Les étudiants et retraités de plus en plus touchés par la précarité, selon le Secours catholique du Loiret

Les étudiants et retraités de plus en plus touchés par la précarité, selon le Secours catholique du Loiret

Le Secours catholique du Loiret a présenté son bilan annuel sur la pauvreté ce jeudi à Orléans. L’association constate que la précarité augmente chez les étudiants, les retraités et les femmes seules ces dernières années.

La pauvreté gagne du terrain en France, y compris dans le Loiret. C’est le constat du Secours catholique qui a rendu, ce jeudi 20 novembre 2025, son rapport annuel sur la pauvreté, le 30ᵉ depuis le début des statistiques à l’échelle nationale. Au total, 10.000 personnes ont été accompagnées par le Secours catholique du Loiret en 2024, soit 7.000 ménages, contre 6.000 en 2023. À Orléans, le nombre de bénéficiaires a augmenté ces dix dernières années, passant d’une vingtaine de personnes accompagnées chaque jour en 2015, à environ 150 en 2025. Le profil des bénéficiaires a aussi changé ces dernières années, l’association aide notamment de plus en plus de retraités et d’actifs en difficulté.

L’un des autres principaux enseignements, c’est la hausse du nombre d’étudiants parmi les bénéficiaires. Cassandra, 21 ans, est étudiante en Master pour devenir professeure des écoles, et c’est grâce au Secours catholique qu’elle peut se nourrir correctement. « Cela me permet d’avoir trois repas par jour, explique-t-elle. Mais aussi de manger sainement des produits locaux, et de pouvoir de temps en temps sortir avec des amis et avoir une vie sociale ». La jeune femme confie qu’elle s’est déjà privée plusieurs fois : « Avant, si je prenais un repas par jour, c’était bien. Parfois, j’avais des petits gâteaux qui ne sont pas très sains pour combler le manque, cela m’est aussi déjà arrivé de me forcer à dormir tôt pour ne pas ressentir la faim ». illustration agrandir l'imageLa précarité des étudiants augmente effectivement dans le Loiret constate Emmanuel Barbier, délégué départemental du Secours catholique. « On a fait le choix de s’associer avec d’autres pour créer Esope, une épicerie solidaire pour les étudiants. Elle accompagne 1.200 étudiants. Nous, on soutient Esope dans son développement pour qu’elle soit en capacité d’accompagner au mieux ces étudiants ».   Il y a aussi des épiceries gérées par le secours catholique à Neuville-aux-Bois, Ferrières-en-Gâtinais, Château-Renard, la Ferté-Saint-Aubain. Il existe aussi une « aide alimentaire » à Montargis.

Le Secours catholique de Loiret constate également que les retraités sont de plus en plus touchés par la précarité, notamment en zone rurale. À Ferrières-en-Gâtinais, 50% des bénéficiaires de l’antenne locale de l’association sont à la retraite. « Les loyers sont chers, mais le coût de l’énergie y est aussi pour quelque chose », analyse Jean-Paul Thierry, responsable de l’antenne du Secours catholique de Ferrières-en-Gâtinais. « Certaines personnes ne se chauffent pas du tout. Les personnes qui n’ont pas de moyens de transport sont complètement isolées. La zone rurale n’a pas de transports en communs ou très peu, et c’est une difficulté supplémentaire ».Enfin, le Secours Catholique constate une féminisation de la précarité depuis deux ans. Selon l’association, 29% des personnes accueillies dans le Loiret sont des mères isolées, contre 23% en 1996.

SAINTE-MARIE-ORLEANS
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.