« Pour le reste, la décision de la duchesse de Kent est purement personnelle. Nous devons tous respecter la conscience individuelle dans ces questions et je sais que la princesse reconnaît tout ce qu’elle doit à l’Église d’Angleterre pour laquelle elle garde une véritable affection », déclarait le cardinal Basil Hume, primat de l’Église catholique de Grande-Bretagne, en accueillant la duchesse de Kent au sein de l’église de Rome, le 14 janvier 1994. Une conversion ô combien intime qui tranche avec la tradition anglicane de la famille royale, mais qui est loin d’être la première. Aussi bien à la cour d’Angleterre que dans d’autres européennes, il n’est pas rare de voir des princesses confesser publiquement la foi catholique.
La princesse Beatrice d’Édimbourg
Bien sûr, lorsqu’Henriette d’Angleterre, fille de Charles Ier et d’Henriette-Marie de France, épouse Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, elle se convertit au catholicisme. Si Madame l’a probablement fait par devoir – bien que sa mère était elle-même catholique – la princesse Beatrice d’Édimbourg a-t-elle suivi le même raisonnement ? Pas du tout. Son union avec le prince Alphonse de Bourbon-Orléans, cousin germain d’Alphonse XIII d’Espagne, en 1909, est célébrée selon le rite luthérien, mais également catholique.

La princesse Beatrice d’Edimbourg, fille d’Alfred du Royaume-Uni et de de la grande-duchesse Maria Alexandrovna de Russie. © The Print Collector/Print Collector/Getty Images
Ses trois fils sont élevés dans la foi catholique, mais celle que l’on surnommait Baby Bee reste, quant à elle, fidèle à la religion anglicane. Jusqu’à ce 2 février 1928, explique Marene Koenig, spécialiste royale. Quasiment vingt ans après ses noces, la petite-fille de la reine Victoria choisit de se tourner vers l’Église de Rome lors d’une cérémonie au palais d’Orléans à Sanlúcar de Barrameda. « Elle fut la première membre de la famille royale britannique à devenir catholique romaine. La duchesse de Kent, princesse britannique par alliance, fut la seconde », résume l’autrice du blog Royal Musings.
La reine Sophie d’Espagne
Épineuse est la question des noces de Juan Carlos et de sa fiancée, la princesse Sophie de Grèce. L’un est catholique, l’autre est orthodoxe. Il faut donc convaincre le Vatican d’autoriser le mariage, mais le Saint-Siège réclame la conversion préalable de Sophie au catholicisme et voit d’un mauvais œil une potentielle cérémonie orthodoxe. Du côté hellène, le gouvernement est prêt à accepter le changement de religion de la princesse, mais celui-ci doit être effectif le jour des noces uniquement. Hors de question qu’elle abjure l’orthodoxie sur le sol grec !

L’archevêque Chrysostomos célèbre le mariage de la princesse Sophie et du prince Juan Carlos à la cathédrale métropolitaine d’Athènes, le 14 mai 1962. © DPA/ABACAPRESS.COM
Jean XXIII donne finalement sa bénédiction aux fiançailles et autorise la tenue d’une cérémonie orthodoxe. Sophie est instruite dans le religion catholique par l’archevêque d’Athènes dans la plus grande discrétion. De fait, elle est déjà bien au fait des dogmes le jour de son union, le 14 mai 1962, selon le rite catholique à la cathédrale Saint-Denis et le rite orthodoxe à la cathédrale métropolitaine. Trois semaines plus tard, Sophie d’Espagne se convertit au catholicisme, religion prédominante de son pays d’adoption, renonçant ainsi à ses droits au trône hellène.
La princesse Irène des Pays-Bas
C’est par amour que la princesse Irène des Pays-Bas, deuxième fille de la reine Juliana, se convertit au catholicisme à l’âge de 24 ans. Dans le plus grand secret d’abord, elle confesse sa foi à la fin de l’année 1963. Quelques mois plus tôt, elle rencontrait un grand d’Espagne, le prince Charles-Hugues de Bourbon-Parme. Sa conversion est ainsi rendue publique en janvier 1964, juste avant l’annonce officielle de ses fiançailles.

La princesse Irène des Pays-Bas et le prince Charles-Hugues de Bourbon-Parme se sont mariés le 29 avril 1964 dans de la basilique Sainte-Marie-Majeure. © Bettmann / Getty
Cette révélation provoque un véritable tollé. Le gouvernement néerlandais s’oppose à ce qu’une princesse Orange-Nassau soit catholique, ainsi qu’à son mariage. Mais Irène n’en a cure, prête à renoncer à ses droits dynastiques pour épouser l’élu de son cœur à Rome, le 29 avril 1964, alors que certains de ses proches brillent par leur absence. S’il faut plusieurs mois pour que la crise politique s’estompe, la princesse fait figure de persona non grata aux Pays-Bas. Ce n’est qu’après son divorce en 1981, qu’elle revient s’installer à La Haye avec ses quatre enfants.
La princesse Charlène de Monaco
À trois mois du jour de son mariage, au printemps 2011, la fiancée sud-africaine d’Albert II se convertit, laissant derrière elle le culte protestant. « Mademoiselle Charlene Wittstock qui professe la foi chrétienne, a été admise par une décision libre et personnelle, à la pleine communion dans l’Église catholique », annonce le palais princier dans un communiqué officiel. Car en Principauté, le catholicisme fait figure de religion officielle. « Charlène a embrassé la religion catholique et est très inspirée par cette dernière. C’est une fidèle dévouée et très pratiquante », révèle un de ses proches au magazine américain People.

Le prince Albert et la princesse Charlène de Monaco assistent à la messe d’intronisation du pape François au Vatican, le 19 mars 2013. © Van Katwijk Patrick/DPA/ABACA
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Une information que corrobore la princesse Charlène elle-même dans les colonnes de Paris Match. « J’ai pris l’habitude de prier pour tous, mais je voulais remercier en particulier le Seigneur. Je me sens tellement redevable, j’ai épousé un homme merveilleux et je suis maman de deux enfants en bonne santé ». Sa dévotion est telle qu’elle s’impliquera dans les moindres détails du baptême des jumeaux, le prince héréditaire Jacques et la princesse Gabriella, le 10 mai 2015.
La princesse Alexandra de Hanovre
Jusqu’en octobre 2018, la fille du prince Ernst August et de la princesse Caroline de Hanovre figurait sur la liste de succession au trône d’Angleterre. De par son père, la princesse Alexandra descend en effet de la reine Victoria et du kaiser Guillaume II. Mais lorsqu’elle a fait le choix de la religion catholique à l’âge de 19 ans, cette ancienne baptisée dans la foi luthérienne – lors d’une cérémonie au domaine familiale de Grünau en Autriche – a renoncé à ses droits de succession au trône britannique. Alexandra abjure ainsi la religion protestante et se fait baptiser au sein de l’église de Rome lors d’une cérémonie en la chapelle du palais princier de Monaco, en présence de sa famille.
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