Théâtre du village d’Orléans: 40 ans de «meilleur» et de «plaisir»

L’aventure du TdV a commencé en 1984-85, à l’école secondaire catholique Garneau, sous l’impulsion de l’enseignant Marcus Carbonneau (qui est décédé en 2019): s’associant au Théâtre Le Cabano (devenu Vox Théâtre), il a réuni 35 «mordus» de tous âges afin de monter La maison du printemps.

«Ma nièce, qui était à Garneau à l’époque, me dit: “mon professeur d’arts dramatiques cherche des gens.” C’est comme ça que j’ai embarqué» dans l’aventure, se souvient Pierrette Boisvert.

À peine fondée, la troupe communautaire – qui n’avait pas encore de nom – s’installe à l’automne 1985 au Mouvement d’implication francophone d’Orléans. Le MIFO a toujours soutenu le TdV, lui offrant gratuitement un espace de répétition et un lieu d’entreposage des costumes et accessoires. Le TdV aime se considérer comme la troupe résidente du MIFO.

D’abord comédienne, Pierrette Boisvert a pris la présidence de la troupe l’année suivante. «On dit que c’est malsain d’être présidente aussi longtemps, mais j’ai toujours été entourée d’un CA extraordinaire pour m’aider.»

En 1985, la troupe remonte aussi Les murs de nos villages, créée en 1979 par la Vieille 17.

«Dans les débuts, on proposait deux pièces par années. Et la troupe partait en mini-tournées à travers l’Ontario.»

—  Pierrette Boisvert

«Marcus et moi, on s’était un peu essoufflés [par ce rythme, car], on était les deux seuls qui gérions toutes les productions. Maintenant, on ne fait plus qu’une pièce par an.»

La présidente du Théâtre du village, Pierrette Boisvert ne s'occupe pas que de choses administratives : elle en est également la couturière en chef. Mettant l’épaule à la roue (ou le fil dans le chas), elle confectionne bien souvent les costumes de la troupe communautaire.

«C’est une étudiante, [Lisa Charbonneau,] qui nous a soufflé le nom», en référence à notre ‘petit village gaulois’», à l’époque où Orléans n’était pas encore administrativement rattaché à Ottawa.

Il faudra attendre 1991 pour que la troupe s’incorpore. Ses administrateurs en profitent pour se donne une devise : «Pour le meilleur et pour le plaisir».

Du grand monde

En 40 ans, le TdV a vu passer des centaines de comédiens. Marcus Carbonneau signait la plupart des mises en scène, mais n’avait pas de réticences à passer le relai à l’occasion.

Sylvie Dufour (qui prendra la direction artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario en 1990, puis celle du Trillium et du Théâtre de l’Île) est passée par la case TdV. Richard Léger aussi, y a fait de la mise en scène.

«Il y a toujours eu beaucoup de gens qui sortaient du département de Théâtre de l’Université d’Ottawa. David Boutin (qu’on verrait en médecin insulaire dans La Grande séduction) a joué avec nous – dans Je veux voir Mioussov – quand il était à l’Ud’O.»

Les membres et pionniers du Théâtre du Village d'Orléans Roch Beauchamp, Micheline Thériault, Diane Desrochers, Marcus Carbonneau, Hélène Labrèche et Denis Gagnon en 1991, lors de l'incorporation officielle de la troupe – qui avait été fondée six ans plus tôt.

C’est aussi grâce au TdV qu’a vu le jour la première édition du festival de théâtre communautaire de Théâtre Action (qu’a hébergée le MIFO), s’enorgueillit Pierrette Boisvert.

La troupe n’ayant jamais voulu se restreindre au théâtre franco-ontarien, elle a fait rayonner de nombreux dramaturges français, américains et québécois et jonglé avec des auteurs classiques.

Ce qui ne l’a pas empêché d’offrir plusieurs créations en cours de route, à commencer par Madeleine d’Orléans, une pièce écrite par Michel Ouellette spécifiquement pour le TdV. Cette fresque qui donnait vie à plusieurs Orléanais marquants (le Dr Émile Major, par exemple) a été jouée en l’an 2000 au Festival Franco.

«On a toujours été tout seul comme des grands… et on est toujours la seule troupe à Orléans.»

—  Pierrette Boisvert

Le rythme a baissé avec les années, mais «on continue notre petit bonhomme de chemin», assure-t-elle.

Elle peut compter sur le soutien financier de commanditaires fidèles, dont les Caisses Desjardins Ontario, ainsi que sur les coups de pouce fréquents de l’École secondaire catholique de l’Innovation, qui «fabrique nos décors depuis de nombreuses années».

Volet jeunes adultes

La croissance, la présidente Boisvert la mesure à l’aune du «volet jeunes adultes» dont s’est doté le TdV l’an dernier. L’initiative, chapeautée par Marie-Pierre Ferragne, a débouché en mai dernier sur le spectacle Les remugles. Cette production a mobilisé une vingtaine de jeunes adultes de 18 à 30 ans, réunis (tant sur les planches qu’à la régie et la technique) autour d’un texte de Caroline Bélisle.

<img data-chromatic="ignore" alt="Le Théâtre du Village d'Orléans a depuis l'an passé un volet «Jeunes adultes», dirigé par Marie-Pierre Ferragne. Une première équipe a proposé en mai 2025 la pièce Les remugles (ou la danse nuptiale est une langue morte). » class= »c-image » loading= »lazy » src= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=600&height=479″ srcset= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=137&height=109 137w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=200&height=159 200w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=384&height=306 384w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=512&height=408 512w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=720&height=574 720w » width= »600″ height= »479″>

En parallèle, le TdV a développé au fil des années «de belles connivences» avec les troupe communautaires œuvrant à proximité: les Joyeux retraités du RAFO (Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa) et la troupe de Théâtre du Centre Pauline-Charron (où l’on propose la pièce Bonjour l’ambiance, ces 21 et 22 novembre), à Vanier.

Le TdV a aussi tissé des liens avec le Théâtre de l’Escapade, à Buckingham et plusieurs comédiens amateurs du Théâtre de l’Île, font des allées et venues au TdV, ajoute Mme Boisvert.

Recruter des comédiens amateurs n’est pas plus difficile à Orléans qu’ailleurs. Reste qu’il faut être «un peu malade» pour se lancer dans l’aventure.

«Le théâtre communautaire, c’est trois mois de répétitions intensifs et c’est du bénévolat. Mais tu rencontres des gens formidables, des gens qui veulent donner, et qui, par la force des choses, finissent par devenir amis. Ce ne sont pas des cliques : ce sont des bases – qui changent d’année en année.»

—  Pierrette Boisvert

Fausses Rumeurs

La «base» de 2025, ce sont les «comédien.ne.s citoyen.ne.s» Shawn Anctil, Mélanie Cloutier, Michel Desjardins, Carita Fortier, Mélanie Franche-Andrigo, Samuel Glaude, Yves Poirier et Glady’s Rocque – qui se partagent les rôles de Fausses Rumeurs.

Cette pièce est signée Neil Simon, à qui l’on doit The Odd Couple et de nombreuses comédies de situation télévisées.

«De bord en bord, on a ici tous les mécanismes de la sitcom comique : les renversements de situations, les attentes brisées, [l’absurde et le chaos]. Tous les codes se retrouvent là-dedans.»

—  Sébastien Lajoie

Le metteur en scène a procédé à quelques légères retouches du texte «pour le mettre plus au goût du jour» et rendre plus immédiates certaines références (politiques, notamment).

<img data-chromatic="ignore" alt="Formé au Département de théâtre de l’Ud’O, le comédien Sébastien Lajoie oscille entre rôles sur les planches et au petit écran (la série jeunesse Makinium; Eaux turbulentes. De temps à autre, il revient au Théâtre du Village d’Orléans – où il a fait ses débuts sur scène – pour y retrouver son amie Pierrette Boisvert, et signer la mise en scène d’une pièce.  » class= »c-image » loading= »lazy » src= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1200&height=800″ srcset= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=274&height=182 274w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=400&height=266 400w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=768&height=512 768w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1024&height=682 1024w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1440&height=960 1440w » width= »1200″ height= »800″>

La pièce réunit quatre couples huppés, venus assister à l’anniversaire de mariage le maire de New York. À leur arrivée, leur hôte est retrouvé au sol dans sa chambre, ensanglanté, et la maîtresse de maison et les domestiques ont disparu.

Les invités se demanderont s’il s’agit d’un assassinat, d’un suicide, ou d’une dispute de couple qui a mal tourné. Mais la pièce repose moins sur l’enquête que sur l’humour – noir – de la situation, fait valoir Sébastien Lajoie.

«On se retrouve plongé dans le monde des riches et célèbres.» Ce sont des personnages un peu bourgeois, qui «essaient se bâtir une réputation tout en s’attaquant à celle des autres. Ils vont vouloir sauver leur peau, mentir à la police, inventer des rumeurs. […] Aujourd’hui, on est tellement dans un monde d’apparences, avec les réseaux sociaux» que la pièce n’a rien perdu de sa pertinence, suggère le metteur en scène.

Fausses rumeurs est présentée les 20, 21 et 22 novembre à 19h30 ainsi que le 23 novembre à 13h30.

Renseignements: Théâtre du village

Billets (20$) : Centre des arts Shenkman ; 1-866-752-5231

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Fêtes de Jeanne d’Arc 2026 : la Ville d’Orléans est à la recherche de sa nouvelle Jeanne

Les prétendantes à l’armure de Jeanne d’Arc sont appelées à se présenter ! Jeudi 13 novembre 2025, la Ville d’Orléans (Loiret) a ouvert les candidatures à toutes les lycéennes et habitantes de la ville et de la métropole pour incarner la guerrière. Comment candidater pour recevoir l’épée ?

Incarner Jeanne d’Arc, une implication sur toute l’année

La 597e édition des Fêtes Johanniques aura lieu pendant dix jours, du 29 avril au 10 mai 2026. Pour l’occasion, une lycéenne de l’agglomération orléanaise incarnera Jeanne d’Arc pendant toute la durée des festivités et se préparera pendant une année complète :

  • À passer un entretien avec des membres de l’association,
  • À effectuer un pèlerinage sur les lieux johanniques (Domrémy, Vaucouleurs, Reims, Compiègne, Rouen, Chinon et Ste Catherine de Fierbois),
  • À être présente à toutes les manifestations johanniques proposées par OJA et la ville d’Orléans,
  • À être présente à une des Fêtes de Jeanne d’Arc organisée par une ville johannique dans l’année de sa figuration,
  • À suivre les cours d’équitation au 12e Cuirassiers à Olivet, quelles que soient ses compétences équestres,
  • Choisir deux garçons qui accompagneront la jeune fille comme « pages ».

À quelles conditions ?

Pour incarner au mieux le personnage, les candidates devront respecter également certains critères obligatoires :

  • Résider à Orléans, ou les communes d’Orléans Métropole : Boigny-sur-Bionne, Bou, Chanteau, Chécy, Combleux, Fleury-les-Aubrais, Ingré, Mardié, Marigny-les-Usages, La-Chapelle-Saint-Mesmin, Olivet, Ormes, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Saran, Semoy depuis au moins 10 ans à compter du 1er janvier 2026,
  • Être lycéenne et suivre ses études à Orléans,
  • Être catholique, « Jeanne d’Arc, figure trois dimensions, militaire et civile, et elle est également une Sainte de l’Église catholique,
  • Être personnellement engagée dans une ou plusieurs associations, pour donner de son temps aux autres, dans des domaines tels que la jeunesse, la culture, le sport, la religion catholique, le troisième âge, etc…
  • Ne pas avoir de lien familial direct avec un élu politique régional en activité ou ayant occupé un mandat depuis moins de 3 ans (parents, frères, sœurs, grands-parents).

À lire aussi

Pour tout savoir sur les fêtes et la sélection, un live sur les réseaux sociaux de l’association Orléans Jeanne d’Arc aura lieu le 14 décembre à 14 heures avec des anciennes Jeannes et un parent pour répondre aux questions des internautes.

Les candidates peuvent retrouver le dossier à remplir sur le site de l’association Orléans Jeanne d’Arc ou dans leurs établissements scolaires. Elles ont jusqu’au 31 décembre 2025 pour le renvoyer avec les documents demandés ainsi qu’une lettre de motivation. Un entretien leur sera proposé, par la suite en janvier, afin de les connaître plus en détail.

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Qui sera la Jeanne d’Arc d’Orléans 2026 ? Les candidatures sont ouvertes

Quinze jeunes femmes s’étaient portées candidates l’an dernier pour revêtir l’armure de Jeanne d’Arc, et « on s’attend à en avoir encore plus cette année », affirme Bénedicte Baranger, la présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc. « Jeanne d’Arc n’est pas vieillissante, pas ringarde, elle parle aux jeunes », ajoute-t-elle.

Depuis ce jeudi 13 novembre, les candidatures pour figurer Jeanne d’Arc 2026 sont ouvertes.

Quels sont les critères pour postuler ?

• Résider dans l’une des communes de la Métropole d’Orléans depuis au moins 10 ans.

• Être catholique pratiquante

• Étudier dans un lycée d’Orléans

• Être engagée dans une ou plusieurs associations, dans des domaines tels que la jeunesse, la culture, le sport, la religion catholique, le troisième âge, etc.

• Ne pas avoir de lien familial direct avec un élu politique de la région en activité ou ayant occupé un mandat depuis moins de trois ans (parents, frères, sœurs, grands-parents)

Les jeunes femmes ayant déjà candidaté par le passé ont le droit de se représenter à nouveau, tant qu’elles respectent les critères listés ci-dessus.

Pour postuler, il suffit de remplir le dossier qui se trouve sur le site de l’association Orléans Jeanne d’Arc et dans les établissements scolaires, et de l’envoyer avant le 31 décembre 2025.

Un live pour répondre aux questions

Le 14 décembre prochain, à 14 heures, un live sera organisé sur les réseaux sociaux de l’association Orléans Jeanne d’Arc, avec quelques anciennes Jeanne et « une maman de Jeanne », pour répondre aux questions des candidates et de leurs proches.

Ces dernières seront reçues le week-end des 23-24 janvier pour un « échange » permettant de déterminer la Jeanne d’Arc 2026. Les candidates qui n’ont pas la chance d’être sélectionnées pourront néanmoins participer aux fêtes johanniques 2026 en étant porte-bannière, et en étant habillées avec le blason de Jeanne d’Arc notamment.

La jeune femme choisie sera annoncée avant les vacances de février.

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Douchy-Montcorbon. Le Secours populaire pratique le glanage

Château-Renard. Le Secours Populaire DE DOUCHY fait du glanage . Durant deux semaines consécutives, les bénévoles et bénéficiaires du Secours populaire de Douchy-Montcorbon ont pu effectuer un glanage, dans les Vergers de la Bernillière à Château-Renard, par le biais de l’association Solaal, spécialisée dans le don alimentaire.

Des pommes de terre, il y a dix jours, et des pommes, jeudi, ont été ramassées. C’est la première fois que Danièle Berthier, la responsable du Secours populaire de Douchy et bénévole dans l’âme, a pratiqué ce glanage. Jeudi matin, elle s’est inquiétée d’une présence moins importante des bénévoles par rapport à la semaine précédente.

Mais, à 10 heures pile, une dizaine de personnes sont arrivées tout sourire.

Amélie, la représentante de Solaal, a accueilli le Secours populaire de Douchy et l’association Mille Sourires de Montargis, le matin, puis le Secours catholique l’après-midi. « Nous sommes l’antenne Centre-Val de Loire de Solaal, basée à Orléans. C’est la première fois que Benoît Courdent, des Vergers de la Bernillière, nous contacte. Nous nous chargeons donc d’informer les associations solidaires référencées », explique la jeune femme.

Elle ajoute : « On ne fait pas souvent du glanage. Mais récemment, on a glané des pommes de terre vers Dreux (Eure-et-Loir) et plus près d’ici, vers Corbeilles, nous avons ramassé des carottes aux jardins de Bréau. » Pendant ce temps, la camionnette du Secours populaire s’est remplie de fruits. « On a pu prendre ce qu’on souhaitait en pommes. Mardi dernier [le 28 octobre, N.D.L.R] nous avions ramassé environ 150 kg de pommes de terre. Le tout sera donné aux 45 familles bénéficiaires, à raison d’une distribution deux fois par mois », explique Danièle.

La responsable pense désormais à la période de Noël : « Nous nous rendons aux marchés de Noël tous les ans. Je fais les paquets-cadeaux à U Express ! » Et au local du Secours populaire, le marché de Noël aura lieu le 29 novembre.

Pratique. Le local du Secours populaire, route de Joigny à Douchy-Montcorbon est ouvert le mardi et le vendredi, de 14 à 17 heures, ainsi que le samedi, de 9 à 13 heures et de 14 à 17 heures.

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L’Eglise de France veut réaffirmer le caractère confessionnel de l’enseignement privé catholique


Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique, à Paris, le 27 juillet 2025. Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique, à Paris, le 27 juillet 2025.

Les évêques catholiques l’avaient choisi, entre autres, parce qu’il était rompu aux arcanes du ministère de l’éducation nationale. Peut-être qu’avec lui à la tête de l’enseignement catholique, s’étaient-ils dit, les rapports avec les autorités seraient fluides et apaisés, après plusieurs mois de défiance à l’égard d’un système touché par des scandales de violences sexuelles et ce qui a été perçu comme des atteintes à la laïcité. Pourtant, dès son entrée en fonctions, Guillaume Prévost, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, désigné en avril par l’épiscopat français, a réussi à tendre la maison dont il est issu.

Lors de sa conférence de rentrée, le 23 septembre, alors qu’il venait juste de prendre ses fonctions, le responsable avait ainsi affirmé sans détour qu’il fallait « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur du projet » catholique.

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Déjà 800 étudiants inscrits dans cette épicerie solidaire d’Orléans…et c’est pas fini

D’après la dernière enquête de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) sur le coût de la vie étudiante à Orléans (Loiret), le coût moyen aurait augmenté de près de 4 % avec des charges restantes à payer de 557 euros. C’est justement pour lutter contre la précarité étudiante et leur permettre de ne pas restreindre leur alimentation, que des structures telles que l’épicerie solidaire de l’ESOPE, existent. Comment a-t-elle été créée ? Comment fonctionne-t-elle ? On vous explique. 

La création de l’ESOPE et de l’épicerie solidaire

L'épicerie solidaire fonctionne avec trois salariés et une cinquantaine de bénévoles plus ou moins réguliers
L’épicerie solidaire fonctionne avec trois salariés et une cinquantaine de bénévoles plus ou moins réguliers (©Emilie Tournié)

Tout a commencé durant le Covid où les étudiants ne trouvaient évidemment pas de job. Une association appelée OSEM a alors organisé une distribution alimentaire à leur intention. Résultat sans équivoque avec entre 300 et 400 étudiants venus en bénéficier

Un événement révélateur de ce phénomène, déjà présent à l’époque comme aujourd’hui. D’où l’idée de l’Etat (via la préfeture), la mairie d’Orléans, l’Université, le Secours Catholique, la Banque Alimentaire et de nombreux syndicats étudiants, de mettre en place une solution pérenne.

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C’est comme ça que l’ESOPE a été créée en septembre 2021. Ce qui a été retenu, a été de créer une épicerie solidaire différente des distributions où vous donnez une participation financière pour acheter les produits de votre choix

Benoît Delmotte Responsable de l’association ESOPE Orléans depuis mars 2022

Trouvé en début 2022, le local actuel appartient à la Mairie – l’association ne paie que les charges. Après quelques travaux d’aménagement, la création du site Internet, sans compter l’organisation et l’approvisionnement (Banque Alimentaire, subventions, achats, collectes, etc) de l’épicerie, cette dernière a ouvert ses portes le 29 novembre 2022.

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A noter que la structure essaie de proposer des produits écoresponsables et qu’ils ont d’ailleurs un petit rayon de vente en vrac. « On essaie quand même des les éduquerà une consommation plus saine et bonne pour l’environnement ». C’est également dans cette logique que des ateliers cuisine sont proposés de temps en temps, suivis d’un dîner. 

L’année dernière par exemple, on a fait des ateliers cuisine anti-gaspi avec une nutritionniste pour encourager les étudiants à manger équilibré et varié

Benoît Delmotte

« Ici, c’est vraiment très intéressant » : quelques témoignages

Cassie est étudiante en première année de licence économie-gestion
Cassie est étudiante en première année de licence économie-gestion (©Emilie Tournié)

Cassie, 18 ans, a découvert ce concept à la fac grâce à des flyers, mis à disposition à la Maison de l’étudiant. « Les courses en grande surface, c’est quand même cher quand on n’a pas de revenu. La viande, les fruits, ici, c’est vraiment très intéressant ».

Jorel, 20 ans, est de son côté en première année de classe prépa. Non seulement il bénéficie de la structure, mais il y est aussi bénévole depuis près de trois mois

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C’est grâce à un ami avec qui je suis à la résidence universitaire. Je ne connaissais pas l’endroit, je n’en avais jamais entendu parler et c’est lui, un samedi, qui m’a dit que si je ne faisais rien, on pouvait aller faire un peu de bénévolat comme il avait l’habitude de le faire

Jorel

La suite ? Il a aimé l’ambiance et a décidé de revenir régulièrement. « Ça me permet d’aider les étudiants et de m’évader. C’est quelque chose qui m’aide aussi à réfléchir », conclut-il. 

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A l’heure à laquelle je vous parle, on est à quasiment 800 inscrits pour l’année universitaire 2025-2026. C’est 10 % en plus que l’année dernière à la même période, sachant qu’on avait terminé à 1250 inscrits. Je pense que là, en fin d’année universitaire, on sera à 1400 inscrits. De même, en 2024, les étudiants inscrits sont venus faire des achats chez nous à 23 000 reprises. Et là cette année on est déjà à plus de 10% de fréquentation supplémentaire

Benoît Delmotte

Une seconde épicerie solidaire va ouvrir en centre-ville

Les tarifs pour les fruits et légumes dans cette épicerie solidaire vont de 20 centimes à 1 euros maximum le kilo.
Les tarifs pour les fruits et légumes dans cette épicerie solidaire vont de 20 centimes à 1 euros maximum le kilo. « Quand les étudiants achètent pour cinq euros dans l’épicerie, c’est l’équivalent d’environ 30-35 euros dans un supermarché », précise Benoît (©Emilie Tournié)

« Notre projet c’est d’ouvrir une seconde épicerie en janvier 2026 », précise Benoît. Les raisons sont diverses : capacité d’accueil atteinte au sein de ce premier local et envie de se rapprocher des étudiants vivants en centre-ville.

« La troisième raison est l’arrivée de 6 à 7 000 étudiants supplémentaires à la rentrée 2027 », ajoute le responsable de l’association. Rendez-vous donc au 6 rue de la Chèvre qui danse pour retrouver les services de l’épicerie, mais également des vêtements de seconde main, proposés par le Secours Catholique !

À lire aussi

Comment s’y inscrire ? Quels avantages ?

Pour devenir bénéficiaire de l’épicerie solidaire, il faut s’inscrire en ligne sur le site de l’ESOPE. L’étudiant doit ensuite renseigner plusieurs informations (charges et ressources financières, photo, pièces justificatives, quittance de loyer, notification de bourse, etc). Le reste à vivre mensuel, soit la différence chaque mois entre la ressource et la charge, est ensuite calculé. Le dossier est accepté s’il se trouve en-dessous du seuil fixé par l’association.

Quelques avantages supplémentaires :

■ Les bénéficiaires de l’épicerie solidaire ont également 50% de réduction chez Emmaüs Orléans pour acheter des vêtements et de l’électroménager – sur présentation de leur mail d’inscription et de leur carte client

■ Location d’électroménager (aspirateur, appareil à raclette, blender, etc) sur le site l’ESOPE à bas prix (2 euros pour cinq jours par exemple) et sans caution

█Pratique : ESOPE Epicerie Solidaire
6 Avenue de Montesquieu, Orléans
Contact au 02 38 63 78 59

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sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

CODA à Orléans : 600 m² de nouveaux locaux et des masters en IA pour la rentrée 2025

À l’occasion de la troisième rentrée de l’École Supérieure d’Informatique CODA à Orléans, son fondateur Marin Vogler revient sur la croissance rapide de l’établissement, ses nouveaux locaux, et ses ambitions nationales depuis le cœur du Loiret.

L’école supérieure d’informatique CODA poursuit sa montée en puissance à Orléans. Fondée il y a trois ans par Marin Vogler, l’école vient d’ouvrir la rentrée 2025 avec 200 étudiants, contre 120 l’an dernier. Une progression notable qui s’accompagne d’une expansion physique : CODA s’installe sur 600 m² de nouveaux locaux au deuxième étage du bâtiment B du campus partagé avec l’ISC Orléans, rue Jeanne d’Arc.« On a récupéré le deuxième étage du bâtiment B, soit 600 m² pour notre usage exclusif », explique Marin Vogler. « Nous conservons aussi 400 m² partagés avec l’ISC, comprenant un amphithéâtre et un grand espace multi-usage pour nos étudiants et partenaires. »L’établissement orléanais profite de cette rentrée pour enrichir son offre de formation. Aux côtés du bachelor développeur full stack, un nouveau bachelor systèmes et réseaux fait son apparition. CODA ouvre également ses premiers masters, notamment en intelligence artificielle et data, ainsi qu’en cybersécurité.« L’année prochaine, nous ouvrirons aussi un master en architecture logicielle », précise le fondateur.Depuis son lancement, CODA mise sur une pédagogie professionnalisante et un ancrage local fort. Les partenariats avec des entreprises du Loiret jouent un rôle clé.« Nous travaillons avec des entreprises comme Hutchinson et SORA, qui recrutent nos étudiants et interviennent dans nos cours », souligne Marin Vogler.
« C’est important, car ce sont eux qui parlent le mieux de nos formations. »Mais l’ambition de CODA dépasse désormais les frontières du Loiret.« Nous visons dix écoles en dix ans sur le territoire français », confie Marin Vogler. Après Orléans et Dijon, un campus ouvrira à Avignon en 2026, avec une soixantaine d’étudiants.L’école orléanaise assume donc une double identité : ancrée localement, mais tournée vers le national.« CODA, c’est une école orléanaise, mais aussi une entreprise avec son siège social ici, à Orléans. Nous sommes fiers de faire rayonner le Loiret sur d’autres territoires », conclut son fondateur.Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir les lieux, une journée portes ouvertes est organisée le samedi 8 novembre de 14h à 18h.
Les inscriptions se font directement sur le site :

« Catholiques de France, la tentation radicale » sur France Culture : aux racines des mutations du catholicisme

Un catholicisme plus traditionnel, voire traditionaliste, ou au moins fortement attaché à son identité et n’hésitant pas à prendre des positions à contre-courant des valeurs dominantes, a le vent en poupe en France. Comment l’expliquer et faut-il s’en inquiéter ? C’est à ces questions brûlantes que la série documentaire Catholiques de France, la tentation radicale sur France Culture tente d’apporter des réponses.

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Les communes ont bien du mal à financer l’entretien des églises

Une église sur vingt-cinq est fermée en France car trop vétuste pour être utilisée. Et la réflexion est toujours synonyme de dépenses très importantes.

En France, c’est aux communes d’assurer l’entretien des églises

Environ 1.600 églises sont fermées pour vétusté sur environ 40.000 que compte la France. La plupart des communes se sont retrouvées propriétaires des bâtiments après la loi de séparation des églises et de l’État en 1905. Mais cela coûte assez cher : refaire une toiture coûte par exemple aux alentours de 200.000 euros. C’est déjà une belle somme pour un petit budget. Mais dès que la structure est plus complexe – plusieurs parties, des tours, un clocher, des fioritures… – la facture monte beaucoup plus que ça. Il y a quelques mois, à Figeac, dans le Lot, la réfection du toit de l’église avait été estimée à plus de 4 millions d’euros.

Pour des bâtiments classés, les communes peuvent saisir des subventions. Souvent, les églises classées ont une histoire, une charge symbolique, et personne sur place n’a envie de faire n’importe quoi avec. En Ile-et-Vilaine, un maire a dû payer 30.000 à un cabinet spécialisé pour qu’il estime le coût de la réfection. Résultat de l’estimation : 1,7 millions d’euros. Évidemment, c’est compliqué à trouver, la maire cherche des financiers, des mécènes. En tout cas, il est inimaginable pour elle d’abandonner le patrimoine religieux de sa commune.

Faire désaffecter l’église, l’ultime option

Dans certains cas, la solution extrême reste la désaffection. Cela arrive certes moins souvent en France que dans les pays où le culte finance directement les bâtiments. Dans notre pays, quand la commune, puis le préfet constatent que le culte n’est plus assuré dans une église depuis au moins six mois, ils peuvent faire désaffecter l’église, la retirer du culte, si l’Évêché est d’accord. Parfois, il y a une ultime cérémonie religieuse de désacralisation avec l’abbé. C’est arrivé dans un peu plus de 400 églises depuis l’an 2000.

Puis, l’église est revendue ou transformée en autre choix ou, plus rarement, détruite. Selon un rapport sénatorial, la démolition concerne 72 églises. C’est pas si courant que ça car c’est un crève-cœur pour les fidèles.

Retrouvez « C’est quoi le problème ?  » chaque jour à 7h20 dans le Grand Matin Sud Radio avec Félix Mathieu.

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Après dix ans d’efforts et deux ans de restauration, ce joyau du patrimoine des Pyrénées retrouve toute sa splendeur

l’essentiel
Classée Monument historique depuis 1910, l’église semi-rupestre de Vals a été inaugurée samedi 18 octobre après un long chantier de restauration exemplaire, soutenu par de nombreux partenaires.

Une cérémonie empreinte d’émotion a célébré la renaissance de l’église de Vals, samedi 18 octobre, marquant la fin des travaux et l’ouverture officielle de ce trésor architectural d’Ariège. Un moment fort pour le village, symbole de persévérance et d’attachement au patrimoine. L’église semi-rupestre, classée aux Monuments historiques depuis 1910, a retrouvé toute sa splendeur.

Il aura fallu pas moins de dix ans de démarches, dont deux ans de travaux de restauration, pour sauver l’édifice. Des travaux qui se sont révélés indispensables pour conserver cette église semi-rupestre exceptionnelle, tant par son architecture que par ses fresques datant du XIIe siècle.

Pour rappel, la restauration avait commencé en mai 2023. D’importants travaux étaient nécessaires pour consolider le monument dans son ensemble, refaire la toiture, assurer l’étanchéité et restaurer les sols. Des fissures importantes fragilisaient les murs, et la toiture de la nef était très endommagée.

Les travaux de restauration ont permis de sauver l'église de Vals. / DDM HB
Les travaux de restauration ont permis de sauver l’église de Vals. / DDM HB

Durant le chantier, l’état du monument s’est avéré bien plus dégradé que prévu. Des travaux d’ampleur ont donc été réalisés par des équipes très professionnelles et de véritables artisans d’art. Une restauration délicate, car il fallait également préserver les magnifiques fresques de l’église.

Emmanuel Fabre, maire de Vals, a relaté dans son discours le parcours difficile de cette aventure débutée en 2015 : « La voie était tracée, mais semée d’embûches et d’imprévus, car mon conseil et moi-même nous nous projetions alors dans une entreprise pour le moins insolite et peu familiale pour une petite commune comme la nôtre. »

Une restauration exemplaire grâce à la mobilisation de tous

Des aides de la DRAC, du département de l’Ariège, de la région Occitanie, de la Fondation du Patrimoine, de la mission Berne, ainsi qu’un soutien de la Communauté de communes, ont permis de lancer l’entreprise en 2023.
Deux années de travaux conséquents : « Ce furent donc près de 700 000 € qui furent mobilisés, étude et restauration englobées, pour parvenir au résultat tant escompté, avec une clôture de l’exercice budgétaire positif. »

Fruit d’un travail collectif exemplaire, cette restauration consacre dix années de détermination. Emmanuel Fabre a conclu : « Nous pouvons être fiers du chemin parcouru, et la leçon à retenir, si l’on peut utiliser ce terme, est que tout est possible et réalisable, même pour les plus petits. »

Il a ensuite donné la parole aux différents représentants institutionnels : le préfet de l’Ariège, le sénateur de l’Ariège, le vice-président de la région Occitanie, le conseiller départemental de l’Ariège, ainsi qu’au président de la Communauté de communes du Pays de Mirepoix et à la sous-préfète de l’Ariège. De nombreuses personnes étaient présentes pour cette inauguration.

Monseigneur Gschwind, évêque de Pamiers, a ensuite procédé à la bénédiction de l’église restaurée. Serge Alary, président des Amis de Vals — également remercié pour son engagement — a rappelé : « Nous souhaitons que cette église, l’un des monuments emblématiques de l’Ariège, reste accessible librement toute l’année. Que le culte y soit maintenu et que l’on puisse aussi y poursuivre des animations culturelles. Nous sommes heureux et fiers de pouvoir transmettre ce patrimoine sauvegardé aux générations futures. »

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