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Chrétiens et musulmans, pourquoi nous rencontrer ? Une conférence organisée à Orléans

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« Chrétiens et musulmans : pourquoi nous rencontrer ? »… Telle est la thématique d’une conférence organisée à Orléans (Loiret), le 6 décembre 2023, à l’initiative du diocèse et du dialogue Inter Croyants du Loiret. 

« Destinée à tous les publics, cette conférence a pour objectif de donner des clés pour mieux comprendre les enjeux actuels des relations chrétiens-musulmans en France et d’échanger sur des approches concrètes de ce dialogue dans différents lieux et circonstances », précisent les organisateurs. 

Animée par un représentant de la Conférence des évêques

À lire aussi

Frère Jean-François Bour, prêtre dominicain et spécialiste en islamologie, animera cette rencontre. « Il a résidé dix années au Caire où il était membre de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire (IDEO), Secrétaire de la revue d’Islamologie MIDEO et enseignant au Centre d’études philosophiques et théologiques de l’Église Copte catholique du Caire », souligne le diocèse du Loiret. 

Jean-François Bour est également directeur du Service national pour les relations avec les musulmans (SNRM) de la CEF (Conférence des évêques de France), depuis mai 2022.

Pratique : Conférence « Chrétiens et musulmans, pourquoi nous rencontrer ?»… Mercredi 6 décembre 2023, à 20h, à l’Espace Saint-Euverte d’Orléans. 

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Divorcés remariés dans l’Église catholique : que dit le pape François

Début octobre 2023, le dicastère pour la Doctrine de la foi a publié une « mise au point sur l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés ». C’était l’un des sujets les plus clivants de l’exhortation apostolique Amoris laetitia du pape François, publiée en 2016. 

D’un synode à l’autre, l’Église catholique à l’écoute des réalités du monde

Près de 10 ans se sont écoulés entre l’ouverture du premier synode des évêques sur la famille, le tout premier convoqué par François, et en octobre dernier, le synode sur l’avenir de l’Église. Le rapport de synthèse de ce dernier ne parle pas, ou très vaguement, des divorcés remariés. Mais d’un synode à l’autre, ce sont des questions latentes qui reviennent.

Comment l’Église peut-elle être attentive aux réalités du monde tout en restant fidèle à son dogme et à sa tradition ? Comment susciter l’adhésion des fidèles au message qu’elle porte ? Doit-elle pour cela assouplir son dogme ? L’une des réponses apportées par François se lit jusque dans la méthode adoptée lors de ces deux synodes : avant toute chose, il faut écouter les réalités du monde.

Amoris laetitia, qu’est-ce que c’est ?
Amoris laetitia ou « La joie de l’amour » est une exhortation apostolique post-synodale du pape François. Un texte écrit par le chef de l’Église catholique suite à l’assemblée des évêques. Il y a eu en 2014 et 2015 deux assemblées sur la famille : elle forment le premier synode convoqué par le pape François après son élection le 13 mars 2013. Adressée au clergé, « aux époux chrétiens et à tous les fidèles laïcs sur l’amour dans la famille », Amoris laetitia vise à montrer l’attention de l’Église aux diverses situations familiales et conjugales.
> Lire Amoris laetitia

La situation des divorcés remariés dans l’Église catholique

Trois mois après la publication d’Amoris laetitia, un collectif de 45 universitaires et prêtres catholiques a publié une lettre au collège des cardinaux demandant de corriger certains passages du texte. Véritable point de crispation, le chapitre 8, qui porte sur l’accompagnement des divorcés remariés ou plutôt des « divorcés engagés dans une nouvelle union ». Et la possibilité pour ces personnes d’accéder aux sacrements – la célébration pénitentielle, ou confession, et la communion.

La situation des divorcés remariés touche à la question du « péché » des relations sexuelles hors mariage. Et au fameux commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère » (Ex 20, 14). Dans l’exhortation apostolique de Jean-Paul II Familiaris Consortio (1981), « on n’utilisait plus le mot [péché] parce qu’on ne voulait pas stigmatiser les personnes », souligne Catherine Fino, docteur en théologie et professeur à l’Institut catholique de Paris.

Or, avant la première session du synode de 2014, des théologiens ont réintroduit la notion de péché. « Leur idée c’était que s’il y avait du péché on allait pouvoir proposer ensuite une démarche de réconciliation sacramentelle. »

→ À LIRE : Annulation du mariage religieux dans l’Église catholique, le parcours du combattant ?

Quel regard du pape François sur les divorcés remariés ?

Le pape François a exprimé « assez clairement », selon Catherine Fino, qu’il refusait « de préjuger du péché de manière automatique ». Il écrit en effet : « Les divorcés engagés dans une nouvelle union… peuvent se retrouver dans des situations très différentes, qui ne doivent pas être… enfermées dans des affirmations trop rigides sans laisser de place à un discernement personnel et pastoral approprié. » (Amoris laetitia, § 298) Reste que « la gestion de la singularité des situations » représente « le moment doctrinal ou théologique le plus complexe », admet Catherine Fino. 

On peut retenir deux points essentiels de la pensée du pape François. D’abord « il ne faut pas faire peser sur deux personnes ayant leurs limites la terrible charge d’avoir à reproduire de manière parfaite l’union qui existe entre le Christ et son Église » (§ 122) Une référence à l’apôtre Paul, qui compare l’union de l’homme et de la femme dans le mariage à celle du Christ et de l’Église.

François considère par ailleurs que « tout baptisé a le droit de recevoir l’aide de l’Église », explique Catherine Fino. Et que « dans certains cas il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements ». Selon l’auteur d’Amoris laetitia, pour qui « la mission de l’Église ressemble à celle d’un hôpital de campagne » (§ 291), l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (note 351).

L’idée, c’est que l’Église ne doit pas proposer des normes mais une spiritualité ouverte à tous et à toutes les réalités de la famille

Famille : des « situations imparfaites » 

Des couples mariés civilement, des couples qui cohabitent sans se marier, des jeunes qui ont peur de l’engagement… Ce que l’Église appelle « situations imparfaites » concerne « tout ce qui ne rentre pas dans le schéma du projet qui a été transmis de l’Église, d’un homme et d’une femme qui se marient, qui ont des enfants, qui s’engagent pour la vie en fondant leur famille », détaille Catherine Fino.

Toutefois, « l’idée, c’est que l’Église ne doit pas proposer des normes mais une spiritualité ouverte à tous et à toutes les réalités de la famille », rappelle la théologienne. Pour cela, le pape François veut « introduire du discernement pour prendre en compte ces différentes situations ». Pour lui, cela « fait parte de la tradition la prise en compte des différents degrés de responsabilité et l’idée que la croissance morale et spirituelle ça se fait toute la vie ».

Il y a des difficultés réelles, si vous ouvrez le débat dans une paroisse, ça peut donner un clivage

Laisser les fidèles discerner ?

Avec Amoris laetitia, en invitant les fidèles à discerner eux-mêmes, le pape François a opéré un tournant. « Alors que Jean-Paul II dans Familiaris consortio prescrivait seulement aux pasteurs l’obligation de bien discerner les diverses situations, Amoris laetitia dit : Les prêtres ont la mission d’accompagner les personnes intéressées dans la voie du discernement, explique Catherine Fino. Le déplacement c’est l’accompagnement du discernement des personnes. »

L’Église catholique considère qu’il existe une pédagogie du Père, qui élève, et une pédagogie du Fils, qui soulève et qui console. Et que l’Esprit saint agit dans la vie des baptisés. Le discernement consiste à relire l’histoire des personnes et des couples et à trouver dans cette histoire les signes de Dieu. Ainsi, pour la théologienne, « c’est tout à fait logique de penser qu’ils sont aussi en première ligne dans ce discernement pastoral. C’est cohérent avec la position du pape François de laisser la place à la conscience des fidèles. » 

Cependant, il ne sera pas si simple sur le terrain et dans les paroisses, de faire du sur-mesure. Parfois, il arrive que « les gens en face attendent votre réponse en trois phrases et vous, vous vous dites : Il faudrait que je les amène à discerner, etc. », convient la théologienne. « Il y a des difficultés réelles, si vous ouvrez le débat dans une paroisse, ça peut donner un clivage. Et après que fait le pasteur ? Il ne faut pas qu’il fasse une reprise en main autoritaire. » D’autant qu’en matière de pastorale familiale on touche à des points intimes, sensibles. La question centrale qui reste est celle de la formation des prêtres mais aussi des fidèles.

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Enseignement supérieur catholique : Un succès validé

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Les 5 vertus de l’enseignement supérieur catholique

1. L’attachement à la foi catholique

Les établissements supérieurs privés catholiques proposent, pour la plupart d’entre eux, un projet éducatif et pastoral, qui est emprunté directement à l’Évangile, tout en affichant une foi décomplexée. Ainsi, de nombreuses propositions spirituelles accessibles à tous les étudiants, croyants ou non-croyants, animent la vie de campus.

2. La transmission des savoirs

Les valeurs humaines et chrétiennes font partie intégrante du projet pédagogique de ces établissements. Les professeurs, ainsi que les encadrants, suivent individuellement les étudiants avec, généralement, un système de tutorat ou de binôme, de pédagogie interactive, voire de parrainage bienveillant et constructif. Avec leurs petits effectifs, les classes permettent un accompagnement des étudiants au plus près, afin de former des personnes.

3. Le développement de la personne

L’étudiant est considéré comme une personne qu’il faut aider à grandir dans toutes ses dimensions. L’accent est mis sur la cohérence et le bon équilibre de vie, et l’autonomie des jeunes. Ceux-ci sont invités à agir pour les autres en s’engageant, par exemple, au sein de l’aumônerie par des rencontres, des temps de formation, aussi à travers des maraudes ou du soutien scolaire, voire dans des associations (humanitaires, sociales, chrétiennes, scoutes…).

4. Une formation intégrale

Scientifique, littéraire, technique, professionnelle, humaine et spirituelle… la formation intégrale solide que reçoit l’étudiant associe ouverture à soi-même, solidarité avec les autres, attention à l’environnement et ouverture à Dieu, selon le souhait de chacun. À l’issue de leur cursus, les étudiants sont dotés d’une solide culture générale et d’un regard critique sur la société. Leur est alors offerte l’opportunité de se donner et de s’épanouir.

5. Une confiance pour la vie

Les étudiants formés apprennent la liberté et l’engagement au service des autres et du bien commun. Ils gagnent en confiance, en unité, et en connaissance d’eux-mêmes, et développent un savoir-être fondé sur la vision chrétienne de l’engagement de l’homme au travail. 

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Social Le Secours catholique vient en aide aux « invisibles

Le dimanche 19 novembre, jour de bénédiction de l’orgue entièrement rénové de l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, était également la Journée nationale du Secours Catholique.

La quête de ce jour-là était destinée à l’association et Sylvie Bonne, déléguée locale, a dressé le bilan de l’action des bénévoles sur le secteur.

« Ne détourne ton visage d’aucun pauvre ! Le mois dernier, nous avons rencontré, sur notre paroisse, un jeune de moins de 25 ans vivant dans…

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Eglise catholique: Cour pénale ecclésiale suisse pour 2024

Eglise catholique

Le tribunal pénal ecclésial suisse verra le jour en 2024

Le tribunal pénal de l’Eglise catholique suisse sera mis sur pied l’an prochain pour juger des cas d’abus sexuels. L’évêque de Bâle, Felix Gmür l’a annoncé vendredi, répondant notamment au synode lucernois qui bloque une partie de ses contributions financières.

Publié: 24.11.2023 à 12:41 heures

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Dernière mise à jour: 24.11.2023 à 12:48 heures

Président de la Conférence des évêques suisses, Felix Gmür a promis la mise sur pied d’un tribunal de l’Eglise catholique suisse en 2024. L’évêque de Bâle fait face à la fronde du synode lucernois qui a bloqué la moitié de ses contributions jusqu’à ce que l’évêché passe à l’action en matière d’abus.

En 2024, le tribunal écclésial suisse sera mis en place, a annoncé vendredi l’évêque de Bâle. Lorsque des cas d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique aboutissent à un jugement d’une cour pénale suisse, le tribunal ecclésial doit prendre le relais, a expliqué aux médias Mgr Gmür, président de la Conférence des évêques suisses. Ce tribunal doit être composé de spécialistes qui connaissent le droit ecclésial, sans être obligatoirement de confession catholique.

En outre, l’évêché de Bâle va mettre en place un service de médiation pour des causes en tous genres a annoncé le prélat. Le parlement de l’Eglise catholique lucernoise avait décidé, le 8 novembre, de ne verser que la moitié de sa contribution à l’évêché de Bâle, tant que ce dernier ne passe pas de la parole aux actes pour traiter les cas d’abus sexuels dans le diocèse.

(ATS)

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Mali : libération d’un religieux catholique allemand enlevé en 2022

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Un catholique face à l’IA

Je ne crois pas en Dieu. La foi est même un processus – ou un état, je ne sais pas comment il faut dire – qui m’est très étranger. Pour autant, je n’ai aucun mépris ni pour la foi, ni pour les croyants, ni pour les religions ou les textes dont elles sont issues. Et je ne pense pas que l’absence de religion soit le signe d’une société avancée.

Je ne suis pas croyant donc, je suis même ravi de vivre dans une société qui permet de ne pas être croyant, mais je n’en tire aucune supériorité. Je me dis juste qu’habiter ce monde avec la foi ou sans la foi, ce sont sans doute des expériences très différentes, quel que soit le Dieu en lequel on croit. Je me dis juste que ça doit changer beaucoup de choses quand on se trouve face à des épreuves majeures, qu’elles soient personnelles ou collectives. Je me dis juste qu’avoir la foi doit donner une forme particulière à la perception du monde.

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“Algorithme et espérance”

Et donc, quand un ami m’a parlé d’un groupe de réflexion qui s’appelle “Algorithme et espérance”, et qui rassemble des croyants – catholiques pour la plupart – s’intéressant à l’Intelligence Artificielle, eh ben, ça a tout de suite excité ma curiosité. Voilà une sorte d’épreuve majeure face à laquelle on se trouve : les algorithmes auto-apprenants, les réseaux de neurones… tout ça…. Alors tout de suite, une myriade de questions m’est venue à l’esprit : comment les catholiques envisagent-ils l’IA ? Est-ce qu’ils se posent des questions qu’on ne se pose pas quand on n’a pas la foi ? Est-ce que, face aux questions que tout le monde se pose, ils ont d’autres réponses ? Est-ce que si je vais discuter avec eux, ils changeront mon regard sur l’IA ?

Mais si je suis totalement sincère, un autre truc m’est tout de suite venue en tête : je sais que le Vatican s’intéresse aussi à l’IA. J’ai entendu parler d’une consultation lancée par le Pape, d’un appel abrahamique signé par des évêques, des rabbins et des imams. Mais ce que je me demande, c’est comment font ces gens pour réfléchir à l’IA à partir d’aussi vieilles croyances ? Et plus globalement, je me demande bien comment on arrive à rendre compatible sa foi et quelque chose d’aussi troublant que l’IA ?

J’avais tout ça en tête en allant voir un des fondateurs de “Algorithme et espérance”, Etienne de Rocquigny. Profil intéressant, Etienne de Rocquigny. Il est catholique, évidemment, mais il a fait Polytechnique, travaillé dans des labos de R et D. Puis il est devenu entrepreneur et conseiller d’entrepreneurs qui utilisent l’IA. Par ailleurs, c’est un fan de Pascal, auquel il vient de consacrer un livre. Blaise Pascal, qui était à la fois un philosophe, un mathématicien, un théologien et une sorte d’entrepreneur. Une sorte de modèle pour Etienne de Rocquigny….

On s’est retrouvés un matin dans les bureaux de son éditeur, Boleine, et on nous a installés dans une pièce qui, à cause d’un déménagement récent, était encore assez vide pour résonner comme une chapelle. Parfois, le hasard fait bien les choses. Je crois que Pascal a dit des trucs assez proches de ça….

Bref. Je ne vais pas commencer à rigoler. Tout ça est très sérieux. Et donc, j’ai posé à Etienne de Rocquigny une question assez vaste. Je lui ai demandé quels problèmes l’IA posait à un catholique.

L’équipe
Réalisation : Fabrice Laigle
Mixage : Basile Beaucaire et Cédric Diallo

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Eglise catholique Le tribunal pénal ecclésial suisse doit être mis sur pied en 2024

Le futur tribunal pénal de l’Eglise catholique suisse sera mis sur pied l’an prochain pour juger des cas d’abus sexuels. L’évêque de Bâle Felix Gmür l’a annoncé vendredi, répondant notamment au synode lucernois qui bloque une partie de ses contributions financières.

Président de la Conférence des évêques suisses, Felix Gmür a promis la mise sur pied d'un tribunal de l'Eglise catholique suisse en 2024. L'évêque de Bâle fait face à la fronde du synode lucernois qui a bloqué la moitié de ses contributions jusqu'à ce que l'évêché passe à l'action en matière d'abus.
Président de la Conférence des évêques suisses, Felix Gmür a promis la mise sur pied d’un tribunal de l’Eglise catholique suisse en 2024. L’évêque de Bâle fait face à la fronde du synode lucernois qui a bloqué la moitié de ses contributions jusqu’à ce que l’évêché passe à l’action en matière d’abus.

ATS

Lorsque des cas d’abus sexuels au sein de l’Eglise catholique aboutissent à un jugement d’une cour pénale suisse, le tribunal ecclésial doit prendre le relais, a expliqué aux médias Mgr Gmür, président de la Conférence des évêques suisses. Ce tribunal doit être composé de spécialistes qui connaissent le droit ecclésial, sans être obligatoirement de confession catholique.

Agrandir le «pool» des juges

Jusqu’à présent, les affaires pénales au sein de l’Eglise catholique suisse étaient traitées uniquement par une Cour dépendante de l’un ou de l’autre évêché. La création d’un tribunal regroupant tous les diocèses du pays permet de disposer d’un effectif plus important de spécialistes, tels que des juges, pour remplir cette tâche.

En outre, l’évêché de Bâle va mettre en place un service de médiation pour des causes en tous genres, a annoncé Felix Gmür. Cet organe recueillera non seulement les signalements d’abus sexuels, mais aussi des désaccords de toutes sortes.

A la mi-septembre, l’Université de Zurich a publié une étude mandatée par l’Eglise catholique suisse sur les abus sexuels survenus depuis la moitié du siècle dernier en son sein. Au moins un millier de cas ont été documentés, mais il s’agit de la pointe de l’iceberg, la plupart des cas ayant été couverts, ignorés ou minimisés. L’étude était notamment mandatée par la Conférence des évêques suisses que Felix Gmür préside.

Demi-boycott lucernois

Le parlement de l’Eglise catholique lucernoise a décidé, le 8 novembre, de ne verser que la moitié de sa contribution de 884’000 francs à l’évêché de Bâle, tant que ce dernier ne passe pas de la parole aux actes pour traiter les cas d’abus sexuels dans le diocèse. Il n’entend décider de l’autre moitié qu’en automne 2024

Face aux médias, Mgr Gmür a dit comprendre la préoccupation du synode lucernois et respecter sa décision tout en la critiquant. «Il serait mieux et aurait été souhaitable de discuter d’abord ensemble», a observé le prélat qui s’est dit prêt au dialogue avec une commission désignée par le synode lucernois. Et d’ajouter: «Nous allons en débattre et trouver une bonne solution.»

Selon la commission des finances des collectivités catholiques cantonales du diocèse, la décision lucernoise n’est «pas judicieuse», car elle pourrait entraîner des mesures d’économies. Le budget de l’évêché de Bâle atteint 5,1 millions de francs dont 3,8 millions proviennent des contributions des synodes cantonaux. La commission soutient la poursuite de l’étude sur les abus sexuels, la mise en lumière de tous les faits et l’indemnisation des victimes.

gf, ats

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