Academia Christiana, Civitas…Gérald Darmanin semble confondre les deux organisations catholiques

Des voix s’élèvent depuis dimanche 10 décembre contre la décision du ministre de l’Intérieur de dissoudre Academia Christiana, un mouvement catholique proche de la droite identitaire. Le ministre de l’Intérieur a cité, visiblement par erreur, des «propos antisémites» de l’association cet été. Beauvau reproche en réalité à Academia Christiana d’autres déclarations tenues en 2020 et aurait confondu l’association avec l’organisation catholique intégriste Civitas.

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Gérald Darmanin va demander la dissolution du mouvement catholique Academia Christiana

Gérald Darmanin va demander la dissolution de Academia Christiana. Fondé en 2013, ce mouvement de catholiques « traditionalistes d’extrême droite » se présente comme un institut de formation à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».

Gérald Darmanin a annoncé dimanche qu’il présenterait « dans les semaines qui viennent » en Conseil des ministres la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite.

« Nous présenterons leur dissolution en Conseil des ministres dans les semaines qui viennent », a déclaré dans un entretien au média en ligne Brut le ministre de l’Intérieur. « Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français », ce groupe « légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes », a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour ce faire, « elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en +croisade+ », a ajouté cette source. « D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la +légitime défense+ comme nécessaire », a-t-elle encore dit.

Des accusations que réfute le président d’Academia Christiana, Victor Aubert, qui vit à Sées, dans l’Orne et que nous avons joint par téléphone : 

« C’est ridicule, le gouvernement nous reproche d’appeler à la violence, car nous avons utilisé une métaphore militaire dans l’une de nos communications, à savoir « Former une armée de bâtisseur ». Nous sommes accusés d’antisémitisme car nous conseillons la lecture de Charles Maurras ou encore Jean Madiran ».

Victor Aubert

Président de Academia Christiana

Le Normand ajoute : « Je suis choqué ! C’est devant mes enfants que trois gendarmes armés m’ont remis, à mon domicile, cette lettre du ministère de l’Intérieur ».

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation « intégrale », à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».
Cette organisation est donc présidée par Victor Aubert, ancien professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome. Il est aujourd’hui chef d’entreprise.

« Nous sommes de simples catholiques et en voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone », ajoute ce dernier. « Ils veulent interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste. Et si parler de cathédrales ou de l’Histoire de France, c’est être de l’extrême-droite alors tous les Français sont d’extrême-droite », lance le Normand. « C’est de la diffamation, ma famille est aussi impactée » ajoute ce dernier.

L’association prévoit de « contester cette procédure absurde » devant le Conseil d’Etat. Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment dans la mouvance proche d’Eric Zemmour. « L’État de droit chez Darmanin, c’est ne pas pouvoir expulser des jihadistes, ne pas tirer sur des criminels qui menacent la police, ne pas dissoudre la Jeune Garde (mouvement +antifa », NDLR), laisser prospérer les Frères musulmans, mais pouvoir dissoudre des associations pacifiques en claquant des doigts », a fustigé sur X le fondateur de Reconquête!.

Le ministre de l’Intérieur a précisé dans son interview à Brut qu’au moins trois autres groupes d’ultradroite » étaient dans le viseur des services de renseignement », sans donner de détails.

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Catholiques traditionalistes: le ministre Darmanin annonce la dissolution d’Academia Christiana

Gérald Darmanin a annoncé dimanche qu’il présenterait «dans les semaines qui viennent» en Conseil des ministres la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite.

«Nous présenterons leur dissolution en Conseil des ministres dans les semaines qui viennent», a déclaré dans un entretien au média en ligne Brut le ministre de l’Intérieur. «Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français», ce groupe «légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes», a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour ce faire, «elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en « croisade »», a ajouté cette source. «D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la « légitime défense » comme nécessaire», a-t-elle encore dit.

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation «intégrale», à la fois «spirituelle, morale, intellectuelle et sportive». Cette organisation est présidée par Victor Aubert, professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome.

Dans la mouvance proche d’Eric Zemmour

«En voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone», a réagi Academia Christiana sur son internet, en accusant l’exécutif de chercher à «interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste». «A l’heure où les coups de couteau fusent matin, midi et soir, la priorité de la République est de dissoudre un institut de formation dont les cadres sont tous d’honnêtes pères et mères de famille», a déploré l’organisation, qui prévoit de «contester cette procédure absurde» devant le Conseil d’Etat.

Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment dans la mouvance proche d’Eric Zemmour.

«L’État de droit chez Darmanin, c’est ne pas pouvoir expulser des jihadistes, ne pas tirer sur des criminels qui menacent la police, ne pas dissoudre la Jeune Garde (mouvement antifa , NDLR), laisser prospérer les Frères musulmans, mais pouvoir dissoudre des associations pacifiques en claquant des doigts », a fustigé sur X le fondateur de Reconquête!.

Le ministre de l’Intérieur a précisé dans son interview à Brut qu’ « au moins trois autres groupes d’ultradroite » étaient dans le viseur des services de renseignement, sans donner de détails.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Abus sexuels révélés L’Eglise catholique voit ses fidèles quitter le navire en masse

Des centaines de fidèles ont quitté l’Eglise catholique, après les révélations sur les abus sexuels. La vague de départs est particulièrement forte en Suisse centrale et à Bâle. En Suisse romande aussi, les sorties sont aussi en hausse, mais à un niveau plus faible.

De nombreuses paroisses subissent de plein fouet la perte de confiance des fidèles, suite à la publication d'une étude de l'Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d'abus sexuels depuis les années 50 (image d'illustration).
De nombreuses paroisses subissent de plein fouet la perte de confiance des fidèles, suite à la publication d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels depuis les années 50 (image d’illustration).

ATS

«On s’achemine pour 2023 vers une hausse du nombre de départs, aussi bien pour l’Eglise catholique que pour l’Eglise réformée», indique Urs Winter, de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) qui publie chaque année des statistiques sur ce sujet. L’an dernier, 34’600 personnes avaient quitté l’Eglise catholique en Suisse, un record.

Les données recueillies dans les cantons par Keystone-ATS montrent une accélération des départs depuis la publication, le 12 septembre, d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du siècle dernier.

«Un véritable exode»

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne (270 départs par mois) ou à Adligenswil (LU), où la paroisse parle d’un «véritable exode». En 2022, ce chiffre était de 65 pour la même période.

La paroisse d’Adligenswil a été la première à décider, après la découverte des nombreux abus, de ne plus verser de contributions à l’évêché de Bâle pour le moment. 45 départs ont été recensés depuis septembre dans cette commune de 5500 habitants.

Dans la ville de Zoug, qui compte environ 12’000 catholiques, le nombre de départs devrait avoir doublé depuis septembre. Pour 2023, le président du conseil de l’Eglise, Patrice Riedo, s’attend à ce que 250 à 260 personnes tournent le dos à l’Eglise catholique. Le nombre de départs est passé de 36 à 174 entre août et septembre. Et les chiffres sont restés élevés en octobre (164) et en novembre (115).

Dans la paroisse catholique romaine de Winterthur, il y a eu 486 départs entre début septembre et début décembre. Au cours des deux années précédentes, ce chiffre était respectivement de 158 et 161.

Dans la région pastorale de Berne et environs, le nombre de sorties d’Eglise en 2023 devrait probablement être deux fois plus élevé que les autres années. Après une nette augmentation en septembre, les chiffres sont retombés en novembre au niveau d’avant l’apparition des chiffres sur les abus.

De nouveaux chiffres record

La publication de l’étude sur les abus marque toutefois un tournant à Schwyz également: depuis septembre, les sorties d’Eglise ont bondi de plus de 500% pour atteindre une moyenne de 76 départs. Auparavant, il y avait eu en moyenne 12 départs par mois.

Sarnen (OW) a enregistré 128 départs depuis septembre. Sur l’ensemble de l’année, le nombre de départs devrait s’élever à 205, contre 90 ces dernières années. A Altdorf (UR), où une centaine de personnes quittent généralement l’Eglise chaque année, 139 ont résilié leur affiliation depuis septembre.

Selon ses propres indications, l’Eglise nationale du canton d’Argovie a constaté un nombre maximum de sorties d’Eglise en septembre. Entre-temps, les chiffres auraient à nouveau diminué. Mais 2023 sera une année record. La plupart des départs ont eu lieu en Argovie, à Soleure et dans les Grisons, dans des zones urbaines. Certaines paroisses ont enregistré plus de 100 départs, a-t-on appris dans les Grisons.

«Un acte symbolique»

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sortie ont été enregistrées depuis septembre, au lieu des 20 habituelles sur l’ensemble de l’année. A Genève, 45 demandes de sortie ont été enregistrées en 2023, dont 36 en septembre.

L’Institut suisse de sociologie pastorale de Saint-Gall (SPI) publie chaque automne les chiffres des sorties d’Eglise en Suisse. Il n’existe donc pas de données actuelles sur l’évolution après l’annonce des cas d’abus au sein de l’Eglise catholique.

Les différences cantonales sont frappantes en ce qui concerne les sorties d’Eglise annuelles. Ainsi, Genève, le Valais, Neuchâtel et Vaud n’enregistrent régulièrement pratiquement pas de sorties. Selon l’ISP, cela est dû aux autres structures organisationnelles des Eglises dans ces cantons.

En règle générale, ils ne connaissent pas de structure d’affiliation de droit public ecclésiastique liée à l’obligation de payer l’impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Dans ces cantons, une sortie d’Eglise est donc un acte symbolique et les personnes concernées n’économisent pas non plus d’impôt ecclésiastique. 

ATS/sga/tgab

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

De nombreux fidèles ont quitté l’Eglise catholique

Pour Urs Winter, cette accélération n’est pas une surprise. Des pays voisins comme l’Allemagne ont aussi enregistré des vagues de démissions après des scandales de ce type. Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne, où l’on enregistre en moyenne 270 départs par mois depuis la publication de l’étude. Un chiffre sans commune mesure avec 2022 (65 pour l’ensemble de l’année). A Adligenswil, canton de Lucerne, la paroisse parle d’un «véritable exode» (45 départs sur 5500 habitants), qui ne concerne pas uniquement les plus jeunes: des fidèles de longue date ont aussi annoncé leur départ.

Sur ce sujet: «Je suis triste, honteux et en colère»: les fidèles catholiques face à la tornade des abus sexuels

En ville de Zoug, les responsables s’attendent à 250 à 260 démissions pour 2023, sur un total de 12 000 membres. Bâle-Ville, Winterthour, mais aussi des paroisses dans les cantons des Grisons, de Soleure, d’Argovie, de Schwyz et d’Obwald subissent également de plein fouet la perte de confiance, avec des départs en masse.

Dans l’ensemble, observe Urs Winter, les personnes qui tournent le dos à l’Eglise catholique sont plutôt des hommes vivant en milieu urbain. En campagne, l’ancrage reste toujours aussi vivace, la force des traditions l’emportant sur d’autres considérations. En Suisse romande aussi, le rapport de l’UZH a accéléré les départs, mais dans une moindre mesure. De manière générale, les cantons de Genève, du Valais, de Neuchâtel et de Vaud n’enregistraient pratiquement pas de sorties d’Eglise dans les statistiques.

Le SPI explique ce constat par une autre forme d’organisation ecclésiale: ces cantons n’ont pas de structure institutionnelle d’affiliation liée à l’obligation de payer un impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Quitter l’Eglise dans ces cantons est avant tout un acte symbolique. Force est pourtant de constater qu’à Genève, l’Eglise catholique a reçu 45 demandes de sorties depuis le début de l’année, dont 36 depuis le 12 septembre. Elle en avait enregistré 20 en 2022 et 12 en 2021.

Lire aussi: Les évêques suisses à propos des abus sexuels: «Aujourd’hui, nous agissons. Vous devez nous croire»

Dans le canton de Vaud, la Fédération ecclésiastique catholique romaine (FEDEC-VD) a enregistré 47 demandes de sortie depuis la parution de l’étude de l’UZH, contre 15 à la même période en 2022. A Fribourg, dans les trois à quatre semaines qui ont suivi la publication du rapport, «nous avons constaté un nombre de sorties d’Eglise équivalant aux sorties sur trois à quatre mois d’une année «classique», indique João Carita, du service de communication de l’Eglise catholique du canton.

En Valais, il existe un attachement plus fort qu’ailleurs entre la société et l’Eglise, selon le vicaire général du diocèse de Sion Pierre-Yves Maillard. Celui-ci estime néanmoins qu’il y a «certainement eu davantage de sorties de l’Eglise ces dernières années.» La paroisse de Saint-Maurice a recensé «cinq demandes de sorties cette année, contre une à deux d’habitude», indique-t-elle. Même constat à la paroisse de Martigny qui, malgré «quelques demandes supplémentaires ces derniers temps», n’a pas constaté de hausse particulière.

Lire également: Après les révélations, l’Eglise catholique fait déjà face à des demandes de sortie de l’institution

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sorties de l’Eglise catholique ont été enregistrées depuis septembre, alors qu’il y en a normalement 20 dans l’année. «Une seule a été véritablement motivée et argumentée en lien avec les affaires d’abus», explique François Perroset, chargé de communication de la Fédération catholique romaine neuchâteloise. La Collectivité ecclésiastique cantonale catholique romaine du canton du Jura n’a pas pu avancer de chiffre, mais fera les démarches en janvier, comme chaque année. L’Eglise catholique romaine compte actuellement environ 3 millions de membres en Suisse. L’Eglise évangélique réformée en a environ 2 millions.

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De nombreux fidèles ont quitté l’Eglise catholique en Suisse après les révélations d’abus sexuels

Des centaines de fidèles ont quitté l’Eglise catholique après les révélations de ces derniers mois sur les abus sexuels. La vague de départs est particulièrement forte en Suisse centrale et à Bâle, mais elle concerne aussi la Suisse romande.

Tout indique que les départs de l’Eglise catholique romaine, déjà importants en 2021 et 2022, des années records, se sont poursuivis cette année, même si les chiffres définitifs établis annuellement par l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) n’ont pas encore été publiés.

« On s’achemine pour 2023 vers une hausse du nombre de départs, aussi bien pour l’Eglise catholique que pour l’Eglise réformée », a indiqué Urs Winter, responsable de projet au SPI, à Keystone-ATS. L’an dernier, quelque 34’600 personnes avaient quitté l’Eglise catholique en Suisse.

Les données recueillies dans les cantons par Keystone-ATS montrent une accélération des départs depuis la publication, le 12 septembre, d’une étude de l’Université de Zurich ayant identifié plus de 1000 cas d’abus sexuels dans l’Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du siècle dernier, commis par plus de 500 suspects.

>> Lire aussi: Mille situations d’abus sexuels documentées dans l’Eglise catholique en Suisse

Pour Urs Winter, cette accélération n’est pas une surprise. Des pays voisins comme l’Allemagne ont aussi enregistré des vagues de démissions après des scandales de ce type.

De nombreux départs en Suisse centrale

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en ville de Lucerne, où l’on enregistre en moyenne 270 départs par mois depuis la publication de l’étude, selon Keystone-ATS. Un chiffre sans commune mesure avec 2022 (65 pour l’ensemble de l’année).

A Adligenswil (LU), la paroisse parle d’un « véritable exode » (45 départs sur 5500 habitants), qui ne concerne pas uniquement les plus jeunes: des fidèles de longue date ont aussi annoncé leur départ.

En ville de Zoug, les responsables s’attendent à 250 à 260 démissions pour 2023, sur un total de 12’000 membres. Bâle-Ville, Winterthour (ZH), mais aussi des paroisses dans les cantons des Grisons, de Soleure, d’Argovie, de Schwyz et d’Obwald subissent aussi de plein fouet la perte de confiance, avec des départs en masse.

Dans l’ensemble, observe Urs Winter, les personnes qui tournent le dos à l’Eglise catholique sont plutôt des hommes vivant en milieu urbain. En campagne, l’ancrage reste toujours aussi vivace, la force des traditions l’emportant sur d’autres considérations.

>> Revoir le débat d’Infrarouge sur la fin de l’impunité dans l’Eglise:

Église catholique: la fin de l'impunité ? [RTS]

Église catholique: la fin de l’impunité ? / Infrarouge / 61 min. / le 20 septembre 2023

Aussi en Suisse romande

En Suisse romande aussi, le rapport de l’Université de Zurich a accéléré les départs, mais dans une moindre mesure. De manière générale, les cantons de Genève, du Valais, de Neuchâtel et de Vaud n’enregistraient pratiquement pas de sorties d’Eglise dans les statistiques.

Le SPI explique ce constat par une autre forme d’organisation ecclésiale: ces cantons n’ont pas de structure institutionnelle d’affiliation liée à l’obligation de payer un impôt ecclésiastique, dont on pourrait tout simplement sortir. Quitter l’Eglise dans ces cantons est avant tout un acte symbolique.

Force est pourtant de constater qu’à Genève, l’Eglise catholique a reçu 45 demandes de sorties depuis le début de l’année, dont 36 depuis le 12 septembre. Elle en avait enregistré 20 en 2022 et 12 en 2021.

Dans le canton de Vaud, la Fédération ecclésiastique catholique romaine (FEDEC-VD) a enregistré 47 demandes de sortie depuis la parution de l’étude zurichoise, contre 15 à la même période en 2022.

A Fribourg, dans les trois à quatre semaines qui ont suivi la publication du rapport, « nous avons constaté un nombre de sorties d’Eglise équivalant aux sorties sur trois à quatre mois d’une année ‘classique' », a indiqué João Carita, du service de communication de l’Eglise catholique du canton.

En Valais, il existe un attachement plus fort qu’ailleurs entre la société et l’Eglise, selon le vicaire général du diocèse de Sion Pierre-Yves Maillard, contacté par Keystone-ATS. Il estime néanmoins qu’il y a « certainement eu davantage de sorties de l’Eglise ces dernières années ».

La paroisse de Saint-Maurice a recensé « cinq demandes de sorties cette année, contre une à deux d’habitude », a-t-elle indiqué. Même constat à la paroisse de Martigny qui, malgré « quelques demandes supplémentaires ces derniers temps », n’a pas constaté de hausse particulière.

Dans le canton de Neuchâtel, une vingtaine de demandes de sorties de l’Eglise catholique ont été enregistrées depuis septembre, alors qu’il y en a normalement 20 dans l’année. « Une seule a été véritablement motivée et argumentée en lien avec les affaires d’abus », a expliqué François Perroset, chargé de communication de la Fédération catholique romaine neuchâteloise.

La Collectivité ecclésiastique cantonale catholique romaine du canton du Jura n’a pas pu avancer de chiffre, mais fera les démarches en janvier, comme chaque année.

L’Eglise catholique romaine compte actuellement environ 3 millions de membres en Suisse. L’Eglise évangélique réformée en a environ 2 millions.

>> Ecouter le podcast du Point J sur les prêtres pédocriminels:

Pourquoi y a-t-il autant de prêtres pédocriminels ? / Le Point J / 12 min. / le 19 septembre 2023

>> Lire aussi: Les témoignages affluent après la diffusion du rapport sur les abus sexuels dans l’église

ats/boi

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Des bénévoles rendent hommage à Jeannine, une « mamie au grand cœur » décédée brutalement dans un accident à Orléans

Les bénévoles d’Ensembles pour vous ont organisé, hier soir, une cérémonie d’hommage à Jeannine Labrousse, décédée accidentellement le 22 novembre dernier.

Des larmes, des rires, puis encore des larmes… L’émotion était grande, hier soir sur le quai du Roi. Avant d’effectuer leur distribution habituelle, les bénévoles d’Ensembles pour vous voulaient rendre hommage à l’une des leurs.

Aider les autres à son tour

Jeannine Labrousse, dite « mamie Jeannine », 76 ans, a été mortellement renversée par un camion sur la place du Martroi, le 22 novembre dernier. Un départ brutal. « La veille de son accident, elle était encore avec nous… », se souvient Valérie Daniel, la présidente de l’association, un sanglot au bord des lèvres.

Elle m’avait dit : “Tu m’inscris sur toutes les manifestations à venir, d’accord ?”

« Pour nous ce ne sera plus pareil, poursuit Valérie Daniel. Mamie Jeannine était toujours là, toujours partante. Elle avait eu une vie difficile, et elle tenait impérativement à aider les autres à son tour. Comme un juste retour des choses. » Et d’énumérer les autres associations dont faisait aussi partie « mamie Jeannine » : Les Mains tendues, le Secours catholique, la Maraude du colibri, Esope, les Restos du cœur…

Une photo et des bougies formant un cœur

Sur une petite table, habillée d’un élégant napperon orné de dentelle – « le linge de maison, c’était son stand ! Et elle était très organisée », sourit Echaïbia, une autre bénévole –, ont été disposées une photo de Jeannine et des bougies formant un cœur.

Sur une petite table, habillée d’un élégant napperon orné de dentelle, une photo de Jeannine en Savoie et des bougies formant un cœur.

Ludovic, Nathalie et « Bilou », trois de ses enfants, et quatre de ses petits-enfants, se recueillent avec les bénévoles.

Nous sommes vraiment touchés par cet hommage, assure son fils Ludovic, venu de Savoie. Nous sommes impressionnés de voir tout ce qu’elle faisait, à quel point elle était aimée. Ça fait chaud au cœur. Dans la douleur, ça fait du bien…

À quelques pas de là, la distribution alimentaire des Mains tendues a commencé. Bénéficiaires et bénévoles se souviennent aussi d’une femme « toute petite », qui était là « chaque mardi ».

« Elle-même avait vécu deux ans à la rue, raconte Svetlana. Elle était très courageuse, très investie, très impliquée. Partout où elle le pouvait, elle rendait service. Le matin même de sa disparition, elle distribuait des petits déjeuners au Secours catholique. Pour nous tous, ça a été un choc. »

« Elle nous manque, confie encore Echaïbia. Jeannine se plaignait jamais… Maintenant, elle est pour toujours dans nos cœurs, et je suis sûre qu’elle veille sur nous ». Sur ces bénévoles qui ont les larmes au bord des yeux, mais avant tout le cœur sur la main.

À Orléans, des mains tendues dans la nuit pour les sans-domicile

Maude Milekovic

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L’adieu des associations d’Orléans à « Mamie Jeannine », fidèle bénévole tuée dans un accident

Pour les bénévoles et bénéficiaires des associations comme le Secours Catholique, le Relais Orléanais, pour les collectifs comme Ensemble pour vous, La Maraude du Colibri, elle était « Mamie Jeannine. » Cette volontaire de 76 ans est décédée le 22 novembre dernier, percutée par le conducteur d’un camion d’Orléans Métropole, place du Martroi, en pleine installation du marché de Noël.

Logo France Bleu

« C’est injuste » souffle au téléphone Yves Bodard, travailleur social et créateur du collectif citoyen La Maraude du Colibri. Présent aux obsèques de la retraitée, ce lundi 4 décembre, il raconte l’énergie de Mamie Jeannine, du matin à la nuit noire, lorsqu’elle participait aux maraudes à ses côtés, traînant les valises sur plusieurs kilomètres. « Elle maraudait avec moi le soir, mais le matin, elle servait les petits-déjeuners au Secours catholique, et la veille, elle était aux Mains Tendues, un vrai travail ! » déclare Yves Bodard, qui ne se voit pas continuer les maraudes sans cette fidèle camarade, qu’il connaissait depuis des années, l’ayant rencontrée alors qu’elle était « gérante du camping de La Chapelle-Saint-Mesmin. » Touché par sa disparition, il ne fera plus de maraude « sous ce format.« 

« C’était une dame rudement chouette »

Impliquée, énergique, Mamie Jeannine avait pourtant traversé des moments difficiles. Mais parce qu’elle avait connu la précarité, elle avait décidé de « rendre » ce que les associations lui avaient donné, explique Jérôme Schenck, de l’association Les Mains Tendues. « Son engagement s’est beaucoup renforcé au moment de la crise du covid. Elle avait cette volonté de rendre, quelque part, ce qu’elle avait trouvé chez nous à un moment donné. Cela rendait le truc encore plus fort, c’était beau de se dire que cette dame, qui avait vécu des choses pas simples, redonnait aux autres » déclare-t-il. « C’était chouette. C’était une dame rudement chouette.« 

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Un attentat à la bombe lors d’une messe catholique

Au moins trois personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un attentat à la bombe perpétré dimanche lors d’une messe dans le sud des Philippines, région troublée par une insurrection, ont indiqué les autorités. L’explosion s’est produite pendant une messe dans le gymnase de l’université d’Etat de Mindanao, à Marawi, la plus grande ville musulmane du pays, a déclaré le chef de la police régionale, Allan Nobleza.

«Nous enquêtons pour déterminer s’il s’agit d’un engin explosif artisanal ou d’une grenade», a déclaré M. Nobleza. M. Nobleza a indiqué que trois personnes avaient été tuées et le gouverneur de la province de Lanao del Sur, Mamintal Adiong, a déclaré aux journalistes que «plus de 40» blessés étaient hospitalisés.

Dans un communiqué, le président philippin Ferdinand Marcos a fermement condamné ces «actes insensés et particulièrement odieux perpétrés par des terroristes étrangers». Des photos publiées sur la page Facebook du gouvernement de Lanao del Sur montrent des chaises en plastique renversées et des décombres autour d’une tache noire sur le sol du gymnase où se déroulait la messe.

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Philippines: meurtrier attentat à la bombe lors d’une cérémonie religieuse catholique

Au moins trois personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un attentat à la bombe perpétré dimanche lors d’une messe catholique dans le sud des Philippines, région troublée par une insurrection, ont indiqué les autorités. Le groupe État islamique a revendiqué l’attentat.

Publié le : 03/12/2023 – 08:07Modifié le : 03/12/2023 – 19:16

2 mn

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L’explosion s’est produite pendant une messe dans le gymnase de l’université d’État de Mindanao, à Marawi, la plus grande ville musulmane du pays, a déclaré le chef de la police régionale, Allan Nobleza. Dans un communiqué, le président philippin Ferdinand Marcos a fermement condamné ces « actes insensés et particulièrement odieux perpétrés par des terroristes étrangers ».

Le maire de Marawi, Majul Gandamra, a exhorté les membres des communautés musulmane et chrétienne à rester unis. « Notre ville est depuis longtemps un symbole de coexistence pacifique et d’harmonie, et nous ne permettrons pas que de tels actes de violence éclipsent notre engagement collectif en faveur de la paix et de l’unité », a déclaré M. Gandamra.

L’attentat est survenu après une frappe aérienne de l’armée philippine, vendredi, qui a tué 11 militants islamistes de l’organisation Dawlah Islamiya-Philippine à Mindanao. M. Nobleza a précisé que la police enquêtait afin de déterminer si l’attaque de dimanche était liée à cette opération militaire. L’armée a déclaré samedi que l’organisation islamiste avait prévu d’organiser des attaques dans la province de Maguindanao del Sur.

Lanao del Sur et Maguindanao del Sur font partie de la région autonome Bangsamoro en Mindanao musulmane. Les attaques de militants contre des bus, des églises catholiques et des marchés publics sont caractéristiques des troubles qui secouent la région depuis des décennies.

Le groupe EI revendique l’attentat 

Dimanche soir, le groupe État islamique a revendiqué l’attentat. « Les soldats du califat ont fait détoner un engin explosif sur un grand rassemblement de chrétiens (…) dans la ville de Marawi », a affirmé le groupe jihadiste dans un communiqué publié sur ses chaînes Telegram.

En 2014, Manille a signé un pacte de paix avec le plus grand groupe rebelle du pays, le Front moro de libération nationale, mettant ainsi fin à leur sanglante insurrection armée. Mais il reste de petites bandes d’insurgés musulmans opposés à l’accord de paix, y compris des militants ayant fait allégeance au groupe État islamique (EI). Des rebelles communistes opèrent également dans la région.

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En mai 2017, des centaines d’hommes armés étrangers et locaux pro-EI s’étaient emparés de Marawi. L’armée philippine a repris la ville en ruines après une bataille de cinq mois qui a coûté la vie à plus d’un millier de personnes.

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Une autre piste de l’enquête cherche à savoir si des reliquats de groupes islamistes Maute et Abou Sayyaf, ayant participé au siège de Marawi, sont impliqués, avait dans la journée déclaré le chef de la police régionale.

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