Les Journées Mondiales de la Jeunesse, grand rassemblement catholique, se tiennent dans les différents diocèses du Portugal jusqu’au 6 août 2023. 184 jeunes d’Orléans (Loiret), lycéens et étudiants, participent à cet événement organisé tous les deux ou trois ans et qui rassemble entre 500 000 et 1 million de jeunes du monde entier.
Les Orléanais sont accueillis, cette semaine, au diocèse de Leiria-Fatima, dans la paroisse de Maceira, où « des visites culturelles, touristiques et des temps spirituels leur seront proposés», indique le diocèse d’Orléans.
À partir du lundi 31 juillet 2023, des professionnels loirétains vont également les rejoindre à Lisbonne.
235 participants représentent le diocèse d’Orléans
La deuxième semaine sera rythmée par des temps de célébration, de louange, de partage, des rencontres avec le Pape, des catéchèses…au contact de 184 nationalités différentes.
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Au total, 235 participants et accompagnateurs vont représenter le diocèse d’Orléans lors de ce plus grand rassemblement de jeunes du monde.
« Les JMJ sont une occasion formidable pour tous ces jeunes de s’ouvrir au monde, de rencontrer l’Autre, aussi différent soit-il », a réagi Monseigneur Jacques Blaquart, qui participe à ce rassemblement.
sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.
La Croix : En Europe, les sociétés sont confrontées à la sécularisation. Or près de 80 % des Portugais se disent encore catholiques. Le pays résiste-t-il à ce mouvement ?
Mgr José Ornelas Carvalho : La religion, la foi et la spiritualité n’ont pas disparu de la société portugaise. Il est vrai que beaucoup de Portugais se revendiquent encore croyants et attachés à l’Église. Il faut toutefois nuancer ce constat et détailler davantage l’affiliation religieuse par génération. Une récente enquête publiée par l’Université catholique portugaise montre que 56 % des jeunes entre 14 et 30 ans se disent croyants (50 % se disent catholiques), et que dans cette tranche d’âge 34 % se disent croyants et pratiquants. C’est plus que dans beaucoup de pays européens, mais cela reste moins que chez les Portugais plus âgés.
Comment peut-on expliquer cette résistance de l’Église portugaise en comparaison des autres pays d’Europe de l’Ouest où le catholicisme décline plus rapidement ?
Mgr J. O. C. : L’une des explications réside dans l’importance de la famille au Portugal. Les liens familiaux sont très forts, ce qui permet une meilleure transmission de la foi des parents aux enfants, même chez les étudiants qui partent vivre à l’étranger. L’enracinement est important dans une perspective de vie marquée par l’adhésion aux valeurs véhiculées par l’Église.
D’autre part, si son rôle peut être contesté ici ou là, elle reste très présente dans la société portugaise, notamment au travers de nombreuses institutions d’utilité publique. Au Portugal, 60 % des structures sociales, dans les domaines du soin, de l’éducation ou de la solidarité, sont du ressort de l’Église ou lui sont liées. Ces institutions jouent encore aujourd’hui un rôle important. Dans les banlieues des grandes villes ou dans les zones rurales où la crise économique est la plus dure, cette présence est primordiale. Pendant la pandémie de Covid-19, l’Église a joué un rôle de premier plan auprès des personnes en difficulté.
L’Église portugaise a longtemps été influente auprès des autorités politiques, conserve-t-elle une influence dans les débats de société ?
Mgr J. O. C. : L’Église n’a plus le même rôle que dans le passé. Ce n’est plus une autorité aussi forte qu’elle l’a été au Portugal. Nous participons aux discussions. Nous avons par exemple exprimé activement notre opinion dans les débats au sujet de la loi sur l’euthanasie (votée par le Parlement en mai, NDLR). Mais nous débattons toujours dans le respect de l’opinion de tous. Et il a été important pour nous de mener cette campagne de réflexion autour de l’euthanasie pour améliorer tel ou tel point du texte.
Mais sur les questions clivantes comme l’avortement, la fin de vie ou les questions de genre, les catholiques eux-mêmes tiennent des positions différentes et nous devons les respecter. Aujourd’hui, être chrétien au Portugal c’est en quelque sorte une religion « à la carte ». Pour certains, il y a la foi… et un esprit critique vis-à-vis de l’Église comme institution. D’autres restent plus engagés.
Quel regard portez-vous sur la jeunesse catholique portugaise ?
Mgr J. O. C. : Nous sommes conscients de la diminution du nombre de catholiques. Il nous faut à présent une Église moins nombreuse mais plus consciente, capable de s’organiser dans une forme nouvelle, de prendre des engagements sociaux. En cela, la jeunesse est porteuse d’espoir.
Pour cette édition des Journées mondiales de la jeunesse, qui va marquer une génération, nous avons voulu que l’organisation soit portée par des jeunes Portugais pour des jeunes du monde entier. Dans toutes les paroisses et tous les diocèses, des réseaux et des groupes de jeunes ont fait un travail remarquable pour préparer cet événement. Nous allons essayer de maintenir et de développer cette façon d’être liés les uns aux autres dans la jeunesse catholique, pour qu’il n’existe plus aucune paroisse dans laquelle les jeunes n’aient pas un rôle dans la communauté. Il faut leur faire de la place.
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Plus d’un jeune Portugais de 16 à 29 ans sur deux (53 %) se déclare catholique. Ce chiffre est issu d’une étude sur les jeunes et la religion dans 21 pays européens, plus Israël, mené par l’Institut catholique de Paris et l’Université catholique britannique St Mary’s de Twickenham, dont les résultats ont été publiés en 2018.
Le Portugal, qui s’apprête à accueillir les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne du 1er au 6 août, se classait alors au cinquième rang des pays les plus catholiques d’Europe chez les jeunes, quasiment au même niveau que la Slovénie (55 %) et l’Irlande (54 %). En revanche, les jeunes catholiques portugais sont parmi les plus pratiquants (20 %) derrière les Polonais (39 %).
Forte identité catholique
Ces chiffres accréditent l’idée d’un Portugal (10 millions d’habitants) perçu comme un « bastion » catholique qui résisterait mieux à la sécularisation qu’ailleurs. Il demeure en effet l’un des pays européens où l’identité catholique est encore très forte, marquée par le rayonnement du sanctuaire marial de Fatima. Cependant, depuis quelques années, le paysage religieux du pays évolue et se diversifie.
Selon le dernier recensement de 2021, mené par l’Institut national de la statistique, 80,2 % des Portugais de plus de 15 ans se définissent comme catholiques – contre 81 % en 2011. Mais en dix ans, la part des personnes se définissant comme « sans religion » a bondi de 6,8 % en 2011 à 14,1 % en 2021.
Parmi les autres confessions chrétiennes, les protestants ont connu une hausse sensible, passant de 0,84 % en 2011 à 2,1 % en 2021. Cette augmentation s’explique par la croissance des Églises évangéliques, soutenue notamment par l’immigration sud-américaine et africaine. Selon un rapport de l’Alliance évangélique du Portugal (AEP), publié le 28 juin, 44,6 % des Églises actuelles ont été créées depuis 2001. En outre, plus de 60 % des communautés prévoient de se développer avec des nouveaux projets d’implantation.
Une diversité religieuse en hausse
Le Portugal compte également d’autres petites minorités religieuses, dont une communauté de Témoins de Jéhovah qui représente 0,7 % de la population, comme les orthodoxes. Les musulmans sont très peu nombreux : ils représentaient 0,23 % de la population en 2011 contre 0,41 % en 2021. Les juifs, sont, quant à eux, une minorité d’environ 3 000 personnes seulement.
Ces différents chiffres masquent certaines disparités régionales au sein du pays. Traditionnellement, le catholicisme est plus vivace dans le nord du Portugal. Selon une étude, intitulée « Identités religieuses dans la région métropolitaine de Lisbonne », publiée en 2018, la diversité religieuse est particulièrement forte autour de Lisbonne, où vivent plus de deux millions d’habitants.
Selon cette étude, présentée en français sur le site d’Eurel (1), dans la région de Lisbonne, les catholiques ne représentent que 55 % de la population, contre 13 % de croyants sans religion, 10 % d’athées, 6,9 % d’agnostiques et 4,9 % d’indifférents.
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Communiqué du prince Jean, comte de Paris dans la perspective du remariage de son cousin le prince Charles Philippe d’Orléans, duc d’Anjou avec Madame Naomi Kern.
Le prince Charles Philippe, fils du comte d’Evreux, est divorcé de la duchesse Diane de Cadaval avec qui il a eu une fille la princesse Isabelle.
Le comte de Paris indique que l’ex-épouse de son cousin restera bien la princesse Diane d’Orléans, de même pour leur fille la princesse Isabelle. Par son remariage civil (qui n’a pas obtenu l’autorisation du comte de Paris), le prince Charles Philippe perdra son prédicat d’Altesse et son rang dans l’ordre de succession. Naomi Kern ne recevra pas de titre princier. Il en sera de même si le couple avait des enfants.
Le communiqué du comte de Paris : « La presse s’est faite l’écho du divorce et du projet de remariage civil de S.A.R. le Prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou.
Les mariages des Princes de la Maison de France sont soumis à la double condition d’obtenir l’approbation du Chef de la Maison Royale et d’être contractés dans les règles du droit canonique de l’Église Catholique.
Si S.A.R. le Prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou se remariait civilement, aucune de ces deux conditions n’étant satisfaite, il perdrait son prédicat d’Altesse Royale. Il ne serait plus que le Prince Charles-Philippe d’Orléans et s’il le souhaite, duc d’Anjou.
Sa future épouse, ne pourra être, quant à elle, que ce que la loi civile lui accorde, soit Madame Charles-Philippe d’Orléans. Leurs enfants éventuels ne seront pas dynastes et ne pourront donc prétendre à aucun titre, prédicat ou prérogative attachés à la Maison de France.
Le droit dynastique de la Maison Royale reconnaissant les règles de l’Église de Rome, même si le premier mariage civil a été dissout, le mariage religieux reste valide et la filiation qui en découle.
Ainsi, sa première épouse et leur fille gardent en l’état les titres, prédicats et prérogatives qu’elles ont aujourd’hui dans la Maison de France.
Pour son épouse, S.A.R. la Princesse Diana d’Orléans, duchesse d’Anjou – elle conserve, en outre, le droit de joindre à ses armoiries personnelles, celles concédées en 2004 au duc d’Anjou – et pour leur fille, S.A.R. la Princesse Isabelle d’Orléans. »
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Visée par deux plaintes des enfants d’Alain Delon pour harcèlement moral qu’elle conteste, Hiromi Rollin, « dame de compagnie » de la star de cinéma, a vu son domicile en banlieue parisienne perquisitionné mercredi matin et a été entendue pendant six heures à Montargis (Loiret).
Mercredi matin, des gendarmes de la section de recherches d’Orléans, avec le concours de la brigade de recherches de Montargis, ont perquisitionné le domicile de Mme Rollin, situé à Suresnes (Hauts-de-Seine), selon une source proche de l’enquête, confirmant une information du journal Le Parisien.
Hiromi Rollin a ensuite été entendue à Montargis par les enquêteurs « dans le cadre d’une audition libre », a indiqué son avocat Me Yassine Bouzrou dans la soirée.
« Son audition est intervenue à sa demande. Cette audition a duré 6 heures car Mme Rollin tenait à s’exprimer sur toutes les accusations portées à son encontre et à apporter aux enquêteurs tous les éléments utiles à la manifestation de la vérité », a réagi Me Bouzrou dans un communiqué.
« Ce matin, une perquisition prévue depuis plusieurs jours a été réalisée à son domicile, avec son assentiment. L’enquête se poursuit et à ce jour Mme Rollin n’est aucunement poursuivie pour les faits dénoncés par certains membres de la famille Delon », a insisté le conseil parisien.
Qualifiée de « dame de compagnie » d’Alain Delon par la famille de l’acteur, Hiromi Rollin a fait l’objet d’une première plainte le 5 juillet déposée par les trois enfants Anouchka, Alain-Fabien et Anthony Delon auprès du parquet de Montargis, dans le Loiret, où l’acteur possède une propriété à Douchy-Montcorbon.
Les enfants dénoncent « l’attitude dénigrante et agressive » de cette femme à l’encontre d’Alain Delon et de ses enfants, ainsi que « ses agissements tendant à capter à son profit les courriers et messages téléphoniques de celui-ci », selon un communiqué du procureur de la République de Montargis début juillet, précisant que « par déclaration signée », la légende du cinéma « s’associait » à la plainte.
Anthony Delon a également déposé de son côté une deuxième plainte notamment pour « violences volontaires et séquestration sur personne vulnérable, abus de faiblesse et harcèlement moral », avait-il annoncé à l’AFP, évoquant « des faits établis sur un an et demi ».
Selon l’avocat des enfants Delon, Me Christophe Ayela, Mme Rollin « se montre de plus en plus agressive, dénigrante et injurieuse » envers l’acteur « depuis l’accident cardio-vasculaire » de celui-ci en 2019.
Une enquête préliminaire a été ouverte le 6 juillet.
-« Relation intime »-
Hiromi Rollin, expulsée le 5 juillet de la grande demeure de l’acteur à Douchy-Montcorbon, acquise dans les années 1970, a écrit au procureur de la République de Montargis pour contester les accusations portées contre elle. Elle a également déposé une plainte le 7 juillet, demandant aussi l’ouverture d’une information judiciaire.
Alain Delon avait présenté en 2021, Mme Rollin comme sa « compagne japonaise » dans un documentaire sur TV5 Monde et louait sa présence « tout au long de (sa) convalescence ». Elle a été aperçue à ses côtés lors des obsèques de son complice de cinéma, Jean-Paul Belmondo, en septembre 2021 et l’a accompagné au printemps à l’avant-première d’un film de son fils Alain-Fabien.
La sexagénaire, qui a travaillé comme assistante à la réalisation pour plusieurs films dans les années 1980 et 1990, a présenté sa version des faits dans un documents de 39 pages envoyé au procureur de Montargis et que l’AFP a pu consulter.
Elle y réfute le terme « dame de compagnie », évoquant plutôt « une relation intime » avec l’acteur rencontré en 1989 lors du tournage d’un film. Elle explique notamment s’être installée dans la propriété loirétaine en 2006 pour « une vie de couple ».
Hiromi Rollin assure également que les enfants de la star n’ont « jamais accepté l’existence de (leur) relation amoureuse ».
Icône du 7e art, avec des films comme « Le guépard », « La piscine » et « Le samouraï », Alain Delon s’est fait rarissime au cinéma depuis la fin des années 1990. Il était revenu goûter aux lumières du tapis rouge à Cannes en 2019 pour recevoir une Palme d’or d’honneur.
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Rennes fait partie des académies où l’écart des IPS entre collèges publics et privés est le plus faible. L’explication ? En Bretagne, l’enseignement catholique scolarise environ 40% des élèves. « Quand on accueille une part si importante de la population scolaire, on brasse beaucoup plus », expose Michel Pellé, directeur diocésain d’Ille-et-Vilaine. Tout en reconnaissant qu’il reste « des efforts à faire », il affirme que l’enseignement catholique « favorise l’accueil de tous les élèves ». Johann Champion, directeur du collège Bakhita, peut en témoigner: son établissement compte 80% de boursiers.
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Enquête étudiante – En Bretagne, l’enseignement catholique est-il encore vécu comme une tradition religieuse ?
Ce travail d’enquête a été mené dans un cadre universitaire par sept étudiants en journalisme de l’IUT de Lannion. De la thématique générale de la religion, un large balayage de l’actualité et des problématiques liées a conduit à un paradoxe : la pratique de la religion catholique baisse alors que, dans le même temps, la proportion d’élèves scolarisés dans le réseau de l’enseignement catholique en Bretagne augmente. A travers sept épisodes, Steven Couzigou, Chloé Crochu, Naomie Jourand, Valentin Longuet, Paul Louault, Théo Quintard et Matthieu Renard apporteront des éléments de réponse à la question suivante : En Bretagne, l’enseignement catholique est-il encore vécu comme une institution religieuse ? Enquêtes d’actu publie ce travail dans le cadre d’un partenariat signé avec cette école de journalisme.
Près de 40 % des lycéens bretons sont scolarisés dans les établissements privés catholiques, sous contrat avec l’État. Samuel Gicquel, chercheur en histoire contemporaine à l’Université de Rennes 2, éclaire cette spécificité régionale, fruit d’une histoire ancienne entre l’Église et les Bretons.
Actu : Comment expliquez-vous l’importance de l’enseignement catholique en Bretagne ?
Samuel Gicquel : Cela a évolué au fil du temps. À l’origine, c’est bel et bien la motivation religieuse qui poussait la population à se tourner vers l’enseignement catholique. Pour que l’enseignement catholique soit fort, il faut des gens qui le portent et il faut des clients qui soient intéressés par la perspective d’y aller. On retrouve ces deux facteurs dans des régions de fortes pratiques catholiques. La Bretagne en fait partie. C’est dans cette région que l’enseignement catholique fait ses meilleurs résultats avec l’académie de Nantes.
Pourquoi le catholicisme est-il si bien implanté ?
S.G. : C’est extrêmement complexe à expliquer. Il y a sans doute quelque chose qui s’est joué pendant la Révolution française en Bretagne. À l’époque, énormément de prêtres refusaient de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Dès lors, il y a eu une réaction très forte de la population face à la politique antireligieuse menée par les révolutionnaires. À partir de ce moment-là, une culture locale s’est tissée autour de l’élément religieux, comme si la dimension catholique était un élément constitutif de la culture bretonne.
« Seulement 10 % pour des raisons religieuses »
Ces dernières décennies, la religion catholique, comme les autres, est sur le déclin. Comment cela a-t-il affecté l’enseignement privé breton ?
S.G. : Si on prend les cinquante dernières années, tout ce qui possède une étiquette religieuse est globalement entré en crise en Bretagne, comme dans toute la France. Sauf l’enseignement catholique. Ses parts de marché actuelles sont à peu près les mêmes qu’il y a cinquante ans.
Les raisons de cette bonne santé sont plurielles : une question de proximité, de personnalisation, de cursus, de discipline. En quelque sorte, l’enseignement catholique a réussi à trouver sa place dans un marché libéral. C’est grâce à cette mutation qu’il survit. Les familles ne mettent plus tant leurs enfants dans l’enseignement privé parce qu’il est catholique, mais plutôt parce qu’ils ont le sentiment qu’il permettra à leurs enfants d’avoir un bon niveau scolaire, de faire de belles études et d’avoir une bonne situation plus tard. Aujourd’hui, on estime à seulement 10 % les familles qui scolarisent leurs enfants pour des raisons religieuses.
Quel enjeu représente l’école pour l’Eglise en Bretagne ?
S.G. : L’Église a une opportunité d’attirer du monde à travers l’enseignement catholique. C’est l’un des derniers lieux où elle peut s’adresser à des milliers de jeunes simultanément. Elle peut donner une culture biblique, en parlant de Jésus… Le but : faire en sorte que ces éléments fassent partie des références culturelles des élèves.
Comment est dirigé l’enseignement catholique breton ?
S.G. : Aujourd’hui, les directions diocésaines de l’enseignement catholique ont pris beaucoup d’importance et essaient de chapeauter le tout. Mais il existe des établissements de cultures très diverses : certains sont historiquement des établissements diocésains, donc sous l’autorité de l’évêque, alors que d’autres sont sous l’autorité des congrégations. Il existe aussi des profils variés entre ceux de centre-ville qui possèdent des classes préparatoires depuis le début du XIXe siècle et les lycées ruraux qui se sont développés à partir des années 1960.
En revanche, du point de vue administratif, l’enseignement catholique essaie d’être uniforme. Ce sont les directions diocésaines de l’enseignement catholique qui sont à l’œuvre : elles se sont affirmées à la fin du XXe siècle et possèdent même une structure commune, le Conseil académique de l’enseignement catholique (CAEC). L’enseignement catholique se rapproche ainsi de l’enseignement public : sa gestion se fait par le haut.
Comment définiriez-vous le projet de l’enseignement catholique ? Quelles valeurs prône-t-il ?
S.G. : L’enseignement catholique essaie de proposer un projet qui transpose les valeurs de l’Évangile dans le domaine éducatif. La question qui se pose est de savoir comment cela se traduit dans un projet scolaire. Qu’est-ce que cela signifie en termes de pastorale, de projet scolaire ? Passe-t-on par une réflexion sur les textes bibliques ? Est-ce de l’humanitaire, au niveau du quartier, au niveau international ? Ces questions évoluent au fil du temps, en fonction des modes et des influences culturelles.
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« L’enseignement catholique est une institution très souple et c’est sa force »
Comment le religieux s’affirme-t-il dans les établissements catholiques aujourd’hui ?
S.G. : Dans les années 1970-1980, c’est-à-dire aux années du début de crise du catholicisme, des établissements ont reconverti leur chapelle. Certains l’ont convertie en CDI, en salle de sports. Dans les établissements récents, il y a une volonté d’avoir une chapelle bien visible. Le cas du lycée Jean-Paul II à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) est tout à fait emblématique. L’établissement a été construit au début du XXIe siècle avec une chapelle relativement modeste, mais les architectes ont pris soin de la rendre particulièrement visible. C’est une manière de montrer que l’enseignement catholique n’est pas mort.
La publication de l’indice de position sociale (IPS) des établissements scolaires montre que l’enseignement privé concentre les élèves les plus favorisés. Le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye, a récemment réagi en parlant d’un manque de mixité sociale et d’un taux de boursiers trop faible. Qu’en est-il en Bretagne ?
S.G. : Au niveau de la France, il est indéniable et prouvé statistiquement que l’enseignement catholique draine davantage d’enfants issus de familles aisées que dans le public. Cela s’explique par le fait que l’enseignement catholique n’est pas soumis à la carte scolaire et qu’il est donc possible d’inscrire son enfant dans l’établissement de son choix. À l’échelle de la Bretagne, ce phénomène existe, mais il est moins visible. L’enseignement catholique est fort en Bretagne, car beaucoup de personnes d’Église se sont appliquées à développer l’instruction dans les milieux populaires, notamment dans les campagnes, comme les Frères de l’Instruction chrétienne, les Lassaliens et les filles du Saint-Esprit.
Au XIXe siècle, l’enseignement catholique s’adressait à tout le monde. Aujourd’hui, l’enseignement catholique en Bretagne a plutôt tendance à mieux recruter dans les quartiers relativement aisés. Ce n’est pas un hasard si les derniers établissements qui se sont créés dans l’agglomération rennaise se sont implantés à Saint-Grégoire, à Cesson-Sévigné… Des communes aisées de la métropole.
Face à la baisse démographique, l’enseignement catholique pourrait-il disparaître ?
S.G. : L’enseignement catholique n’est pas en crise et rien ne laisse penser qu’il puisse disparaître. Quand on voit qu’il est capable d’intéresser 35-40 % de la population scolaire en Bretagne, ce n’est pas rien. C’est une institution très souple, capable de s’adapter et c’est sa force.
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« Tu m’as bénie, maman ? », demande Alice, 18 ans, marinière rouge floquée du logo des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), emblème des participants français. Dans la cour de la Maison Saint-Vincent, ils sont 184 lycéens et étudiants du diocèse d’Orléans à s’activer pour régler les dernières formalités administratives de leur grand départ pour Lisbonne.
À l’appel du pape François, lancé aux jeunes de 16 à 30 ans du monde entier, ceux du diocèse d’Orléans ont répondu présent en nombre.
Première étape dans un diocèse portugais
Après une pause déjeuner au parc Pasteur et une messe à 14 h 30, en l’église Saint-Vincent, les jeunes du diocèse ont pris place à bord des bus aux alentours de 17 heures.
Mercredi 26 juillet, ils rejoindront la paroisse portugaise de Maceira, à 150 kilomètres au nord de Lisbonne. Jusqu’au 31 juillet, ils seront accueillis dans le diocèse de Leiria-Fatima, lieu d’apparitions mariales, pour une première étape de leur pèlerinage. Puis, ils rejoindront Lisbonne jusqu’au 6 août, où deux millions de personnes de 184 nationalités différentes se retrouveront autour du pape François, pour une semaine de célébrations.
En tant que chrétien, pouvoir rencontrer d’autres fidèles de par le monde, de nouvelles cultures et manières de prier, c’est assez incroyable !
Timothé, lycéen de 17 ans, trépigne à l’idée de vivre ses premières JMJ. Le diocèse d’Orléans est un des seuls de France à accepter les mineurs parmi sa délégation.
Izia Rouviller
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Type d’établissement : École maternelle et primaire Statut de l’établissement : Établissement Privé Académie :Académie de La Réunion Zone scolaire : Zone
Adresse, contact, coordonnées
Ecole Primaire Catholique Sainte Anne
11 Rue Mère Teresa 97480 Saint-Joseph
Téléphone : 02 62 31 48 12
Site Web : n.c.
Conditions d’accueil dans l’établissement
Nombre d’élèves : 140 Nombre de classes : n.c.
Réseau d’éducation prioritaire (REP) : non Réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) : non Présence d’une cantine : oui Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) : non Indice de position sociale (IPS) : 104 indice de mixité
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sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.