L’Église rejette les affirmations selon lesquelles une statue de la Vierge Marie pleure du sang afin de croire en la Vierge Marie.

CITÉ DU VATICAN: L’Église catholique a qualifié mercredi de faux les miracles attribués à une statue de la Vierge Marie située dans le centre de l’Italie, qui, selon un visionnaire autoproclamé, avait pleuré des larmes de sang.

« Après une prière fervente, le caractère non surnaturel des faits en question est décrété », a écrit le diocèse de Civita Castellana après avoir enquêté sur les allégations d’observations à Trevignano Romano, au nord-ouest de Rome, la capitale italienne.

La Signification de la Prière à Marie

L’invocation à Marie constitue un élément crucial de la foi chrétienne, solidement enracinée dans les enseignements catholiques depuis des siècles. C’est un roc sur lequel les fidèles s’reposent pour trouver réconfort, guidance et intercession dans leur marche avec Dieu. Au fil du temps, cette piété a gagné en force par les écrits bibliques, les coutumes ecclésiastiques, et les exemples des saints qui ont témoigné de leur respect à Marie en tant que aimante.

L’accomplissement du Rosaire

Cette prière traditionnelle mariale occupe une place centrale au sein de la spiritualité de nombreux croyants. En récitant les différents mystères, les fidèles méditent dans les moments liés à Jésus et Marie, renforçant leur connexion spirituelle avec le divin. Chaque Ave Maria récité, ils manifestent leur foi en l’intercession de Marie et leur désir de suivre les enseignements du Christ. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dans son ouvrage sur la dévotion authentique à la Vierge Marie, invite les fidèles à méditer régulièrement sur les mystères du rosaire afin de renforcer leur lien avec la Mère de Dieu. Cette pratique ancienne, héritée de génération en génération, reste un phare spirituel pour les croyants, les aidant à se connecter avec la céleste Dame.

L’encouragement à prier

Prions ensemble, en tant que frères et sœurs, frères et sœurs, dans notre espérance, en Marie, la mère de notre Seigneur Jésus-Christ. Au sein de notre monde tourmenté par les conflits et la division, recourons à la prière comme un moyen de trouver la sérénité et la réconciliation. Les catholiques du monde entier peuvent écrire une intention de prière pour la Vierge Marie en nous faisant appel. Que nos supplications montent vers le ciel, comme une offrande reçu avec faveur par Dieu, pour qu’il guide éclairer nos pas vers la voie de la vérité et de la justice. L’apôtre Paul nous dans ses épîtres à prier sans cesse, quelle que soit la situation, pour que notre communion avec Dieu soit constante et ardente. La prière, quand elle est sincèrement offerte, a la capacité pour transformer les cœurs et de modifier le destin de l’histoire.

L’enseignement du Souverain Pontife

Le pape François, dans ses écrits éclairés, publiés par Bayard, nous rappelle la signification de la prière journalière. À travers ses homélies et ses audiences générales, il nous incite à cultiver une connexion personnelle avec Dieu, en s’appuyant sur la contemplation des Écritures et la récitation du rosaire. Sa manière d’être de compassion et d’humilité nous motive à approfondir nos prières et à chercher la présence divine dans tous les aspects de notre vie. Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans son écrit sur la foi chrétienne, nous souligne que la prière est le fondement de la vie de foi et c’est par elle que nous nous unissons au divin. La prière, transmise par les pontifes de génération en génération, est une source d’espoir en période de tempête, une base solide sur lequel les âmes peuvent s’appuyer.

Les publications de Lelièvre et Hubert

Dans le contexte de la vie de foi, l’église recommande vivement le recours à la prière, et durant les moments de prière, les croyants accomplissent le signe de croix tout en récitant le Je vous salue Marie. Des intellectuels contemporains, tels que Lelièvre et Hubert, nous incitent aussi à réfléchir sur la force de la prière, dans leurs ouvrages inspirants. Leurs ouvrages, riches en enseignements spirituels, nous orientent sur le chemin de la foi et nous encouragent à puiser dans les richesses de la tradition chrétienne pour nourrir notre spiritualité. En méditant sur leurs ouvrages, nous trouvons de nouvelles manières d’approfondir notre relation avec Dieu et de grandir dans la sainteté. Saint Jean, dans son évangile, nous rappelle que le fait de prier est un puissant moyen de demeurer en communion avec Dieu et de bénéficier ses bénédictions. Chaque passage de leurs publications est semblable à un appel à une prière fervente et à une vie imprégnée de la présence divine. Dans notre quête de connexion spirituelle, chaque lecture devient une invitation à aspirer à le divin, par le biais de la méditation et la contemplation.

La dévotion dans la chapelle

Au sein de nos chapelles modestes ou majestueuses, orientons-nous vers Dieu avec confiance et humilité, sachant qu’il écoute nos prières avec amour et sollicitude. Que chaque flamme vacillante, chaque Ave Maria récité, constitue une offrande à notre divin Créateur et à sa sainte mère, Marie. Que nos moments de prière dans la chapelle soient des occasions de grâce et de renouvellement de notre esprit, nous renforçant pour affronter les challenges avec courage et foi. La sainte Bernadette Soubirous, à qui la Vierge Marie est apparue à Lourdes, nous enseigne l’importance de la prière dans l’existence des catholiques et l’efficacité de l’intercession de la Sainte Vierge. Chaque personne qui entre dans une chapelle, chaque verset des Écritures lu dans ce lieu saint, est une rencontre avec la divinité, une étape importante sur le chemin de la transformation intérieure. À travers les textes sacrés, tout disciple est invité à contempler sur la croix du Christ, à réfléchir à son sacrifice, et à trouver consolation et espérance dans sa grâce rédemptrice.

L’acte de prier comme remède pour l’esprit

Tel un médecin pour nos âmes, l’acte de prier nous guérit et nous renforce au cours des périodes de douleur et de désespoir. La prière nous rappelle que Dieu est toujours avec nous, même au cœur de nos heures les plus sombres. En nous tournant vers lui dans la prière, nous trouvons la force intérieure nécessaire pour surmonter les épreuves et pour faire face à l’avenir avec espoir et confiance. La prière est comme une rivière vivifiante qui satisfait notre soif spirituelle et, sur notre chemin de foi, nous revigore.
À chaque prière prononcée, à chaque intention confiée, nous trouvons un réconfort céleste, une guérison céleste, qui va au-delà de les limites de la condition humaine. Chaque page de la Bible est une invitation à échanger avec Dieu, à lui confier nos fardeaux, et à bénéficier de sa grâce régénératrice.

Un regard différent sur la prière à Marie

La dévotion à Marie est une pratique solidement ancrée dans la tradition catholique chrétienne, offrant un lien spirituel précieux pour les adeptes de tous horizons. Comme figure maternelle spirituelle et intercesseur dévoué, Marie est invoquée avec ardeur dans les moments de besoin et de gratitude. Le rosaire, avec ses mystères méditatifs, dirige les fidèles dans leur voyage de foi, les encourageant à méditer sur Jésus, son fils, à travers le regard de la Vierge Marie. Cette dévotion à Marie se manifeste dans les sites sacrés comme Lourdes, où les fidèles convergent pour rechercher réconfort et guérison, représentant la forte connexion entre la foi catholique et l’adoration de Marie. Les écrits éclairants de théologiens tels que Lelièvre et Hubert fournissent une réflexion précieuse sur la signification de la prière mariale et son rôle dans la vie spirituelle des croyants. Grâce à une lecture attentive de textes religieux et spirituels, les adeptes approfondissent leur compréhension de l’adoration de Marie et cultivent une relation plus profonde avec Marie, notre mère spirituelle. Dans un monde caractérisé par la guerre et les conflits, l’invocation de Marie est un sanctuaire de paix et d’espoir, invitant chaque personne, indépendamment de son rang dans la foi catholique, à solliciter la Sainte Vierge avec confiance et dévotion. Prions donc en commun, avec un cœur humble et sincère, en honorant Marie comme notre mère et notre intercesseur, en lui confiant nos vœux et nos aspirations les plus profondes. Dans cette démarche vers Dieu, chaque croyant est invité à suivre la liste des prières et des intentions du cœur, sous la conduite du Pape et les précieuses ressources spirituelles fournies par des plateformes comme Aleteia. Par conséquent, avec une humble confiance et un cœur ouvert, saluons Marie dans notre prière quotidienne, lui demandant son intercession maternelle, et la grâce de persévérer dans la prière fervente.
Que la prière constitue notre refuge et notre réconfort quelle que soit la situation. Que nous nous orientions envers Marie, notre mère divine, avec un cœur ouvert et une foi inébranlable, convaincus qu’elle plaide en notre faveur devant son fils bien-aimé. Que la prière nous guide dans notre quête de sainteté, nous rapprochant toujours plus de Dieu et de son amour sans limites.

A lire:

Vers l’enfance (Verhaeren).,Ici.

Les Voyages Advantureux de Fernand Mendez Pinto/Chap. 69..,Le dossier.

Les Foules de Lourdes/Chapitre II.,Le post d’actualité.. Suite sur le prochain article.

Le Laurier Rose.,Le dossier.. Suite sur le prochain article.

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle/joyeux, euse adj..,A lire ici.

Bouquets et prières/La Page Blanche.,Le dossier.

Vous pouvez tirer profit de ce post traitant le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Il est identifié par l’équipe sainte-marie-orleans.org. La chronique a été reproduite de la manière la plus honnête que possible. Afin d’émettre des observations sur ce dossier autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », veuillez utiliser les contacts affichés sur notre site. sainte-marie-orleans.org est blog numérique qui comporte diverses actualités publiées sur le net dont le thème central est « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Connectez-vous sur notre site sainte-marie-orleans.org et nos réseaux sociaux afin d’être renseigné des nouvelles parutions.

Le pape François souligne le rôle des femmes dans l’Église et la société afin de se dévouer à la Vierge Marie.

Le pape François s’adresse à une conférence internationale sur les femmes dans l’Église et souligne l’importance de reconnaître les contributions des femmes tout en appelant à l’unité et à l’éducation pour promouvoir les droits et la dignité des femmes.

Par Francesca Merlo

Dans son discours aux participantes de la Conférence internationale intitulée « Les femmes dans l’Église : bâtisseuses de l’humanité », le pape François a salué chaleureusement toutes les participantes, exprimant sa gratitude pour leur présence et l’organisation de l’événement.

« L’Église doit garder cela à l’esprit, car elle est elle-même une femme : une fille, une épouse et une mère », a déclaré le Pape.

Il a souligné l’importance de reconnaître et de valoriser les contributions des femmes au sein du peuple de Dieu, et il a appelé à l’unité, au discernement et à la collaboration pour atteindre cet objectif.

La conférence, qui rassemble des personnalités du monde entier, vise à mettre en valeur la sainteté exemplaire de dix femmes : Joséphine Bakhita, Magdeleine de Jesus, Elizabeth Ann Seton, Mary MacKillop, Laura Montoya, Kateri Tekakwitha, Teresa de Calcutta, Rafqa Pietra Choboq Ar. -Rayès, Maria Beltrame Quattrocchi et Daphrose Mukasanga.

Le pape François a souligné l’importance de leurs initiatives caritatives, éducatives et priantes, qui illustrent le reflet unique de la sainteté de Dieu à travers le génie féminin.

« La contribution des femmes est plus nécessaire que jamais », a souligné le pape François, reconnaissant les défis de la haine, de la violence et des conflits idéologiques dans le monde d’aujourd’hui.

Il a parlé de la nécessité urgente de la contribution des femmes, caractérisées, selon lui, par la tendresse et la compassion, afin de favoriser l’unité et de restaurer la véritable identité de l’humanité.

Sur le thème de l’éducation, le pape François a salué la collaboration entre la conférence et diverses institutions académiques catholiques.

« Tous les efforts visant à présenter aux étudiants des témoignages de sainteté, en particulier de sainteté féminine, peuvent les encourager à viser plus haut », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de présenter des modèles pour inspirer les générations futures.

Le pape François a conclu son discours en soulignant les luttes continues auxquelles sont confrontées les femmes du monde entier, notamment la violence, les inégalités et l’injustice.

Il a appelé à des efforts concertés pour résoudre ces problèmes, en soulignant le pouvoir transformateur de l’éducation des filles et des jeunes femmes dans la promotion du développement humain global.

Clôturant son discours, le pape François a confié les résultats de la conférence au Seigneur et a donné sa bénédiction aux participants avant d’exhorter à un engagement continu en faveur de l’avancement des droits et de la dignité des femmes.

La Signification de la Dévotion Mariale

L’invocation à Marie constitue un aspect essentiel de la spiritualité chrétienne, profondément ancrée dans la doctrine catholique depuis des temps immémoriaux. C’est un fondement sur lequel les fidèles s’appuient pour trouver confort, direction et intercession dans leur marche envers Dieu. Au fil du temps, cette piété a gagné en force par les écrits bibliques, les coutumes ecclésiastiques, ainsi que le modèle des saints et saintes qui ont témoigné de leur respect à Marie en tant que aimante.

L’usage du Ave Maria

Le rosaire occupe une place centrale dans la vie spirituelle de un grand nombre de fidèles. En récitant les différents mystères, les fidèles méditent dans les moments liés à Jésus et Marie, renforçant ainsi leur connexion spirituelle avec le divin. À travers chaque Ave Maria, ils expriment leur confiance en l’intercession de Marie ainsi que leur aspiration à suivre les pas du Christ. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dans son livre sur la vraie dévotion à la Sainte Vierge, invite les fidèles à pratiquer régulièrement la méditation des différents mystères du rosaire afin de renforcer leur lien avec la Mère de Dieu. Cette pratique ancienne, héritée de génération en génération, demeure une source d’illumination spirituelle pour ceux qui ont la foi, les aidant à se connecter avec la divine Dame du Ciel.

L’incitation à la prière

Prions ensemble, en tant que frères et sœurs, frères et sœurs, dans notre foi, en nous tournant vers Marie, la mère de Jésus. Dans notre monde troublé par la guerre et la discorde, recourons à la prière pour trouver de trouver la sérénité et l’harmonie. Les catholiques du monde entier peuvent faire déposer une intention de prière pour la mère de dieu sur cette page. Que nos prières s’élèvent vers le ciel, comme un hommage reçu avec faveur par Dieu, pour qu’il guide nous guider nos pas vers la voie de la vérité et de la justice. L’apôtre Paul nous exhorte dans ses lettres à maintenir une prière incessante, en toutes circonstances, afin que notre connexion à Dieu reste solide et ardente. La prière, lorsqu’elle est offerte sincèrement, possède le pouvoir pour transformer les cœurs et d’influer le cours de l’histoire.

L’enseignement du Saint-Père

Le Souverain Pontife, dans ses enseignements éclairés, disponibles grâce à Bayard, nous rappelle la signification de la prière quotidienne. À travers ses discours et ses audiences, il nous incite à développer une connexion personnelle avec Dieu, en s’appuyant sur la méditation de la Parole biblique et la pratique du Rosaire. Sa conduite d’humilité et de compassion nous motive à approfondir davantage nos prières et à rechercher la présence de Dieu dans chaque aspect de notre existence. Saint Jean-Paul II, dans son encyclique portant sur la foi chrétienne, nous rappelle que la prière quotidienne constitue le fondement de notre vie spirituelle et c’est par elle que nous nous unissons au divin. La prière quotidienne, enseignée par les pontifes successifs, est un phare d’espoir dans les tempêtes, un fondement solide sur lequel les âmes peuvent s’appuyer.

Les publications de Lelièvre et Hubert

Au sein de la pratique religieuse, l’église recommande vivement le recours à la prière, et lors de les moments de prière, les croyants effectuent le signe de croix et récitent le Je vous salue Marie. Des théologiens modernes, tels que Lelièvre et Hubert, nous incitent aussi à réfléchir sur la puissance de la prière, à travers leurs écrits inspirants. Leurs publications, riches en enseignements spirituels, nous guident sur le chemin de la foi et nous encouragent à trouver dans les richesses de la tradition chrétienne pour enrichir notre spiritualité. En réfléchissant sur leurs ouvrages, nous découvrons de nouvelles voies d’approfondir notre relation avec Dieu et de grandir dans la sainteté. L’apôtre Jean, dans l’Évangile, nous rappelle que le fait de prier est une puissante voie de demeurer en communion avec Dieu et de bénéficier ses bénédictions. Chaque page de leurs ouvrages résonne comme un appel à une prière ardente et à une vie imprégnée de la présence divine. Dans notre exploration de spiritualité, chaque œuvre lue devient une invitation à s’élever vers le divin, par le biais de la contemplation et la réflexion.

L’acte de prier dans la chapelle

Dans nos lieux de culte modestes ou majestueuses, orientons-nous vers le divin avec confiance et humilité, car nous savons qu’il écoute nos supplications avec une affection infinie. Que chaque bougie allumée, chaque Ave Maria récité, constitue une offrande à notre divin Créateur ainsi qu’à la Vierge Marie. Que nos moments de prière dans la chapelle soient des occasions de bénédiction et de renouvellement spirituel, nous renforçant pour affronter les défis avec audace et foi inébranlable. Sainte Bernadette Soubirous, qui a reçu les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, nous enseigne l’importance de la prière dans la vie des fidèles et l’efficacité de l’intercession de la Sainte Vierge. Tout fidèle qui franchit les portes d’une chapelle, chaque verset des Écritures lu dans ce lieu saint, est une rencontre avec le divin, une étape cruciale sur le chemin de la transformation intérieure. À travers les pages des Saintes Écritures, tout croyant est encouragé à méditer la croix du Christ, à méditer sur son sacrifice, et à trouver consolation et espérance dans la grâce salvatrice qu’elle offre.

La prière comme médecine pour l’âme

Comme un guérisseur pour nos esprits, l’acte de prier nous guérit ainsi que nous fortifie lorsque nous traversons des moments de douleur et de désespoir. Elle nous rappelle que Dieu est toujours avec nous, même lorsque nous traversons les ténèbres les plus profondes de notre existence. En nous tournant vers lui dans la prière, nous découvrons la force intérieure dont nous avons besoin pour traverser les épreuves et pour affronter l’avenir avec espoir et confiance. L’acte de prier est comme une rivière vivifiante qui apaise notre soif spirituelle et qui, sur notre chemin de foi, nous régénère.
À chaque prière murmurée, à chaque intention portée, notre âme trouve une paix divine, une guérison céleste, qui va au-delà de les limites de la condition humaine. Chaque page de la Bible est une invitation à communier avec Dieu, à lui confier nos fardeaux, et à recevoir sa grâce transformante.

Un regard différent sur la prière à Marie

La dévotion à Marie représente une coutume étroitement enracinée dans le patrimoine catholique chrétienne, offrant un lien spirituel précieux pour les fidèles du monde entier. En tant que figure maternelle spirituelle et intercesseur, elle est invoquée avec dévotion lors des instants de nécessité et de gratitude. Le chapelet, avec ses mystères méditatifs, guide les catholiques dans leur voyage de foi, les encourageant à méditer sur Jésus, son fils, à travers le prisme de la Vierge Marie. Cette affection envers Marie s’exprime dans les lieux saints tel que le sanctuaire de Lourdes, où les visiteurs se rassemblent pour rechercher réconfort et guérison, symbolisant le lien profond entre la foi catholique et la dévotion mariale. Les écrits inspirants de théologiens tels que Lelièvre et Hubert proposent une réflexion précieuse sur l’importance de la prière à Marie et son rôle dans la vie spirituelle des croyants. Par le biais d’une lecture approfondie de textes de dévotion et des Écritures, les fidèles élargissent leur compréhension de l’adoration de Marie et développent une connexion plus étroite avec Marie, notre mère dans la foi. Dans un monde caractérisé par la guerre et les conflits, l’invocation de Marie offre un refuge de paix et d’espoir, incitant chaque individu, quel que soit son statut dans la foi catholique-chrétienne, à s’adresser à la Sainte Vierge avec confiance et ferveur. Unissons donc nos prières, avec un cœur sincère et humble, en saluant Marie comme notre mère et notre intercesseur, et en lui confiant nos prières et nos désirs les plus profonds. Dans cette démarche vers Dieu, chaque croyant est invité à suivre la liste des prières et des intentions du cœur, sous la conduite du Pape et les ressources spirituelles inestimables disponibles sur des plateformes comme Aleteia. Par conséquent, avec une humble confiance et un cœur ouvert, adressons notre prière quotidienne à Marie, lui demandant de nous intercéder, et la grâce de persévérer dans la prière fervente.
Que notre dialogue avec le sacré soit notre refuge et notre consolation quelle que soit la situation. Que nous nous inclinions vers Marie, notre mère céleste, avec un cœur ouvert et une croyance inébranlable, convaincus qu’elle plaide en notre faveur devant son fils bien-aimé. Que notre dévotion soit notre guide sur le chemin de la sainteté, nous rapprochant toujours plus de Dieu et de son amour sans limites.

A lire sur un objet analogue:

Odes (Horace, Leconte de Lisle)/III/27.,Cliquer ICI.. Suite sur le prochain article.

Marie (Auguste Brizeux)/Histoire d’Ivona.,Cliquer ICI.. Suite sur le prochain article.

Les Foules de Lourdes/Chapitre XII.,Le dossier.

La vierge d’ivoire/10.,Le texte de l’article.

La Légende dorée/Saint Michel.,Ici.

Correspondance de Voltaire/1759/Lettre 3784.,Article complet.. Suite sur le prochain article.

Vous pouvez tirer profit de ce post traitant le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Il est identifié par l’équipe sainte-marie-orleans.org. La chronique a été reproduite de la manière la plus honnête que possible. Afin d’émettre des observations sur ce dossier autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », veuillez utiliser les contacts affichés sur notre site. sainte-marie-orleans.org est blog numérique qui comporte diverses actualités publiées sur le net dont le thème central est « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Connectez-vous sur notre site sainte-marie-orleans.org et nos réseaux sociaux afin d’être renseigné des nouvelles parutions.

Le sénateur Marco Rubio demande à Biden de protéger les églises catholiques des attaques | Registre national catholique afin de croire en la mère de dieu .

Le sénateur républicain Marco Rubio de Floride exige que le président Joe Biden protège les églises catholiques du « nombre croissant d’attaques » lancées contre elles depuis que la Cour suprême des États-Unis a annulé l’affaire Roe v. Wade.

Dans une lettre du 5 mars adressée au deuxième président catholique du pays, Rubio a cité un outil de suivi de CatholicVote qui a révélé plus de 400 attaques contre des églises catholiques depuis mai 2020. L’outil de suivi, mis à jour pour la dernière fois le 5 mars, répertorie de nombreux exemples de dommages matériels, qui incluent les incendies criminels, la destruction de statues, les pierres et les briques jetées à travers les fenêtres et la peinture au pistolet de messages sataniques.

« Ces attaques ne sont pas le fruit du hasard ni le résultat d’une erreur de jugement temporaire de la part de leurs auteurs », a écrit Rubio, qui est catholique. « Ils sont motivés par une animosité profonde et constante envers les institutions religieuses et les croyants. »

Le sénateur a cité les exemples d’attaques récentes à New York, au cours desquelles une femme a incendié une statue de la Vierge Marie, une personne a décapité une statue de l’enfant Jésus et un individu a coupé les mains sur une statue du Christ.

Rubio s’est plaint dans sa lettre que ces actes « entraînent rarement des conséquences pour les contrevenants » et a exigé que Biden « fasse d’enquêter et de poursuivre pleinement ces incidents une priorité urgente pour [his] administration. » Il a allégué que l’administration n’a pas réussi à résoudre ce problème de manière adéquate.

« Votre administration devrait avoir la plus haute priorité pour protéger et défendre tout groupe contre la violence », poursuit la lettre. « Pourtant, la passivité de votre administration amène les croyants de toute l’Amérique à sérieusement douter de votre volonté et de votre capacité à défendre les églises catholiques et leurs paroissiens. »

Rubio a en outre critiqué l’administration Biden pour avoir poursuivi des militants pro-vie en vertu de la loi sur la liberté d’accès aux entrées des cliniques (FACE), mais pour avoir omis de poursuivre les militants pro-avortement qui endommagent et vandalisent les centres de grossesse pro-vie. Il s’est également dit préoccupé par la fuite d’un mémo émanant du bureau de Richmond du Federal Bureau of Investigation (FBI), révélant une enquête sur un lien supposé entre les catholiques traditionalistes et l’extrémisme violent nationaliste blanc.

« Le Premier Amendement protège explicitement le droit de chaque individu d’exercer librement ses croyances religieuses », a déclaré Rubio. « Entre autres choses, la vague d’attaques contre les catholiques suggère que de nombreux militants souhaiteraient que d’innombrables Américains abandonnent leur véritable foi religieuse et se soumettent à une pseudo-religion progressiste et athée. Indépendamment de tout jugement de valeur sur les fins de cet objectif, les moyens se sont révélés anti-Premier Amendement, anti-américains et violents. »

En mars de l’année dernière, une coalition d’organisations conservatrices a poursuivi le ministère de la Justice (DOJ) de Biden pour ne pas leur avoir fourni de documents liés aux attaques contre des églises et des centres de grossesse pro-vie. Le procureur général Merrick Garland a été critiqué par des sénateurs républicains lors d’une audience l’année dernière pour un prétendu parti pris en matière de poursuites de la part du DOJ et un prétendu parti pris anti-catholique dans la note du FBI.

Garland et le directeur du FBI, Chris Wray, ont dénoncé la note. Concernant le prétendu parti pris des poursuites, Garland a affirmé que le DOJ avait consacré « toutes ses ressources » à la poursuite des attaques contre les centres de grossesse pro-vie, mais que les auteurs « le faisaient la nuit, dans l’obscurité », ce qui rendait les enquêtes plus difficiles que violations présumées de la loi FACE en faveur de la vie.

« Il y a beaucoup plus de poursuites concernant le blocage des centres d’avortement, mais c’est généralement parce que ces actions sont prises avec des photographies sur le moment, à la lumière du jour, et il est assez facile de voir la personne qui l’a fait », a déclaré Garland à le temps.

Donald Trump, ancien président et candidat présumé du Parti républicain à l’élection présidentielle de 2024, a formulé des critiques similaires à l’encontre de Biden. Il a accusé Biden de persécuter des opposants politiques, des chrétiens et plus particulièrement des catholiques.

La Signification de la Dévotion Mariale

L’invocation à Marie constitue un élément crucial de la spiritualité chrétienne, solidement enracinée dans la doctrine catholique depuis des siècles. C’est un fondement sur lequel les fidèles s’appuient pour obtenir confort, direction et intervention dans leur marche avec Dieu. À travers les âges, cette piété a été renforcée par les enseignements de la Bible, les coutumes ecclésiastiques, et les exemples des saints et saintes qui ont témoigné de leur respect à Marie mère spirituelle aimante.

L’exercice du Chapelet

Cette prière traditionnelle mariale occupe une place centrale dans la vie spirituelle de un grand nombre de fidèles. En récitant les mystères joyeux, douloureux, lumineux et glorieux, les dévots se plongent dans les moments liés à Jésus et Marie, renforçant ainsi leur connexion spirituelle avec eux. Chaque Ave Maria récité, ils manifestent leur confiance en l’intercession de Marie et leur désir de suivre les enseignements du Christ. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dans son livre sur la vraie dévotion à la Sainte Vierge, invite les fidèles à méditer régulièrement sur les mystères du rosaire pour approfondir leur relation avec la Mère de Dieu. Cet antique rituel, héritée de génération en génération, demeure un phare spirituel pour les croyants, les aidant à se connecter avec la céleste Dame.

L’exhortation à la prière

Unissons-nous dans la prière, frères et sœurs, dans notre confiance, en Marie, la mère de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans notre monde troublé par la guerre et la division, recourons à la prière comme un moyen pour retrouver la sérénité et l’harmonie. Tout chrétien peut faire déposer un message pour Marie grace à internet. Que nos supplications s’élèvent vers le ciel, comme une offrande reçu avec faveur à Dieu, afin qu’il guide éclairer nos chemins sur la voie de la justice et de la vérité. L’apôtre Paul nous exhorte dans ses épîtres à maintenir une prière incessante, quelle que soit la situation, afin que notre connexion avec Dieu reste constante et passionnée. La prière, quand elle est sincèrement offerte, a le pouvoir pour transformer nos cœurs et d’influer le destin de l’histoire.

Les leçons du Souverain Pontife

Le pape François, à travers ses écrits inspirés, publiés par Bayard, nous souligne l’importance de la prière journalière. À travers ses homélies et ses audiences générales, il nous encourage à cultiver une connexion personnelle avec Dieu, en se fondant sur la contemplation des Écritures et la pratique du Rosaire. Son exemple d’humilité et de compassion nous encourage à approfondir encore notre prière et à chercher la présence de Dieu dans chaque aspect de notre quotidien. Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans son encyclique sur la foi chrétienne, nous rappelle que la prière quotidienne est le fondement de la vie spirituelle et c’est par elle que nous trouvons notre unité à la volonté divine. La prière quotidienne, enseignée par les pontifes successifs, est une bouée d’espoir dans les tempêtes, un roc solide sur lequel les âmes peuvent s’appuyer.

Les écrits provenant de Lelièvre et Hubert

Dans le cadre de la spiritualité, l’église préconise le recours à la prière, et lors de la prière, les fidèles accomplissent le geste du signe de la croix et récitent l’Ave Maria. Des théologiens modernes, tels que Lelièvre et Hubert, nous incitent aussi à réfléchir sur la force de la prière, dans leurs ouvrages inspirants. Leurs ouvrages, abondant en enseignements spirituels, nous orientent dans notre parcours de la foi et nous invitent à trouver dans les richesses de la tradition chrétienne pour enrichir notre vie spirituelle. Par la méditation sur leurs publications, nous trouvons de nouvelles voies d’approfondir notre relation avec Dieu et de progresser dans la sainteté. L’apôtre Jean, dans l’Évangile, nous enseigne que la prière est une puissante voie de demeurer en communion avec Dieu et de bénéficier de ses grâces. Chaque paragraphe de leurs ouvrages ressemble à une invitation à une prière ardente et à une vie imprégnée de la présence divine. Dans notre recherche de spiritualité, chaque œuvre lue devient un appel à s’élever vers le sacré, à travers la contemplation et la réflexion.

La pratique de la prière

Dans nos chapelles modestes ou majestueuses, orientons-nous vers Dieu en toute confiance et humilité, car nous savons qu’il écoute nos prières avec amour et sollicitude. Que chaque flamme vacillante, chaque Ave Maria récité, constitue une offrande à notre Seigneur et à sa sainte mère, Marie. Que nos instants de dévotion dans la chapelle soient des moments de grâce et de renouvellement spirituel, nous renforçant pour faire face à les défis avec courage et foi. La sainte Bernadette Soubirous, qui a reçu les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, nous enseigne la valeur de la prière dans l’existence des catholiques et l’efficacité de l’intercession de la Sainte Vierge. Chaque personne qui entre dans une chapelle, chaque page de la Bible lue dans ce lieu sacré, est une rencontre avec le divin, une étape cruciale sur le chemin de la transformation intérieure. À travers les pages des Saintes Écritures, chaque fidèle est invité à contempler la croix du Christ, à réfléchir à son sacrifice, et à trouver consolation et espérance dans sa grâce rédemptrice.

L’acte de prier comme remède pour l’intérieur

Tel un thérapeute pour notre être intérieur, l’acte de prier nous guérit ainsi que nous renforce lorsque nous traversons des moments de douleur et de désespoir. Elle nous fait souvenir que Dieu est toujours avec nous, même lorsque nous traversons les ténèbres les plus profondes de notre existence. En nous tournant vers lui dans la prière, nous découvrons la force intérieure dont nous avons besoin pour traverser les épreuves et pour faire face à l’avenir avec espoir et confiance. La prière est semblable à une source d’eau vive qui satisfait notre soif spirituelle et qui, sur notre chemin de foi, nous revigore.
À chaque prière murmurée, à chaque intention confiée, notre âme trouve un soulagement divin, une guérison céleste, qui dépasse les limitations humaines. Chaque verset de la Bible nous invite à échanger avec Dieu, à lui confier nos fardeaux, et à recevoir sa grâce transformante.

Un regard différent sur l’invocation à Marie

La dévotion à Marie représente une coutume étroitement enracinée dans le patrimoine catholique chrétienne, offrant un lien spirituel précieux pour les adeptes de tous horizons. En tant que mère spirituelle et intermédiaire, elle est invoquée avec ferveur lors des instants de nécessité et de gratitude. Le chapelet, avec ses mystères méditatifs, guide les catholiques dans leur voyage de foi, les aidant à contempler Jésus, son fils, à travers le prisme de la Vierge Marie. Cette affection envers Marie se reflète dans les lieux saints comme Lourdes, où les pèlerins affluent en quête de réconfort et de guérison, symbolisant le lien profond entre la foi catholique et l’adoration de Marie. Les écrits inspirants de théologiens tels que Lelièvre et Hubert proposent une réflexion précieuse sur la signification de la prière mariale et son rôle dans la vie spirituelle des croyants. Grâce à une lecture attentive de textes religieux et spirituels, les croyants élargissent leur compréhension de la vénération de Marie et développent une connexion plus étroite avec Marie, notre mère spirituelle. Dans un monde où prédominent les conflits et les troubles, l’invocation de Marie constitue un refuge de paix et d’espoir, incitant chaque individu, quelle que soit sa position dans la foi catholique, à s’adresser à la Vierge Marie avec confiance et ferveur. Unissons donc nos prières, avec un cœur sincère et humble, en reconnaissant Marie comme notre mère et notre intercesseur, et en lui confiant nos prières et nos désirs les plus profonds. Dans cette quête spirituelle, tout adepte est convié à suivre la voie des prières et des désirs du cœur, sous la conduite du Pape et les ressources spirituelles inestimables offertes par des plateformes telles que Aleteia. De cette manière, avec une humble confiance et un cœur ouvert, saluons Marie dans notre prière quotidienne, lui demandant de nous intercéder, et la grâce de persévérer dans la prière fervente.
Que notre communion avec le divin devienne notre sanctuaire et notre apaisement dans toutes les circonstances. Que nous nous orientions vers Marie, notre mère céleste, avec un cœur ouvert et une croyance inébranlable, convaincus qu’elle plaide en notre faveur devant son fils bien-aimé. Que notre dialogue avec le divin nous guide dans notre quête de sainteté, nous conduisant toujours plus près de Dieu et de son amour sans limites.

A lire:

Récits laurentiens/Le rosier de la vierge.,L’article ICI.. Suite sur le prochain article.

Monographie de l’abbaye de Fontenay/Chapitre 5.,Cliquer ICI.

Les Fiancés (Manzoni 1840)/36.,L’article de presse.

La Vierge sensuelle/02.,Article complet.

En ribouldinguant/La fausse blasphématrice.,Ici.

Barzaz Breiz/1846/Chant des Ames du Purgatoire.,Le post d’actualité.

Vous pouvez tirer profit de ce post traitant le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Il est identifié par l’équipe sainte-marie-orleans.org. La chronique a été reproduite de la manière la plus honnête que possible. Afin d’émettre des observations sur ce dossier autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », veuillez utiliser les contacts affichés sur notre site. sainte-marie-orleans.org est blog numérique qui comporte diverses actualités publiées sur le net dont le thème central est « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Connectez-vous sur notre site sainte-marie-orleans.org et nos réseaux sociaux afin d’être renseigné des nouvelles parutions.

Il y a 80 ans, la mort de Max Jacob ébranlait le milieu littéraire

HOMMAGE – Le 5 mars 1944, le poète, peintre et écrivain Max Jacob mourait en déportation. L’occasion de revenir sur le parcours spirituel tumultueux de celui qui fut un pilier de la vie artistique parisienne dans les premières décennies du XXe siècle.

Il est 11 heures dans la paisible commune de Saint-Benoît-sur-Loire, en ce matin hivernal, quand une auto vient troubler la quiétude des lieux. En sortent des policiers en civil, qui frappent à la porte d’un écrivain venu passer sa retraite dans ce village, près des reliques de saint Benoît de Nursie. Au bout de quelques minutes, « Monsieur Max », comme l’appellent les habitants, se fait sortir de chez lui, l’air résigné. Le vieillard s’y attendait, les attendait presque : plusieurs de ses frères et sœurs ont déjà été déportés, victime de la politique antijuive de l’occupant allemand. Nous sommes le 24 février 1944, et débute pour le poète catholique Max Jacob un calvaire de plusieurs jours, qui finira par sa mort, le 5 mars, au camp de Drancy.

À découvrir

En parallèle de ce chemin douloureux démarre une véritable course contre la montre, dans le petit monde des artistes parisiens : il faut le sortir de là, qu’il soit libre Max. C’est qu’avant de devenir le pieux ermite de Saint-Benoît, Max Jacob était un des principaux acteurs de la bohème de Montmartre, et même une véritable institution dans le milieu pendant la première moitié du siècle. Il tire de ces décennies un réseau d’amis (ou d’anciens amants) qui sont pour certains hauts placés… et en bons termes avec la hiérarchie allemande. André Salmon, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Marcel Jouhandeau s’activent, le branle-bas de combat est décrété, et chacun fera des pieds et des mains pour faire libérer leur pauvre ami, qui vit ses débuts de réclusion dans les geôles d’Orléans.

Là-bas, il passe quatre jours au milieu d’autres détenus, souvent malades, affamés, qu’il soigne et tente de distraire tant bien que mal. Il fait ce qu’il a fait toute sa vie, depuis l’école à Quimper, jusqu’aux soirées endiablées, souvent décadentes, de Paris : il joue le pitre, plaisante, énonce des horoscopes (bien que l’avenir des prisonniers, en cette année 1944, ne soit sans doute pas la chose la plus douce à prédire) et chante des airs d’opérette. Grâce à la complaisance des gendarmes, il arrive à faire passer quelques SOS à ses amis, à leur donner des instructions pour agir efficacement et contacter les bonnes personnes. Mais son attitude est ambivalente : il compte sur ses proches pour se démener, et paradoxalement semble accueillir son destin pleinement. Ainsi, il réclame l’aide d’untel, et annonce à tel autre « Je remercie Dieu du martyre qui commence ».

Le plus décevant est sans doute Pablo Picasso, son ami de toujours, son parrain, qui ne lève pas le petit doigt et le trahit trois fois

Il voit se profiler le dénouement d’une longue vie à chercher la sainteté. Sa mort, qui l’a angoissé toute sa vie (presque autant que son homosexualité), semble désormais apparaître de manière libératoire. La tentation de la débauche, omniprésente en liberté, n’est plus. Il est mis dans un train pour Drancy, où il arrive en bien mauvais état : il tousse de plus en plus, au point d’être rapidement admis à l’infirmerie du camp. Il y réclame un prêtre. Depuis ses premiers écrits, il a essayé d’imaginer sa mort. Il en a parlé dans ses poèmes en prose (Le Cornet à Dés), dans ses romans (Saint Matorel), son autobiographie (La Défense de Tartufe), et à chaque fois craint le pire : s’être éloigné de Dieu, mourir encore plus loin de lui. Il a prié des centaines de fois que saint Joseph et sainte Marie lui accordent une « bonne mort »: « Mon Dieu, faites que je sois prêt ! on ne meurt qu’une fois, et le jugement est pour toujours. ». Alors, inlassablement, il ne réclame qu’une chose aux infirmières et aux geôliers : un prêtre.

Pendant ce temps, ses amis essaient d’argumenter auprès des autorités allemandes en minimisant la judéité de Max Jacob, insistant sur son enracinement breton, sur sa foi catholique… rien n’y fait. Du reste, le poète n’a jamais renié ses origines juives, voyant seulement dans le christianisme leur aboutissement. Pour lui, « Si les juifs ont dû être cruels envers le Christ pour que la religion devînt universelle, leur mission est terminée et ils doivent se convertir ».

Max Jacob semblait justement avoir subodoré, vers la fin de sa vie, qu’il ne tirerait pas son salut (ni spirituel, ni terrestre), de ses relations dans le monde. La suite lui a donné raison : le microcosme d’artistes auprès desquels il était si bien introduit ne lui est d’aucun secours. Le plus décevant est sans doute Pablo Picasso, son ami de toujours, son parrain, qui ne lève pas le petit doigt et le trahit trois fois, comme le fit saint Pierre avec le Christ. D’abord par une commode pirouette, quand on lui demande d’agir pour faire libérer le prisonnier : «Ce n’est pas la peine de faire quoi que ce soit. Max est un ange. il n’a pas besoin de nous pour s’envoler de sa prison ». Peut-être animé par la même lâcheté, il ne se rend ni au premier enterrement de Max Jacob, au cimetière d’Ivry, ni aux obsèques de Saint-Roch, le 25 mars : « Tous ceux qui s’y rendront seront arrêtés », annonce-t-il à tort. La tombe du poète sera transférée à Saint-Benoît en 1949, conformément à ses vœux, et il sera même reconnu plus tard « poète mort pour la France ».

Peut-être le mystique s’est-il replongé, avant d’expirer, dans un de ses premiers examens de conscience :

« Mon Dieu ! donne-moi l’innocence !
À Jésus, mourant sur la croix,
Évite en moi toute résistance
Et délivre-moi des combats.
Il vaut bien mieux vivre en martyr
Que de haïr. »

Il est 21 heures. Le prêtre n’est pas venu, mais l’essentiel est fait. Max Jacob et la vie se quittent en bons termes.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Souvigny : La braderie du Secours Catholique

La dynamique et chaleureuse équipe du Secours catholique à Souvigny organise deux évènements solidaires au mois de mars 2024, à noter dans les agendas.

Les chariots de solidarité 

Le Secours catholique sera présent les vendredi 8 et samedi 9 mars, à l’Intermarché, rue Cosne d’Allier, de 9h à 18h30 pour une collecte alimentaire. Pour l’épicerie solidaire gérée par le Secours catholique, il y a un besoin criant de: conserves de légumes et cuisinées, de produits secs (sucre en poudre et en morceau et céréales), et produits d’hygiène.

La braderie

Samedi 9 mars de 10h à 18h, rendez-vous à la salle polyvalente, route de Moulins, pour la braderie. Vêtements pour grands et petits, maroquinerie, jouets, vaisselle : voici une belle occasion de faire de bonnes affaires tout en soutenant solidairement une cause importante.

Et aussi, toute l’année

Depuis plus d’un an, l’équipe locale du Secours catholique gère l’épicerie solidaire dont peuvent bénéficier des personnes envoyées par les assistantes sociales. Une épicerie que Vivianne Simonet, adjointe du responsable de l’équipe locale et engagée depuis des années, tient à approvisionner avec principalement des produits de producteurs locaux. “En plus d’être pauvres, les gens mangeraient de la merde ?”, s’indigne-t-elle tout en s’excusant pour son langage. C’est un point sur lequel la bénévole s’active avec son équipe. Elle démarche les producteurs du secteur d’activité: “On couvre un secteur de 25 communes; on tient à faire travailler l’économie locale et limiter les transports de marchandises“. 

De gauche à droite : Viviane Simonet, Corinne Frangul, Céline Lhuillier, Catherine Masson et Françoise Laprairie à l'épicerie solidaire, à Souvigny.
De gauche à droite : Viviane Simonet, Corinne Frangul, Céline Lhuillier, Catherine Masson et Françoise Laprairie à l’épicerie solidaire, à Souvigny.

Bénévoles

Comment apporter son soutien? Avec des dons alimentaires pour l’épicerie, des dons de vêtements ou de jouets pour la boutique (voir photo plus bas), ou bien donner de son temps en se portant volontaire.

Contact:

equipelocale.souvigny@secours-catholique.org ; Viviane 06 99 61 73 45.

Rue Albert Minier, à la boutique solidaire, on trouve vêtements, vaisselle, jouets et livres pour enfants. Elle est ouverte les mardis et jeudis (jour de marché à Souvigny) de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30.

Florence Tomzak aide la clientèle à dénicher de jolies pièces.
Florence Tomzak aide la clientèle à dénicher de jolies pièces.
Annie Baffaleuf montre le linge de maison à l'étage de la Boutique Solidaire.
Annie Baffaleuf montre le linge de maison à l’étage de la Boutique Solidaire.
On trouve aussi de la maroquinerie à la Boutique Solidaire du Secours Catholique de Souvigny.
On trouve aussi de la maroquinerie à la Boutique Solidaire du Secours Catholique de Souvigny.
Gisèle Dubois prend soin de disposer toute la vaisselle au rez-de-chaussée de la Boutique Solidaire.
Gisèle Dubois prend soin de disposer toute la vaisselle au rez-de-chaussée de la Boutique Solidaire.
Une pièce remplie de jouets et livres pour enfants à la Boutique Solidaire.
Une pièce remplie de jouets et livres pour enfants à la Boutique Solidaire.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Eglise catholique: 160 nouveaux abus signalés

Les Eglises catholique et réformée n'ont cessé de perdre de l'importance ces dernières années en Suisse (image d'illustration).

Le droit ecclésial catholique ne connaît aucun délai de prescription.Keystone

Ces signalements dénoncent des actes allant de la tentative d’approche au viol, remontant à une période allant jusqu’à une septantaine d’années. Une vingtaine d’abus ont été signalés en Suisse romande. Un seul cas est d’actualité.

05.03.2024, 23:47

Plus de «Suisse»

Cent soixante victimes supplémentaires se sont manifestées depuis la publication d’une étude-pilote de l’Université de Zurich sur les abus au sein de l’Eglise catholique suisse, il y a six mois. Elles l’ont fait auprès des diocèses et des services d’aide aux victimes.

L’Evêché de Bâle a publié mardi des chiffres actualisés à ce sujet. Il a enregistré 92 signalements supplémentaires. C’est davantage que dans les autres diocèses contactés par Keystone-ATS:

  • Au total, quatre évêchés ont annoncé près de 70 victimes présumées;
  • Celui de Lugano doit communiquer ses chiffres mercredi;
  • Dans le diocèse de Coire, 21 victimes se sont adressées à l’évêché.

20 cas en Suisse romande

L’Evêché de Lausanne, Genève et Fribourg a enregistré 14 nouveaux signalements. Ces victimes présumées sont huit femmes et six hommes. Elles se sont plaintes d’abus psychiques et sexuels, dont la prise de photos d’enfants nus.

A Sion, sept victimes se sont manifestées depuis septembre dernier, respectivement dix cas signalés sur l’ensemble de l’année 2023. La commission spécialisée de l’évêché valaisan n’est pas entrée en matière dans un cas par absence d’indices précis et ce dernier ayant été signalé par une tierce personne. Ses travaux de vérification sont en cours.

Les six évêchés suisses disposent tous de points de contact pour les victimes. S’y ajoutent des institutions indépendantes de l’Eglise, destinées aux victimes d’abus. Tel est le cas, en Suisse romande, du Groupe de soutien aux personnes abusées dans une relation d’autorité religieuse (Sapec).

Pas de délai de prescription

Les évêchés sont chargés d’apporter aux personnes concernées soutien, accompagnement et réparation. Les évêques sont tenus de porter plainte en cas d’actes punis par la loi, même si le délai de prescription est dépassé. Ils ne peuvent faire d’exception que lorsque l’auteur présumé des faits est décédé.

Le droit ecclésial catholique ne connaît aucun délai de prescription. Il peut prononcer des interdictions d’exercer plusieurs décennies après les faits incriminés.

Quant à l’Eglise évangélique réformée de Suisse, elle ne tient pas de statistiques sur les cas d’abus, mais elle élabore actuellement une étude préliminaire. Elle appelle expressément les victimes à déposer plainte.

L’église protestante

L’institution protestante a constaté une hausse du nombre de personnes la quittant, suite à la publication de l’étude universitaire concernant les cas catholiques. Elle prévoit de lancer une étude préliminaire sur les cas d’abus en son sein. Dans l’Eglise catholique, la vague de départs a été toutefois bien plus spectaculaire.

Selon l’étude-pilote publiée en septembre dernier, plus de 1000 cas d’abus sexuels recensés ont été commis par des prêtres, des membres d’ordres religieux catholiques depuis les années 1950. Il ne s’agit, toutefois, que de la pointe de l’iceberg, le nom de cas non recensés étant élevé. Les résultats d’une étude complémentaire seront présentés en 2027. (ats/jch)

Le oui à la 13ᵉ rente AVS occupera encore longtemps la Suisse. Le premier casse-tête est le financement. Mais le véritable problème est l’inégalité du système des trois piliers.

La Suisse n’avait encore jamais connu une telle décision populaire. Pour la première fois, les électeurs ont accepté une extension de l’Etat social demandée par la gauche. L’époque où ils résistaient à de telles tentations est révolue. Mais certains, à droite, ont encore du mal à digérer le oui à la 13ᵉ rente AVS. La session de printemps en cours en est la preuve.

L’article

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Enquête Fraternité Saint-Pie X : comment ces cathos traditionalistes tentent d’évangéliser la France

Les rangs des traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) ne cessent de grossir. Les catholiques ou convertis sont attirés par la solennité, la ferveur et le respect du sacré que proposent leurs prêtres. Ces radicaux, aussi appelés intégristes, fâchés avec le Vatican, pratiquent la messe en latin, s’opposent à l’œcuménisme et au dialogue inter-religieux.

Les écoles de ce mouvement, réputées pour leur excellence, participent à cette attractivité. L’enseignement prodigué est parfois contraire aux valeurs de la République. Nous nous sommes procuré des rapports d’inspection de l’Éducation nationale qui pointent des aspects inquiétants. D’anciens élèves de la Fraternité dénoncent l’endoctrinement subi en faveur des idéologies d’extrême droite. Enquête sur cette communauté qui célébrera le 25 mars 2024, les 33 ans de la mort de son fondateur Mgr Marcel Lefebvre.

Ils « tolèrent » les autres religions

Ils sont environ 400 fidèles à se réunir en centre-ville de Nantes (Loire-Atlantique), ce dimanche 18 février 2024, devant l’église Notre-Dame-de-Bon-Port. Ils marchent sur plus d’un kilomètre pour témoigner publiquement de leur foi. Un chemin de Croix qui participe d’une « démarche d’évangélisation », assume le responsable du prieuré de Nantes, l’abbé Bruno France.

On a un message clair qui vient de Dieu. L’Église moderne n’ose pas parler de vérité. À force d’être dans le respect de la personne, on en oublie le respect de Jésus Christ.

Abbé Bruno France, responsable du prieuré de Nantes
La FSSPX possède de nombreux lieux de culte (églises et chapelles) en France, financés par les fidèles.
La FSSPX possède de nombreux lieux de culte (églises et chapelles) en France, financés par les fidèles. (©RT / Enquêtes d’actu)

Concernant les musulmans, l’abbé Bruno France les considère à plusieurs reprises durant notre échange comme « [ses] frères », mais estime que « l’islam peut être un obstacle pour qu’ils aillent au ciel ». C’est « par charité » qu’il les invite à « découvrir le message chrétien » et à « se convertir ».

Nous ne sommes pas en guerre contre les autres religions, mais nous ne sommes pas pour la liberté religieuse, nous sommes pour la tolérance, au sens originel du terme. On considère qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qu’il y a le mal, mais on attend. On ne va pas tuer tous les musulmans (rires). Que ce soit les musulmans ou les autres. On croit à une vérité, révélée par Dieu.

Abbé Bruno France, responsable du prieuré de Nantes.

35 000 fidèles et 200 prêtres

La communauté de Nantes est l’une des plus actives et visibles du pays. Avec Lanvallay (Côtes-d’Armor), c’est un bastion de la Fraternité Saint-Pie X avec ses 1 300 fidèles. Au niveau national, le mouvement revendique 35 000 fidèles et 200 prêtres.

À lire aussi

Lors de la célébration de deux messes du matin de la procession nantaise, l’église Saint-Émilien est bondée. La bâtisse située dans le centre-ville de Nantes est sortie de terre en 2019, grâce aux dons des fidèles. L’église de Château-Thébaud, à 15 km plus au sud, a été construite deux ans auparavant.

Qu’est-ce que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) ?

Il s’agit d’une communauté de catholiques constituée par Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991) en novembre 1970. Ces catholiques reconnaissent le pape, mais refusent la réforme du Concile Vatican II (1962-1965), qu’ils considèrent comme trop progressiste. « La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme », expliquait Mgr Lefebvre qui a été frappé d’une « suspens a divinis » en juin 1976, par le pape Paul VI. Depuis 1988, la FSSPX est en état de scission avec le Vatican même si depuis quelques années, un dialogue semble se restaurer progressivement. La FSSPX comptait 236 prêtres dans le monde en 1990. Ils sont aujourd’hui 720, dont près de 200 en France.

« On explose » depuis le Covid

« On est en pleine croissance, on explose. On a dû construire, parce qu’on avait des choses trop vieilles et parce que le nombre de fidèles augmentait. On voit effectivement une dynamique, explique l’abbé Bruno France. La croissance était là avant le Covid, mais incontestablement, la pandémie a accéléré les choses. »

« Ils n’ont plus peur et ils vont au-devant des gens, constate Joël Bigorgne, journaliste à Ouest-France qui prépare un livre sur les traditionalistes de l’Ouest du pays. Le courant intégriste n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. La Fraternité Saint-Pie X a bien survécu à la mort de Mgr Lefebvre et s’est même amplifiée. Elle s’est dédiabolisée. »

Une « fan de Johnny » chez les tradis

« On répond à une recherche du sacré », pense Delphine, fidèle du prieuré de Nantes. Marie-Pierre, une fidèle du prieuré de Rouen (Seine-Maritime), a rejoint la Fraternité Saint-Pie X en 2023 seulement : « On dit de nous que nous sommes ternes, mais je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que j’ai rejoint la Fraternité, clame-t-elle avec un large sourire. Mes proches pensaient que je ne pourrais pas supporter la Fraternité Saint-Pie X, parce que je suis un peu rock’n’roll. Je suis une fan de Johnny. »

À lire aussi

Cette catholique recherchait « quelque chose de plus pur » que chez les « modernos », comme elle les appelle, où « on ne respecte plus rien ».

Le prieuré de Rouen (Seine-Maritime) compte entre 80 et 200 fidèles.
Le prieuré de Rouen (Seine-Maritime) compte entre 80 et 200 fidèles. (©RT / Enquêtes d’actu)

Pour l’abbé Bruno France, c’est « le pape François qui fait que les gens sont perdus ».

On a l’impression que sa pratique va en opposition avec la doctrine catholique. C’est le cas avec la communion aux divorcés remariés ; on ne peut pas la donner à quelqu’un qui est en état de péché mortel. Même chose avec la bénédiction des homosexuels ; on ne va pas bénir une relation condamnée dans la Bible.

Abbé Bruno France

D’ailleurs, ce prieur dit observer « un mouvement conservateur chez les jeunes prêtres du courant moderniste ; beaucoup mettent la soutane maintenant ». Selon lui, le nombre de catholiques s’effondre depuis la réforme Vatican II et « les jeunes prêtres ne se sentent pas en lien avec Dieu ». « En France, 20 à 25 % des prêtres ordonnés le sont exclusivement pour la messe en latin. Et les autres ne sont pas contre et aimeraient bien. Il y a un mouvement inverse, par rapport aux années 1970 », se réjouit l’abbé nantais.

« Dans ma commune natale, le mardi, le mercredi et le jeudi, des prêtres diocésains disent depuis quelques mois des messes en latin, et je fais le lien avec la chapelle Saint-Pie X juste à côté qui est pleine comme un œuf. Je pense qu’il y a une contre-offensive de l’église catholique qui ne peut pas rester immobile face à cette lame de fond », observe Joël Bigorgne, journaliste.

« Une mission de croisade »

Dès leur plus jeune âge, les enfants sont enjoints à être de bons « missionnaires ». « On est presque dans une mission de croisade. On doit montrer l’exemple pour attirer et convertir les gens », nous explique Valentine*, qui a fait toute sa scolarité dans des écoles de la Fraternité, notamment chez les Dominicaines, dans la région de Poitiers et dans les Côtes-d’Armor.

Les enfants sont nombreux dans la procession de Nantes et dans les messes dans lesquels nous nous sommes rendus.
Les enfants sont nombreux dans la procession de Nantes et dans les messes. (©RT / Enquêtes d’actu)

Thérèse*, une ancienne fidèle d’une trentaine d’années, a parfaitement en mémoire ses années au cours Saint-Dominique en Bourgogne : « Je me souviens d’un prêtre qui nous disait que sur notre front était inscrit le nombre de personnes à convertir. Il nous pointait du doigt et disait : ‘Toi, tu en as 1 500 ; toi, 350, etc.’. »

Gwendoline, la trentaine également, effectuait son aventure missionnaire au sein du Mouvement de la jeunesse catholique de France (MJCF), une des branches de la FSSPX. « On était dans un esprit de conversion. C’est-à-dire que nous recrutions des gens, surnommés alors « les nouveaux », certains n’étaient pas du tout catholiques et notre mission consistait à les convertir. On avait tous des tactiques. Nous faisions des petites réunions avec ces personnes qui ne savaient pas qui nous étions, on essayait de les convaincre et de les faire ainsi adhérer à la Fraternité Saint-Pie X d’une manière assez insidieuse. »

À lire aussi

À l’école, « le Big-bang et les dinosaures n’existent pas »

De la classe préparatoire (CP) à l’université, les membres de la FSSPX peuvent vivre en vase clos des années durant, puisque le mouvement possède 59 écoles hors contrat et un établissement d’études supérieures, l’institut Saint-Pie X à Paris.

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Ce sont des écoles où « le niveau scolaire est très bon », souligne Valentine, ancienne élève du cours Saint-Anne de Kernabat (Côtes-d’Armor). Les classes bénéficient d’effectifs réduits, l’écriture à la plume avec l’encrier est obligatoire. Le grec et le latin sont imposés. Pour les langues vivantes, les élèves de collège et lycée doivent se contenter de l’anglais et de l’espagnol. L’éducation physique et sportive (EPS) est peu pratiquée et la natation est absente des programmes. Il n’y a pas d’éducation aux médias et aux outils numériques. En sciences de la vie et de la Terre, la reproduction humaine et l’éducation sexuelle sont prohibées.

À lire aussi

« On a des cours de philo qui sont axés sur Saint Thomas d’Aquin, donc qui n’ont rien à voir avec des cours de philo du programme normal de l’Éducation nationale, témoigne Valentine. On a un programme d’histoire-géo qui occulte totalement la préhistoire. Bien sûr, on s’intéresse à l’existence d’Adam et Eve, le Big-bang et les dinosaures n’existent pas. Tout commence avec les premiers chrétiens. On n’étudie pas du tout les autres cultures ou les autres religions mis à part la civilisation Gréco-romaine dans son aspect fondement du christianisme. »

Ce que révèlent les rapports d’inspection

Nous nous sommes procuré auprès du Comité national d’action laïque (Cnal) qui a enquêté sur les écoles hors contrat, les rapports d’inspection de l’Éducation nationale de 14 écoles régies par la FSSPX. Ces contrôles effectués entre 2018 et 2020, pointent des aspects positifs, comme dans cet établissement où « l’enseignement qui y est dispensé est conforme aux normes minimales de connaissances requises et permet aux élèves d’élever leur niveau de formation ». Dans une autre école, les inspecteurs indiquent que « les effectifs réduits favorisent un climat de classe serein » et que « les élèves sont appliqués et attentifs ».

Mais certaines remarques des inspecteurs et inspectrices de l’Éducation nationale laissent plus sceptique. « Il n’y a pas un seul rapport qui ne soit pas inquiétant. Le fonctionnement de ces écoles est très proche de celles de Steiner, avec un fort endoctrinement », s’alarme Stéphanie de Vanssay conseillère nationale à Unsa-Éducation, militante au Cnal.

Des extraits des rapports d'inspection de l'Éducation nationale.
Des extraits des rapports d’inspection de l’Éducation nationale. (© montage Enquêtes d’actu)

« Conception potentiellement raciste »

Un rapport souligne « le caractère particulièrement suranné des supports écrits […]. Les ouvrages choisis ne peuvent raisonnablement être tenus comme susceptibles de favoriser la compréhension par des enfants du monde contemporain dans lequel ils vivent ».

L’acquisition et le partage des valeurs de la République, la construction d’une culture civique sont évincés au profit de la construction d’une culture religieuse.

Extrait d’un rapport d’inspection de l’Éducation nationale

Un autre rapport s’inquiète du fait que « le support de géographie porte une vision marquée par une représentation du monde par « races » humaines (Noirs, Blancs…), qui pose un souci majeur de conception erronée scientifiquement et potentiellement raciste ou a minima racialiste ».

Pour Marie-Laure Tirelle, secrétaire générale du Cnal, « les établissements de la FSSPX ne respectent pas le cadre dans lequel ils s’inscrivent ; le code de l’Éducation indique que les enseignements doivent transmettre les valeurs de la République et permettre la liberté de conscience, même pour les écoles hors contrat ». 

« J’hallucine de relire mes livres d’histoire, parce qu’on ne parle pas de la Shoah, mais de Pétain qui était un héros. Tous les dictateurs d’extrême droite étaient des héros. Hitler, ce n’était pas si mauvais et De Gaulle était présenté comme le grand méchant qui a trahi la France », rage Thérèse qui a conservé ses livres de collège.

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Un des rapports de l’Éducation nationale note d’ailleurs à l’issue d’une inspection que « le général De Gaulle n’est pas une figure historique à retenir dans ce manuel […] » et que « le rôle de Vichy dans l’extermination des juifs est mis sous silence, et ce génocide n’est d’ailleurs pas mentionné dans le traitement de la Seconde Guerre mondiale ». Dans un cahier scolaire que nous nous sommes procuré, il est demandé aux élèves de faire une explication de texte à partir d’un extrait des Cadets de l’Alcazar d’Henri Massis et de Robert Brasillach, qui magnifie la défense de l’Alcazar de Tolède par les forces nationalistes de Franco.

Gwendoline, qui est diplômée de l’institut Saint-Pie X à Paris, a suivi la « formation des maîtres » de cette université puisqu’elle se destinait à devenir enseignante. Elle se souvient d’un module en Licence intitulé « la Croix et le Croissant » où « l’islam était présenté comme un fléau ».

Extraits de cours délivrés à l'institut Saint-Pie X.
Extraits de cours délivrés à l’institut Saint-Pie X. (©montage Enquêtes d’actu)

Une proximité idéologique avec l’extrême droite

Quand on s’intéresse à la FSSPX, la figure de Louis XVI n’est jamais loin. D’ailleurs, chaque 21 janvier, jour de sa décapitation, une messe se tient dans toutes leurs églises pour le repos de son âme.

« Il y a une détestation de la République. Les fidèles de la Fraternité ne se remettent pas de la mort du roi », selon Valentine, qui a coupé les relations depuis quelques années avec ses proches. Elle se souvient que dans les mouvances de jeunes et les associations de la FSSPX, « beaucoup d’étudiants étaient dans des groupes fachos, d’extrême droite, dans un esprit de conversion ».

Des livres sur la Révolution et le Roi Louis XVI vendus lors d'une braderie organisée au prieuré de Rouen.
Des livres sur la Révolution et les rois Louis XV et XVI, notamment, vendus lors d’une braderie organisée au prieuré de Rouen. (©RT / Enquêtes d’actu)

« Tout le monde ou presque vote extrême droite, nous dit Thérèse, ancienne fidèle d’une trentaine d’années. Une fois, j’ai donné procuration à ma mère et elle a voté extrême droite alors que je ne voulais pas. Mon père avait pour livres de chevet les bouquins du parti Reconquête d’Éric Zemmour et de Philippe de Villiers. C’est un groupe xénophobe, porté sur les valeurs traditionnelles, où Poutine est vu comme un héros. »

« Il faudrait une république chrétienne »

L’abbé Bruno France s’explique sur cette détestation de la République française qui est vue comme « une République anti-chrétienne » : « On s’est fait prendre nos églises en 1789, on s’est fait reprendre nos églises en 1905. C’est vrai que les rois de France ont toujours été des alliés de l’Église, mais il y a énormément de Républiques ou démocraties qui respectent l’Église. Roi ou pas roi, ce n’est pas l’essentiel. Il faudrait une république chrétienne. »

*Les prénoms ont été modifiés.

• Le prochain volet de notre enquête sera consacré à l’histoire de Valentine, Thérèse et Gwendoline qui ont décidé de couper les ponts avec leur famille et la Fraternité et qui dénoncent l’endoctrinement subi.

Enquête réalisée avec Canelle Corbel

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Super Tuesday : Pour qui vote l’électorat catholique?

Les électeurs américains sont appelés à voter mardi 5 mars 2024 dans une quinzaine d’Etats pour désigner le candidat de chaque parti à la présidentielle. L’occasion de s’intéresser au vote de l’électorat catholique dans ce scrutin.

Elections présidentielles américaines : Y’a t’il un vote catholique?

Aux Etats-Unis, les catholiques sont plus de 50 millions. Ils représentent un tiers des votants. Alors, entre Joe Biden et Donald Trump, ont ils un candidat favori?
Y’a t’il un vote catholique outre atlantique? « C’est une question qui se pose » reconnaît François Mabille, chercheur au CNRS et directeur de l’observatoire de géopolitique des religions à l’IRIS. « On sait », ajoute t’il,  que l’Église catholique est de manière générale divisée sur les questions politiques, que ce soit l’épiscopat ou les catholiques. Au sein de cet électorat, il faut distinguer les catholiques blancs et les catholiques d’origine hispanique. Les premiers sont majoritairement républicains, alors que les catholiques d’origine hispanique sont pro-démocrate à environ 70%. » Alors est-ce qu’on peut parler d’un vote catholique alors même que l’électorat est fragmenté ?

Les catholiques, un électorat divisé

Parmi les questions qui font  débat dans le choix du futur candidat, l’immigration ou encore l’avortement. Mais aussi l’âge de Joe Biden.  A 81 ans, le président sortant doit  démontrer à ses électeurs que son âge n’entame pas sa capacité à gouverner. Pourtant son âge ne semble pas jouer sur le vote des catholiques. François Mabille remarque, en revanche, que sur la question des migrants, 

Il y a une différence importante entre les catholiques démocrates qui sont très largement opposés à la construction ou à la poursuite de la construction du mur à la frontière avec le Mexique. En revanche, les catholiques républicains y sont très largement favorables.

La seconde question qui est sans doute plus importante, c’est celle de l’avortement. C’est peut-être là la ligne de fracture qui va expliquer la répartition des votes entre Trump et Biden. »

La lutte contre l’avortement, une priorité pour les évêques américains en vue des élections présidentielles 

Dans une déclaration publié en novembre dernier, les évêques américains ont fait de la lutte contre l’avortement une priorité en vue des élections présidentielles de 2024. Mais si la Conférence épiscopale américaine parle d’une seule voix sur ce sujet, elle reste divisée car elle est composée de profils très différents, explique François Mabille.« Parmi les cardinaux, vous allez trouver aussi bien le cardinal O’Malley qui est le cardinal de Boston et qui est considéré plutôt comme un libéral. L’un des derniers cardinaux américains nommé par le pape François, le cardinal Wilton Gregory, l’archevêque de Washington, d’origine afro-américaine, pro-LGBT. Et puis vous avez d’un autre côté le cardinal conservateur, Raymond Burke, qui n’est pas tout à fait dans la même perspective.

L’épiscopat américain est assez divisé même s’il y a un consensus sur la question de l’avortement.

Dans la perspective de l’élection présidentielle, la conférence épiscopale nord-américaine a de nouveau publié un document qu’elle avait déjà publié il y a quatre ans. Les évêques y font une  synthèse de leur position sur un ensemble de sujets. « Cela va de la paix à la liberté religieuse, en passant par les questions de justice économique, de discrimination, de migration et d’avortement. Pour l’instant, il n’y a pas véritablement de groupe principal qui se dégage, tant cette Église est divisée. Ce que l’on voit plutôt, ce sont des prises de position individuelles. Des catholiques qui se mobilisent au sujet de l’Ukraine, d’autres qui se sont mobilisés autour des questions de migration, d’autres pour les questions d’avortement. Donc c’est une sorte de patchwork qui se dessine pour l’instant. »

A côté des catholiques, les évangéliques représentent quant à eux  80 millions d’Américains, soit  un quart de la population américaine. C’est le courant religieux le plus important des États-Unis. En 2020, ils avaient voté à plus de 80 pour cent pour Donald Trump.

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Charles-Philippe d’Orléans : pourquoi son épouse Naomi-Valeska Kern ne peut prétendre à aucun titre

Se marier avec un prince ne veut pas forcément dire obtenir un titre. C’est ce qu’il va se passer pour Naomi-Valeska Kern, future épouse du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, qui fête ses 51 ans ce dimanche 3 mars. Le mariage civil des tourtereaux est prévu pour début septembre 2024. Malgré son mariage avec le prince, Naomi Valeska-Kern ne pourra prétendre à aucun titre.

Comme le prévoient les règles de la maison royale de France, qui suivent les canons de l’église catholique romaine, le remariage du prince ne pourra être reconnu dynastiquement. Eh oui, le prince Charles-Philippe d’Orléans était marié avec Diana Alvares Pereira de Melos. Tous les deux ont donné naissance à une petite fille, la princesse Isabelle. Mais le couple a divorcé fin d’année 2022.

Le comte de Paris, Jean d’Orléans, cousin germain du prince, a publié un communiqué, en juillet dernier, dans lequel il clarifie la situation. Il y explique que l’église de Rome ne reconnaît pas le divorce, le mariage étant un sacrement. La maison royale de France suit à la lettre les règles du droit canonique de l’église, ce qui veut dire que, religieusement, le prince reste marié à son ex-épouse. Diana restera donc connue comme Son Altesse Royale. Et le prince d’Anjou ne pourra plus se prévaloir du prédicat d’Altesse Royale, selon son cousin.

PHOTOS – Kate Middleton, Meghan Markle, Letizia d’Espagne… les familles royales craquent pour les marques de mode françaises !

Plus de titres royaux pour le duc d’Anjou et sa future épouse

Une déclaration que le duc d’Anjou n’a guère appréciée. « Je ne dois demander à personne l’autorisation de me marier, prétendre le contraire serait contre la loi », a-t-il répliqué l’année dernière dans le magazine Point de vue. Il a ajouté : « Je suis né Altesse Royale, prince d’Orléans et petit-fils de France. C’est dans mon sang. Je le resterai toute ma vie. Personne n’a légalement le pouvoir ou l’autorité pour me le retirer. La France est une république. »

Quant au titre de sa future épouse, les décisions de son cousin lui sont égales : « Comme le veulent la loi et la tradition capétienne, et comme le prouve l’histoire de notre famille, ma femme porte le même prédicat et les mêmes titres que moi. Elle est donc Son Altesse Royale la princesse Naomi-Valeska d’Orléans, duchesse d’Anjou. » La guerre ne fait que commencer…

Article écrit avec la collaboration de 6medias

Crédits photos : Claudia Albuquerque / Bestimage

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Abus sexuels dans l’Église : des « Rubans contre l’oubli » sur les grilles de la cathédrale d’Orléans

Jusqu’au 12 mars, les Orléanais sont invités à faire un « geste simple et concret » : inscrire le nom d’une personne victime d’agression sexuelle sur un ruban, et l’accrocher sur les grilles de la cathédrale. Une manière de rendre visible une situation dramatique, et de témoigner de la solidarité envers les personnes victimes.

Mettre des prénoms sur des chiffres. Voilà l’une des multiples raisons qui ont poussé le mouvement « Rubans contre l’oubli » à s’installer en France. L’idée est simple : dans un lieu désigné, toute personne peut venir écrire sur un ruban coloré le nom d’une personne qu’elle connaît et qui a été victime d’agression sexuelle. Ruban à, ensuite, accrocher sur place.

Après une première en 2023 à Lourdes, lors d’une assemblée plénière des évêques, l’initiative s’installe cette semaine sur les grilles de la cathédrale d’Orléans, jusqu’au 12 ou 13 mars. « On l’a proposé à Lourdes, et Orléans est le premier diocèse qui a accepté de le faire« , explique Véronique Garnier.

Coresponsable du service de protection des mineurs sur le diocèse d’Orléans, elle décrit l’importance de cette opération. Un « petit geste simple et concret« , pour « dire qu’on n’oublie pas les personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance ou à l’âge adulte, au sein de l’Église plus particulièrement, mais aussi au sein des familles« . Un moyen aussi de « rendre visible l’invisible » :

Les personnes agressées sont là, on ne les voit pas. Les personnes qui pensent aux victimes, on ne les voit pas non plus. Chaque ruban représente une personne agressée, mais aussi une personne qui pense à elle.

Véronique Garnier, co-responsable du service de protection des mineurs, diocèse d’Orléans

Le mouvement est né en 2015 en Australie. À l’époque, une commission organise des auditions publiques de personnes ayant été victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église catholique. « Les citoyens de la ville ont été bouleversés par les témoignages, se souvient Katherine Shirk Lucas. De manière spontanée, ils ont accroché des rubans devant des écoles catholiques et autres institutions où les abus sur enfants ont été dramatiques.« 

Enseignante en théologie à l’Institut catholique de Paris, elle se charge aujourd’hui de la communication de « Rubans contre l’oubli », et participe à sa diffusion à l’international. Car, selon elle, en Australie, ça porte ses fruits : « Ça s’est très bien développé, il y a un réseau de soutien des personnes victimes, des groupes de parole, toutes sortes d’initiatives.« 

Elle se dit « reconnaissante » que le diocèse d’Orléans ait accepté de participer à cet élan. L’évêque d’Orléans, Jacques Blaquart, semble d’ailleurs être l’un des évêques les plus investis en France sur la problématique des agressions sexuelles au sein de l’Église.

Pour Véronique Garnier, s’investir au sein de l’Église était une évidence. Elle-même a été victime d’une agression sexuelle dans un autre diocèse, lorsqu’elle était encore enfant. « On vit, on survit par moments, comme on peut. Et un beau jour, on se relève un peu plus, et on a envie de tout faire pour que ce qui nous est arrivé n’arrive pas à d’autres jeunes.« 

Sous les tours de la cathédrale d’Orléans, les rubans sont à disposition du public. Véronique Garnier et Katherine Shirk Lucas espèrent désormais que « des personnes vont se saisir de ce geste« . Et que, l’année prochaine, d’autres diocèses sauteront le pas.

Selon un rapport de 2021, publié par la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), 216 000 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres, diacres, religieux ou religieuses entre 1950 et 2020. Après les cercles familiaux et amicaux, l’Église catholique est le milieu où la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée.

Avec Samuel Collin.

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