes et spectateurs bravant le mauvais temps.
A 21h00 (19H00 GMT), les cloches des églises catholiques parisiennes ont sonné, comme elles l’avaient fait le 24 août 1944 pour saluer l’entrée des premiers soldats de la 2e DB dans la ville.
L’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, doit présider une messe pour les 80 ans de la Libération dimanche à 10h00 (08H00 GMT) à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, sa « cathédrale » en attendant de retrouver Notre-Dame.
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Une foule en liesse salue les soldats des troupes alliées et de la 2ᵉ division blindée française sur la place de la Concorde, à Paris, le 26 août 1944, lors du défilé célébrant la libération de Paris, durant la seconde guerre mondiale. – / AFP
Des hommages, un défilé, une messe, une démonstration de la Patrouille de France… Paris a célébré en grande pompe, dimanche 25 août, le 80e anniversaire de sa libération de l’occupant nazi. Le président Emmanuel Macron a vanté les vertus d’une France capable de former une « grande coalition » par-delà « les divisions ».
Point d’orgue de cinq jours de célébrations, une cérémonie officielle s’est tenue dimanche après-midi place Denfert-Rochereau, lieu hautement symbolique. Le 25 août 1944, l’essentiel de la 2e division blindée (2e DB), commandée par le général Leclerc, entrait dans la capitale, après plus de 1 500 jours d’occupation et une folle semaine de grèves, barricades et combats de rue menés par la Résistance.
« Paris fut libérée par tous ceux qui partageaient une certaine idée de la France. Tous différents parce que venus de cent horizons, porteurs de mille contradictions, mais rassemblés au sein d’une grande coalition, unis par un seul credo », a souligné Emmanuel Macron dans son discours. « Par-delà toutes les divisions, toutes les contradictions, être Français, c’est être ensemble. Libres, fidèles aux grandes choses faites, et déterminés à continuer d’en faire ensemble », a poursuivi le chef de l’Etat.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a estimé que la célébration de la libération de la capitale était « plus qu’une simple commémoration » : il s’agit de mettre en lumière un « héritage vivant, fait de personnes et d’actes salutaires, qui doit sans cesse nous rappeler le prix des combats pour la liberté ».
Parmi quelque 1 200 personnes conviées figuraient des descendants de combattants, des officiels étrangers et des responsables politiques, dont le premier ministre, Gabriel Attal, plusieurs membres de son gouvernement démissionnaire et les présidents de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et du Sénat, Gérard Larcher.
L’actrice américaine Jodie Foster et le pensionnaire de la Comédie-Française Birane Ba ont lu des textes racontant ces jours décisifs de l’été 44. Le choeur de l’armée française a entonné les poignants chants des partisans et des marais, mais aussi le joyeux refrain du film « Paris brûle-t-il ? ». Un passage des avions de la Patrouille de France dans le ciel parisien a conclu la cérémonie, exactement au moment où résonnaient les derniers accords de la Marseillaise.
Dimanche matin, l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, a présidé une messe pour les 80 ans de la libération à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, sa « cathédrale » en attendant de retrouver Notre-Dame.
Samedi, un hommage avait été rendu aux 160 hommes de la Nueve, la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, pour la plupart des républicains espagnols, qui ont été les premiers à pénétrer dans Paris au soir du 24 août. Ces derniers ont joué un rôle actif dans la libération de la capitale au sein de la « colonne Dronne », avant-garde de la 2e DB, mais il a fallu attendre les années 2000 pour qu’ils soient pleinement célébrés.
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« Ces hommes dont nous commémorons ici aujourd’hui le talent, le courage, la force, l’énergie, l’inspiration (…) ont marqué l’histoire européenne, l’histoire de nos libertés, c’est aussi ce que signifie cette commémoration », a souligné lors de la cérémonie Mme Hidalgo, née en Espagne et dotée de la double nationalité franco-espagnole. L’hommage a eu lieu en présence de Bénédicte de Francqueville, dernier enfant encore vivant du général Leclerc, et de Claire Rol-Tanguy, fille du colonel Rol-Tanguy, commandant régional des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.
Ce week-end avait lieu le 155e pèlerinage de Notre Dame de Monton. L’occasion de célébrer la statue qui surplombe la commune de Veyre-Monton (Puy-de-Dôme) depuis 1869.
Comme tous les ans depuis 1869, le pèlerinage de Veyre-Monton a rassemblé quelques fidèles et curieux, ce dimanche 25 août, dans le Puy-de-Dôme. On comptait environ 250 personnes, à 11 heures, pour la traditionnelle messe, au pied de la vierge.
Avant d’atteindre Notre Dame de Monton, située à 586 mètres d’altitude, le cortège s’est réuni à 10 h 30, devant l’église du village.
Un cortège avant la messe
Puis, emmené par l’archevêque, le prêtre, le père abbé, les diacres et les enfants de chœur, les pèlerins se sont dirigés vers la vierge. Les chants et textes étaient au rendez-vous. Le jeune Mel animait cette marche, suivi de Guislaine et Odile Michaux, présidente de Notre Dame de Monton. Ce pèlerinage est « d’une grande valeur pour les anciens » confie cette dernière, qui regrette « une certaine incompréhension de certains nouveaux habitants du village ».
« C’est important d’être là pour faire perdurer les traditions »
Baptiste, porteur de la statue de procession
Baptiste témoigne : « Tous les ans, on vient au pèlerinage. On a vécu cette tradition en suivant le cortège. Maintenant, c’est à nous de le mener, afin de faire perdurer les traditions ». Les habitués étaient effectivement nombreux, à cet événement catholique certes, mais « pas seulement » assure Marie. Pour elle, ce pèlerinage « s’adresse à tous ». Les événements, qui ont débuté samedi soir avec la procession aux flambeaux, se terminent le dimanche soir, avec l’embrasement du Puy de la Vierge, après la veillée musicale de 21 heures.
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Faits en bref Titre, Roi de Castille …
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Il forme avec Isabelle de Castille le couple des Rois catholiques d’Espagne, titre qui leur est attribué en 1496 par le pape d’origine aragonaise Alexandre VI Borgia.
Leurs règnes sont marqués par deux événements majeurs de l’histoire de l’Europe: la conquête du royaume de Grenade achevée en janvier 1492, qui marque la fin de la Reconquista, commencée au Xesiècle; l’arrivée des Espagnols dans le Nouveau Monde, à la suite du voyage de Christophe Colomb jusqu’aux Caraïbes en octobre 1492.
En 1468, son père Jean II, affaibli par l’âge et la perte de la vue, le fit reconnaître par le parlement de Cervera , vice-roi d’Aragon, de Valence, de Majorque, de Catalogne, de Sardaigne et de Corse et roi de Sicile[1].
En 1469, Ferdinand, âgé de dix-sept ans, a une maîtresse en titre qui lui a donné un enfant[2].
Le 14 octobre 1469, Ferdinand épouse à Valladolid l’infante Isabelle (1451-1504), demi-sœur du roi de Castille Henri IV. Mais ce mariage a lieu très discrètement, étant conclu contre la volonté d’Henri. Il doit être replacé dans le cadre du conflit entre le roi de Castille et une partie de sa noblesse, qui peut prendre l’aspect d’une guerre.
Les problèmes dynastiques du roi de Castille
la fille de Henri IV, Jeanne, considérée par les ennemis du roi comme issue d’un adultère de la reine; mais Henri IV soutient ses droits
opposition d’une fraction de la noblesse castillane, qui soutient les droits du demi-frère de Henri IV, Alphonse (1453-1468), frère d’Isabelle
deuxième bataille d’Olmedo (20 août 1467), remportée par le roi (la première en 1445 date du règne de Jean II)
mort d’Alphonse en 1468: cela rapproche Isabelle du trône, mais son mariage entraîne un revirement des rebelles.
Ce dernier étant mort prématurément, Ferdinand devient héritier présomptif de la couronne d’Aragon, ainsi que de la couronne de Sicile. Mais cela n’en fait pas le parti le plus intéressant aux yeux d’HenriIV: l’Aragon est un royaume plus petit et moins peuplé que la Castille; le Roussillon a été livré en gage à Louis XI; les sujets catalans du royaume sont entrés en révolte contre Jean II.
D’autres prétendants aspirent à la main d’Isabelle: le duc de Berry, frère de Louis XI que celui-ci souhaite éloigner; le frère du roi d’Angleterre Édouard IV; le roi de Portugal Alphonse V, candidat encore plus sérieux. Une alliance de la Castille avec le Portugal, qui a commencé son expansion coloniale le long des côtes d’Afrique, paraît très intéressante[4].
Le choix de Ferdinand par Isabelle
Pourquoi Isabelle choisit-elle Ferdinand? Malgré la mort de son frère cadet en 1468, elle n’est pas héritière présomptive de Castille car Henri IV a une fille, Jeanne.
Mais celle-ci est discréditée aux yeux d’Isabelle et de beaucoup de membres de la noblesse, car sa naissance est supposée illégitime. En revanche, elle est soutenue par la couronne portugaise, étant la fille de Jeanne de Portugal.
Isabelle est donc amenée à penser que les Aragonais sont les seuls à pouvoir soutenir ses droits de princesse légitime face à sa nièce qui ne l’est peut-être pas.[réf.nécessaire]
Les promis[pasclair], qui sont cousins au troisième degré, étant tous deux arrière-petit-enfants de Jean Ier de Castille, n’obtiennent pas la dispense nécessaire de Paul II, pape depuis 1464, qui est favorable à Henri IV et ne répond pas aux demandes des ambassadeurs aragonais.
Ils sont obligés de recourir à une fausse bulle attribuée au prédécesseur de Paul II, Pie II[5], fabriquée dès 1464 par le père de Ferdinand. Pie II aurait autorisé le jeune homme à épouser la jeune fille de son choix, laissant en blanc le nom de la fiancée.
Le mariage
En dehors de la famille de Ferdinand, de l’archevêque de Tolède, Alfonso Carrillo de Acuña, et de l’amiral Enriquez[Qui?], un petit nombre de Grands[Qui?] et de nobles de moins haut rang sont présents aux cérémonies. Les fêtes sont joyeuses mais sans faste: il a fallu emprunter pour couvrir les frais[réf.nécessaire].
Ce mariage politique s’avèrera heureux, malgré les infidélités de Ferdinand, tolérées par Isabelle. Contrairement aux couples princiers de cette époque, Isabelle et Ferdinand passeront beaucoup de temps ensemble et gouverneront ensemble.
Conséquences (1469-1474)
Sur le plan politique, ce mariage est jugé défavorablement: désapprouvé par le roi de Castille, il suscite l’inquiétude des Grands des deux royaumes, attachés à leur indépendance et à leur privilèges.
En ce qui concerne les Grands de Castille, alors que jusque là, il se sont opposés à Henri IV au nom du frère cadet d’Isabelle, Alphonse[6] (né en 1453), mais qui est mort en 1468. Privés de leur candidat, ils ne veulent pas soutenir les droits d’Isabelle dès lors qu’elle est mariée à un infant d’Aragon et se rallient à Henri IV et à sa fille Jeanne, qu’ils reconnaissent comme héritière présomptive.
En ce qui concerne le roi, à cette époque, se marier sans l’accord de son seigneur équivaut à une trahison. C’est ce qu’exprime Henri IV dans une lettre adressé à Isabelle en juin 1470: elle s’est mise en état de rébellion et sera traitée comme telle[7].
Pendant quatre ans, le couple erre de place forte en place forte. Il manque d’argent et de soutien, hormis celui de l’archevêque de Tolède. Mais la mort du pape Paul II (26 juin 1471) et l’avènement de Sixte IV, qui est influencé par le vice-chancelier d’origine aragonaise[8]Rodrigo Borgia, futur pape Alexandre VI, marquent un tournant: le couple est absous d’un acte qui aurait pu entraîner leur excommunication.
Avant de mourir, Henri IV confirme sa fille Jeanne comme héritière (il aurait même rédigé un testament en ce sens, que Ferdinand aurait brûlé[pasclair][9]).
Les rois catholiques.
L’avènement d’Isabelle (1474)
En 1474, Isabelle monte sur le trône de Castille. Elle se proclame reine de Castille juste après les obsèques de son demi-frère (le 13 décembre), alors que Ferdinand est à Saragosse. Elle n’a pas jugé bon de le rappeler. Elle ne lui envoie d’ailleurs un message que trois jours plus tard. Cette force de caractère et cet esprit d’indépendance ulcèrent le jeune homme[10]. Comme tous les hommes de son époque, il ne considère pas qu’une femme puisse régner. Étant lui-même issu de la branche des Trastamare, il réclame donc pour son compte le trône de Castille. Il n’a donc pas du tout l’intention de respecter les conventions jurées lors de son mariage. Il quitte Saragosse et entre à Ségovie le 2 janvier 1475. Isabelle reste intraitable, ce qui provoque la colère de Ferdinand qui menace de partir. Elle explique que l’exclusion des femmes entraînera forcément celle de leur petite fille, Isabelle, née en 1471. Sous l’arbitrage du cardinal de Mendoza et de l’archevêque de Tolède qui soutiennent la jeune femme, Ferdinand se laisse donc fléchir.
Un compromis est trouvé: Ferdinand est désigné roi de Castille, mais c’est Isabelle qui exerce la réalité du pouvoir sur ses terres. Bien que Ferdinand réside en Castille, il ne peut procéder à aucune nomination civile ou militaire, ne donner aucun bénéfice ecclésiastique sans l’accord de sa femme[5]. Il s’engage en outre à respecter les coutumes de la Castille.
La guerre de Succession de Castille (1476-1479)
Les partisans de Jeanne, notamment le Portugal et la France, interviennent en sa faveur.
Ferdinand mène avec son épouse une guerre visant à déposséder la nièce de cette dernière, Jeanne la Beltraneja (1462-1530), fille du défunt roi HenriIV de Castille, mais dont la légitimité est contestée. Les contemporains pensent en effet que le roi était impuissant et que Jeanne est la fille illégitime de son favori, Beltrán de la Cueva (d’où son nom). Celle-ci a le soutien de son oncle, Alphonse V de Portugal, qui a décidé de l’épouser.
Le génie politique de Ferdinand et d’Isabelle fut capable de transformer[11],[12] la bataille indécise de Toro (1476)[13] en victoire politique[14],[15] garantissant le trône de Castille à Isabelle au détriment de Jeanne qui est enfermée dans un couvent.
L’avènement de Ferdinand (1479)
Cinq ans plus tard, à la mort de Jean II, Ferdinand accède au trône de la couronne d’Aragon. Les deux monarques règnent ensemble, même si les deux couronnes restent séparées. La concorde de Ségovie précise les droits respectifs des époux.
En 1479, il hérite donc des États de son père, et réunit ainsi sous son autorité presque toute l’Espagne.
La conquête du royaume de Grenade (1482-1492)
L’idéal de croisade est très fort dans la péninsule ibérique depuis le VIIIesiècle.
En 1482, débute une guerre entre la Castille et l’Aragon d’une part, contre le royaume de Grenade, dernier pays musulman dans la péninsule Ibérique. Cette guerre assez difficile se conclut le 2 janvier 1492 par la prise de Grenade, dernier acte de la Reconquista.
Ils décident l’expulsion, en 1492, des Juifs non convertis vers l’Empire ottoman.
Cette politique religieuse agressive est motivée par une piété sincère mais permet aux Rois Catholiques d’asseoir leur pouvoir (l’Inquisition relève de leur autorité et non de celle du pape) et remplit les caisses de l’État. En effet, l’Inquisition spolie les biens de ceux qu’elle condamne.
La découverte du nouveau monde
Les négociations avec Christophe Colomb (1486-1492)
Durant cette période, Ferdinand est très occupé par la guerre de Grenade, et les relations avec Christophe Colomb sont dévolues en priorité à Isabelle.
Ferdinand assiste cependant à la première audience royale du navigateur en janvier 1486.
Les voyages de Colomb et la colonisation d’Hispaniola (1492-1510)
Après le premier voyage de Colomb (août 1492-janvier 1493), qui atteint quelques-unes des îles des Caraïbes, notamment Hispaniola[16] (Saint-Domingue), cette île devient le pôle de la colonisation espagnole, avec les problèmes qu’elle génère, notamment celui des relations avec les habitants, des Arawaks.
Se pose notamment la question de leur asservissement. Au retour du deuxième voyage (1498), Colomb ramène 300 indigènes destinés à être vendus comme esclaves. Mais Isabelle refuse: pour elle, les indigènes des «Indes» sont des hommes libres. Les captifs de Colomb sont libérés et rapatriés dans leurs îles.
Colomb, tout en poursuivant ses explorations au cours des deuxième et troisième voyage, est aussi gouverneur d’Hispaniola. Mais la situation de l’île n’est pas bonne, Colomb n’est pas un bon administrateur colonial. En 1500, il est même arrêté et renvoyé en Castille, perdant nombre des droits obtenus en 1492.
Son fils Diego est cependant nommé gouverneur d’Hispaniola en 1506 (donc par Ferdinand, puisque Isabelle est morte en 1504), après la mort de son père. Cela ne l’empêche pas de s’engager en 1508 dans une procédure contre la Couronne pour recouvrer les droits de la famille (pleitos colombinos, 1508-1563).
La conquête de Cuba (1511) et les préparatifs de l’expansion en Amérique
À la fin du règne de Ferdinand commence l’expansion espagnole hors d’Hispaniola, sous la supervision de Diego Colomb: pour commencer, c’est, en 1511, la conquête de Cuba par Diego Velázquez de Cuéllar, qui en devient gouverneur.
En 1513, le juriste castillan Juan López de Palacios Rubios, membre du Conseil de Castille[17], publie son Requerimiento en prévision des futures explorations et conquêtes: ce texte, destiné à être lu aux indigènes rencontrés, leur demande de se soumettre au roi de Castille et de se convertir au christianisme, sans quoi ils sont menacés d’une «guerre juste».
La succession de Castille après la mort d’Isabelle (1504-1506)
À la mort d’Isabelle, la couronne passe à la fille de la défunte et de Ferdinand, Jeanne, née en 1479, donc assez âgée pour régner, mariée à Philippe de Habsbourg dit «le Beau», né en 1478, fils de Maximilien d’Autriche (1459-1519) et de Marie de Bourgogne (1457-1482).
Jeanne est devenue héritière présomptive de Castille seulement en 1500, à la suite des décès de trois successeurs mieux placés, son frère[18], sa sœur aînée et le fils de celle-ci, Miguel. Jeanne et Philippe vivent alors aux Pays-Bas, dont Philippe le Beau est le souverain en tant qu’héritier des ducs de Bourgogne. Elle y a donné naissance en 1500 à un fils, Charles de Habsbourg (Charles Quint en 1519), né à Gand. Ils viennent en 1501 faire le tour de leurs futurs royaumes ibériques. En 1502, Jeanne est reconnue héritière présomptive par les Cortes de Castille et par les Cortes d’Aragon, et Philippe comme consort. Le 10 mars 1503, Jeanne donne naissance à Alcalá de Henares à un second fils, Ferdinand (futur empereur Ferdinand Ier).
À la mort d’Isabelle (26 novembre 1504), Ferdinand se proclame régent de Castille, conformément au testament de son épouse qui pressentait l’instabilité mentale de sa fille[réf.nécessaire]. Mais les Cortes refusent et confirment Jeanne et Philippe comme rois de Castille. C’est donc Philippe qui règne réellement, mais peu de temps: il meurt prématurément en 1506. L’état mental de Jeanne va ensuite s’aggraver: elle devient «Jeanne la Folle». Elle est internée dans un monastère où elle vivra jusqu’en 1555, presque aussi longtemps que son fils Charles (1500-1558).
Des rumeurs circulent à propos de la mort de Philippe le Beau: le prince aurait été empoisonné après avoir bu un verre d’eau dans un contexte de forte chaleur et de fatigue, après une journée de chasse[19], mais rien ne s’ensuit.
Ferdinand peut devenir régent de Castille, au nom de Charles.
En 1493, le roi de Naples est Ferrante Ier (1423-1494), fils légitimé du roi d’Aragon Alphonse V le Magnanime (1396-1458), frère de Jean II, le père de Ferdinand. Ferrante meurt le 25 janvier 1494. Son successeur naturel à Naples est son fils Alphonse II.
Charles VIII lance peu après sa première expédition en Italie.
La première guerre d’Italie (1494-1497): Charles VIII
Charles VIII veut reprendre les droits de la dynastie angevine sur Naples. Il se concilie Ferdinand d’Aragon en lui restituant le Roussillon, conquis par Louis XI (traité de Barcelone en janvier 1493[23].
Le 29 août 1494, le roi et son armée quittent Grenoble en direction de l’Italie.
L’expédition est d’abord un succès: l’armée française entre dans Naples le 22 février 1495, sans avoir rencontré de grande résistance. L’historienne Arlette Jouanna donne deux raisons: la supériorité militaire française; l’attitude des Italiens. Les barons napolitains, notamment, se réjouissent de la chute de la dynastie aragonaise[24]. Le roi aragonais Alphonse II abdique en janvier 1495 et part en exil en Sicile où il meurt en décembre.
Les Français décident de repartir et le gros de l’armée quitte Naples le 20 mai 1495, emportant avec eux, entre autres, la bibliothèque des rois de Naples[25].
La retraite est marquée par la bataille de Fornoue (6 juillet 1495) entre l’armée française et celles de la Ligue. L’armée française réussit à passer.
La maison d’Aragon retrouve le trône de Naples: le fils d’Alphonse II, Ferdinand II (1469-1496), puis un frère d’Alphonse II, Frédéric Ier (1451-1504).
Les garnisons laissées dans le royaume de Naples sont peu à peu délogées par le capitaine Gonzalve de Cordoue, surnommé El Gran Capitan, aux ordres de Ferdinand d’Aragon. La dernière place tenue par les Français tombe en 1497.
La deuxième guerre d’Italie (1499-1500): Louis XII
Au préalable, il conclut un accord secret avec Ferdinand d’Aragon, à Grenade à la fin de l’année 1500[26]. Les deux rois doivent attaquer le royaume de Naples ensemble: le roi de France obtiendra Naples, la Terre de labour et la province des Abruzzes, Ferdinand les Pouilles et la Calabre.
Dès la signature de l’accord, le roi de France prépare son armée. La victoire est consommée dès 1501: Louis XII obtient le départ de Frédéric de Naples en échange du duché d’Anjou et d’une pension (il meurt en 1504 à au château de Plessis-lèz-Tours).
Mais Louis XII et Ferdinand d’Aragon entrent en conflit pour la possession totale du royaume de Naples. La guerre dure deux ans et se solde par une victoire aragonaise en 1503.
Suivant une politique aragonaise traditionnelle[27], il place un vice-roi à la tête du royaume de Naples.
Le premier vice-roi est Gonzalve de Cordoue. Mais trouvant que son général est trop populaire et puissant il le rappelle en Espagne[Quand?] et le confine dans une retraite dorée[réf.nécessaire]. L’armée doit rester un instrument au service de la couronne[28].
Au terme de la deuxième guerre d’Italie, les Français restent présents dans le duché de Milan. Un équilibre s’établit entre Louis XII et Ferdinand, qui après la mort d’Isabelle de Castille (26 novembre 1504), épouse le 19 octobre 1505 une nièce du roi de France, Germaine de Foix (1488-1536). Louis XII abandonne ses prétentions sur le royaume de Naples et le pape confirme ce royaume comme possession aragonaise (1510).
Les relations entre la Navarre et la maison d’Aragon remontent à quelques décennies. En effet, le père de Ferdinand, Jean II, a eu pour première épouse la reine Blanche de Navarre (1387-1441). À la mort de Blanche, il a usurpé le gouvernement du royaume de Navarre au détriment de leur fils aîné, Charles de Viane[29] (1421-1461), demi-frère de Ferdinand, situation qui a dégénéré en 1451 en une guerre civile entre le père et le fils, aboutissant à la défaite et à l’exil de Charles. Rentré en 1460 à Barcelone pour se réconcilier avec son père, Charles de Viane meurt en 1461 (d’où des rumeurs à propos de sa belle-mère, Jeanne Enríquez, mère de Ferdinand).
Ferdinand a d’autres justifications pour revendiquer la Navarre. Germaine de Foix est la fille de Jean de Foix (1450-1500), frère cadet de Gaston, et de Marie d’Orléans (1457-1493), sœur de Louis XII. Il faut ajouter le mariage (en 1434) de sa demi-sœur Éléonore (1426-1479) avec Gaston IV de Foix (vers 1425-1472).
Éléonore a d’ailleurs joué un rôle actif lors de l’usurpation de Jean II en Navarre.
En 1512, une armée est donc envoyée par Ferdinand à Pampelune, sous les ordres du duc d’Albe. Elle occupe la Haute-Navarre. En 1515, les Cortès réunis à Burgos décident son rattachement à la Couronne de Castille pour des raisons qui semblent obscures aujourd’hui[pasclair]. La Navarre reste un royaume, doté d’un vice-roi, seul cas de ce genre en ce qui concerne les possessions européennes de la Castille[30], alors que la Couronne d’Aragon comportait plusieurs vice-royautés.
En ce qui concerne la Basse-Navarre, elle reste aux mains de Catherine de Navarre et de Jean d’Albret, qui tente vainement de reconquérir son royaume, une première fois en 1512 avec des renforts français, une seconde fois en 1516. Il meurt le 4 juin 1516 et Catherine le 12 février 1517. Leur fils, Henri II d’Albret (1503-1555), puis leur petite-fille, Jeanne d’Albret (1528-1572), ne reconnaissent pas la conquête. Ils portent toujours le titre de «roi/reine de Navarre», seul reconnu par les rois de France, alors que celui de Ferdinand et de ses descendants (Charles Quint en premier lieu) est considéré comme usurpé. Le titre de «roi de Navarre» passe finalement à Henri III de Navarre, fils de Jeanne d’Albret, qui devient roi de France en 1589 sous le nom d’Henri IV, le premier «roi de France et de Navarre».
L’union vers la Couronne d’Espagne 1479-1516
La poursuite de la Reconquista en Afrique
Comme l’a montré Fernand Braudel[31], la conquête du royaume de Grenade ouvre les portes de l’Afrique aux Espagnols, la maîtrise du détroit de Gibraltar devenant complète du côté nord.
L’expansion au-delà du détroit semble logique aux Espagnols de l’époque, dans la mesure où il s’agit de provinces anciennement romaines[32] conquises par les Arabo-musulmans, de religion chrétienne au moment de la conquête (un des principaux Pères de l’Église, saint Augustin (354-430), a été évêque d’Hippone).
Le testament d’Isabelle la Catholique oriente expressément la politique de l’Espagne vers une guerre, voire une croisade, contre l’Islam et un contrôle militaire sur l’Afrique du Nord[33].
La situation des États musulmans d’Afrique du Nord, où les Portugais détiennent Ceuta depuis 1415, est instable[34] en raison de l’opposition de trois familles régnantes (les Wattasides de Fez, les Zayanides de Tlemcen[35] et les Hafsides de Tunis dont le royaume est en désagrégation à la fin du XVesiècle)[36].
La Reconquista espagnole se poursuit donc sur ce continent avec la prise de Melilla en 1497, de Mers el-Kébir en 1505 , du Peñón de Vélez de la Gomera en 1508, d’Oran en 1509, de Bougie et de Tripoli en 1510. Face à la poussée espagnole, Alger et Tunis[pasclair] se soumettent à la suzeraineté de Ferdinand le Catholique (1510). Même si les Espagnols ne parviennent pas à installer de garnison à Djerba (los Gelves) en 1510, ni sur les îles Kerkennah (1511), la rive sud de la Méditerranée eset sous le contrôle de l’Espagne, qui met en place le système des présides[37].
En 1510, Jules II attribue à Ferdinand le titre de roi de Jérusalem, théorique puisque la Terre sainte est alors aux mains des Mamelouks d’Égypte (puis des Ottomans à partir de 1517), mais prestigieux.
Cette politique africaine complète l’expansion aragonaise en Méditerranée, commencée au XIIIesiècle vers la Sicile et Naples.
Le jeu des alliances en Europe (1496-1516)
Ferdinand contre la France (1496-1506)
À l’époque de la première guerre d’Italie, Ferdinand cherche à isoler la France.
Ferdinand établit également des liens avec le Portugal en donnant sa fille Isabelle en mariage à l’infant Alphonse (1475-1491), puis au roi Manuel Ier. Mais Isabelle meurt en couches en 1498, et son fils, Miguel, meurt en 1500. Ferdinand donne alors à Manuel sa dernière fille, Marie.
Enfin Catherine épouse Arthur Tudor, héritier présomptif de la couronne d’Angleterre, puis, à la mort de celui-ci, son frère Henri (futur Henri VIII).
Cette politique matrimoniale s’avère peu efficace. Jean, héritier des couronnes de Castille et d’Aragon, meurt sans descendance l’année même de son mariage. La nouvelle héritière présomptive, Jeanne, commence à donner des signes de défaillance mentale.
En 1504, à la mort d’Isabelle la Catholique, Jeanne devient reine de Castille, assistée de son époux, qui meurt prématurément en 1506. Jeanne perd la raison, devenant «Jeanne la Folle». Ferdinand devient alors régent de Castille pour sa fille et son petit-fils Charles, qui à ce moment est élevé aux Pays-Bas[38] par Marguerite d’Autriche. C’est donc le Habsbourg Charles qui doit devenir roi de Castille et roi d’Aragon à la mort de Ferdinand.
Ferdinand contre les Habsbourg (1506-1516)
Après la mort d’Isabelle, Ferdinand tente d’abord d’obtenir la main de Jeanne la Beltraneja, princesse castillane veuve d’Alphonse V de Portugal, dans l’espoir de reconquérir le trône de Castille, mais c’est un échec.
Il se tourne alors vers une princesse française, Germaine de Foix, afin de contrebalancer la future position dominante des Habsbourg en Europe par un rapprochement avec la France. Le mariage a lieu en 1505. Il espère aussi avoir un fils, qui deviendrait son héritier présomptif pour le royaume d’Aragon à la place de sa fille Jeanne (les fils ayant la priorité sur les filles, quels que soient leurs âges). Charles de Habsbourg, fils de Jeanne et du Habsbourg Philippe le Beau, deviendrait roi de Castille, mais pas roi d’Aragon.
Quant au rapprochement avec la France, il est interrompu lorsque Ferdinand envahit le royaume de Navarre en 1512, au détriment des rois de la maison d’Albret qui y règnent alors. De surcroît, l’arrivée de troupes aragonaises au nord du col de Roncevaux, en Basse-Navarre (Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais) est inacceptable pour la monarchie française, qui va tout faire pour que la maison d’Albret conserve au moins cette province, toujours désignée en France par l’appellation de «royaume de Navarre».
À la mort de Ferdinand en 1516, Jeanne, reine de Castille depuis 1504, devient donc reine d’Aragon, sous la tutelle de son fils Charles, déjà prince des Pays-Bas, qui va très rapidement se faire reconnaître comme roi de Castille et d’Aragon Charles Ier aux côtés de sa mère, en attendant de se faire élire empereur en 1520. C’est le triomphe de la maison de Habsbourg.
Un chroniqueur fait une rapide mention de l’empoisonnement de Ferdinand[39]. D’après lui, il serait tombé malade après avoir bu une potion de fertilité donnée par Germaine de Foix: «Et la cour étant dans cette ville, durant le mois de mars, et le roi Ferdinand à Carrioncillo, lieu éloigné de Medina d’une lieue, lieu agréable et abondant en gibier, il se reposait avec la reine Germaine sa femme; en conséquence son Altesse eut tellement envie d’avoir une descendance, en particulier un fils qui hériterait des royaumes d’Aragon que la reine lui fit donner certains breuvages à base de testicules de taureau et de choses de médecine qui aidaient à avoir une descendance; car on lui laissa entendre que leur action serait immédiate. Même si certains pensèrent que du poison lui avait été donné»[40].
Ainsi, Germaine de Foix voulant améliorer les performances de son époux dont elle n’a eu qu’un fils mort-né, demande à Isabel de Velasco de préparer un breuvage à base de testicules de taureau, et de cantharidine. Rappelons que la cantharidine est une substance tirée d’un insecte, la mouche dite d’Espagne ou de Milan, célèbre depuis l’Antiquité pour ses propriétés aphrodisiaques: une poudre faite à partir de l’insecte était reconnue alors comme propice aux érections. Cependant, une surdose peut être mortelle. Ferdinand n’en réchappa pas. Surdose involontaire ou empoisonnement, le doute plane dans les écrits historiographiques d’alors[41].
Ferdinand élève l’Espagne au plus haut point de puissance, agrandit la puissance royale, abaisse la haute noblesse et rend aux lois toute leur force; en outre, il mérite le surnom de Catholique par son ardeur à combattre les Infidèles; mais on lui reproche sa versatilité et sa fourberie, qui lui valent aussi le surnom de Rusé: il se joue de la bonne foi de Charles VIII et de Louis XII, se montrant tantôt leur allié et tantôt leur ennemi. Il aurait inspiré Le Prince de Machiavel. Il est habilement secondé dans ses entreprises par son ministre, le cardinal Cisneros, et dans ses conquêtes par son général Gonzalve de Cordoue.
Le jeu compliqué et hasardeux des alliances matrimoniales a rassemblé les Espagnes de façon imprévue. À sa mort en 1516, Ferdinand laisse un empire immense mais fragile à son petit-fils Charles Quint, premier véritable roi des Espagnes. En effet, l’union de l’Aragon et de la Castille n’est que personnelle et à la mort des deux souverains tout est remis en question par la folie de leur héritière, Jeanne la Folle. Charles Quint est trop jeune pour régner: la vacance du pouvoir se fait sentir. Elle explique la conquête désordonnée des Antilles où de nombreux abus sont commis. Ferdinand avait en outre tenté de faire de son second petit-fils, Ferdinand, qu’il a élevé lui-même, roi d’Aragon mais les Cortès en ont décidé autrement. La naissance du fils de Germaine de Foix a aussi brièvement remis en question l’union des royaumes espagnols. Il faut souligner l’extraordinaire chance de Charles Quint qui a réuni toutes les couronnes et qui ne tient pas à un calcul politique.
De son union avec Isabelle, Ferdinand a cinq enfants:
(fr) Heinrich Schaeffer, Histoire de Portugal, traduit de l’allemand en français par H. Soulange-Bodin, AdolpheDelahays, libraire-éditeur, Paris, 1858.
(fr) Ignacio Olagüe, Histoire d’Espagne, Éditions de Paris, 1958.
(fr) Baltasar Gracián, Le Politique Ferdinand le Catholique, traduit de l’espagnol par Joseph de Courbeville, éditions Gérard Lebovici, 1984; rééd. PUF, 2010.
(ca) Armand de Fluvià (préf.Josep M. Salrach), Els primitius comtats i vescomptats de Catalunya: Cronologia de comtes i vescomtes, Barcelone, Enciclopèdia catalana, coll.«Biblioteca universitària» (no11), avril 1989, 238p. (ISBN84-7739-076-2), p.37-38
(ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll.«Base Històrica» (no75), avril 2011, 272p. (ISBN978-84-15267-24-9), p.176-185
Isabel[42]est une série dédiée aux Rois catholiques qui comprend trois saisons[43]. Le rôle de Ferdinand est interprété par Rodolfo Sancho.
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Le match de National entre l’US Orléans et le FC Valenciennes a été interrompu ce vendredi soir.
La raison ? Un impressionnant incendie qui s’est déclaré dans la buvette du stade de la Source, à Orléans.
La fumée noire était impressionnante et visible à plusieurs centaines de mètres du stade de la Source, à Orléans, dans le Loiret. Le match entre l’US Orléans et le Valenciennes FC a dû être interrompu ce vendredi soir, à cause de l’incendie de la buvette. Le feu a pris à la mi-temps, alors que les joueurs étaient au vestiaire. Aucune victime n’est à déplorer.
❌ La seconde période ne peut pas débuter en raison d’un incendie de la buvette du Stade de la Source. 1⃣ – 1⃣ | #USOVAFC | #AllezVA 🦢 pic.twitter.com/LVc8hfXXzU — Valenciennes FC 🦢 (@VAFC) August 23, 2024
Le match avait débuté depuis 45 minutes quand un incendie s’est déclaré au stand de boissons, installé tout proche de l’enceinte du stade. « La seconde période ne peut pas débuter en raison d’un incendie de la buvette du stade de la Source », a écrit le Valenciennes FC sur son compte X. Comme le montre les photos partagées par le club, le feu s’est très rapidement propagé et la fumée a envahi la pelouse.
Certains supporters ont évoqué un air « irrespirable » sur X. Ils ont tous été évacués par les pompiers, alors que l’alarme incendie retentissait. Selon le quotidien local La République du Centre, une friteuse serait à l’origine du sinistre, qui a détruit tout le bâtiment de la buvette.
Pas de vainqueur du match
La seconde période du match, comptant pour la deuxième journée du championnat de National, a d’abord été retardée, puis totalement annulée. Les deux équipes se sont ainsi quittées sur le score de 1-1. Le joueur orléanais Fahd El Khoumisti a d’abord marqué sur penalty au bout de seulement trois minutes de jeu. 22 minutes plus tard, Nick Venema a finalement ramené Valenciennes à égalité.
La rencontre avait déjà été interrompue pendant une dizaine de minutes lors de la première mi-temps. Selon France Bleu Orléans, un supporter a chuté depuis les tribunes, se blessant à la tête. Les secours l’ont rapidement évacué vers l’hôpital.
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Retrouvez les infos utiles des manifestations et autres événements à suivre dans notre département.
Braderie
Le Secours Catholique de Châteauneuf-la-Forêt, au 19 rue Firmin-Tarrade, organise une braderie samedi 24 août de 10 heures à 17 heures. Vous y trouverez des vêtements pour homme, femme et enfant, linge de maison, vaisselle, etc. Cette journée sera également l’occasion de mettre en avant les actions menées par le Secours Catholique. Café, boissons fraîches et petits gâteaux seront proposés.
Agriculture
La fête de l’agriculture de Nedde, organisée par la section neddoise de la CGA (Confédération générale de l’agriculture), se déroulera samedi 24 et dimanche 25 août.Elle débutera par un concours de pétanque en doublette dans le parc communal, le samedi. Les inscriptions seront enregistrées dès 13 h 30 ; 10 € par équipe. Le samedi soir, un grand repas dansant animé par Dj Lolo est proposé dans la salle polyvalente dès 20 heures ; 15 € par adulte et 8 € pour les moins de 12 ans. Il est préférable de réserver au 06.78.38.11.54 ou 06.60.71.56.17. Le lendemain aura lieu le traditionnel concours de labour ; les inscriptions seront prises en mairie dès 13 h 30. Il réunira différents modes de labour : à cheval, à la fourche-bêche ou avec un tracteur plus ou moins puissant. Pendant ce temps, les visiteurs pourront admirer d’anciens matériels, des animaux et les enfants pourront jouer sur des structures gonflables. Des démonstrations de pressage seront également proposées. Buffet et buvette. Le terrain est situé sur la route de Neuvialle et sera fléché depuis le bourg. À 19 heures, les récompenses seront remises dans la salle polyvalente où un vin d’honneur sera servi.
Folklore
Lous Réjauvits propose un spectacle, Ainsi va la vie, mêlant théâtre et folklore, dimanche 25 août à 15 heures dans la salle polyvalente de Saint-Gence. À travers des tableaux vivants et des personnages hauts en couleur, ce spectacle raconte des histoires de vies ordinaires rendues extraordinaires par la magie du folklore et de la scène, entre tradition et modernité. Entrée 8 € ; tombola, buvette, pâtisseries.
Musique
Musik’Art de Noblat organise un concert gratuit pop rock avec le groupe Les Vikings samedi 24 août à partir de 19 heures au parcours santé à Saint-Léonard-de-Noblat. Les Vikings est composé d’Olivier (clavier, basse et chant), Christophe (batterie), Olivier (guitare et basse) et Laurent (guitare et chant) ; ils reprendront des standards des années 70/80 (Dire Straits, Clapton, Axel Bauer, Niagara, AC/DC, Cabrel). Buvette et restauration sur place.
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