Prix m2 immobilier à Orléans en septembre 2024 (45000)

Page mise à jour le 02/09/2024 11:31

Prix du m2 à Orléans

3 099 €/m2 (prix médian)

+7 % sur 1 an

+46 % sur 5 ans

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Carte des prix de l’immobilier à Orléans

Evolution du prix du m2 à Orléans

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Prix bas 1 934 €/m2

Prix médian 3 099 €/m2

Prix haut 4 566 €/m2

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Prix du m2 par nombre de pièces

Nombre de pièces Prix au m2
Studios / 1 pièce 3 738 €/m2
2 pièces 3 331 €/m2
3 pièces 3 192 €/m2
4 pièces 2 971 €/m2
5 pièces 2 761 €/m2
6 pièces 2 629 €/m2
7 pièces et plus 2 768 €/m2

Prix du m2 ancien à Orléans

2 867 €/m2 (prix médian)

+2 % sur 1 an

+38 % sur 5 ans

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Evolution du prix du m2 ancien à Orléans

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Prix bas 1 814 €/m2

Prix médian 2 867 €/m2

Prix haut 4 233 €/m2

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Prix du m2 par nombre de pièces

Nombre de pièces Prix au m2
Studios / 1 pièce 3 512 €/m2
2 pièces 3 084 €/m2
3 pièces 2 814 €/m2
4 pièces 2 685 €/m2
5 pièces 2 602 €/m2
6 pièces 2 622 €/m2
7 pièces et plus 2 777 €/m2

Prix du m2 neuf à Orléans

3 864 €/m2 (prix médian)

+24 % sur 1 an

+46 % sur 5 ans

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Evolution du prix du m2 neuf à Orléans

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Prix bas 2 891 €/m2

Prix médian 3 864 €/m2

Prix haut 4 918 €/m2

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Prix du m2 par nombre de pièces

Nombre de pièces Prix au m2
Studios / 1 pièce 4 883 €/m2
2 pièces 4 152 €/m2
3 pièces 3 902 €/m2
4 pièces 3 749 €/m2
5 pièces 3 661 €/m2
6 pièces 2 734 €/m2
7 pièces et plus 2 461 €/m2

Prix d’une maison à Orléans

2 708 €/m2 (prix médian)

-1 % sur 1 an

+30 % sur 5 ans

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Evolution du prix des maisons à Orléans

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Prix bas 1 824 €/m2

Prix médian 2 708 €/m2

Prix haut 3 596 €/m2

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Prix d’une maison par nombre de pièces

Nombre de pièces Prix m2 ancien Prix m2 neuf
1 pièce – –
2 pièces 2 582 €/m2 –
3 pièces 2 915 €/m2 –
4 pièces 2 591 €/m2 3 139 €/m2
5 pièces 2 488 €/m2 3 016 €/m2
6 pièces 2 580 €/m2 2 603 €/m2
7 pièces et plus 2 779 €/m2 2 461 €/m2

Prix d’un appartement à Orléans

3 297 €/m2 (prix médian)

+6 % sur 1 an

+53 % sur 5 ans

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Evolution du prix des appartements à Orléans

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Prix bas 1 981 €/m2

Prix médian 3 297 €/m2

Prix haut 4 723 €/m2

Estimations au 01/08/2024 (méthodologie)

Prix d’un appartement par nombre de pièces

Nombre de pièces Prix m2 ancien Prix m2 neuf
1 pièce 3 515 €/m2 4 883 €/m2
2 pièces 3 083 €/m2 4 153 €/m2
3 pièces 2 801 €/m2 3 948 €/m2
4 pièces 2 690 €/m2 4 211 €/m2
5 pièces 3 047 €/m2 4 960 €/m2
6 pièces 2 732 €/m2 –
7 pièces et plus 2 929 €/m2 –

Volume de ventes à Orléans

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Volume de ventes d’appartements à Orléans

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Volume de ventes de maisons à Orléans

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Quand vendre ou acheter à Orléans ?

Quand vendre ? Août est statistiquement le mois le plus intéressant pour vendre un bien immobilier à Orléans

Quand acheter ? Juin est statistiquement le mois le plus intéressant pour acheter un bien immobilier à Orléans

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sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Saint-Omer : 34 personnes évacuées, 91 pompiers mobilisés, l’église de l’Immaculée-Conception en feu

Cette nuit, vers 4h du matin, un incendie s’est déclaré dans la sacristie de l’église de l’Immaculée-Conception, place de la Ghière à Saint-Omer. Le sinistre s’est rapidement propagé à la toiture. Sous la violence des flammes, le clocher s’est effondré peut-être après 5h. Une centaine de pompiers venus de toute la région (des casernes du Dunkerquois et du bassin minier sont arrivées en renfort en début de matinée) luttent toujours pour circonscrire le sinistre. Aucun blessé n’est à déplorer.

Vers 7 h 30, si l’incendie n’était pas encore totalement circonscrit, il était maîtrisé, selon Sophie Pagès, sous-préfète de Saint-Omer. 34 personnes de l’impasse des Clarisses et de la place de la Ghière ont été évacuées et accueillies dans une salle du Petit Saint-Pierre, le café du Haut-Pont. Les enfants qui devaient retourner à l’école ont été autorisés à revenir chez eux, accompagnés d’un pompier, le temps de s’habiller et de récupérer leur cartable

Sept lances sont mobilisées pour circonscrire le sinistre.
Sept lances sont mobilisées pour circonscrire le sinistre.

Deux écoles se situent sur la place de l’église. Une école privée, l’Immaculée-Conception, et une école publique, l’école Lamartine. On craint un temps que la rentrée des classes de ces deux établissements allait être rapportée. Après un échange avec les services de la ville, l’inspecteur de l’Éducation nationale présent sur place et les pompiers, les deux directrices ont finalement été autorisées à ouvrir leur établissement, ces derniers se situant en dehors du périmètre de sécurité mis en place par les forces de l’ordre.




L’église, baptisée la cathédrale des faubourgs, avait été entièrement restaurée entre 2015 et 2018. Une messe y avait encore été célébrée dimanche matin. Chez les fidèles, comme les riverains, l’émotion est grande. Une partie du conseil municipal est sur place, ainsi que l’abbé Roussel.

Dans la nuit de dimanche 1er septembre au lundi 2 septembre, un incendie s'est déclaré dans la sacristie de l'église de l'Immaculée-Conception de Saint-Omer. Le clocher s'est efffondré peu après 5 heures.
Dans la nuit de dimanche 1er septembre au lundi 2 septembre, un incendie s’est déclaré dans la sacristie de l’église de l’Immaculée-Conception de Saint-Omer. Le clocher s’est efffondré peu après 5 heures. – PHOTO LA VOIX DU NORD

Dans la matinée, les équipes du cabinet de Nathalie T’Kint, l’architecte qui a œuvré à la restauration de l’église, sont attendues sur place, avec plusieurs entreprises qui avaient participé au chantier. L’objectif est de vérifier que la structure du bâtiment n’a pas été fragilisée par les flammes et ainsi permettre aux pompiers d’effectuer des reconnaissances à l’intérieur de l’édifice.

Le site sainte-marie-orleans.org est fait afin de créer plusieurs publications sur la thématique Paroisse Sainte-Marie d’Orléans communiquées sur le net. Pour vous tenir au fait, ce post autour du thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous est fourni par sainte-marie-orleans.org. La chronique est produite de la manière la plus authentique qui soit. Au cas où vous décidez de fournir des informations supplémentaires à cet article sur le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans » vous avez la possibilité d’utiliser les contacts affichés sur notre site web. En consultant régulièrement notre blog vous serez informé des prochaines publications.

Concile d’Orléans (511)


Le concile d’Orléans de 511 ou premier concile d’Orléans est le premier des six conciles nationaux réunis aux VIe et VIIe siècles dans la ville du Royaume franc : Aurelianum, actuellement Orléans (Loiret, France).


Faits en bref Informations générales, Numero …

Concile d’Orléans (511)
carte des diocèses représentés au concile d'Orléans (511)
carte des diocèses représentés au concile d’Orléans (511)
Informations générales
Numero Premier concile d’Orléans
Convoqué par Clovis, roi des Francs
Début juillet 511
Lieu Aurelianum (Gaule franque)
Accepté par Église catholique
Organisation et participation
Présidé par Clovis

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Le concile est réuni en juillet 511, sur convocation et en la présence de Clovis Ier. Il réunit 32 évêques, la moitié de ceux du « royaume des Francs ».

Il condamne l’arianisme, et définit des règles régissant les relations entre le pouvoir royal et l’Église, établissant une coopération entre les rois de France et l’Eglise indivise. Enfin, il réaffirme le droit d’asile.

En juillet 511, Clovis Ier réunit un concile des Gaules à Aurelianum, qui prend fin le dimanche 10 juillet[1]. Le pape n’est pas consulté pour la convocation du concile, organisé par Clovis[2]. Le concile qui rassemble trente-deux évêques est présidé par l’évêque métropolitain Cyprien de Bordeaux[2] ; la moitié viennent du « royaume des Francs ». Les évêques métropolitains d’Eauze, Rouen et Tours sont présents mais pas celui de Reims. Certains évêques de Novempopulanie sont absents à cause de troubles dans leur région mais également ceux de Gaule belgique et de Germanie[3] du fait du manque de pénétration de l’Eglise dans ces régions. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus, fils de la Sainte Église », par tous les évêques présents[4]. La Bretagne est représentée, ainsi que l’Aquitaine, conquise depuis 507 seulement, à la bataille de Vouillé, sur les Wisigoths ariens.

Ce concile fut capital dans l’établissement des relations entre le roi et l’Église indivise. Clovis ne se pose pas comme chef de l’Église comme le ferait un roi arien, il coopère avec celle-ci et n’intervient pas dans les décisions des évêques (même s’il les a convoqués, leur pose des questions, et promulgue les canons du concile), prenant alors la même attitude que Constantin au Concile de Nicée.

Ce concile vise à remettre de l’ordre dans l’épiscopat du royaume des Francs, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec l’Eglise de Rome.

Clovis mourra quelques mois après le concile et ce seront ses successeurs qui feront appliquer les décisions conciliaires.

Davantage d’informations Diocèse, Évêché …

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De ce concile résultent 31 canons[6].

Alliance entre le roi des Francs et l’Église

La nomination des évêques et des abbés revient au roi ; leur ordination est entérinée par trois évêques locaux, et seulement après que tous les évêques ont été avertis par courrier (ce qui reprend une des dispositions du concile de Riez de 439). Un laïc ne peut être nommé évêque, sauf exception. Les biens d’Église sont déclarés exempts d’impôts. Les clercs ne relèvent plus de la justice civile, mais des tribunaux ecclésiastiques.

Établissement du droit d’asile

Dans le premier canon, il est déclaré que toute personne poursuivie, quelle que soit la raison de la poursuite (meurtre, vol ou autre), qui se réfugie dans une église ou ses dépendances, ou dans la maison de l’évêque, bénéficie du droit d’asile. On ne peut l’obliger à en sortir, il peut négocier un dédommagement pour l’acte dont il s’est rendu coupable avec sa victime ou la famille de la victime. L’esclave en fuite ne sera rendu à son maître que si celui-ci jure de ne pas le punir. De même, l’esclave ordonné diacre ou prêtre à l’insu de son maître est libéré d’office ; l’évêque doit cependant dédommager le maître.

L’organisation de la discipline interne à l’Église

À la suite de l’évêque de Vienne, saint Mamert, le rite des Rogations est étendu à toute la Gaule, puis à la chrétienté occidentale par le pape Léon II.

Un tiers du revenu des évêques est affecté au secours des pauvres, des orphelins, des veuves et des malades.

Reprenant le 4e canon du concile de Chalcédoine, il affirme la soumission des abbés aux évêques (21e canon).

Il ordonne aux fidèles d’observer avant Pâques Quadragésime et non Quinquagésime, afin de maintenir l’unité des usages.

Confirmation de la condamnation de l’arianisme par le concile d’Agde (506)

Les ariens repentants sont admis dans l’Église, après deux ans de catéchuménat et une profession de foi publique.

Le concile poursuit la lutte contre le paganisme en condamnant la consultation et la pratique des devineresses et pythonisses.

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« Derrière le clic »: Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

Un « Amazon tour » pour redorer l’image du géant américain de la distribution en ligne, écornée par les critiques sur les conditions de travail: dans les coulisses du site robotisé d’Augny (Moselle), les curieux se disent « impressionnés ».

« Je ne m’attendais pas à ça. Je savais qu’Amazon c’était gros, mais pas aussi imposant. » Sandra Chaudy, infirmière de 53 ans, est notamment venue parce qu’elle a « fait de la robotique au bloc opératoire ».

Durant une heure, elle et son mari ont suivi Malika Bour, employée d’Amazon qui les a guidés dans le titanesque entrepôt de 180.000 m² où officient 4.000 personnes en CDI. « En CDI? », redemande Sandra, étonnée, devant les stands dédiés aux salariés et marqués « Sécurité », « Handicap », « Intérim ».

"Derrière le clic": Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

L’objectif de la visite, gratuite, est de montrer « ce qu’il se passe après le clic d’une commande » mais surtout de convaincre que « l’environnement de travail est calme, agréable et sûr », explique le directeur du site Pierre-Louis Debroise à l’AFP.

Et que les innovations technologiques concourent « à la sécurité et (au) bien-être » des salariés, dit Amazon dans un communiqué de presse.

C’est la raison pour laquelle le site d’Augny, à la technologie de pointe, a été choisi.

"Derrière le clic": Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

On y voit des étagères « du poids d’une girafe adulte » – selon Malika Bour – se mouvoir seules, glissant quasiment en silence sur un échiquier invisible.

Pour pénétrer dans cette zone marquée « danger », il faut revêtir un harnais équipé de telle sorte que les étagères repèrent l’employé.

Et dans l’entrepôt courent près de 30 kilomètres de convoyeurs, charriant quelque 30 millions de produits par jour, avec une vitesse et une précision surprenantes.

Sandra et Claude Chaudy sont « impressionnés ».

« Travail à la chaîne »

Si le site d’Augny ouvre ses portes pour la première fois, Amazon proposait déjà l’expérience avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne y porter un coup d’arrêt.

"Derrière le clic": Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

Ces « Amazon tours » ont débuté en 2019 sur trois sites – Lille, Boves dans la Somme et Orléans – et avaient accueilli 22.000 visiteurs cette année-là.

Une volonté de transparence pour le logisticien, régulièrement pointé du doigt.

En janvier, il a écopé d’une amende de 32 millions d’euros infligée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour son système de surveillance des salariés « excessivement intrusif ». Il a fait appel.

En octobre 2023, le cabinet indépendant Progexa avait estimé que l’absentéisme des employés était « alarmant » et que les accidents du travail avaient doublé en 2022.

"Derrière le clic": Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

Selon son rapport, l’entreprise rencontre des difficultés « à stabiliser » ses effectifs dans ses entrepôts, 9 salariés sur 10 ayant moins de 5 ans d’ancienneté.

Un bémol apporté à l’argumentaire d’Amazon qui se targue d’ »être devenu le premier créateur net d’emplois en France ». Fin 2024, ses effectifs dans l’Hexagone devraient être portés à 24.000 salariés.

« Ce ne sont clairement pas les conditions de travail les plus horribles de France », reconnaît Sandra Holota, du syndicat CAT, qui dénonce plutôt des problèmes « avec certains managers ».

Cette syndicaliste qui travaille depuis huit ans pour Amazon se dit « mitigée » auprès de l’AFP sur les visites, « intéressantes » pour le grand public mais qui restent « des vitrines ». « On ne voit pas les gens qui courent partout, qui sont stressés, ce n’est pas la même ambiance. »

"Derrière le clic": Amazon ouvre un entrepôt au public et soigne son image

Elle tance « le turn-over immonde », lié selon elle « aux intérimaires pas rappelés, aux salariés licenciés pour des motifs limites ».

« On reste sur un travail à la chaîne », mais il y a « toute une partie fun » (goûters, décorations, événements…), résume Malika Bour.

Cette visite a-t-elle changé la perception que Claude Chaudy avait d’Amazon? Ce responsable d’un atelier de mécanique de 54 ans hésite: « Laissez-moi passer une nuit pour y réfléchir. (…) Je n’ai pas tout vu mais ce que j’ai vu m’a plu. »

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Football: deux sur deux pour l’US Orléans vainqueur à Rouen

Après le succès initial à Nîmes, l’US Orléans a confirmé sa solidité à l’extérieur en s’imposant à Rouen (0-2) grâce à un but de Loïc Goujon à l’heure de jeu et un de Lucas Bretelle dans le temps additionnel. Elle occupe ainsi la deuxième place du National… avec un match en moins.

Staff et joueurs orléanais souhaitaient obtenir un bon résultat à Rouen pour rendre hommage aux bénévoles après l’incendie de la buvette du stade de La Source face à Valenciennes : mission accomplie avec un match maîtrisé et une victoire, la seconde en autant de déplacements, à Rouen (0-2).

Une recrue à l’US Orléans

L’US Orléans a réalisé un bon début de match avec deux occasions : une frappe de Goujon, bien servi par El Khoumisti repoussée par Maraval (16e), et une action de Khous dont le centre pour El Khoumisti (23e) était repoussé. Ce dernier était également contré dans la surface dans le temps additionnel de la première période (45e + 1).

Loïc Goujon à l’affût

Le FC Rouen produisait son effort après la demi-heure avec également deux situations par El Khiar stoppé par Viot (32e) et Diarra sur une tentative lointaine (38e).

Après une frayeur dès la reprise sur une prise de balle incertaine de Viot, l’USO trouvait la faille juste après l’heure de jeu. Sur un coup franc à l’entrée de la surface, la frappe d’El Khoumisti était repoussée par le mur, mais Goujon récupérait le ballon dans la surface et après un contrôle, le milieu de terrain orléanais trompait Maraval de près (63e).

Lucas Bretelle pour assurer

L’US Orléans a ensuite parfaitement géré la dernière demi-heure, Goujon, enlevant un seul ballon chaud dans la surface suite à un coup franc de Rouen (86e). Et sur un contre au bout du temps additionnel, Ghorzi décalait Bretelle qui validait la victoire orléanaise (90e+4).

Lors de la prochaine journée, la quatrième, l’US Orléans recevra l’US Concarneau le vendredi 6 septembre. Attention, coup d’envoi à 18h30, en raison de la retransmission télévisée France – Italie en Ligue des Nations. 

Patrick Paumier

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L’Orléans Futsal, un jeune club ambitieux et symbole de l’essor de ce sport dans la commune

Orléans est-elle en train de devenir une terre de futsal ? Ce samedi 31 août à 16 heures, l’équipe de France dispute à CO’Met son dernier match de préparation à domicile face à l’Argentine, à deux semaines du Mondial. L’évènement met en lumière l’essor de cette pratique à Orléans, symbolisé par l’Orléans Futsal. Le club compte 172 licenciés, trois fois plus que l’année passée, et voit son équipe première briller sur des compétitions nationales.

Entièrement dédié au futsal, le club a été lancé il y a seulement deux ans. Il accueille des joueurs de tout âge, avec des séances accessibles à partir de 3 ans. « On accepte tout le monde, détaille Bocar Sy, cofondateur de l’Orléans Futsal et coach de l’équipe première. On est sur du développement chez les jeunes, avec l’école de futsal, de 6 à 11 ans, et la préformation, des enfants de 12 à 15 ans. Cette année, on a aussi lancé notre équipe féminine, avec la mise en place d’un championnat régional. »

« On ne se fixe pas de limites »

Avant la rentrée pour les licenciés, les joueurs de l’équipe première ont déjà repris l’entraînement. L’année dernière, l’Orléans Futsal est devenu le premier club de la région Centre-Val-de-Loire à se maintenir en deuxième division. Il avait fini 4e de sa poule, qui comprenait 10 équipes, et avait réalisé un beau parcours en coupe de France, atteignant les quarts de finale.

Cette saison, le club ambitionne de faire mieux. « On ne se fixe pas de limites, clame Saïd Moulay, joueur et enfant d’Orléans. Le but, c’est d’aller le plus haut possible, il faut être ambitieux. Le meilleur reste à venir. »

Les joueurs de l'Orléans Futsal en séance d'étirements après l'entraînement.
Les joueurs de l’Orléans Futsal en séance d’étirements après l’entraînement. © Radio France – Mathieu Loch

« L’objectif, c’est de se structurer comme un club de foot en extérieur »

Pour se maintenir au plus haut niveau, l’Orléans Futsal s’est professionnalisé. Cadre plus strict, analyse vidéo, primes de match. Le préparateur physique Fred Cotton, recruté l’année dernière au moment de la montée en D2, y voit une nécessité pour viser plus haut : « Les équipes du haut de tableau, ce sont les équipes les plus structurées, qui sont les plus préparées sur l’aspect physique ou professionnel. Il faut qu’on suive ce chemin-là. »

Bocar Sy acquiesce : « Il faut d’abord bien se structurer avant de pouvoir rêver d’aller plus haut. L’objectif premier du club, c’est de pouvoir se structurer comme un club de foot extérieur, mais en futsal. » L’Orléans Futsal reprendra la compétition le 12 octobre. Ce sera contre l’Ascali Hainaut Futsal, au complexe sportif de la Source.

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Saint-Brieuc Agglo : le réseau Tub lance deux lignes de bus en horaires décalés

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Un homme accusé par sa belle-fille et huit autres femmes de viols et d’attouchements, à Orléans

Un homme de 43 ans a été mis en examen, en août dernier, pour des viols incestueux sur sa belle-fille, mineure lors des faits. Il a été incarcéré en détention provisoire. Une mesure qu’il a contestée, jeudi 29 août, devant la chambre de l’instruction, à Orléans.

Il dénonce un « complot » de la part de son ancienne belle-famille. Ses arguments n’ont pas convaincu la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Orléans, qui a décidé, jeudi 29 août, de le maintenir en détention.

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Péguy, Claudel, Bernanos : leurs descendants racontent

Photos : Joseph MELIN pour FC
De gauche à droite : Antoine Nouel, Olivier Péguy et Yves Bernanos réunis pour la première fois.

Voici réunis trois descendants des plus grands auteurs chrétiens du début du XXe siècle, Péguy, Claudel et Bernanos. Trois noms parmi d’autres qui auraient pu être Bloy, Green ou Mauriac. Ce dernier n’avait pas moins d’envergure, mais n’a pas eu la même postérité, enfermé sans doute dans une image de bourgeois catholique de province. Olivier Péguy, Antoine Nouel et Yves Bernanos sont de la même génération, proche de la soixantaine. Journaliste, comédien et réalisateur, ils sont tous les trois engagés dans des métiers de la voix, du verbe et de l’image, que leurs aïeux ne renieraient pas. Nous les avons réunis ensemble, ce qui ne leur était jamais arrivé auparavant, et nous avons été témoins de l’intérêt et de la joie qui les a animés lors des échanges passionnants auxquels ils se sont livrés avec liberté et pudeur.

« Je vais te laisser un grand nom difficile à porter qui te vaudra plus de tracas que d’avantages. Porte-le avec simplicité », avait dit Georges Bernanos à son dernier fils, le père d’Yves, à la fin de sa vie. Les trois hommes ne portent pas tous le nom de leur illustre ascendant – qu’aucun d’entre eux n’a d’ailleurs connu –, mais reconnaissent la grâce de cet héritage qui les oblige, sans renoncer à être pleinement eux-mêmes. À deux pas de la cathédrale Notre-Dame de Paris, où le jeune Paul Claudel rencontra Dieu derrière un pilier, installés à l’étage du restaurant Au Vieux Paris, dans ce petit salon faisant songer aux maisons de famille, les descendants de Péguy, Claudel et Bernanos nous parlent de la postérité, toujours vive, de leurs aïeux. Ils partagent avec Famille Chrétienne leurs souvenirs et leurs questions, jettent entre eux des ponts. Charles Péguy étant mort jeune, à 40 ans, en 1914, la rencontre avec les autres écrivains s’est donc faite par œuvres interposées. Claudel était contemporain de Bernanos, ils se connaissaient. Mais, de l’aveu même de leurs descendants, les auteurs catholiques majeurs de l’époque (Claudel, Mauriac, Bernanos) n’étaient en réalité pas très amis. Des lettres témoignent qu’aux moments cruciaux, ils ont su se rapprocher, agissant par là en véritables chrétiens. Nous sommes heureux de susciter un chemin qui permette à ces voix de porter encore. Descendants directs de trois auteurs chrétiens majeurs du XXe siècle, Olivier Péguy, Antoine Nouel et Yves Bernanos nous racontent cet héritage à la fois intime et universel. 

(Raphaëlle Simon)

Comment avez-vous reçu l’héritage de vos aïeux Claudel, Bernanos et Péguy ?

Yves Bernanos – Quand j’étais adolescent, il nous arrivait de lire les épreuves des nouvelles éditions de Bernanos, pour les corriger à la demande de nos parents. Je me souviens d’avoir découvert, de façon fragmentaire, la préface des Grands Cimetières sous la lune, qui m’a imprégné fortement. Plus tard, comme mon père s’occupait beaucoup de l’œuvre de Bernanos, je me souviens des gens qui venaient à la maison : des créateurs, des réalisateurs, Pierre Cardinal, Maurice Pialat… et José Bergamin, un ancien républicain espagnol, catholique et poète. La présence de ces gens, fédérés par Bernanos, me touchait. Je trouvais très beau de savoir qu’une œuvre, une pensée et un homme pouvaient susciter des relations aussi fortes, avec des personnes aussi diverses, y compris à l’autre bout du monde. Et belle cette fraternité d’émotion que suscite le compagnonnage entre Bernanos et ses lecteurs. La force d’une œuvre passe par des chemins très mystérieux. Je l’ai constaté à travers ses adaptations cinématographiques comme le fascinant Mouchette de Robert Bresson !

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Charles Péguy (1873-1914), Paul Claudel (1868-1955), vers 1920, Georges Bernanos (1888-1948), chez Plon en 1929. / ALBERT HARLINGUE – ROGER-VIOLLET

Olivier Péguy – Il m’est arrivé aussi de rencontrer des gens qui avaient cheminé avec l’œuvre de Péguy, excessivement émus de voir un descendant de l’écrivain qui était leur compagnon de vie. Quand je suis entré dans mon école de journalisme à Lille, il y avait une figure de cette institution qui était de ceux-là. Il était très touché qu’un Péguy y soit étudiant, un futur journaliste qui signera Péguy comme le fit Charles, un siècle plus tôt. Et par ricochet je l’étais aussi. L’écrivain étant mort il y a plus de cent ans, l’héritage est très lointain. Mon père était le mandataire de la famille Péguy. Il nous a transmis cette responsabilité morale, à mon frère et à moi. Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur l’Amitié Charles Péguy, créée dans les années 1940 pour le sauver de la récupération partisane du régime de Vichy. Dans cette association, il y a de vrais spécialistes qui permettent d’entretenir l’intégrité de sa vie et son œuvre : le Péguy catholique indissociable du Péguy socialiste, le patriote du révolutionnaire, le polémiste du poète. Il est plus simple de ne pas être soi-même un spécialiste pour trouver sa place, indépendamment du célèbre ancêtre qui nous domine…

Quand j’étais étudiant à Sciences Po, à Grenoble, mes parents m’ont encouragé à lire Notre jeunesse qui faisait écho aux questions qu’on se pose à cet âge. Son exigence de justice, son engagement journalistique à « dire bêtement la vérité bête », selon sa célèbre phrase, a compté inconsciemment dans mes choix d’orientation professionnelle. Péguy dégage une aura morale qui m’engage. Dit rapidement : il n’était pas un clown de music-hall, ni dans sa vie, ni dans son œuvre !

Péguy intime

Né à Orléans en 1873, Charles Péguy, de l’enfance humble au génie précoce, jusqu’aux tranchées où il meurt en 1914, aura vécu une existence intense. Ecrivain engagé – socialiste corps et âme, et l’un des plus grands poètes français, il fut un homme épris de justice, ardent chercheur de la vérité. Et comme Bernanos plus tard, un chrétien qui en revient toujours à l’esprit d’enfance, un penseur de l’Espérance. Il fallait la délicatesse et la profondeur d’Yves Bernanos, déjà réalisateur de beaux documentaires sur son grand-père Georges Bernanos, pour reconstituer avec les meilleurs spécialistes, la trame de la vie de Péguy indissociable de son œuvre foisonnante.

Lundi 9 septembre à 20h35 sur KTO : Charles Péguy, l’artisan du verbe, Documentaire heartheartheart

10 places offertes par KTO pour l’avant-première diffusée le jeudi 5 septembre à 18h30 chez KTO, à Malakoff (92) en écrivant à : contact@ktotv.com

Antoine Nouel – Claudel non plus ! (rires de tous). Je ne dis jamais que je suis un descendant de Claudel, ce n’est pas que j’ai honte, c’est que je me suis seulement donné la peine de naître et que je ne suis pas un grand spécialiste comme mon oncle François Claudel. Sur Paul, tout est dit, tout est fait. On l’aime, on ne l’aime pas. C’est un génie écrasant. Son œuvre est difficile à lire et à jouer pour les comédiens. J’ai davantage entendu parler de Camille Claudel que de Paul, parce qu’on n’avait pas le droit d’en parler, donc forcément on en parlait. Je suis issu de la branche de Reine, fille de Paul Claudel. Ma mère, Reine-Marie Paris de La Chapelle, qui est une femme invraisemblable, admirable, et pour moi un modèle, a sauvé les œuvres de Camille Claudel de l’oubli et du mépris. Elle les a récupérées alors qu’elles étaient dispersées aux quatre vents, chez des gens qui s’en fichaient, dans des porcheries en Pologne, des remises… À Brangues, en Isère, sur le palier de l’escalier principal du château familial, il y avait La Vague, la fameuse sculpture de Camille en onyx, avec les trois danseuses en bronze. On y jouait au tennis dessus avec mon cousin pour faire tomber les danseuses et on se faisait engueuler, non pas parce qu’on abîmait l’œuvre, mais parce qu’on faisait du bruit…

O. P. – Antoine, tu as confié que c’est difficile d’être auteur après Claudel. Et pourtant tu as écrit une pièce ?

A. N. – J’ai écrit très tôt, surtout après ma rencontre avec Jean-Laurent Cochet, mon maître de théâtre, qui m’a vraiment élevé, dans le bon sens du terme, qui m’a fait décoller de terre, et voyant ma nature ultrasensible, me l’a vivement conseillé. J’ai eu beaucoup de mal parce que je ne suis pas du tout cultivé comme l’était Claudel et que je dois vérifier mes mots dans le dictionnaire. Il y a sept ans, mon neveu Guillaume m’a offert à Noël Les Mains du miracle, de Kessel, racontant l’histoire de Felix Kersten, le masseur personnel de Himmler, qui a sauvé une centaine de milliers de victimes du nazisme, juifs pour la plupart. Je l’ai dévoré dans la nuit et le lendemain je me suis dit : « Je ne suis pas auteur, je ne suis qu’un simple comédien, mais je m’en fous, je vais écrire une pièce. » Deux mains, la liberté [jouée en 2023 au Studio Hébertot, à Paris, Ndlr] m’a occupé pendant six ans.

Biographies

Olivier Péguy, né en 1973, arrière-petit-fils de Charles Péguy, est journaliste depuis 25 ans. Il a travaillé pour RFI, notamment comme correspondant à Madagascar, et pour Euronews. Il est aujourd’hui responsable pédagogique du Centre de formation des journalistes (CFJ) sur le campus de Lyon.

Yves Bernanos, né en 1963, petit-fils de Georges Bernanos, est scénariste et réalisateur. Il est l’auteur de documentaires sur de grands écrivains, Georges Bernanos, histoire d’un homme libre (2019), Heureusement l’espérance, l’héritage universel de Georges Bernanos (2022), René Girard, la vérité mimétique (2022) et Charles Péguy, l’artisan du verbe. 

Antoine Nouel, né en 1962, arrière-petit-fils de Paul Claudel, est comédien, directeur artistique de films, voix en doublage. Élève de Jean-Laurent Cochet, il s’est fait connaître en jouant Christian dans Cyrano de Bergerac avec Belmondo. Il a codirigé un spectacle sur son arrière-grand-tante Camille Claudel, et a écrit et mis en scène la pièce Deux mains, la liberté.

Pour vous, qu’est-ce qui fait de vos ancêtres, Bernanos, Péguy et Claudel, des grandes voix chrétiennes autant que des auteurs universels ?

Y. B. – Derrière les grandes figures morales qu’on y voit, Péguy, Bernanos et Claudel sont d’abord des poètes et les poètes sont libres, par définition. Ils n’appartiennent à personne. D’ailleurs Bernanos disait : « Je ne suis pas un écrivain catholique, je suis un catholique qui écrit. » Tous les grands auteurs nous font percevoir la mesure exacte et la valeur la plus profonde de la vie. Ce sont des gens qui ont une relation aux autres, une présence au monde tellement fortes, tellement intenses, et qui sont en même temps tellement épris de vérité, qu’ils nous donnent, à nous aussi, une raison d’être nousmêmes, profondément. Et ça, c’est un trésor inestimable.

O. P. – S’il y a un mot qui rime avec la présence dont parle Yves, c’est l’Espérance. Malgré les galères et la noirceur du monde ou de nos vies quotidiennes, il y a quelque part la lumière de l’Espérance. C’est elle qui a porté Péguy, malgré une vie difficile, un succès qui ne venait pas…

Quels rapports personnels entretenez-vous chacun avec la foi catholique ?

A. N. – Claudel m’a inspiré la foi. À travers la lecture de L’Annonce faite à Marie, du Partage de midiet surtout de « La Vierge à midi ». Quand vous êtes enfant et que vous apprenez que votre aïeul raconte qu’il a été visité, à 18 ans, le 25 décembre 1886, au deuxième pilier de Notre-Dame, au moment du Magnificat et que toute sa vie a changé ensuite, ça fait quelque chose. Claudel a continué à pécher, il n’était pas un enfant de chœur. Même le Christ a eu une faiblesse, quand il a dit sur la croix : « Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est une parole qui le rend humain, sinon ce serait un extraterrestre. Je suis très croyant, mais je trouve que la doctrine de l’Église n’a plus rien à voir avec l’enseignement du Christ. Elle devrait être un temple de bonheur, de sourires, de partage, et, souvent, c’est l’inverse. Cela ne sert à rien de croire uniquement pour croire, mais croire parce qu’Il est là et qu’Il a donné sa vie. Jésus est mon idole. Mais je n’ai pas son courage, je crois qu’au premier clou, je dirais : « Non, non, non, je ne le connais pas… »

Claudel, toujours actuel

Déjà auteur d’une biographie sur Georges Bernanos, la colère et la grâce (Seuil), François Angelier défend avec passion la vie et l’œuvre de Paul Claudel dans son Claudel ou la conversion sauvage, publié en 1998 et réédité en cette rentrée. Le diplomate, célèbre auteur de théâtre, poète et ardent commentateur de la Bible se laisse découvrir dans cet essai littéraire qui réhabilite les aspects plus controversés du personnage, comme son lien avec sa sœur Camille. L’auteur fait ici « œuvre de gratitude » envers un écrivain et poète admiré : « Claudel le premier, et sans doute le seul avec Péguy, a su tailler une nouvelle route », loin d’un «catholicisme doloriste». « Pourquoi lire autre chose que Claudel, que Bernanos, etc. ?», s’interroge même Angelier dans un plaidoyer pour relire ces écrivains majeurs. (R. S.) François Angelier, Claudel ou la conversion sauvage, Salvator, 20 €

O. P. – Je suis de tradition, de culture et de pratique catholique. Pas une grenouille de bénitier, mais d’une foi à la Péguy, qui est toujours resté sur le porche de l’église, avec des positons très critiques par rapport au clergé, et ce n’est rien de le dire. En même temps, il avait une foi extraordinaire. Donc je rejoins un peu Antoine sur cette foi qui n’est pas simplement une parole récitée à la messe, mais qui nous oblige à nous interroger ; où rien n’est jamais acquis, où l’on peut ne pas trop se reconnaître dans certaines positions de l’Église, où l’on questionne le Credo au quotidien, dans nos vies, dans nos engagements.

Y. B. – Moi, je suis un peu un intermittent de la croyance : « la foi, c’est vingt-quatre heures de doute moins une minute d’espérance » [Georges Bernanos, Ndlr].

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Yves Bernanos voit dans les grandes figures morales, Péguy, Claudel et Bernanos, des poètes «libres par définition».

 

C’est un peu le point commun de vos aïeux !

Tous – Apparemment, oui !

À l’école, comment étiez-vous considérés avec les noms que vous portez ?

Y. B. – C’est, bien sûr, très anecdotique, mais à l’école primaire, où je n’étais pas un très bon élève, une institutrice m’a dit un jour : « Quand on s’appelle Bernanos…»

O. P. –«… tu devrais avoir honte », oui, moi également j’y ai eu droit.

A. N. – Au concours du conservatoire, apprenant que je suis un descendant de Claudel, Daniel Mesguich m’a dit : « Mais tu aurais dû me le dire pour le concours, on t’aurait pris tout de suite…»

Y. B., O. P.  – Oh !!!

Quelle anecdote, quel objet ou souvenir familial vous ont-ils le plus marqué ?

Y. B. – À la fin de sa vie, Bernanos écrivait Dialogues des carmélites et tenait en même temps un journal où il nota : « Le péché nous fait vivre à la surface de nous-mêmes. Nous ne rentrons en nous que pour mourir et c’est là qu’Il nous attend. » Ce sont quasiment ses derniers mots. Le rapport entre l’histoire du martyre des carmélites de Compiègne et la perception qu’il a de sa propre mort et du Christ, alors qu’il ne se sait pas encore malade, est incroyable. Le jour de ses obsèques à l’église Saint-Séverin, il n’y avait pas grand monde du Paris littéraire, à part Malraux. Mais à son inhumation au caveau familial du cimetière de Pellevoisin, dans l’Indre, sont venues des personnes que l’on n’attendait pas. À la sortie de l’église, au moment où l’on s’apprêtait à charger le catafalque, un groupe de républicains espagnols – ceux qu’on appelait les «Rouges de Madrid» – sont venus recouvrir le cercueil de leur drapeau aux trois bandes horizontales de couleur. Ça m’a profondément marqué.

O. P. – Moi, ce sont surtout des lieux. D’abord Villeroy, en Seine-et-Marne, où Péguy est enterré avec ses soldats morts à la guerre [Péguy était lieutenant, Ndlr]. Tous les ans, une commémoration y est organisée. La première fois que j’y suis allé enfant avec mes frères et sœurs, j’ai été saisi par la solennité de la sonnerie aux morts, de l’hommage rendu par la République à ses anciens combattants, dans cette plaine où l’on sentait tout le tragique de l’Histoire… Bien sûr, il y a aussi Chartres, le chemin qu’il a suivi de Paris à la cathédrale, que j’aimerais beaucoup faire à sa suite. Trois jours à pied. Dans l’esprit de Péguy, avec tout ce qu’il a porté dans son sac à ce moment-là, c’est très émouvant. Enfin, il y a Orléans, où il est né et où se trouve un musée avec toute son œuvre et une grande partie de ses objets. Sur une des places de la ville, il y a un buste de lui. On m’a rapporté que quand il a été installé il y a eu un bombardement allemand et un éclat d’obus s’est fiché au front à l’endroit même où Péguy a reçu la balle qui l’a tué en 1914, et que lors de l’inauguration un oiseau est sorti de ce trou.

Y. B. – A. N. – C’est fantastique…

A. N. – J’ai une fâcheuse tendance à la paresse, j’ai grandi dans le souvenir de la manière dont travaillait Paul Claudel au château de Brangues. Il se levait tôt, à 6 heures, faisait sa toilette et prenait son petit-déjeuner en une heure, puis allait marcher une heure dans la grande allée des tilleuls jusqu’à la petite maison, au bout de l’allée, qui s’appelle «Ticase», en pensant à ce qu’il allait écrire le lendemain, et ensuite, travaillait pendant une heure. Je dis toujours à ma fille que le but dans la vie n’est pas de travailler dix heures par jour, mais de travailler une heure par jour, par discipline, toute sa vie. La régularité. Pour les exercices de diction, «ba be bi bo bu, ka ke ki ko ku, je veux et j’exige, d’exquises excuses…», Jean-Laurent Cochet me disait : « Même si c’est trois minutes, fais ça toute ta vie, sinon faut pas être comédien. Pour être comédien il faut entrer en religion, sinon on peut être star, gagner de l’argent, mais on ne sera jamais comédien. » Moi, mon seul talent, c’est le travail. À l’époque, quand Cochet m’a demandé d’appeler Robert Hossein pour jouer le rôle de Christian auprès de Jean-Paul Belmondo dans Cyrano de Bergerac, j’ai répondu : « Bien sûr, je vais aussi faire Polytechnique et Saint-Cyr…» J’avais 26 ans, l’air d’en avoir 15, pour jouer l’amoureux de Roxane, qui avait l’air d’avoir l’âge de ma mère. Je me suis incrusté à l’audition, 175 candidats, et j’ai eu le rôle. (O. P., Y. B. applaudissent)

De g. à dr. : Antoine Nouel, Yves Bernanos et Olivier Péguy réunis pour la première fois, au restaurant Au Vieux Paris. © Joseph Melin

Comment transmettez-vous à vos enfants la mémoire de leurs célèbres aïeux ?

A. N. – Ma fille a 15 ans. Elle est plus touchée par Camille dont elle voit les œuvres chez sa grand-mère, que par Paul qu’elle n’a pas encore lu. Je n’ai pas envie qu’elle lise Le Soulier de satin, parce que sinon elle ne lira plus jamais un livre de sa vie [rires] ! Alors que « La Vierge à midi », L’Échange, Partage de midi, L’Annonce faite à Marie sont époustouflants…

Y. B. – J’ai deux fils de 30 et 27 ans. Ils ont surtout lu La France contre les robots, qui les a marqués. Ils ont vu les deux documentaires que j’ai réalisés sur Bernanos, ce qui pour moi est une manière de partager cet héritage avec eux. On en parle assez souvent. Son esprit révolutionnaire, son sens de la liberté, fondamentalement opposé à l’asservissement, à l’aliénation de la société de consommation, répond à la révolte que les jeunes portent au fond d’eux-mêmes. Cela fait plaisir de voir qu’aujourd’hui cette jeunesse, à laquelle Bernanos n’a cessé de s’adresser, peut recevoir cette voix comme une présence salutaire, éclairante et fraternelle.

Les 30 ans de l’espace Bernanos

Fondé il y a 30 ans par un groupe d’entrepreneurs chrétiens et le Père Thierry de L’Épine, rattaché à la paroisse Saint-Louis d’Antin à Paris, où a été baptisé Georges Bernanos le 26 février 1888, l’Espace Bernanos se veut un lieu ouvert d’expression culturelle. Mais aussi de « rayonnement de l’Espérance chrétienne » selon son président, le Père Jean-Marc Pimpaneau, dans le quartier grouillant de Saint-Lazare et des Grands Boulevards. 1 200 m2 de locaux, dont un auditorium de 150 places, accueillent créations artistiques, concerts, débats, pièces de théâtre… L’Espace Bernanos a vu passer de grands acteurs: Michael Lonsdale, Brigitte Fossey, Marie-Christine Barrault, Maxime d’Aboville… Les œuvres de Claudel, Péguy et Bernanos y sont particulièrement mises à l’honneur. (R. S.) https://espace-bernanos.com/

O. P. – J’ai deux enfants : Thomas, 12 ans, et Colombe, 10 ans. Je suis né en 1973, cent ans après Charles Péguy, ma fille est née en 2014, cent ans après sa mort. Si on l’a appelée Colombe, au moment des commémorations de la guerre de 14-18, après toutes les horreurs vécues, ce n’était pas anodin. Ils sont encore trop petits pour le lire, mais nous essayons de leur transmettre cette filiation de pensée, une fidélité dans nos engagements, une capacité familiale à mettre en symbiose nos idées et nos actes, une mise à distance de la puissance de l’argent que Péguy a tant dénoncée…

A. N. [s’adressant à Yves et Olivier] – Si vous deviez choisir une œuvre, laquelle serait-ce ?

O. P. – Je te laisse répondre en premier, Yves.

Y. B. – C’est Le Journal d’un curé de campagne, la première que j’ai lue de Bernanos. En parlant de ce roman miraculeux, Mauriac disait qu’il avait été «dicté». On y retrouve les origines mêmes de Bernanos, les prêtres qu’il a connus enfant, l’esprit d’enfance à travers le personnage du curé d’Ambricourt, car ce prêtre est un enfant et c’est à ce titre qu’il accomplit l’impossible. Et la façon dont Bernanos met en lumière les relations humaines, montrant qu’elles sont le seul trésor dont on dispose, et qu’il est intarissable, jusqu’à la fin : « Qu’est-ce que cela peut faire ? Tout est grâce. » Les mots de Thérèse de Lisieux.

O. P. – Quant à moi, après mûre réflexion, c’est la Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres, le récit que Péguy fait de son chemin depuis Paris jusqu’à Chartres. Je n’aurais pas trouvé ce récit aussi bouleversant à 20 ans, mais en avançant en âge, je suis incroyablement ému lorsque je lis : « Quand nous aurons joué nos derniers personnages, / Quand nous aurons posé la cape et le manteau, / Quand nous aurons jeté le masque et le couteau / Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages. » Notre chemin sur Terre se terminera, mais il y aura une suite à ce pèlerinage.

Pour paraphraser le titre de l’essai que Claire Daudin a consacré à vos ancêtres (1), Dieu a-t-il besoin des écrivains ?

A. N. – Non, Dieu suffit à lui-même. La foi ne se transmet pas par l’écriture. C’est un état de grâce. On est touché ou on ne l’est pas. On a beau lire tout ce qu’il y a de plus beau sur Terre, cela ne pourra éveiller ou réveiller que ce qui était déjà là.

O. P. – J’irai dans le même sens qu’Antoine. Dieu pourrait très bien faire sans les écrivains, sauf que les écrivains apportent un supplément de beauté, une profondeur à la foi.

A. N. – Oui, les écrivains subliment la foi.

Y. B. – Je pense au Journal d’un curé de campagne et au Porche du mystère de la deuxième vertu, de Péguy, et je me dis qu’il n’est pas impossible que Dieu ne soit pas Lui-même étonné de ces œuvres, de l’inattendu et de la grâce dont l’homme est capable. « Qu’est-ce que cela peut faire ? Tout est grâce. » C’est plus fort que n’importe quel texte de théologien !

O. P. – Oui… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance », écrit Péguy. 

(1) Dieu a-t-il besoin de l’écrivain ? Péguy, Bernanos, Mauriac, par Claire Daudin (Cerf).

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Parti de Mortain-Bocage, ce Normand a parcouru la France sur les traces des Libérateurs

Habitant de Mortain-Bocage (Manche), Michel Gonnaud est parti à l’aventure à l’été 2024. Il a d’abord marché sur les traces des vétérans, pour honorer leur mémoire en cette année du 80e anniversaire du Débarquement. Le septuagénaire a eu l’idée au début du mois de juin, en participant à la marche pour la paix d’Utah Beach, de Sainte-Marie-du-Mont à Sainte-Mère-Église.

« Après l’événement, j’ai fait du stop jusqu’à Saint-Lô, où j’ai regardé la finale de la Ligue des champions dans un bar. Quand je suis rentré chez moi, j’avais déjà envie de repartir marcher. » C’était un samedi. Le mardi suivant, ses sacs avec de quoi bivouaquer étaient prêts.

Voir aussi : VIDÉO. 80 ans de la Libération : à Avranches, les 300 reconstitueurs gagnent la place Patton

Jusqu’à 20 km à pied par jour

De Mortain à Flers, de Flers à La Ferté-Macé, puis Bagnoles-de-l’Orne pour rejoindre Alençon. Petit à petit, au gré du stop, il rejoint les endroits par lesquels la 2e division blindée du général Leclerc est passée. « Quand je peux, je vais voir les monuments aux morts et l’église pour me recueillir en leur mémoire. »

Orléans, Pithiviers, Verdun… Il quitte petit à petit l’Ouest, puis la France, avec des escales au Luxembourg ou en Belgique. Croyant, il est parfois accueilli dans des églises. Ou choisi de dormir à la belle étoile. « Certaines journées, je faisais jusqu’à 20 km à pied. »

Sur ses multiples sacs chargés d’effets personnels, il avait accroché des drapeaux américains. Un bon moyen de lancer des conversations avec des inconnus et d’expliquer sa démarche.

Lire aussi : La marche du souvenir à Beaucoudray, dans les pas des résistants fusillés le 15 juin 1944

Un second périple pour Lourdes

Nancy, Metz, Thionville… Il parvient à quitter l’est de la France pour arriver à Paris à l’occasion du 14 juillet. Son premier périple est tout juste terminé, il décide d’en entamer un second. Avec deux objectifs pour ce fervent catholique : rejoindre sa fille qui vit à Tarbes pour quelques jours, puis arriver à Lourdes pour le 15 août. Le pèlerin y parvient, avec même un peu d’avance. Puis repart tranquillement pour la Normandie, où il est rentré la semaine dernière.

De son voyage, il garde une forte admiration pour les Libérateurs en 1944. « En faisant cette route, je me suis rendu compte de ce que les Américains ont pu faire pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des conditions bien plus difficiles. J’admire leur combativité et ténacité. Ils ont eu du cran. »

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