Théâtre du village d’Orléans: 40 ans de «meilleur» et de «plaisir»

L’aventure du TdV a commencé en 1984-85, à l’école secondaire catholique Garneau, sous l’impulsion de l’enseignant Marcus Carbonneau (qui est décédé en 2019): s’associant au Théâtre Le Cabano (devenu Vox Théâtre), il a réuni 35 «mordus» de tous âges afin de monter La maison du printemps.

«Ma nièce, qui était à Garneau à l’époque, me dit: “mon professeur d’arts dramatiques cherche des gens.” C’est comme ça que j’ai embarqué» dans l’aventure, se souvient Pierrette Boisvert.

À peine fondée, la troupe communautaire – qui n’avait pas encore de nom – s’installe à l’automne 1985 au Mouvement d’implication francophone d’Orléans. Le MIFO a toujours soutenu le TdV, lui offrant gratuitement un espace de répétition et un lieu d’entreposage des costumes et accessoires. Le TdV aime se considérer comme la troupe résidente du MIFO.

D’abord comédienne, Pierrette Boisvert a pris la présidence de la troupe l’année suivante. «On dit que c’est malsain d’être présidente aussi longtemps, mais j’ai toujours été entourée d’un CA extraordinaire pour m’aider.»

En 1985, la troupe remonte aussi Les murs de nos villages, créée en 1979 par la Vieille 17.

«Dans les débuts, on proposait deux pièces par années. Et la troupe partait en mini-tournées à travers l’Ontario.»

—  Pierrette Boisvert

«Marcus et moi, on s’était un peu essoufflés [par ce rythme, car], on était les deux seuls qui gérions toutes les productions. Maintenant, on ne fait plus qu’une pièce par an.»

La présidente du Théâtre du village, Pierrette Boisvert ne s'occupe pas que de choses administratives : elle en est également la couturière en chef. Mettant l’épaule à la roue (ou le fil dans le chas), elle confectionne bien souvent les costumes de la troupe communautaire.

«C’est une étudiante, [Lisa Charbonneau,] qui nous a soufflé le nom», en référence à notre ‘petit village gaulois’», à l’époque où Orléans n’était pas encore administrativement rattaché à Ottawa.

Il faudra attendre 1991 pour que la troupe s’incorpore. Ses administrateurs en profitent pour se donne une devise : «Pour le meilleur et pour le plaisir».

Du grand monde

En 40 ans, le TdV a vu passer des centaines de comédiens. Marcus Carbonneau signait la plupart des mises en scène, mais n’avait pas de réticences à passer le relai à l’occasion.

Sylvie Dufour (qui prendra la direction artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario en 1990, puis celle du Trillium et du Théâtre de l’Île) est passée par la case TdV. Richard Léger aussi, y a fait de la mise en scène.

«Il y a toujours eu beaucoup de gens qui sortaient du département de Théâtre de l’Université d’Ottawa. David Boutin (qu’on verrait en médecin insulaire dans La Grande séduction) a joué avec nous – dans Je veux voir Mioussov – quand il était à l’Ud’O.»

Les membres et pionniers du Théâtre du Village d'Orléans Roch Beauchamp, Micheline Thériault, Diane Desrochers, Marcus Carbonneau, Hélène Labrèche et Denis Gagnon en 1991, lors de l'incorporation officielle de la troupe – qui avait été fondée six ans plus tôt.

C’est aussi grâce au TdV qu’a vu le jour la première édition du festival de théâtre communautaire de Théâtre Action (qu’a hébergée le MIFO), s’enorgueillit Pierrette Boisvert.

La troupe n’ayant jamais voulu se restreindre au théâtre franco-ontarien, elle a fait rayonner de nombreux dramaturges français, américains et québécois et jonglé avec des auteurs classiques.

Ce qui ne l’a pas empêché d’offrir plusieurs créations en cours de route, à commencer par Madeleine d’Orléans, une pièce écrite par Michel Ouellette spécifiquement pour le TdV. Cette fresque qui donnait vie à plusieurs Orléanais marquants (le Dr Émile Major, par exemple) a été jouée en l’an 2000 au Festival Franco.

«On a toujours été tout seul comme des grands… et on est toujours la seule troupe à Orléans.»

—  Pierrette Boisvert

Le rythme a baissé avec les années, mais «on continue notre petit bonhomme de chemin», assure-t-elle.

Elle peut compter sur le soutien financier de commanditaires fidèles, dont les Caisses Desjardins Ontario, ainsi que sur les coups de pouce fréquents de l’École secondaire catholique de l’Innovation, qui «fabrique nos décors depuis de nombreuses années».

Volet jeunes adultes

La croissance, la présidente Boisvert la mesure à l’aune du «volet jeunes adultes» dont s’est doté le TdV l’an dernier. L’initiative, chapeautée par Marie-Pierre Ferragne, a débouché en mai dernier sur le spectacle Les remugles. Cette production a mobilisé une vingtaine de jeunes adultes de 18 à 30 ans, réunis (tant sur les planches qu’à la régie et la technique) autour d’un texte de Caroline Bélisle.

<img data-chromatic="ignore" alt="Le Théâtre du Village d'Orléans a depuis l'an passé un volet «Jeunes adultes», dirigé par Marie-Pierre Ferragne. Une première équipe a proposé en mai 2025 la pièce Les remugles (ou la danse nuptiale est une langue morte). » class= »c-image » loading= »lazy » src= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=600&height=479″ srcset= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=137&height=109 137w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=200&height=159 200w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=384&height=306 384w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=512&height=408 512w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/DQ5VVMJNQNE6VIJ26T5KESYUZU.webp?auth=89dcfffdd574f20420dfe0f3e5d942503bb0043a753995a329f8a9b91b0123d4&smart=true&width=720&height=574 720w » width= »600″ height= »479″>

En parallèle, le TdV a développé au fil des années «de belles connivences» avec les troupe communautaires œuvrant à proximité: les Joyeux retraités du RAFO (Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa) et la troupe de Théâtre du Centre Pauline-Charron (où l’on propose la pièce Bonjour l’ambiance, ces 21 et 22 novembre), à Vanier.

Le TdV a aussi tissé des liens avec le Théâtre de l’Escapade, à Buckingham et plusieurs comédiens amateurs du Théâtre de l’Île, font des allées et venues au TdV, ajoute Mme Boisvert.

Recruter des comédiens amateurs n’est pas plus difficile à Orléans qu’ailleurs. Reste qu’il faut être «un peu malade» pour se lancer dans l’aventure.

«Le théâtre communautaire, c’est trois mois de répétitions intensifs et c’est du bénévolat. Mais tu rencontres des gens formidables, des gens qui veulent donner, et qui, par la force des choses, finissent par devenir amis. Ce ne sont pas des cliques : ce sont des bases – qui changent d’année en année.»

—  Pierrette Boisvert

Fausses Rumeurs

La «base» de 2025, ce sont les «comédien.ne.s citoyen.ne.s» Shawn Anctil, Mélanie Cloutier, Michel Desjardins, Carita Fortier, Mélanie Franche-Andrigo, Samuel Glaude, Yves Poirier et Glady’s Rocque – qui se partagent les rôles de Fausses Rumeurs.

Cette pièce est signée Neil Simon, à qui l’on doit The Odd Couple et de nombreuses comédies de situation télévisées.

«De bord en bord, on a ici tous les mécanismes de la sitcom comique : les renversements de situations, les attentes brisées, [l’absurde et le chaos]. Tous les codes se retrouvent là-dedans.»

—  Sébastien Lajoie

Le metteur en scène a procédé à quelques légères retouches du texte «pour le mettre plus au goût du jour» et rendre plus immédiates certaines références (politiques, notamment).

<img data-chromatic="ignore" alt="Formé au Département de théâtre de l’Ud’O, le comédien Sébastien Lajoie oscille entre rôles sur les planches et au petit écran (la série jeunesse Makinium; Eaux turbulentes. De temps à autre, il revient au Théâtre du Village d’Orléans – où il a fait ses débuts sur scène – pour y retrouver son amie Pierrette Boisvert, et signer la mise en scène d’une pièce.  » class= »c-image » loading= »lazy » src= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1200&height=800″ srcset= »https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=274&height=182 274w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=400&height=266 400w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=768&height=512 768w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1024&height=682 1024w, https://lescoopsdelinformation-le-droit-prod.web.arc-cdn.net/resizer/v2/AAOIM5EDGFALPOVMTXMEXKK5OY.JPG?auth=08fd2e1ff58b1026754ab0764567e3b4031c5d3d9aed34d7ed361ead9cc61a08&smart=true&width=1440&height=960 1440w » width= »1200″ height= »800″>

La pièce réunit quatre couples huppés, venus assister à l’anniversaire de mariage le maire de New York. À leur arrivée, leur hôte est retrouvé au sol dans sa chambre, ensanglanté, et la maîtresse de maison et les domestiques ont disparu.

Les invités se demanderont s’il s’agit d’un assassinat, d’un suicide, ou d’une dispute de couple qui a mal tourné. Mais la pièce repose moins sur l’enquête que sur l’humour – noir – de la situation, fait valoir Sébastien Lajoie.

«On se retrouve plongé dans le monde des riches et célèbres.» Ce sont des personnages un peu bourgeois, qui «essaient se bâtir une réputation tout en s’attaquant à celle des autres. Ils vont vouloir sauver leur peau, mentir à la police, inventer des rumeurs. […] Aujourd’hui, on est tellement dans un monde d’apparences, avec les réseaux sociaux» que la pièce n’a rien perdu de sa pertinence, suggère le metteur en scène.

Fausses rumeurs est présentée les 20, 21 et 22 novembre à 19h30 ainsi que le 23 novembre à 13h30.

Renseignements: Théâtre du village

Billets (20$) : Centre des arts Shenkman ; 1-866-752-5231

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