Propos antisémites lors d’un rassemblement de Civitas : «Pourquoi on ne peut lier religion et nationalité»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Benoît Dumoulin, enseignant en histoire des idées politiques, répond aux déclarations antisémites tenues par l’essayiste Pierre Hillard lors de l’université d’été du mouvement Civitas. Ces propos sont historiquement faux et contraires à la tradition catholique, explique-t-il.

Benoît Dumoulin est directeur d’Ichtus et enseignant en histoire des idées politiques.


Le 7 août dernier, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonçait avoir engagé une procédure de dissolution à l’encontre de l’association Civitas, à la suite des propos tenus lors de son université d’été par l’essayiste Pierre Hillard. Celui-ci prétendait que «la naturalisation de Juifs en 1791 ouvre la porte à l’immigration» parce qu’«avant 1789, un Juif, un musulman, un bouddhiste ne pouvaient pas devenir français. Pourquoi ? Parce que c’étaient des hérétiques», poursuit-il, avant d’estimer qu’il «faudrait peut-être retrouver la situation d’avant 1789».

Un tel propos est d’abord un non-sens d’un point de vue historique car il revient à considérer la population juive comme étrangère à la France jusqu’en 1791, date du décret accordant la pleine citoyenneté aux Juifs de France. Or, sous l’Ancien Régime, le concept de nationalité n’existe pas encore; on y distingue les régnicoles, qui relèvent de la Couronne royale, des aubains, qui dépendent d’une souveraineté étrangère. Ainsi, les Juifs -plus de 40.000 en 1789- sont pleinement sujets du roi de France même s’ils font l’objet jusqu’en 1787 d’une réglementation spécifique limitant leurs droits civils.

Lier catholicisme et nationalité au point de considérer comme seuls Français les baptisés catholiques renvoie à une situation qui n’a jamais existé dans l’ancienne France. Car la « loi de catholicité » concerne, sous l’Ancien-Régime, l’État et non la société.

Benoît Dumoulin

C’est sous l’impulsion de Malesherbes que le roi Louis XVI accorde, par l’édit de Versailles du 7 novembre 1787, le bénéfice de l’état civil à tous ses sujets non-catholiques, c’est-à-dire aux protestants et aux Juifs. Ces derniers, principalement implantés en Alsace et en Lorraine (communauté ashkénaze), à Bordeaux et à Bayonne (communauté séfarade) ainsi qu’en Avignon (au sein des États pontificaux) sont diversement intégrés à la population. À Bordeaux, les Séfarades sont bien insérés dans le tissu social et participent à l’élection des députés aux États généraux de 1789. En Alsace, les Juifs sont beaucoup plus nombreux et rencontrent parfois l’hostilité de la population locale. En Lorraine, le Parlement de Metz exclut explicitement les Juifs du bénéfice du nouvel édit de tolérance.

Toujours est-il qu’un processus d’émancipation est alors en marche en France comme en Autriche où l’empereur Joseph II accorde en 1781 la liberté de culte aux Juifs et aux protestants. S’agissant de ces derniers, il serait absurde de leur dénier la qualité de Français au prétexte qu’ils ne partagent pas la religion du monarque. Même après la révocation de l’édit de Nantes (1685) et avant l’édit de tolérance (1787), on trouve des maréchaux protestants servant le roi de France, comme Maurice de Saxe, vainqueur de la bataille de Fontenoy en 1745, pour qui Louis XV fera édifier par Pigalle un mausolée funéraire dans l’église protestante saint Thomas de Strasbourg.

Lier catholicisme et nationalité au point de considérer comme seuls Français les baptisés catholiques renvoie à une situation qui n’a jamais existé dans l’ancienne France. Car la «loi de catholicité» concerne, sous l’Ancien-Régime, l’État et non la société. Cette loi signifie que le roi de France doit être catholique pour présider aux destinées du pays, comme le précise l’édit d’Union pris par Henri III en 1588, qui explique l’abjuration d’Henri IV en 1593. Mais la monarchie française a pris conscience de la nécessité de dissocier État et société afin de réunir autour d’une même allégeance royale des sujets de confession différente. Certes, cette situation ne s’est pas édifiée sans heurts –que l’on songe aux guerres de religion au XVIe siècle ou aux dragonnades sous Louis XIV– mais elle fait de la France un État singulier dans le paysage européen de la fin du XVIIIe siècle, à mi-chemin entre États catholiques du sud et États protestants du nord.

Vouloir restreindre le bénéfice de la nationalité aux adeptes d’une religion, quelle qu’elle soit, serait s’engager vers la voie du totalitarisme qui ne met plus de distinction entre État et société et veut conformer la seconde aux vouloirs du premier.

Benoît Dumoulin

D’un point de vue philosophique ensuite, vouloir restreindre le bénéfice de la nationalité aux adeptes d’une religion, quelle qu’elle soit, serait s’engager vers la voie du totalitarisme qui ne met plus de distinction entre État et société et veut conformer la seconde aux vouloirs du premier. On sait suffisamment ce qu’une telle entreprise a pu produire dans l’histoire en termes d’épuration ethnique et religieuse – que l’on songe récemment à l’État islamique – pour ne pas revendiquer aujourd’hui une telle prétention. De plus, insinuer que les juifs de France ne feraient pas pleinement partie de la communauté nationale et suggérer qu’ils pourraient être un jour déchus de leur nationalité constitue une authentique infamie envers nos compatriotes de confession israélite.

Enfin, du point de vue catholique, une telle proposition est inacceptable car elle viole le droit à la liberté religieuse reconnu par la constitution Dignitatis Humanae du concile Vatican II. Celui-ci précise que «la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres», les justes limites renvoyant au bien commun de la société et à la cohésion de celle-ci.

Cela ne signifie en rien un relativisme qui placerait toutes les religions sur un même pied d’égalité d’un point de vue philosophique, comme cela a souvent été affirmé à tort. «Le droit […] à la liberté religieuse, proclamé par la Déclaration Dignitatis humanæ du Concile Vatican II, rappelle le cardinal Ratzinger en 2002, se fonde sur la dignité ontologique de la personne humaine, et en aucun cas sur une égalité qui n’existe pas entre les religions et entre les systèmes culturels humains». Car la reconnaissance d’une liberté civile par le pouvoir politique ne signifie nullement l’abandon, pour toute personne, de l’exigence morale et spirituelle de rechercher la vérité au plan religieux. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une personne a le droit de pratiquer un culte que celui-ci est vrai sur le plan théologique.

Cette distinction est la marque du catholicisme qui articule de manière équilibrée recherche de la vérité et respect de la liberté des personnes. On ne peut, au niveau individuel comme au plan social, s’affranchir de l’une ou de l’autre sous peine de tomber dans le relativisme d’un côté ou dans le totalitarisme de l’autre.

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Academia Christiana : qu’est-ce que ce mouvement catholique d’ultradroite qui tient ses universités d’été ce lundi à Angers

Les universités d’été de l’Academia Christiana, un mouvement catholique proche de l’extrême droite, débutent ce lundi 14 août près d’Angers, dans le Maine-et-Loire.

L’arrivée de l’Academia Christiana à Bécon, près d’Angers, n’est pas du goût de tout le monde. C’est dans cette commune du Maine-et-Loire que le mouvement catholique, proche de l’extrême droite, organise ses universités d’été dès ce lundi 14 août, et ce jusqu’à dimanche prochain. 

Sur son site internet, le mouvement créé en 2013 affirme «former les jeunes chrétiens et les hommes de bonne volonté qui veulent s’engager au service du Bien commun», lutter contre «un capitalisme dégénéré» pour que «les hommes aient une patrie à aimer», et défendre son «héritage gréco-romain et l’idéal de la chrétienté». 

L’événement s’organise comme chaque année autour de conférences, notamment sur des sujets politiques, d’activités physiques et de temps de prière. Cette année, le thème des universités d’été est «la beauté sauvera-t-elle le monde ?». Un regroupement très politique qui regroupe chaque année de nombreux militants des sphères nationalistes françaises, du mouvement Civitas, récemment dissous par le ministre de l’Intérieur, à l’organisation identitaire de l’Alvarium, active à Angers, réputée pour ses actions violentes.

L’arrivée de ce mouvement catholique nationaliste ne fait pas que des heureux. «Ça me dérange que la commune de Bécon soit associée à ce groupe dans l’imaginaire, mais je n’ai aucun pouvoir pour les empêcher de venir», a déclaré la maire de la commune, Marie-Ange Fouchereau, à France 3 Pays-de-la-Loire. «J’en ai parlé avec la gendarmerie, puisqu’il y a quand même des intervenants qui seraient susceptibles d’être fichés S, c’est une information qui m’a été confirmée. Mais la gendarmerie nous a informés qu’ils pouvaient se réunir dans un cadre privé», a-t-elle expliqué à la chaîne locale.

Selon une enquête de «L’œil du 20h» de France 2, diffusée en février 2022, le mouvement de l’Academia Christiana est effectivement dans le viseur des renseignements, notamment à cause de l’attrait de certains de ses membres pour les armes à feu, ou pour l’antisémitisme de certains militants.

Civitas est notamment connue pour ses positions contre le mariage homosexuel Civitas est notamment connue pour ses positions contre le mariage homosexuel

La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a engagé la dissolution du mouvement Civitas, également catholique et proche de la droite identitaire, à la suite de propos antisémites tenus par l’essayiste Pierre Hillard lors de ses universités d’été. 

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Assomption : l’Eglise catholique célèbre Marie, ce mardi

Ce mardi 15 août 2023, l’Eglise catholique célèbre la Vierge Marie, mère de Jésus, élevée au ciel, corps et âme, après sa mort.

En tant que dogme de l’Eglise catholique, la fête de l’Assomption est célébrée tous les ans, le 15 août, dans l’Eglise catholique romaine et dans de nombreuses autres Eglises chrétiennes. Pendant cette solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, on assiste à de nombreuses processions dans les rues, les statues de la Vierge Marie promenées dans la ville afin d’attirer la bienveillance de Marie sur les fidèles. Une croyance liée à Marie uniquement qui, protégée du péché originel, est montée au ciel corps et âme.

Cette dévotion est dû au fait que Marie a enfanté, sans avoir de relation charnelle ; elle est restée pure toute sa vie, n’a commis aucun péché et n’a donc pas eu besoin de se séparer de son corps pour rejoindre le ciel. D’où la célébration de sa personne et de son âme. Autrement dit, l’Eglise célèbre la Vierge et le miracle de l’immaculée conception. Qui signifie Marie «sans tache», c’est-à-dire sans péché originel hérité par tous les hommes, depuis Adam et Eve.

LA PLACE DE MARIE DANS LA FOI CHRETIENNE

En tant que mère de Jésus et modèle de foi et de dévotion pour les croyants, Marie reconnaît en son fils le Messie, l’envoyé de Dieu. En mère et en disciple, Marie se tient au pied de la croix. Malgré la condamnation de Jésus par les hommes, sa confiance demeure inébranlable. Cette célébration vivifie la croyance chrétienne, en la vie éternelle, ainsi que le rôle de la foi et de la prière pour les chrétiens.

L’évangéliste Jean relate une des dernières paroles de Jésus : «Femme, voici ton fils». Jésus confie l’apôtre Jean à sa mère. Puis Jésus confie Marie à son disciple : «Voici ta mère» (Jean 19, 25-27). Par la suite, Marie sera désignée comme mère des Chrétiens, de tous ceux qui reconnaissent le Messie de Dieu, sous les traits du crucifié et proclament sa Résurrection.

La place de Marie dans la vie de l’Eglise fait d’abord et fait surtout d’elle la servante du Seigneur. Son rôle maternel, qui ne diminue en rien l’unique médiation du Christ, est au service de l’union des croyants avec son Fils. Elle est aussi, simplement, par sa manière, modèle de l’Eglise et signe d’espérance et de consolation pour le peuple de Dieu. Le culte dû à Marie respectera toujours sa dignité de Mère de Dieu et la prééminence absolue du Christ.

A ne pas confondre Assomption et Ascension, deux termes utilisés dans les contextes religieux pour décrire des événements différents. L’ascension fait référence à l’élévation de Jésus-Christ vers le ciel. L’Ascension est célébrée quarante jours après Pâques.

JEAN PIERRE MALOU

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Bouligny Secours Catholique : des actions pour rompre l’isolement

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RDC-Religion : Accroissement du nombre de chrétiens catholiques (étude)

<strong><em>Le cabinet d’étude Target constate un accroissement de 3% de croyants catholiques (39% en 2018 contre 36% en 2017). </em></strong>

Globalement, la RDC reste un pays à dominance chrétienne (93%), la communauté musulmane est composée de 4% de Congolais alors que 3% affirment avoir d’autres croyances, dit Target dans un rapport d’étude.

<em>« Cette situation pourrait sans doute être liée à l’implication de l’Eglise catholique dans les derniers développements de la situation politique en République Démocratique du Congo. En effet, la conférence des évêques catholiques congolais et une structure locale des laïcs ont fait entendre leurs voix en cette année et appelé la population à des manifestations publiques pour la tenue des élections, conformes à la Constitution et à l’accord dit de la Saint-Sylvestre, s’attirant de ce fait la sympathie de plus d’un Congolais. Le score des protestants (28%) et des musulmans (4%) est resté statique par rapport à 2017 »,</em> dit la firme spécialisée dans les études statistiques et d’opinions.

Les autres croyants – Eglise de réveil, Pentecôtiste, Témoins de Jéhovah, Brahmaniste et autre chrétien – connaissent une baisse de 7%, (23% en 2017 contre 30% en 2018), ajoute Target.

D’après l’étude, près de la moitié de la population ayant 50 ans et plus est catholique et c’est plus dans les Kivu (50%), Equateur (45%), Bandundu (44%). Kinshasa regorge plus d’adeptes des églises de réveil (38%).

Target explique que l’échantillon pour cette enquête est de 1400 personnes dont 700 hommes et 700 femmes, représentatif de la population congolaise âgée de 18 à 65 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, occupation et ville de résidence. Tous les 26 chefs-lieux des provinces de la RDC étaient concernés, ajoute-t-il.

L’engagement de l’Église dans la crise électorale congolaise relève à la fois de sa doctrine, de l’intérêt prononcé du Vatican et de l’intense compétition religieuse, avait révélé au début de ce mois Laurent Larcher, journaliste au quotidien La Croix, dans la dernière note du Think Tank français IFRI (Institut français des relations internationales).

Comparant l’engagement de l’église en politique en RDC à travers les époques, le journaliste soulignait qu’à l’inverse des années 1990, le pape joue un rôle actif dans ce dossier et a clairement fait connaître sa position.

Le journaliste expliquait aussi les raisons de cet engagement par le fait que Rome ne veut pas « <em>perdre</em> » l’Afrique et, en premier lieu, sa jeunesse.

<em>« Comme on l’a vu, l’Afrique est le continent où le nombre de catholiques augmente le plus chaque année. Mais, c’est aussi un continent où la compétition religieuse est intense. L’Église catholique est sérieusement concurrencée par les églises évangéliques et pentecôtistes (le protestantisme est le premier courant religieux du continent) et l’islam (sunnites et chiites) la dépasse », </em>a-t-il encore indiqué.

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Enquête En Bretagne, la fabrique des professeurs de l’enseignement catholique

Près d’une soixantaine d’élèves sont engagés à l’Isfec Bretagne de Rennes, pour suivre un master Meef second degré.
Près d’une soixantaine d’élèves sont engagés à l’Isfec Bretagne de Rennes, pour suivre un master Meef second degré. (©Enquêtes d’actu)

Enquête étudiante – En Bretagne, l’enseignement catholique est-il encore vécu comme une tradition religieuse ?

Ce travail d’enquête a été mené dans un cadre universitaire par sept étudiants en journalisme de l’IUT de Lannion. De la thématique générale de la religion, un large balayage de l’actualité et des problématiques liées a conduit à un paradoxe : la pratique de la religion catholique baisse alors que, dans le même temps, la proportion d’élèves scolarisés dans le réseau de l’enseignement catholique en Bretagne augmente.
A travers sept épisodes, Steven Couzigou, Chloé Crochu, Naomie Jourand, Valentin Longuet, Paul Louault, Théo Quintard et Matthieu Renard apporteront des éléments de réponse à la question suivante : En Bretagne, l’enseignement catholique est-il encore vécu comme une institution religieuse ?
Enquêtes d’actu publie ce travail dans le cadre d’un partenariat signé avec cette école de journalisme.

La douce lumière du jour baigne le foyer des étudiants de ses rayons. Sur des affiches collées au mur s’exposent les scouts unitaires de France, les Guides et Scouts d’Europe, les collectes de carême. Un crucifix surplombe le tout. Pour Lucie, Éléonore, Clémentine, Jade et Léa*, pas question de s’attarder sur la décoration, l’heure est à la concentration. Les cinq étudiantes en première année de master à l’Institut supérieur de formation de l’enseignement catholique (Isfec) de Bretagne, à Rennes (Ille-et-Vilaine), se sont retrouvées pour réviser.

Bien qu’un institut de formation publique offrant les mêmes cours se trouve à seulement deux kilomètres, les amies âgées d’une vingtaine d’années ont préféré s’installer ici pour les deux prochaines années. Après avoir déboursé 3 000 euros dans cet établissement privé sous contrat avec l’État, elles pourront passer le concours et, si elles l’obtiennent, rejoindre les rangs des 134 000 profs de l’enseignement catholique en France.

« À la fac publique, pas de suivi et beaucoup de grèves »

Le nez devant son ordinateur, Lucie, une jeune blonde de 22 ans, avoue que la religion n’a pas compté au moment de rentrer à l’Isfec : « Le public n’a pas une très bonne réputation, je ne voulais pas y aller. » Clémentine, sa camarade de promo aux yeux noisettes, approuve et s’appuie notamment sur sa mauvaise expérience à la fac publique de Lorient où elle a passé sa licence de langue étrangère (LLCER). « À la fac, ils s’en fichent. Il n’y a aucun accompagnement, pas de suivi et beaucoup de grèves. » Autour de la table le reste du groupe acquiesce et confirme ne pas accorder tant d’importance à l’enseignement religieux. Sauf Léa : « J’ai fait ma communion, mon baptême et tout mon cursus dans le privé. C’est assez ancré dans ma famille. Parfois, je prie. » 

Lorsqu’on évoque les motivations des élèves, Éric Tourelle, responsable pédagogique du second degré à l’Isfec de Bretagne depuis plus de 15 ans, préfère mettre en avant les arguments publicitaires qu’on retrouve lors des portes ouvertes : un cadre sécurisant, un effectif à taille humaine et une attention particulière portée à l’accompagnement et au suivi des étudiants. Le tout y est saupoudré de la volonté « de faire vivre le projet de l’enseignement catholique », souligne l’homme de 62 ans aux cheveux poivre et sel, qui achève sa dernière année dans l’institut rennais.

L’école de la pensée catholique

Dans leur cursus, les apprentis professeurs de l’Isfec suivent un module de formation particulier : l’anthropologie chrétienne. Dispensé sur une période d’environ 30 heures sur les deux années de formation, ce cours n’est pas donné dans le public (les Inspé). Selon Éric Tourelle, il ne s’agit pas d’un cours de catéchisme. Au programme : l’histoire des pères fondateurs de l’enseignement catholique, ses principes et une initiation à la pastorale. L’objectif de ce dernier atelier : former les futurs profs à ce temps d’animation en établissement auprès des élèves qui veulent approfondir leur foi.

Laurent Foucher, professeur de mathématiques au lycée Saint-Joseph à Bruz et formateur à l’Isfec de Rennes, est l’un de ses intervenants. Fort de ses 22 ans d’expérience dans l’enseignement catholique, il souligne que leur « conception de la personne est basée sur les valeurs de l’Évangile ». Selon lui, chacun peut trouver sa place en fonction de ses convictions, à condition qu’elles soient en phase avec cette perception ou en tout cas, ne s’y opposent pas.

Il n’empêche, des intervenants à l’Isfec de Rennes tiennent parfois des propos plus religieux que pédagogiques. « Certains se prennent pour des prophètes. Leur discours et leur vocabulaire le laissent penser », confie Éléonore, en première année de master. Sourire aux lèvres, Lucie complète l’anecdote :  « Un intervenant est venu nous parler de l’environnement. Il nous a dit que Greta Thunberg était une prophète et que le chemin l’avait amenée vers l’environnement. » D’une manière moins flagrante, les étudiants sont régulièrement confrontés à des citations bibliques ou à des références religieuses. « On a eu des cours sur le harcèlement scolaire et, dans le diapo, on avait une citation de Saint-Matthieu. Ils arrivent vraiment à ancrer la religion partout », souffle Clémentine.

Les 24 Isfec sont pourtant des établissements privés sous contrat avec l’Etat, soumis à des obligations, notamment en matière de programmes et d’examens. Ils doivent respecter les principes de laïcité et de neutralité religieuse au sein de leurs formations. Leur contrôle est assuré par le rectorat de l’académie concernée, en collaboration avec l’État et les autorités ecclésiastiques. En cas d’infraction aux règles, des mesures allant d’un simple avertissement à une enquête peuvent être prises par l’institution. 

Par exemple, dans une autre région, en février 2021, le syndicat Unsa-Snep avait dénoncé au rectorat de Normandie un acte de prosélytisme religieux à l’Isfec de Caen (Calvados), lors d’une session de formation intitulée « moment de réflexion pastorale sur le jeûne ». L’alerte portait sur le contenu qui aurait eu pour objectifs « d’accueillir ensemble davantage la résurrection du Christ » et « d’imaginer ce qui serait faisable pour permettre à vos élèves de vivre ce temps de carême et de découvrir qu’ils sont appelés à accomplir ce qu’ils sont aussi : des enfants de Dieu ». Christine Gavini, la rectrice de l’académie de Caen, avait indiqué avoir « rappelé à la direction de Formiris Normandie [Formiris a passé une convention avec l’État pour la formation d’enseignants des établissements privés sous contrat sous tutelle du ministère, ndlr] que les modules de formation à caractère religieux doivent impérativement être proposés à titre facultatif ».

La vraie sélection

En Bretagne, au moment de rentrer en formation, les candidats n’ont pas toujours une idée précise de l’enseignement catholique, de ses valeurs et de la façon de les transmettre. Cet apprentissage se fait directement lors du cursus. Cependant, une attente existe au moment du pré-accord collégial, sésame pour exercer dans les 80 lycées sous-contrat bretons. « C’est un entretien avec deux chefs d’établissement qui porte sur les motivations de l’étudiant et sa connaissance du projet de l’enseignement catholique pour voir s’il y adhère », précise Eric Tourelle, le responsable pédagogique du second degré à l’Isfec de Bretagne.

Un moyen pour l’institution de séparer le bon grain de l’ivraie. Le refus du pré-accord collégial peut entraîner l’impossibilité d’effectuer certains types de stages, de passer le concours de l’enseignement privé (CAFEP) ou encore de travailler dans un établissement privé. 

Eric Tourelle, le responsable pédagogique du second degré à l'Isfec de Rennes.
Eric Tourelle, le responsable pédagogique du second degré à l’Isfec de Rennes. (©Enquêtes d’actu)

Au détour de cet entretien de routine, les étudiants doivent répondre à des questions en apparence banales. Mais rapidement, le ton peut changer et les interrogations se porter sur la religion. L’aumônerie, la visite d’églises, la pastorale… Autant de thèmes abordés qui ne laissent aucune place à la neutralité. Les réponses doivent aller dans le sens de l’enseignement catholique, sous peine de refus de pré-accord. C’est ce qu’a vécu Clémentine. « Au début, on m’a posé des questions de présentation, puis, ça a commencé à dériver. On m’a demandé ce que je pensais de l’aumônerie, comment m’y impliquer ou encore si je visitais des églises. Je leur ai dit oui », confie-t-elle avec un air ironique avant de poursuivre plus sérieusement : « J’ai une camarade de promo qui a dit franco qu’elle n’en avait rien à faire d’être dans le public ou dans le privé et elle ne l’a pas eu ».

Lucie, sa camarade, confirme elle aussi s’être sentie obligée de répondre dans le sens des attentes de leurs interlocuteurs. « Il m’ont demandé si j’étais prête à m’engager dans la pastorale. Évidemment, j’ai répondu oui », lâche-t-elle sur le même ton que son amie. Avant d’avouer :  « On est obligé de mentir. »

*Les prénoms ont été modifiés.

Les épisodes précédents :

« En Bretagne, l’enseignement catholique ne disparaîtra pas »

À Ploërmel en Bretagne, le nouveau lycée public inquiète encore

En Bretagne, l’enseignement catholique joue collectif face à la baisse démographique

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Grand Bourgtheroulde : le Secours populaire a confié ses protégés au Secours catholique

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Chantal De Vienne et Maryse Villain, responsable et co-responsable de l'antenne du Secours catholique à Grand Bourgtheroulde.
Chantal De Vienne et Maryse Villain, responsable et co-responsable de l’antenne du Secours catholique à Grand Bourgtheroulde. ©Thomas Guilbert

La cessation d’activité du Secours populaire dans le Roumois, début juin 2023, a fait grand bruit dans le territoire. Parmi les associations caritatives, l’événement a soulevé des interrogations, comme à l’antenne du Secours catholique de Grand Bourgtheroulde.

« Nous étions inquiètes au début », confie Chantal De Vienne, la responsable de l’antenne, se demandant légitimement ce que deviendraient les bénéficiaires du Secours populaire.

La responsable du Secours catholique à Grand Bourgtheroulde a été assez vite rassurée, raconte-t-elle. « J’ai eu un coup de fil de l’ancienne responsable et elle m’a expliqué la situation. »

Les familles réparties entre associations

Puis, les bénévoles du Secours populaire ont réuni le Secours catholique de Grand Bourgtheroulde, celui du Thuit-de-l’Oison, les Restos du cœur de Routot et la Banque alimentaire de Bourg-Achard, pour leur transmettre « les listes des familles accompagnées ».

L’idée était de répartir les situations entre les quatre associations, ainsi que les stocks

Chantal De Vienne

Sur le plan des distributions mensuelles, les bénévoles du Secours catholique ne semblent pas avoir été submergés. Par prudence, Chantal De Vienne et son équipe ont tout de même « doublé le temps de distribution ». L’antenne a d’ailleurs ouvert cet été, alors qu’elle est habituellement fermée.

« On pourra évaluer la charge supplémentaire en septembre. On verra alors comment on s’organise à l’avenir », poursuit-elle, en espérant recruter de nouveaux bénévoles. « On est une vingtaine. Il nous faudrait des plus jeunes », insiste Maryse Villain, co-responsable basée à Bourg-Achard. Le benjamin de l’équipe, assure cette dernière, est âgé de 68 ans.

Chez les bénéficiaires, l’inquiétude s’est aussi fait sentir. « Ils voulaient savoir comment cela allait fonctionner », raconte Chantal De Vienne. La première distribution a ainsi eu lieu dès le début du mois de juillet, avec les personnes que le Secours catholique suivait déjà. Pour la suite, la responsable de l’antenne et les bénévoles étudieront la possibilité d’ajouter un ou des créneaux de distribution dans le mois. Pour l’instant, aucune décision n’a été prise.

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Pour ses distributions, le Secours catholique est ouvert le premier vendredi et le troisième samedi de chaque mois. Le vestiaire est ouvert le samedi matin. L’antenne se situe 179, rue du Thuit-Hébert, à Grand Bourgtheroulde.Pour tout contact, appeler le tél. : 07 77 26 49 89 ou 07 84 10 03 07.

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Civitas, à la croisée de l’extrême droite et de l’intégrisme catholique

► Pourquoi le mouvement Civitas est-il menacé de dissolution ?

Gérald Darmanin a annoncé le lundi 7 août avoir engagé la procédure de « dissolution de Civitas ». La décision du ministre de l’intérieur fait suite à des propos tenus lors de l’université d’été de l’organisation, qui s’est tenue en Mayenne du 29 au 31 juillet. Au cours d’une conférence filmée, dont un extrait a été diffusé sur X (anciennement Twitter), l’essayiste Pierre Hillard affirme que « la naturalisation de Juifs en 1791 ouvre la porte à l’immigration ». « Avant 1789, un Juif, un musulman, un bouddhiste ne pouvaient pas devenir français. Pourquoi ? Parce que c’étaient des hérétiques », poursuit-il, avant d’estimer qu’il « faudrait peut-être retrouver la situation d’avant 1789 ».

« L’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays. Je condamne fermement ces propos ignominieux », a commenté Gérald Darmanin. Il a annoncé saisir le procureur de la République, et lancer l’instruction d’une procédure de dissolution à l’encontre de Civitas. Pour l’heure, l’organisation n’a pas réagi aux déclarations du ministre, se contentant de relayer des messages de soutien sur les réseaux sociaux.

► D’où vient cette organisation ?

L’Institut Civitas est fondé en 1999, dans la lignée de La Cité catholique, créée après la Seconde Guerre mondiale par le catholique intégriste Jean Ousset, qui se constitue sur l’idée que la modernité conduit à la catastrophe. L’organisation bénéficie également dans ses premières années du « compagnonnage quasi institutionnalisé » de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui rejette le concile Vatican II, comme le décrit l’historien des religions Philippe Portier. De par ses origines, Civitas cultive une « double culture contestataire : celle de l’extrême droite et celle de l’intégrisme catholique », analyse le sociologue Yann Raison du Cleuziou.

« Il y a dans ses rangs un fort regret de la société d’Ancien Régime, qu’il faut tenter de restaurer, contre la Révolution française, complète Philippe Portier, directeur d’études à l’École pratique des hautes études. C’était la position portée au XIXe siècle par le Vatican, et notamment par le pape Pie IX, auteur du Syllabus sur les principales erreurs de notre temps, qui voit dans la modernité un œuvre satanique produit des protestants ou des francs-maçons. »

Très à distance de l’Église catholique, Civitas conteste les orientations prises depuis le concile Vatican II. « Les militants reprochent à l’institution d’avoir passé des compromis avec la modernité, et notamment d’avoir repris à son compte une série d’axiomes modernes : la liberté de conscience, les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes, la rencontre avec les autres religions… », souligne Philippe Portier.

► Comment le mouvement s’est-il fait connaître ?

Civitas, qui revendique 1 000 adhérents encartés, a longtemps été cantonné aux marges. Il se fait connaître notamment par des actions, en 2011, devant des théâtres pour protester contre la représentation des pièces Sur le concept du visage du Fils de Dieu et Golgota Picnic, les jugeant blasphématoires. Mais le mouvement gagne une certaine audience, rassemblant parfois jusqu’à 10 000 personnes derrière ses bannières, lors des manifestations contre le « mariage pour tous ». « Même s’ils défendaient une même cause, La Manif pour tous a tout fait pour se démarquer de Civitas, considérant ses militants comme de meilleurs ennemis qui risquaient de confirmer toutes les caricatures », souligne Yann Raison du Cleuziou.

En perte de vitesse, Civitas change de statut, et est reconnu éligible au financement des partis politiques en 2016. Il se définit alors comme un « mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église catholique », souhaitant « rechristianiser la France ». « Cette transformation va amener Civitas à adopter une stratégie d’entrisme électorale peu payante », juge Philippe Portier. Plusieurs candidats se présentent aux élections locales, puis aux élections législatives dans 14 circonscriptions en 2017. Tous échouent au premier tour.

Plus récemment, l’organisation, poursuivant une stratégie offensive, a milité contre la tenue de concerts dans des églises, dont celui de l’organiste Kali Malone en mai à Carnac (Morbihan) et du chanteur Bilal Hassani à Metz en avril. Les deux spectacles ont été annulés. En outre, le mouvement, qui a appelé à voter pour Éric Zemmour à l’élection présidentielle de 2022, se mobilise contre les projets de centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

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Pourquoi Gérald Darmanin veut-il dissoudre l’organisation catholique Civitas

Pourquoi Gérald Darmanin veut-il dissoudre l'organisation catholique Civitas ?

Pourquoi Gérald Darmanin veut-il dissoudre l’organisation catholique Civitas ?

« L’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays ». Sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin accuse l’organisation d’extrême-droite Civitas. Le groupuscule catholique intégriste est connu pour ses actions et ses positions controversées. Le ministre de l’Intérieur demande aujourd’hui sa dissolution. Pour quoi cette décision ? On pose la question à Guillaume Farde, consultant police / justice à BFMTV

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Dissolution du mouvement Civitas. L’organisation catholique intégriste avait empêché un concert dans une église à Carnac

A Carnac (Morbihan), en mai dernier ,des catholiques de l’organisation Civitas avaient perturbé la tenue d’un concert dans la commune et obtenu son annulation. Ils jugeaient « profanatoire » cette représentation d’une organiste américaine organisée dans l’église. Hier, après des propos antisémites tenus lors de l’université du mouvement, Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, a demandé la dissolution de Civitas.

C’était le 13 mai dernier ,une trentaine de personnes avait répondu à l’appel de la section locale de Civitas pour manifester devant l’église de Carnac. Ce mouvement catholique d’extrême droite, voulait empêcher la tenue d’un concert qu’il jugeait « profanatoire » au sein d’un espace sacré. Ce même mouvement avait d’ailleurs envoyé un courrier à l’évêque pour lui demander d’interdire l’évènement. Face à l’impossibilité de résoudre la situation, le maire, après l’intervention de la gendarmerie ,avait décidé d’annuler la représentation. 

A lire aussi :Concert empêché par des catholiques intégristes à Carnac. Deux personnes devant la justice

L’antisémitisme au coeur de l’université d’été de Civitas

C’est suite à des propos antisémites prononcés le 30 juillet à Pontmain (Mayenne), lors de l’université d’été du mouvement , que Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur a publié lundi 7 août un post sur twitter. 

« L’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays. Je condamne fermement ces propos ignominieux et saisis le Procureur de la République. Par ailleurs, j’ai demandé à mes services d’instruire la dissolution de Civitas » a écrit Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a réagit 

L’essayiste Pierre Hillard avait en effet déclaré lors du rassemblement de Civitas qu’il « faudrait peut-être retrouver la situation d’avant 1789 à propos du statut des juifs en France, c’est-à-dire à une époque où ils ne pouvaient pas avoir, pour la plupart, la nationalité française ». Avant d’ajouter que « la naturalisation de Juifs en 1791 [avait ouvert] la porte à l »immigration. ».

Ces propos ont été condamnés par plusieurs personnalités politiques dont des élus de LFI et de Renaissance, l’Union des étudiants juifs de France et la Licra.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé au Monde qu’un courrier sera transmis à Civitas dans les prochaines semaines. « Nous disposons contre cette organisation de tout un tas d’éléments, d’actions ou de propos, contraires aux valeurs de la République», a précisé au quotidien l’entourage du ministre. Celui-ci a par ailleurs annoncé avoir saisi le procureur de la République.

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