L’ancien prêtre d’Orléans a été condamné à 17 ans de réclusion – watson

L’ancien prêtre d’Orléans a été reconnu coupable de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, samedi par la cour d’assises du Loiret.

25.05.2024, 16:3325.05.2024, 16:33

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Les Eglises catholique et réformée n'ont cessé de perdre de l'importance ces dernières années en Suisse (image d'illustration).

Une église catholique (illustration).Keystone

L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu «coupable de l’ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées», a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans qui va au-delà des réquisitions de l’avocat général.

La veille, devant une salle interdite et suspendue à ses paroles, l’ancien prêtre – renvoyé à l’état laïc à sa demande – a «reconnu tout sans réserve».

«Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits.»

L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische.

Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un «suivi socio-judiciaire», «une injonction de soins», «l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs», entre autres.

«Ce qui est frappant c’est que les actes, les noms (des victimes) font masse.»

L’avocat général.

Confessions

Dans un rare exercice de confessions vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et agressions sexuelles sur deux autres victimes dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Samedi matin, son conseil, Me Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude soulignant que son client «n’est plus un danger», et qu’«on ne peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction» depuis les faits condamnés.

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans.

«La gangrène»

«La gangrène, c’est Olivier de Scitivaux parce qu’il s’est introduit partout dans la famille», a dénoncé l’avocate d’une des victimes, Me Clémence Lemarchand.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque 22 à 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences.

Le cas n’est pas isolé 👇🏼

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes.

«Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième.»

L’ancien prêtre Olivier de Scitivaux de Greische.

«Regardez bien ses mains», a invectivé le cadet de la fratrie, «ce sont dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui donnent l’eucharistie».

Le benjamin a lui raconté, devant une cour interdite, ces quelques mois où il «y passait toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs», «le moment où il a utilisé des outils sur mon corps» ou lorsqu’«il m’a rasé».

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et familles auprès du diocèse dès les années 80, des familles ou des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain.

Quelques chiffres 🧐

L’Eglise catholique est depuis des années secouée par des scandales de pédocriminalité dans le monde entier, et régulièrement accusée de fermer les yeux sur eux et d’ignorer les victimes. En France, un rapport rendu en octobre 2021 estime qu’en 70 ans, environ 330 000 personnes ont été agressées au sein de l’Eglise lorsqu’elles étaient mineures. (lal/ats)

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L’ancien prêtre d’Orléans a été condamné à 17 ans de réclusion

L’ancien prêtre d’Orléans a été reconnu coupable de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, samedi par la cour d’assises du Loiret.

25.05.2024, 16:33

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L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu «coupable de l’ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées», a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans qui va au-delà des réquisitions de l’avocat général.

La veille, devant une salle interdite et suspendue à ses paroles, l’ancien prêtre – renvoyé à l’état laïc à sa demande – a «reconnu tout sans réserve».

«Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits.»

L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische.

Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un «suivi socio-judiciaire», «une injonction de soins», «l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs», entre autres.

«Ce qui est frappant c’est que les actes, les noms (des victimes) font masse.»

L’avocat général.

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Dans un rare exercice de confessions vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et agressions sexuelles sur deux autres victimes dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Samedi matin, son conseil, Me Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude soulignant que son client «n’est plus un danger», et qu’«on ne peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction» depuis les faits condamnés.

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans.

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Viols et agressions sexuelles : l’ancien prêtre d’Orléans, condamné à 17 ans de prison


Un encensoir tenu par un diacre pendant la messe.

Un encensoir tenu par un diacre pendant la messe. ISA HARSIN/SIPA

L’ancien prêtre d’Orléans a été reconnu coupable de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, ce samedi 25 mai par la cour d’assises du Loiret. L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu « coupable de l’ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées », a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans qui va au-delà des réquisitions de l’avocat général.

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La veille, devant une salle interdite et suspendue à ses paroles, l’ancien prêtre – renvoyé à l’état laïc à sa demande – a « reconnu tout sans réserve ». « Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits », a-t-il déclaré.

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Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un « suivi sociojudiciaire », « une injonction de soins », « l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs », entre autres. « Ce qui est frappant c’est que les actes, les noms (des victimes) font masse », avait déploré l’avocat général.

Dans un rare exercice de confessions vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et agressions sexuelles sur deux autres victimes dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription. Ce samedi matin, son conseil, Me Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude soulignant que son client « n’est plus un danger », et qu’« on en peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction » depuis les faits condamnés.

« La gangrène »

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans. « La gangrène, c’est Olivier de Scitivaux parce qu’il s’est introduit partout dans la famille », a dénoncé l’avocate d’une des victimes, Me Clémence Lemarchand.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque 22 à 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences. Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes.

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« Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième », a confirmé l’ancien prêtre, désignant ainsi les trois frères, des quadragénaires aujourd’hui unis sur le banc des victimes. « Regardez bien ses mains », a invectivé le cadet de la fratrie, « ce sont dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui donnent l’eucharistie ». Le benjamin a lui raconté, devant une cour interdite, ces quelques mois où il « y pass (ait) toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs », « le moment où il a utilisé des outils sur mon corps » ou lorsqu’« il m’a rasé ».

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et familles auprès du diocèse dès les années 80, des familles ou des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain. L’Eglise catholique est depuis des années secouée par des scandales de pédocriminalité dans le monde entier, et régulièrement accusée de fermer les yeux sur eux et d’ignorer les victimes. En France, un rapport rendu en octobre 2021 estime qu’en 70 ans, environ 330 000 personnes ont été agressées au sein de l’Eglise lorsqu’elles étaient mineures.

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France: l’ancien prêtre d’Orléans condamné à 17 ans de prison pour de très nombreux viols

L’ancien prêtre d’Orléans a été reconnu coupable de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons. La cour d’assises du Loiret l’a condamné samedi à 17 ans de réclusion criminelle.

L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu « coupable de l’ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées », a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans, qui va au-delà des réquisitions de l’avocat général.

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois. Il s’invite alors régulièrement à leur table et reste dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans.

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Église catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères (âgés de 7 à 9 ans au début des sévices et d’une quarantaine d’années aujourd’hui) et un ami avaient raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les violences dont ils étaient victimes chacun à leur tour, sans savoir que les autres subissaient les mêmes agressions.

La veille, devant une salle interdite et suspendue à ses paroles, l’ancien prêtre – renvoyé à l’état laïc à sa demande – a « reconnu tout sans réserve ». « Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits », a-t-il déclaré.

Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un « suivi socio-judiciaire », « une injonction de soins », « l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs », entre autres.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Centaines de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs : l’ancien prêtre d’Orléans condamné à 17 ans de réclusion

Vendredi, une peine de 18 ans de prison avait été requise contre cet prêtre, poursuivi pour des centaines de viols et agressions sexuelles commis sur de jeunes garçons, pendant plus d’une décennie, des faits qu’il «a reconnus» devant la cour d’assises du Loiret. «Oui, M. Olivier de Scitivaux de Greische a agressé sexuellement (un jeune garçon), oui il a agressé et violé» trois autres victimes pendant leur enfance, et commis «des centaines de viols et agressions sexuelles», avait estimé l’avocat général, Cédric Vincent.

L’accusé, âgé de 64 ans, a «brisé quatre enfances et bouleversé des familles entières», avait-t-il poursuivi, mais au-delà, «ce qui est frappant c’est que les actes, les noms (des victimes) font masse».

L’avocat général avait ainsi requis 18 ans de réclusion criminelle, «une peine en-deçà de la réalité de ses agissements», assortis d’une «peine de sûreté de moitié (9 ans, Ndlr)», d’une obligation de «suivi socio-judiciaire», «de soins», «l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs» et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

«Comment un tel désastre humain a-t-il pu être perpétré pendant une si longue période ? S’en prendre à des enfants ? Rester auprès d’(eux) ?», a interrogé M. Vincent.

Olivier de Scitivaux est «un manipulateur», qui «devient l’ami, le proche incontournable, celui qui a toutes les occasions de passer des nuits» chez la famille des victimes, «toucher les trois enfants d’une même fratrie et ce pendant plus d’une décennie», a-t-il pointé.

Un ami de la famille

C’est l’année où il est ordonné prêtre, en 1989, que celui qui a depuis été relevé de ses fonctions et renvoyé à l’état laïc à sa demande, fait connaissance avec la famille des victimes où il s’invite ou est invité régulièrement.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque 22 à 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger ces violences.

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens prennent place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes.

«Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième», confirme l’accusé désignant ainsi les trois frères, des quadragénaires aujourd’hui unis sur le banc des victimes.

A la barre mercredi, le benjamin a raconté, devant une cour interdite, ces quelques mois où il «y pass(ait) toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs», «le moment où il a utilisé des outils sur mon corps» ou lorsqu’«il m’a rasé».

«Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits», concède Olivier de Scitivaux de Greische.

«Je reconnais tout sans réserve», insiste-t-il, allant jusqu’à avouer pour la première fois des actes similaires sur deux autres victimes dès 1982 — des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et familles auprès du diocèse dès les années 80, dans des courriers de famille ou par des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain, jusqu’au signalement de Mgr Jacques Blaquart, en 2018.

«C’est l’anatomie d’un désastre», déplore un des avocats d’une partie civile, Me Edmond-Claude Frety. Le verdict est attendu samedi dans la journée. L’Eglise catholique est depuis des années secouée par des scandales de pédocriminalité dans le monde entier, et régulièrement accusée de fermer les yeux sur eux et d’ignorer les victimes. En France, un rapport rendu en octobre 2021, estime qu’en 70 ans, environ 330 000 personnes ont été agressées au sein de l’Eglise lorsqu’elles étaient mineures.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

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Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un «suivi sociojudiciaire», «une injonction de soins», «l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs», entre autres.

L’ancien prêtre d’Orléans a été reconnu coupable ce samedi 25 mai de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, samedi par la cour d’assises du Loiret. L’accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu «coupable de l’ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées», a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans qui va au-delà des réquisitions de l’avocat général.

Pédocriminalité

La veille, devant une salle interdite et suspendue à ses paroles, l’ancien prêtre – renvoyé à l’état laïc à sa demande – a «reconnu tout sans réserve». «Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits», a-t-il déclaré.

Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un «suivi sociojudiciaire», «une injonction de soins», «l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs», entre autres. «Ce qui est frappant c’est que les actes, les noms (des victimes) font masse», avait déploré l’avocat général.

Dans un rare exercice de confessions vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et agressions sexuelles sur deux autres victimes dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription. Samedi matin, son conseil, Me Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude soulignant que son client «n’est plus un danger», et qu’ «on en peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction» depuis les faits condamnés.

«La gangrène»

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000 lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans. «La gangrène, c’est Olivier de Scitivaux parce qu’il s’est introduit partout dans la famille», a dénoncé l’avocate d’une des victimes, Me Clémence Lemarchand.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque 22 à 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences.

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes. «Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième», a confirmé l’ancien prêtre, désignant ainsi les trois frères, des quadragénaires aujourd’hui unis sur le banc des victimes.

«Regardez bien ses mains», a invectivé le cadet de la fratrie, «ce sont dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui donnent l’eucharistie». Le benjamin a lui raconté ces quelques mois où il «y pass (ait) toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs», «le moment où il a utilisé des outils sur mon corps» ou lorsqu’ «il m’a rasé».

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et familles auprès du diocèse dès les années 80, des familles ou des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain.

L’Eglise catholique est depuis des années secouée par des scandales de pédocriminalité dans le monde entier, et régulièrement accusée de fermer les yeux sur eux et d’ignorer les victimes. En France, un rapport rendu en octobre 2021 estime qu’en 70 ans, environ 330 000 personnes ont été agressées au sein de l’Eglise lorsqu’elles étaient mineures.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Procès d’Olivier de Scitivaux : l’ancien prêtre d’Orléans condamné à 17 ans de prison pour viols et agressions sexuelles

Ce samedi 25 mai, après cinq jours de procès devant la cour d’assises du Loiret, à Orléans, après de nombreux témoignages, dont celui de l’actuel évêque d’Orléans et ceux des victimes, le verdict à l’encontre de Olivier de Scitivaux est tombé. Il a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle dont 10 ans de sûreté pour des centaines de viols et agressions sexuelles sur quatre mineurs dans les années 1990 et 2000.

Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un suivi socio-judiciaire, une injonction de soins, l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs, entre autres.

Son avocat a réclamé la clémence dans sa plaidoirie

Quelques heures plus tôt, son avocat, Me Damien Brossier, s’est lancé dans une plaidoirie de plus d’une heure et demie. Une défense devant une salle à nouveau comble et un Olivier de Scitivaux les yeux rougis, le regard vide et la tête baissée. L’idée n’est pas de prouver l’innocence de son client, ses aveux ayant pleinement confirmé sa culpabilité, mais de réduire la peine de 18 ans de prison requise la veille par l’avocat général. « Ces 18 années, pour moi, ne sont pas acceptables. Il ne s’agit pas de l’accabler, il ne s’agit pas de le charger. Il est à terre et vous lui marchez dessus. S’il était poursuivi, non pas par quatre personnes, mais par plus, combien auriez-vous requis ? », s’interroge-t-il.

Me Damien Brossier a dénoncé un jugement faussé par les sentiments, où les hypothétiques victimes supplémentaires et les faits prescris seraient pris en compte. « Je pense que malgré vous, vous avez mis un rejet, une morale qui impactent le montant des réquisitions. Ce que je vous demande, c’est de ne pas le condamner pour des faits pour lesquels il n’est pas poursuivi. C’est à votre raison qu’on fait appel, pas à vos émotions. »

« Encore pardon à tous ceux que j’ai blessés » a dit Olivier de Scitivaux

L’avocat met également en avant l’âge de l’accusé. « On ne peut pas être condamné à 64 ans comme on l’est à 37 ans. C’est une peine d’élimination que vous avez demandé. 18 ans, ça veut dire qu’on se projette nulle part. Quand on tue toute forme d’espoir, on tue symboliquement un homme, et ça peut ne pas être que symbolique. » Ainsi, Me Damien Brossier a estimé qu’Olivier De Scitivaux « devrait être jugé dans une peine entre 12 et 15 ans. » Une peine moins lourde qui lui permettrait « de tenir et d’espérer accompagner sa mère », âgée de 86 ans.

Les derniers mots du procès ont été prononcés par Olivier de Scitivaux lui-même. L’ancien recteur de la basilique de Cléry-Saint-André est resté simple, la voix tremblotante. « Encore pardon à tous ceux que j’ai blessés. Pardon à ma mère, à mes frères, mes sœurs, à tous ceux avec qui j’ai travaillé. Je ne sais pas s’ils pourront me pardonner, mais j’en fais la demande. »

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Un ancien prêtre d’Orléans condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour des viols sur quatre mineurs

L’ancien prêtre d’Orléans Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu coupable de centaines de viols et d’agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle, samedi 25 mai, par la cour d’assises du Loiret. La cour a annoncé une période de sûreté de dix ans, supérieure aux réquisitions de l’avocat général.

Vendredi, l’ancien prêtre, renvoyé à l’état laïc à sa demande, a « reconnu tout sans réserve ». « Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits », a-t-il déclaré. Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un « suivi sociojudiciaire », « une injonction de soins », « l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs », entre autres.

« Ce qui est frappant, c’est que les actes, les noms [des victimes] font masse », avait déploré l’avocat général. Dans un rare exercice de confessions, vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et des agressions sexuelles sur deux autres victimes, survenus dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Samedi matin, son conseil, Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude en soulignant que son client « n’est plus un danger », et qu’« on en peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction » depuis les faits condamnés.

Une salle d’audience comble

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000, lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois enfants, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille de Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque entre 22 et 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences.

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes.

« Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième », a confirmé l’ancien prêtre, désignant ainsi les trois frères, des quadragénaires aujourd’hui unis sur le banc des victimes. « Regardez bien ses mains », a invectivé le cadet de la fratrie, « c’est dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui donnent l’eucharistie ».

Le benjamin a, lui, raconté, devant une cour interdite, ces quelques mois où il « y pass[ait] toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs », « le moment où il a utilisé des outils sur mon corps » ou lorsqu’« il m’a rasé ».

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et des familles auprès du diocèse dès les années 1980, et par des familles ou des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain.

Le Monde avec AFP

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Un ancien prêtre d’Orléans condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle pour des viols sur quatre mineurs

L’ancien prêtre d’Orléans Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu coupable de centaines de viols et d’agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle, samedi 25 mai, par la cour d’assises du Loiret. La cour a annoncé une période de sûreté de dix ans, supérieure aux réquisitions de l’avocat général.

Vendredi, l’ancien prêtre, renvoyé à l’état laïc à sa demande, a « reconnu tout sans réserve ». « Je reconnais, puisqu’il faut utiliser les mots, les attouchements, les caresses, les fellations, les pénétrations digitales et péniennes, l’ensemble des faits », a-t-il déclaré. Suivant les réquisitions, la cour a également condamné l’accusé à un « suivi sociojudiciaire », « une injonction de soins », « l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs », entre autres.

« Ce qui est frappant, c’est que les actes, les noms [des victimes] font masse », avait déploré l’avocat général. Dans un rare exercice de confessions, vendredi, l’accusé a également avoué, pour la première fois, des viols et des agressions sexuelles sur deux autres victimes, survenus dès 1982 – des faits qui n’ont pu être jugés en raison de la prescription.

Samedi matin, son conseil, Damien Brossier, a appelé la cour à la mansuétude en soulignant que son client « n’est plus un danger », et qu’« on en peut pas être condamné à 64 ans comme à 37 ans, l’âge est passé, l’usure est passée et du temps s’est écoulé sans infraction » depuis les faits condamnés.

Une salle d’audience comble

Les faits jugés remontent aux années 1990 et 2000, lorsque Olivier de Scitivaux de Greische, ordonné prêtre en 1989, se lie aux parents de ses victimes, une fratrie de trois enfants, s’invitant régulièrement à leur table, restant dormir dans la chambre de l’aîné, qui sera agressé et violé dès ses 9 ans.

A leur domicile, pendant que les parents dorment au rez-de-chaussée, dans les demeures somptueuses de la famille de Scitivaux, l’hiver au chalet à Abondance (Haute-Savoie) ou l’été en colonie de vacances à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), celui qui avait à l’époque entre 22 et 25 ans de plus que les victimes (âgées de 7 à 9 ans) va leur infliger des violences.

Devant une salle d’audience comble, dans laquelle de nombreux responsables de l’Eglise catholique et paroissiens ont pris place depuis mardi, les trois frères et un ami ont raconté à tour de rôle, avec minutie et pudeur, les sévices qu’ils recevaient chacun leur tour, sans savoir que les autres étaient également victimes.

« Quand il n’y en avait pas un de disponible, il y avait le deuxième ou le troisième », a confirmé l’ancien prêtre, désignant ainsi les trois frères, des quadragénaires aujourd’hui unis sur le banc des victimes. « Regardez bien ses mains », a invectivé le cadet de la fratrie, « c’est dans ses mains que j’ai éjaculé la première fois, ce sont ses mains qui donnent l’eucharistie ».

Le benjamin a, lui, raconté, devant une cour interdite, ces quelques mois où il « y pass[ait] toutes les semaines, tous les jours, tous les soirs », « le moment où il a utilisé des outils sur mon corps » ou lorsqu’« il m’a rasé ».

Les faits se sont produits jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les premières alertes sont émises par des animateurs et des familles auprès du diocèse dès les années 1980, et par des familles ou des animatrices de l’aumônerie en 1998. En vain.

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