Dans les médias, on souligne le contraste. En juin 2022, les États-Unis sont revenus sur l’arrêt de la Cour suprême Roe vs Wade, qui garantissait depuis 1973 le droit à l’avortement sur tout le territoire national. À l’inverse, la Cour suprême du voisin du sud, le Mexique, vient d’annoncer, mercredi 6 septembre, la dépénalisation de l’avortement dans tous ses États.
La position de l’Église mexicaine est pourtant sans équivoque. En juin dernier, elle condamnait explicitement les travaux de la Cour suprême pour accélérer la dépénalisation de l’IVG. Dans l’hebdomadaire catholique Desde la fe, le diocèse de Mexico accusait une vision polarisée des droits de l’homme, violant le « respect de la vie ».
Mercredi, la Conférence épiscopale mexicaine s’est à nouveau élevée contre la décision de la Cour. Comment la « marée verte » – terme qui désigne la lutte pour le droit à l’avortement en Amérique du Sud – a-t-elle pu emporter le Mexique, deuxième pays catholique du monde ?
Pour les croyantes, un choix qui ne regarde plus l’Église
Sur le papier, le paradoxe n’apparaît pas tout de suite. « Officiellement, le Mexique est un État laïc, dont les valeurs libérales sont inscrites dans sa Constitution », rappelle Elyse Ona Singer, anthropologue spécialiste de la médecine reproductive au Mexique. Cela dit, l’importante proportion de catholiques dans la population mexicaine, de près de 77,7 % selon une enquête réalisée par l’Église locale en février, interroge.
Dans son livre, Lawful Sins (Péchés légaux) publié en 2022, Elyse Singer relève qu’entre 2007 et 2017, plus de 60 % des femmes interrompant leurs grossesses à Mexico se déclaraient catholiques. Dans une série d’entretiens, la chercheuse questionne alors l’articulation faite par ces femmes entre leur foi et leur choix d’IVG.
Détachées de l’institution catholique, et loin du stéréotype de la femme écrasée, de nombreuses Mexicaines se seraient tournées directement vers Dieu, « pour demander pardon sans compromettre leur foi », retranscrit Elyse Singer. Par ailleurs, « nombre d’entre elles soulignent l’hypocrisie du discours ecclésial sur le sujet, compte tenu des scandales, notamment d’abus et de pédophilie dans l’Église ».
La prise de distance des croyantes avec l’Église mexicaine, et leur revirement vers une spiritualité plus personnelle, s’accorde avec le rapport dressé par la Conférence des évêques du Mexique en février 2023. À l’occasion du Synode sur l’avenir de l’Église, l’Église mexicaine reconnaissait son manque d’écoute, et la prégnance de son cléricalisme.
Loin de la religiosité, un réseau d’organisations féministes bien relié
Pour Gisela Zaremberg, chercheuse en sciences politiques et en sciences sociales à l’université de Mexico, la dépénalisation de l’avortement n’est pas directement liée à un recul de l’Église, mais plutôt au « lobbying très efficace d’un réseau d’élite » des organisations féministes. Parmi elles, la chercheuse souligne les liens historiques et étroits des organisations Mujeres en Plural puis du Groupe d’information sur la reproduction choisie (Gire) avec la Cour suprême mexicaine.
En outre, si les femmes, catholiques ou non, n’ont pas attendu la légalisation de l’IVG pour interrompre leurs grossesses, « il est vrai que la dépénalisation de l’avortement décloisonne les mentalités », reconnaît Elyse Singer.
Malgré tout, la « vague verte » n’est pas un raz de marée, et « légal ne veut pas dire accessible », rappelle la chercheuse. Les femmes ne feront peut-être plus l’objet de condamnations, mais « il est probable que, dans les États conservateurs comme ceux de la ceinture du Rosaire (région qui compte le plus grand pourcentage de population catholique au Mexique, NDLR), l’accès à un service de santé proposant des avortements prendra du temps à se mettre en place ».
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Eric Billet est le nouveau directeur diocésain de la Sarthe. Marié et père de deux enfants, il arrive de Loire-Atlantique. Je connais bien l’académie des Pays de la Loire, je ne suis pas dépaysé , a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse sur la rentrée dans l’enseignement catholique.
Cet ancien professeur des écoles, qui a ensuite été chef d’établissement et formateur, a passé 23 ans à la direction diocésaine de Loire-Atlantique. Il y était, depuis 2013, l’adjoint du directeur diocésain.
Recruter des chefs d’établissements et des enseignants
Nommé par l’évêque au cours de l’été 2023, il devra promouvoir l’enseignement catholique au sein du département. Il aura notamment la charge de mettre en œuvre les modalités de recrutement des chefs d’établissements et du personnel d’enseignement. Il a sous sa coupe plus de 20 600 élèves et près de 2 200 professeurs.
Eric Billet remplace Eric Martinez, qui a souhaité quitter la Sarthe pour se rapprocher de sa famille. Ce dernier a rejoint le 1er septembre 2023 le diocèse de Nice.
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Que voir, que faire à Sancerre et dans ses environs ?
À deux heures de Paris, une de Bourges et de Nevers, Sancerre, labellisé « Plus beau village de France », est le berceau des nectars réputés qui portent son nom, et aussi des fromages qui, eux, ont emprunté celui d’un de ses hameaux : Chavignol.
Agrippé à un piton rocheux qui domine la Loire, au milieu d’un océan de vignes, Sancerre comblera aussi les amateurs de nature, de randonnées à pied et à vélo, de balades sur l’eau.
Pour échapper aux invasions des Goths et Visigoths, des Gallo-Romains ligériens se sont installés au VIe siècle sur un piton rocheux qui toise la Loire du haut de ses 310 mètres. Leur oppidum prospérera jusqu’à devenir une bourgade fortifiée de 2 500 habitants occupant une position stratégique, pendant la Guerre de Cent ans.
Sancerreétait alors le fief des comtes de Sancerre alliés, tout comme les ducs du Berry, aux rois de France. En revanche, la berge d’en face appartenait au comté de Nevers, autrement dit aux ducs de Bourgogne qui, eux, étaient dans le camp des Anglais. « A cette époque, les seigneurs locaux se sont livrés moult batailles », résume Marie Mignol, guide à l’Office du tourisme.
Un siècle plus tard, les guerres de religion rattrapent le Sancerrois acquis au calvinisme. Après avoir longtemps résisté au siège du très catholique Claude de La Châtre, gouverneur du Berry, Sancerre, acculée à négocier, est privée de son clocher et de ses remparts.
Le donjon du château féodal, appelé « tour des fiefs », témoigne encore du passé. Malheureusement, il n’est plus possible, pour l’heure, de grimper en haut pour admirer un panorama sublime. On se console en allant jusqu’à l’esplanade Porte-César profiter d’une vue exceptionnelle sur la vallée de la Loire etsur le viaduc de Ménétréol.
Pas étonnant que cette « petite cité de caractère » ait été élue « village préféré des Français » en 2021 ! Si le château de style Louis XII construit en 1874, à l’emplacement de la forteresse féodale, par la famille Marnier-Lapostolle ne se visite pas, il fait bon flâner dans les rues pentues, bordées de maisons en grès ferrugineux, en calcaire blanc et parfois en brique, ponctuées de quelques jolies boutiques.
Jadis, la ville basse était entièrement dévolue aux vignerons. Beaucoup ont transféré leurs installations dans les vignes, mais quelques-uns conservent encore les leurs sur place et y vendent leur vin.
Le + de routard.com :
Depuis trois ans, Raphaël Guillou, un Parisien spécialisé dans l’événementiel, a ouvert Vue sur vignes, une vinothèque écoresponsable, au 22, rue des Juifs. Il y organise dégustations et vente des vins du Sancerrois et autres appellations locales, tous achetés directement à de petits producteurs engagés dans des pratiques agro-écologiques (bio, biodynamie, etc.). Raphaël parle aussi avec passion, érudition et faconde, de la vigne et des vins.
Une plaine alluviale, de belles forêts et d’innombrables collines couvertes de vignes : les paysages autour de Sancerre forment un étonnant camaïeu de vert et de jaune.
Dans les replis se cachent villages et hameaux qui ont pour nom Saint-Satur, Veaugues, Ménétréol-sous-Sancerre, Verdigny, Bué, Amigny, Chavignol… À l’ombre des clochers, les maisons sont couvertes de petites tuiles, les rues et places paisibles et charmantes.
Bien qu’il doive sa notoriété au fromage de chèvre, Chavignol (170 habitants) n’est plus que viticole, avec pas moins de 15 vignerons. C’est un point de départ idéal pour randonner dans les vignes.
D’un côté, le belvédère de Graveron offre un point de vue époustouflant sur le hameau et, au loin, sur Sancerre. De l’autre, après une petite montée, Sancerre s’offre aussi à la vue au bout d’un océan de vignes. Même si ça grimpe parfois un peu, la marche est facile.
L’application Sports nature Grand sancerrois (à télécharger gratuitement) récapitule 14 parcours à pied, de niveau facile à expert, mais aussi itinéraires à vélo et à cheval.
Le + de routard.com :
On ne s’attend pas à trouver une galerie d’art contemporain de cette qualité au cœur du vignoble sancerrois. Pourtant, depuis 2009, sur la place de Chavignol, derrière une façade blanche aux persiennes vertes, celle de Brigitte et Patrice Garnier représente en permanence 24 artistes et organise des expositions.
À Sancerre, dans 13 villages et trois hameaux alentours, impossible d’échapper au vin. Ici, les blancs sont frais, fins et fruités, les rosés tendres et subtils, les rouges parfumés et ronds.
Le vignoble local remonte à l’Antiquité. Il a connu un essor considérable à partir du Moyen-Age. Un rouge issu de pinot noir a longtemps valu leurs lettres de noblesse aux vins du Sancerrois – exportés par bateau sur la Loire. Mais, lorsqu’après avoir été dévasté par le phylloxera, le vignoble a été replanté, le sauvignon blanc s’est imposé ( 82 % des 3025 hectares de vignes). Ce cépage prévaut aussi, sur la rive droite de la Loire, dans le vignoble de Pouilly, en pays nivernais.
Indiscutablement, ce cépage a trouvé, ici, le terroir et le climat où il peut exprimer au mieux ses saveurs. La création d’une AOC dès 1936, les démarches des vignerons pour convaincre cafés et restaurants parisiens de référencer leurs vins dans les années 1960, les efforts de qualité ont fait le reste, assurant la réputation de ces nectars en France et plus encore à l’étranger où ils sont largement exportés.
Il n’y a cependant pas « un » vin de Sancerre, mais une multitude. Cela tient aux intenses bouleversements géologiques intervenus dans ce coin depuis 150 millions d’années, créant un véritable millefeuille de sols : composés de silex en bord de Loire (15 % du territoire), les sols sont calcaires (ces « caillottes » occupent 40 % du territoire) au milieu du Sancerrois. Ils sont argilo-calcaires (40 % du territoire) sur les collines les plus à l’ouest, nommés « terres blanches.
À Sancerre même, à deux pas de l’église, dans une imposante bâtisse historique, la Maison des Sancerre propose une découverte ludique et imaginative de ce terroir et ses nectars à grand renfort de plan relief animé, de ciné 4D, de réalité augmentée, de vidéos… Cela rend très accessible ce qui fait la particularité des vins locaux. Espace dégustation et boutique en prime.
Le + de routard.com :
Le partage et la convivialité sont une seconde nature pour Adelaïde, du domaine Grall, l’un des plus petits domaines de l’appellation Sancerre qui en compte 285. Au volant de son 4×4, cette passionnée de géologie organise dans les vignes des safaris, ponctués de haltes sur de superbes points de vue. Elle confie avec générosité les secrets du terroir et du métier de vigneron. Cette immersion se clôt par une dégustation –et éventuellement une collation aux multiples saveurs – sur la terrasse de sa cabane dans les vignes.
Sacrées biquettes ! Ici, leur lait donne un fromage de qualité qui porte donc le nom de Chavignol, hameau de Sancerre. Le mot « crottin », lui, vient du terme berrichon « crot » servant à désigner les bords des rivières où les femmes lavaient leur linge. Leur terre argileuse servait à fabriquer des lampes à huile, puis, plus tard, des moules à fromages. Le contenant a donné son nom au contenu.
À la fin du XIXe s, l’élevage pratiqué de longue date dans le Sancerrois s’est développé sur les nombreuses parcelles « libérées » par un vignoble dévasté par le phylloxera. A contrario, lorsqu’au XXe siècle, la vigne s’est remise à prospérer, le territoire laissé aux chèvres s’est de nouveau réduit.
Cependant, une grosse laiterie (elle vend sous la marque Rians) et soixante producteurs –dont une poignée pratique la vente directe à la ferme – restent actifs. « Nous devons respecter des règles strictes », insiste Louis Eric, de la SCEA du Guenetin dite « La bête noire sancerroise » . « Nos chèvres sont obligatoirement des Alpines – proches de la race locale disparue -, nourries pour l’essentiel avec des aliments produits localement ».
Le crottin, lui, est fabriqué avec du lait cru, caillé, très lentement, avec de la présure, puis égoutté sur un linge : c’est ce qui lui donne sa pâte si caractéristique. Le caillé est ensuite mis dans des moules pour former de petits fromages ronds qui, une fois, démoulés, seront salés, puis séchés et affinés de dix jours à 4 mois, selon qu’ils sont destinés à être vendus frais, crémeux, demi-sec ou carrément « repassé ». Pour les réussir, le savoir-faire du fromager est essentiel.
Le + de routard.com :
Pendant la visite (gratuite) de la ferme pédagogique « La bête noire sancerroise », située près de l’écluse de Thauvenay, on s’amuse bien. Le parcours aménagé dans les installations permet de voir, à travers des vitres, les chèvres dans l’étable et d’assister, à distance, à la traite qu’un film ludique présente aussi avec humour. Dans l’élégante et vaste boutique, dégustations (payantes), vente de fromages et de produits régionaux.
Au pied du piton de Sancerre coule la Loire qui, depuis des millénaires, rythme la vie des hommes et façonne des « paysages culturels » classés par l’Unesco.
Jadis, des chalands à voile carrée, longs de 25 à 30 mètres, descendaient en 6 à 10 jours de la pierre et de l’ardoise jusqu’à Nantes et remontaient des épices et du vin jusqu’à Orléans.
Aujourd’hui, le Raboliot, un bateau à fond plat de 18,50 mètres propose des croisières-balades d’une heure – avec ou sans dégustation de vins et produits locaux – au départ de Saint-Satur.
Tandis que Le Raboliot navigue entre îles, forêts alluviales, bancs de sable, Sylvain Trevel qui, à l’occasion, anime ces balades, se montre intarissable sur les menaces qui pèsent sur l’exceptionnelle faune et flore. « Contrairement à une idée reçue, la Loire ne s’ensable pas », dit-il. Au contraire, les prélèvements excessifs de sable ont provoqué un effondrement de son lit.
« Iles et grèves sont moins souvent sous les eaux. Il n’y a pas eu de crue depuis 2016 », déplore-t-il. Or, ces crues, vitales, participaient au bon fonctionnement des écosystèmes fluviaux. Et de regretter la disparition d’une espèce comme le silure au profit de l’aspe, un poisson de surface qui mange les ablettes…
Le + de routard.com :
Le Sancerrois se découvre agréablement aussi à vélo : cinq boucles empruntent de petites routes peu fréquentées et des chemins ruraux. Elles sont accessibles depuis la véloroute La Loire à vélo.
Même si vignes et châteaux ne sont jamais loin, de somptueux jardins ont contribué à l’inscription du Val de Loire sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le Sancerrois en témoigne à sa façon.
Pendant trente ans, à la sortie de Neuilly-en-Sancerre, à deux pas du Château de La Croix, au cœur d’une campagne vallonnée et peuplée de vignes, Marie Marcat, une Parisienne passionnée, a aménagé un jardin à l’anglaise de 2 hectares, classé « Jardin Remarquable » en 2017.
L’âge venant, elle a cédé son paradis végétal – plus de 1500 variétés de fleurs et plantes, dont une collection de 500 rosiers -, sa vaste maison d’habitation et son authentique grange berrichonne à Jessica Nazarian et Boris Bielous.
Si le jardin reste ouvert à la visite, ces deux Parisiens sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont installé dans la grange un atelier de torréfaction de café, un autre de cuisine, une buvette, une boutique de plantes et accessoires pour le jardin. Ils prévoient également dégustations de vins, repas cuits au feu de bois et vente des légumes du potager, désormais gouverné en permaculture avec l’aide de la paysagiste Pascale Marc.
Le + de routard.com :
Créé à Jalognes au XVIIIe siècle par le marquis de Puységur, le parc romantique du château de Pesselières, labellisé lui aussi « jardin remarquable », fait cohabiter allée de buis tricentenaires, topiaires, graminées, verger et potager fleuris, collection d’iris, arbres remarquables, jardin clos, labyrinthe en charmille et prairies… De quoi passer un moment enchanteur.
Fiche pratique
Retrouvez toutes les infos pratiques, les bons plans et les adresses dans le Routard Châteaux de la Loire en librairie.
-en voiture : Depuis Paris, par autoroute A 6 b puis A 77 (prendre la sortie 24).
-en train : TER jusqu’à Bourges ou jusqu’à Cosne-sur-Loire. Puis, bus jusqu’à Sancerre. il existe aussi des trains (deux par jour) pour aller de Paris à la gare de Tracy-Sancerre, mais cette gare à 4km de Sancerre
Pour aller de Sancerre à Chavignol, il est possible de louer des vélos à assistance électrique.
Location de voiture conseillée sur place
Bonnes adresses
– La Côte des Monts Damnés à Chavignol : propriété de la famille Bourgeois qui produit aussi d’excellents vins, l’établissement propose des chambres spacieuses et un restaurant gastronomique à la cuisine élégante, délicate et savoureuse. A partir de 89 € la double.
– Le Jardin de Marie : à Neuilly-en-Sancerre, Jessica Nazarian et Boris Bielous ont agrandi et rafraîchi deux chambres d’hôtes (à partir de 151 euros la double) et le gîte (six personnes) du « jardin de Marie ».
–La Petite Maison : Place du Connétable à Sancerre. Tél : 02-48-79-21-36. Une bonne cuisine bistronomique avec des touches fusion
– Momento, à Bué : une table gastronomique qui monte en Sancerrois.
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À l’occasion de la rentrée scolaire 2023, Romain Lhémery, le directeur de l’enseignement catholique dans l’Orne, a présenté les grands axes pour cette nouvelle année.
« Nous subissons malheureusement comme beaucoup les effets de la dénatalité dans l’Orne avec une baisse des effectifs pour cette rentrée 2023 de 216 jeunes, soit moins 71 dans le 1er degré et 145 dans le second », affirme d’entrée le directeur diocésain.
50 établissements scolaires
Le secteur représente 31 écoles, 12 collèges et 7 lycées dans le département. Ces établissements accueillent 9 505 élèves dont 133 dans l’enseignement agricole. « Il faut ajouter aussi les 131 apprentis. Ça équivaut à une progression de 16 %. »
Dans le 1er degré, Alençon reste la plus représentée avec les écoles Notre-Dame de Lancrel (222 inscrits), Notre-Dame de l’Assomption (172), Saint-François-de-Sales (339 et Sainte-Thérèse (309). « Ces structures connaissent toutes une légère progression », rappelle Romain Lhémery, tandis que d’autres établissements enregistrent une légère érosion : Saint-Joseph au Mêle-sur-Sarthe (-19), Sainte-Famille à Trun (-17) ou encore Notre-Dame à Vimoutiers (-15).
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Dans le second degré, Notre-Dame de Lancrel, à Alençon, passe de 303 élèves à 322. Bignon, à Mortagne-au-Perche, enregistre une progression de 14 jeunes, mais Saint-François-de-Sales perd 49 apprenants.
L’établissement Jeanne d’Arc d’Argentan baisse également avec 23 départs. Pareil pour Notre-Dame de La Ferté-Macé avec une diminution de 19 personnes.
Maintenir un maillage territorial
« Nous souhaitons, sous l’impulsion de Mgr Feillet, maintenir notre maillage dans le département et permettre aux familles de trouver un établissement à proximité de leur domicile « , explique Romain Lhémery.
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L’aspect économique et immobilier n’épargne pas l’enseignement catholique, mais des initiatives sont engagées autour de la solidarité entre les établissements. « Sans les aides de l’État, du Conseil régional, du Conseil départemental de l’Orne, des collectivités territoriales et des communes, nous ne parviendrions pas à assurer notre mission d’éducation. »
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Le directeur rappelle également l’accompagnement proposé à la grande majorité des enfants à besoins éducatifs particuliers. « 400 jeunes sont en situation de handicap. Parmi eux, 300 bénéficient d’un soutien par nos accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) : ils font un travail remarquable. »
Après cette rentrée, le premier grand rendez-vous de l’enseignement catholique ornais est fixé au mercredi 13 septembre avec la première journée diocésaine, au parc des expositions Anova à Alençon.
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Etudier est-il devenu un luxe ? C’est la question des témoins de l’Actu ce mardi, alors que les étudiants font leur rentrée cette semaine sur le campus d’Orléans.
La rentrée 2023 coûte en moyenne 3.000 euros pour un étudiant, plus 150 euros par rapport à la rentrée 2022. Hausse du prix du logement, des transports, des courses : étudier est-il devenu un luxe ? Président de l’association Esope, l’épicerie sociale du campus d’Orléans, Emmanuel Barbier, également délégué territorial du Secours catholique dans le Loiret, constate au quotidien la précarité des étudiants qui font leurs courses à l’épicerie et viennent aussi y boire un café et discuter.
Car la précarité peut parfois isoler, souligne Anaël Barodine, président d’ÔCampus, la Fédération des associations étudiantes de l’Université d’Orléans. Bourses qui pourraient être mieux calculées, accumulation de petits boulots qui mènent parfois à l’échec scolaire, nos témoins de l’Actu font le point sur les difficultés de la rentrée étudiante,
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Toujours un moment fort. Plein d’émotion. Avec, parfois, des larmes, pour les plus jeunes…
Ce lundi 4 septembre, environ 130.000 élèves font leur rentrée dans le public et le privé dans le Loiret. Ambiance, par la photo, aux quatre coins du département…
A Gien, calme plat à l’école élémentaire et à l’école maternelle de la Gare. Aucune grève de profs n’est prévue ce lundi… Ouf ! En attendant que les élèves soient appelés, quelques boissons sont servies…
C’est une rentrée en musique qui attendait les 150 élèves de sixième du collège Jeanne-d’Arc, à Orléans, ce lundi matin. Une tradition ancienne. L’orchestre réunit une cinquantaine de musiciens, dont deux professeurs. Ils sont arrivés dès 7h45 pour répéter, car ils ne se sont pas vus depuis juillet…
Un orchestre attendait les élèves orléanais de sixième découvrant ce lundi matin leur nouveau collège, Jeanne-d’Arc.
Les CP de l’école du Poutyl à Olivet sont prêts pour leur première rentrée « dans l’école des grands ». Un peu de stress et d’impatience…
Les CP de l’école du Poutyl, à Olivet.
A Olivet toujours, du côté de l’école Hervé-Bazin cette fois, plusieurs affiches au titre évocateur, « Une école n’est pas un drive », ont été apposées par l’équipe enseignante à l’entrée et sur les haies, devant le parking. Il s’agit de rappeler les règles de sécurité routière. Des consignes bien utiles au sortir des vacances…
Non aux incivilités routières…
A l’école Maxime-Perrard, à Saint-Marceau, à Orléans…
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A l’école Maxime-Perrard, à Saint-Marceau, à Orléans…
Le Dasen à Voltaire
Les portes sont ouvertes au lycée Voltaire d’Orléans… Pour les élèves des dix-huit classes de seconde…
Au lycée Voltaire
Le directeur académique des services de l’Éducation nationale, Philippe Ballé, est sur le terrain à La Source. Le Dasen tenait à être présent au lycée Voltaire « pour accompagner le nouveau proviseur dans ses premiers pas. » Il en fera ensuite de même au lycée Gauguin (Orléans), puis au lycée Jean-de-la-Taille de Pithiviers. Tout en ayant son smartphone à disposition : « S’il ne sonne pas, c’est bon signe ! »
Au sujet des tenues (abaya…), l’idée est, selon le Dasen, « de pouvoir échanger et dialoguer s’il y a un problème. » Pour Philippe Ballé, il ne faut pas interdire l’accès à l’établissement, mais l’idée est d’expliquer pourquoi la tenue pose problème face aux valeurs de la République et de la neutralité des établissements scolaires.
Philippe Ballé, ici avec le proviseur du lycée Voltaire à Orléans-La Source.
Pour Philippe Ballé, ici avec le proviseur du lycée Voltaire, cette rentrée s’annonce sereine : « C’est toujours un moment particulier. Avec 130.000 élèves, en tout dans le département, ce n’est pas rien. »
Retour à Gien, au lycée Bernard-Palissy. L’établissement accueille sur l’ensemble de ses classes cette année 1.139 élèves de seconde, première et terminale générale et technologique.
Au lycée Bernard-Palissy
Ce lundi matin, les secondes attendent de pouvoir récupérer leurs manuels scolaires au CDI. D’autres sont déjà en route pour faire leurs photos de classe. Pas de temps à perdre.
Rentrée scolaire à l’école Jean-Moulin, à Montargis, pour plus de 250 enfants. Après la finalisation en cette rentrée du programme d’installation des tableaux scolaires dans les établissements de la ville, la mairie va s’attaquer cette année à la végétalisation des cours des écoles de la commune. À commencer par Maurice-Meunier.
Rentrée scolaire à l’école Jean-Moulin, à Montargis.
A Estouy, dans le Pithiverais, c’est reparti en maternelle pour Faustine !
Cette rentrée scolaire marque, à Sury-aux-Bois, la réouverture de la quatrième classe qui était fermée depuis deux ans. « Avec beaucoup plus d’enfants, 83 au total et notamment des petits, l’avenir de notre école peut être envisagé avec optimisme », se félicite le maire Françoise Hébert. Autre nouveauté, Aurélia Munoz, enseignante dans l’établissement depuis un an, est la nouvelle directrice.
A Sury.
Du côté de Mareau-aux-Prés, Ezio, très fier de son cartable tout neuf, a fait son entrée en petite section de maternelle. Accueilli par sa maîtresse, il a laissé ses parents, avec le sourire, heureux de rencontrer plein d’autres enfants.
Du côté de Semoy : « Je dépose d’abord Timéo qui fait sa rentrée en moyenne section, puis Lukas, son grand frère, qui intègre le C.E.2 », explique une maman, sereine.
Timéo, Lukas et leur maman.
Très exactement 199 enfants ont fait leur rentrée ce lundi matin à Cepoy, près de Montargis, dans une école totalement rénovée après trois phases de travaux menées sur trois étés. La dernière ayant concerné le restaurant scolaire. Dirigée par Sandra Parodat, l’école de Cepoy comprend 129 élèves en élémentaire répartis en 6 classes, ainsi que 3 classes en maternelle.
Du côté de Saint-Jean-de-Braye. Pour cette rentrée 2023, et malgré une ouverture de classe (CE2-CM1) à l’école élémentaire Louis-Petit, les effectifs restent plutôt stables dans les cinq groupes scolaires de la ville.
En ce lundi matin très ensoleillé, ce sont 2.212 enfants, soit 802 en maternelle et 1.410 en élémentaire, qui ont été accueillis par les équipes enseignantes. Rejointes cette année par trois nouvelles directrices. Carla Prévot à l’école Louis-Petit ; Claire Lendom à l’école Anne-Franck ; et Manon Drillot à la maternelle Courtil-Loisonon.
Pour cette rentrée, les élèves de l’école Louis-Petit ont été accueillis par Carla Prévot, leur nouvelle directrice.
Rentrée souriante à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin...
Les élèves de CM1/CM2 de La Bussière prennent le bus scolaire devant l’école pour rejoindre leur classe à Adon, village voisin. Ils sont accueillis par Valérie, leur accompagnatrice, et Nicolas, le chauffeur du bus.
A Pithiviers.
A Pithiviers, près de 380 élèves font leur rentrée cette année à l’école privée, de la maternelle à l’élémentaire en passant par le collège et le lycée… Une nouvelle directrice gère le premier degré de l’ECBG enseignement catholique Beauce-Gâtinais, Elisabeth Letourneau.
Le collège Pierre-Auguste-Renoir de Ferrières-en-Gâtinais accueille 640 élèves répartis en 23 classes. Les sixièmes bénéficieront de l’heure de soutien ou d’approfondissement mise en place cette année, ainsi que du dispositif « Devoirs faits. »
La découverte de la cour oasis
A l’école maternelle Louis-Pasteur d’Orléans-La Source, une cour oasis a été installée durant l’été… Ce lundi matin, les élèves, les professeurs et les ATSEM prennent leurs marques dans ce nouvel espace qui modifie la donne en termes d’aménagement.
« C’est un projet que nous avons mené avec les enfants, les parents et le personnel de l’école », rappelle Tiphaine Czech, la directrice. « L’idée est d’apporter de la fraîcheur, d’avoir des sols perméables. »
Projet qui aura été partagée avec la paysagiste de la mairie afin de déterminer les besoins d’une telle structure.
Une nouvelle cour oasis à La Source.
Une nouvelle cour oasis à La Source.
À Ouzouer-sur-Loire, Agnès Tabordet, la directrice de l’école Jacques-Prévert, accueillait les enfants ce matin au portail.
Elle indique que cette année, l’école a vu ses effectifs augmenter d’une dizaine d’élèves, avec 98 enfants inscrits pour la rentrée. L’équipe enseignante est la même que l’an dernier.
À Lorris, petit changement pour cette nouvelle rentrée scolaire puisque ce ne sont pas seulement les élèves de sixième qui ont été accueillis au collège Guillaume-de-Lorris. En effet, la rentrée était couplée avec l’accueil des élèves de cinquième. Ce mardi, ce sont les élèves de quatrième et de troisième qui effectueront leur rentrée.
La rentrée dans les deux établissements scolaires publics, Jean-Beaudoin et Albert-Camus de Chécy, a totalisé 860 élèves, contre 900 l’année précédente, soit une baisse de plus de 4 %. L’école Notre-Dame-de-la-Bretauche totalise, elle, 140 élèves, dont 56 en maternelle et 84 en élémentaire.
A Vitry-aux-Loges, Milo, six ans et demi, entre cette année au CE1. Aux dires de Claire, sa maman, il est content de reprendre l’école même s’il est un petit peu stressé : « C’est super, je vais retrouver mes copains et mes fiancées, mais on n’est pas tous dans la même classe, c’est dommage ».
Milo et sa maman, Claire.
Ce lundi matin, c’était aussi la rentrée des classes pour de nombreux enfants du Montargois. À Pressigny-les-Pins, le nombre d’enfants n’a pas changé : 62 jeunes de 3 à 11 ans pour les trois classes.
Les retrouvailles sur le parking devant l’école de Pressigny-les-Pins.
À l’école de Sainte-Geneviève-des-Bois, les cinq classes qui comptaient plus de 100 élèves sont retombées à 96 enfants allant de 3 à 10 ans, avec une nouvelle directrice, Anne Salin. À Châtillon-Coligny, en primaire, les classes accueillent 115 élèves repartis en six sections. Pour la maternelle, 59 enfants sont accueillis dans les trois sections.
L’école du Buisson à Villemandeur a accueilli ce lundi 352 élèves (dont 147 en maternelle), répartis en 15 classes, et avec à sa tête une nouvelle directrice. Valérie Paysan succède à Isabelle Villeneuve (partie à l’école maternelle Pierre-Perret à Châlette) en provenance de Bellegarde. Elle y était également en direction, et y a passé 12 ans. Une nouvelle enseignante, Éloïse Weiss, a également pris son poste au Buisson.
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Le pape François, à Oulan-Bator (Mongolie), le 3 septembre 2023. CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
Sur la scène rouge installée pour l’occasion sur la piste de hockey sur glace de la Steppe Arena d’Oulan-Bator trône une impressionnante croix en bois. Des fleurs stylisées à la mode mongole ornent la sculpture. Avec leurs tenues mauves et leurs chapeaux en paille, des jeunes filles venues exprès du Vietnam attendent l’arrivée du pape François sur la scène. Dans les gradins bleu et jaune, des fidèles en provenance de plusieurs pays d’Asie ont assisté, dimanche 3 septembre, à la messe célébrée par le chef de l’Eglise catholique dans le cadre de sa visite apostolique en Mongolie, un pays dont les 1 400 catholiques sont en nombre insuffisant pour remplir à eux seuls les 2 000 places aménagées dans le stade.
C’est visiblement à la Chine, qui partage 4 677 kilomètres de frontière avec la Mongolie, que le souverain pontife pensait, dimanche, plus qu’à toutes les autres nations d’Asie représentées dans l’assistance. Lors de son traditionnel tour en papamobile, avant la messe, le pape argentin a marqué un arrêt devant un large drapeau chinois tenu par des fidèles venus à sa rencontre depuis leur pays. Une heure et demie plus tard, à la fin de l’office, le pape debout a donné une main au cardinal Stephen Chow, l’évêque de Hongkong, et l’autre à John Tong Hon, son prédécesseur. Avec les deux prélats à ses côtés, le pontife s’est adressé aux fidèles chinois mais aussi sans doute aux autorités du pays : « Je voudrais profiter de leur présence pour envoyer un chaleureux salut au noble peuple chinois. Aux catholiques chinois, je demande d’être de bons chrétiens et de bons citoyens. »
En Chine, les catholiques sont étroitement contrôlés, voire réprimés, par le pouvoir. Pour tenter d’améliorer leur sort, le Vatican, sous François, s’est efforcé de trouver un terrain d’entente avec le gouvernement de Pékin. En 2018, les deux parties ont conclu un accord – renouvelé deux fois depuis – dont la lettre demeure secrète, mais qui institue une procédure partagée de nomination des évêques. Son but est de rapprocher l’Eglise officielle, dont les hiérarques étaient nommés par Pékin, et l’Eglise clandestine, dont Rome choisissait les prélats.
Ouverture envers Pékin
Depuis son élection, François répète par ailleurs son désir de pouvoir un jour se rendre en Chine et offre aux autorités de Pékin des signes de sa bonne disposition. Sa recommandation aux fidèles du pays à être de « bons citoyens » semble s’inscrire dans ce cadre. « L’idée est de rassurer le gouvernement chinois : les catholiques n’ont pas vocation à devenir des dissidents », analyse Michel Chambon, chercheur à l’Asia Research Institute, à l’université nationale de Singapour. Le Vatican voit en Stephen Chow, récemment élevé au rang de cardinal, un pont entre Rome et Pékin. Le prélat s’est rendu en avril dans la capitale chinoise et devrait bientôt y retourner. Mais faute d’autorisation de Pékin, aucun hiérarque de l’Eglise catholique chinoise n’a pu se rendre en Mongolie pour la visite de François.
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