« Hello les amis ! » lance Malika Bellaribi en arrivant à la répétition. D’emblée, le ton est donné. La diva est sans chichis. Elle tutoie tous les choristes présents à l’atelier chant du Secours catholique d’Orléans. Ça fait bientôt 18 mois que, chaque mardi, elle vient faire chanter une quinzaine de choristes amateurs. Surtout des femmes. Certains sont bénévoles dans l’association, d’autres, peu nombreux, sont des bénéficiaires. C’est ce mélange qui a été recherché aussi.
Malika Bellaribi anime cet atelier depuis près de 18 mois, chaque mardi et même certains week-ends.
« On veut offrir un accès à la culture pour tous, explique Emmanuel Barbier, délégué départemental du Secours catholique et coordinateur du projet. Avec Malika, on s’est rencontrés en Ardèche, lors d’une répétition. On a en commun cette idée de partage. »
« Notre objectif, c’est de sortir du clivage, de la stigmatisation. D’une forme de racisme social. Ici, il n’y a pas de sélection, c’est accessible à tous. On est dans l’échange, le partage, la générosité », renchérit la chanteuse lyrique, qui introduit le chant, depuis plus de 20 ans, dans les milieux populaires, au point d’être surnommée « la diva des quartiers ». Elle-même a grandi dans les bidonvilles de Nanterre et la musique l’a sauvée après un grave accident.
Le Secours catholique veut rendre la culture accessible à tous. Photo Christelle Gaujard
« Chanter en s’amusant »
Ce mardi après-midi, donc, elle arrive en train. Il est 14 heures et le groupe l’attend dans la salle des petits-déjeuners. Ils sont 14, ce jour-là. Le concert est dans moins d’un mois et la pression monte, quelques-uns toussent. Malika les rassure : « Vous allez tous somatiser. Faites-vous des tisanes de thym ou d’eucalyptus. » Le 7 décembre, ils interpréteront des extraits de Carmen, de Bizet, au théâtre Gérard-Philipe. Un pari fou, sur le papier. Mais Malika maîtrise sa partition : « On y est allés progressivement. On apprend à chanter en s’amusant. Je leur donne les secrets du chant. »
Répétition dans la salle des petits-déjeuners, rue des Murlins. Photo Christelle Gaujard
En cercle, ils travaillent leur souffle, font des vocalises. »Ne réfléchissez pas trop, lâchez la mâchoire ! » Malika encourage : « Très bien, celle-là ! » Et conseille : « L’aigu, c’est un cri. Il ne faut pas avoir peur de votre puissance ». Puis, les choristes enchaînent les airs appris par cœur. « Vive les erreurs ! On apprend en se trompant. Je suis obligée de les bousculer un peu mais je suis fière d’eux. » Et pour qu’ils le soient aussi, ils n’attendent que vos applaudissements, dans quelques jours.
Témoignages de deux choristes
Élise-Doudou, bénévole au Secours catholique
« J’aime chanter. L’opéra, je pensais que ce n’était pas mon style mais je ne m’en lasse pas ! Je chante en boucle tous les extraits. Ça procure du plaisir, ça apaise. On applique les techniques de chant de Malika. J’ai plus confiance en moi, aussi. J’ai hâte d’être au concert, même si j’ai un peu le trac. »
Elise-Doudou
Marie-France, bénévole au Secours catholique
« Le projet m’a plu, bien sûr. C’est une expérience unique. Je n’ai jamais chanté en dehors de l’école. Je découvre qu’on y arrive si on apprend des techniques pour sortir des sons, sortir de soi. C’est ludique et bienveillant. On oublie les soucis, on s’amuse. Malika est une battante ! »
J’y vais. C’est un format « synthétique et dynamique » de l’œuvre de Bizet, en 1 h 30, qui sera présenté le 7 décembre au théâtre Gérard-Philipe. Les airs principaux s’enchaîneront. Les choristes orléanais seront épaulés par une vingtaine d’autres chanteurs amateurs de région parisienne. Et des musiciens professionnels : six chanteurs lyriques (dont Malika Bellaribi) et pianiste. Le projet a coûté 50.000 euros, soutenu par l’État, la Mission locale et la fondation Xamafra. La Ville, elle, met à disposition la salle. Représentation de Carmen samedi 7 décembre, à 20 heures, au théâtre Gérard-Philipe, à La Source. Suivie d’un pot. Entrée libre et gratuite mais don possible au profit du Secours catholique. Billetterie en ligne ici.
sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.
Avec des répétitions chaque semaine, le rythme est soutenu. Pourtant ces rendez-vous sont très attendus parce que le stagiaires ne font pas que chanter justement. Ce sont des moments de convivialité, au cours desquels ils partagent un repas, discutent, se rencontrent. Cette « activité commune, ça nous met au même niveau, apprécie Marie-France, bénévole au secours catholique, on a commencé ensemble, on a progressé ensemble. »
Et en même temps qu’ils apprennent le chant lyrique, les stagiaires redécouvrent les capacités de leur propre corps. « L’essentiel, c’est la respiration », a compris Marie-France. « J’ai petit à petit vécu dans mon corps, nous dit Françoise, une autre bénévole. Au niveau de la respiration, au niveau de l’articulation, j’ai senti ce qu’était à peu près l’opéra. »
Ils seront une trentaine sur scène. Cinq choristes, treize mezzo et douze soprano. Parmi eux, Blandine, qui, comme beaucoup de bénévoles, ne savait pas trop dans quoi elle s’embarquait. « Je croyais que c’était une petite affaire… juste pour rigoler ! Finalement, quand on nous a dit qu’on devait chanter à l’opéra, ça m’a surpris. Je n’avais chanté de ma vie… »
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À Vicq-sur-Mer, le village de Cosqueville (Manche) a la chance d’avoir une association de sauvegarde du patrimoine rural. Ce groupe de bénévoles finance de nombreuses restaurations.
Le site sainte-marie-orleans.org est fait afin de créer plusieurs publications sur la thématique Paroisse Sainte-Marie d’Orléans communiquées sur le net. Pour vous tenir au fait, ce post autour du thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous est fourni par sainte-marie-orleans.org. La chronique est produite de la manière la plus authentique qui soit. Au cas où vous décidez de fournir des informations supplémentaires à cet article sur le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans » vous avez la possibilité d’utiliser les contacts affichés sur notre site web. En consultant régulièrement notre blog vous serez informé des prochaines publications.
40 068 édifices culturels catholiques sont actuellement propriété communale (contre 40 307 en 2015). 2145 sont propriété diocésaine. 1679 sont fermés toute l’année. 72 démolitions ont eu lieu depuis 2000. 326 églises ont été désacralisées entre 1905 et 1923 (contre 140 dans le recensement de 2015, année du recensement précédent).
Tels sont quelques-uns des nombreux chiffres collectés par les Etats généraux du patrimoine religieux lancés en septembre 2023 par la Conférence des évêques de France et clôturés le 18 décembre en présence de la ministre de la Culture Rachida Dati.
Pendant quinze mois se sont succédé, dans les 94 diocèses, avec le soutien de la Fondation pour la Sauvegarde de l’art français, enquêtes, rencontres entre maires et curés, tables rondes et auditions d’élus, de professionnels, d’associations et d’acteurs du patrimoine. Le patrimoine immatériel (112 fêtes patronales, 743 pardons locaux notamment) a été également abordé.
La réalisation d’un tel travail à l’échelle nationale a fait partie des préconisations des deux sénateurs Pierre Ouzoulias et Anne Ventalon dans leur rapport de juillet 2022 sur l’état du patrimoine religieux.
Un patrimoine vulnérable
Outre la question d’État plus ou moins critique du bâti, ces édifices religieux sont également vulnérables face aux interventions malveillantes. Ainsi 2 666 édifices ont été cambriolés depuis 2000, 1476 ont subi des dégradations et 396 ont été profanés.
Sept catégories d’usages « compatibles » avec la vocation culturelle
Cette enquête permet également de recenser les activités autres que culturelles et compatibles avec la vocation des lieux. Il s’agit d’usages
caritatifs et solidaires (accueil, distribution de colis alimentaires, vestiaires…) ;
culturels et éducatifs (concert, exposition, vidéo-mapping…) ;
sociaux (asile climatique, défibrillateur) ;
touristique (visite) ;
œcuméniques (autres cultes chrétiens) ;
économiques (boutique).
« Cette notion de compatibilité renvoie à la destination première de l’édifice telle qu’elle est prévue par la loi de 1905 (affectation gratuite, exclusive et perpétuelle) et dont le clergé affectataire est garant. », précise la Conférence des évêques de France dans le document.
Cathédrales : une diversité de propriétaires
La France compte aussi 149 cathédrales, dont 52 sont propriété communale et une propriété d’une région (Il s’agit de la cathédrale d’Ajaccio, propriété de la collectivité territoriale de Corse.)). L’Etat en possède 87. Les autres sont propriété diocésaine ou appartiennent à divers propriétaires.
Ce travail a reçu le soutien de la ministre de la Culture Rachida Dati, qui a fait de la sauvegarde du patrimoine non protégé un des axes forts de ses interventions publiques. La ministre a de nouveau rappelé les 300 millions d’euros supplémentaires qu’elle a obtenus pour 2025, en faveur du patrimoine non protégé en péril.
⛪️🗣️ Clôture des États généraux du patrimoine religieux. Je suis intimement convaincue qu’un pays qui ne s’occupe pas de son patrimoine est un pays qui ne s’occupe pas de son avenir. C’est pour cela que j’ai fait de la sauvegarde du patrimoine religieux l’une de mes priorités.… pic.twitter.com/eCRqNtL7J2
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Le dimanche 24 novembre de 8h30 à 11h, France 2 propose une matinée exceptionnelle consacrée au patrimoine religieux dans le cadre de l’émission Les Chemins de la Foi.
Cette émission mettra en lumière la place du patrimoine religieux, matériel et immatériel, dans une France laïque de tradition chrétienne. Elle soulignea son rôle fédérateur, au-delà des frontières confessionnelles, comme l’a démontré l’émotion suscitée par l’incendie de Notre-Dame de Paris.
Des personnalités issues des milieux religieux, culturels et politiques se retrouveront pour une discussion approfondie sur les trésors spirituels qui façonnent notre société. Cette rencontre permettra d’éclairer le rôle fédérateur des patrimoines religieux et l’urgence de préserver ces héritages qui tissent des liens précieux entre les différentes communautés.
De nombreux sujets seront abordés dans l’émission dont deux reportages sur le patrimoine orthodoxe en France : un pour découvrir l’église de la Dormition de la Mère de Dieu à Marseille, est la plus ancienne église orthodoxe de France, inaugurée en 1845 et un autre avec Emilie Van Taack, iconographe et restauratrice d’icônes, parlera de son travail d’artiste dédié à l’art sacré orthodoxe. À travers son témoignage, elle évoquera sa foi, sa quête intérieure et sa volonté de transmettre un savoir-faire ancestral.
Pour consulter le dossier de presse, cliquez ICI !
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Avec plus de 600 bénévoles, 6.000 foyers accompagnés sur 25 sites dans le Loiret : le Secours Catholique est un acteur incontournable de la solidarité dans le département. Depuis 2 ans, l’association est elle aussi confrontée à une hausse de la précarité. » On est passé de 4.500 ménages suivis à plus de 6.000 aujourd’hui » explique Dominique Guy, le président départemental de l’association. « C’est vrai que nos dispositifs sont montés en puissance et donc on touche plus de gens. Mais, on sent bien qu’il y a une demande de plus en plus forte ». C’est le cas notamment pour l’aide alimentaire. Après Neuville-aux-Bois et Ferrières-en-Gâtinais, le Secours Catholique s’apprête d’ailleurs à ouvrir deux nouvelles épiceries solidaires à Pithiviers et Châtillon-Coligny. Dans ces épiceries, les bénéficiaires payent une petit part de leurs achats et « ça change tout » insiste Dominique Guy, » ils viennent à l’épicerie et pas pour une simple distribution, c’est une question aussi de dignité ».
» Ma crainte, c’est de ne plus pouvoir payer mon logement »
Le Secours Catholique reconnait avoir un panel de bénéficiaires très large : des étudiants, des retraités, des mères seules avec leurs enfants.« Globalement, ce sont des gens qui sont sur le fil » explique Emmanuel Barbier, le délégué départemental de l’association, « après une perte d’emploi, par exemple, il faut le temps que les dossiers de prestations sociales aboutissent et là, ça peut basculer très vite. Nous justement, on fait tout pour que les gens ne basculent pas dans la grande précarité ». C’est précisément ce que veut éviter Evelyne, cette ancienne aide-soignante, à la fois bénévole et bénéficiaire sur l’une des antennes du Secours Catholique. « Avec ma retraite, j’ai seulement 900 euros par mois et un loyer de 500. Donc, oui, c’est compliqué et heureusement, de temps en temps, j’ai des bons alimentaires. Mais, ma crainte, c’est effectivement de ne plus pouvoir payer mon logement un jour et de me retrouver à la rue« .
Deux nouvelles épiceries et une boutique solidaire en projet
Pour répondre aux besoins, au plus près des bénéficiaires, le Secours Catholique du Loiret va également ouvrir cette année une 11ème boutique solidaire, sur le quartier de la Source, à Orléans. Ce dispositif permet aux personnes en précarité d’acheter à petits prix des habits de seconde main. L’association a aussi en projet un garage solidaire à Saint-Jean-de-la Ruelle. Enfin, l’association reste la seule sur Orléans à offrir des petits déjeuners, tous les jours, dans ses locaux de la rue des Murlins. Et là encore, l’association a dû s’adapter. En deux ans, elle est passée de 80 personnes accueillies chaque matin à 140 aujourd’hui. « On est vraiment dans les limites de ce qu’on peut faire » explique Dominique Guy, « on ne pourra pas pousser les murs et financièrement, on ne pourra pas non plus aller plus loin pour ce dispositif ».
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L’association Orléans Jeanne d’Arc lance, ce vendredi 15 novembre, son habituel appel aux candidatures pour figurer Jeanne d’Arc lors des 596èmes fêtes johanniques à Orléans, du 29 avril au 8 mai 2025. Les dossiers de candidature, disponibles sur le site de l’association, sont à renvoyer avant le 31 décembre.
L’engagement de la jeune fille qui sera choisie dure en fait plusieurs mois : elle devra, avant les fêtes de Jeanne d’Arc, effectuer plusieurs pèlerinages, notamment dans le village natal de la Sainte à Domrémy, devra aussi suivre des cours d’équitation au 12e régiment cuirassiers d’Olivet, et être présente à toutes les manifestations johanniques prévues par l’association ou la ville d’Orléans. Le point d’orgue, et l’apothéose, pour la Jeanne 2025, seront bien sûr les fêtes de Jeanne d’Arc, les défilés dans les rues d’Orléans, sous les yeux des Orléanais et des nombreux visiteurs toujours présents lors des festivités.
Les critères de sélection restent les mêmes : pour postuler, et peut-être figurer Jeanne d’Arc, il faut être lycéenne à Orléans, habiter la ville ou une commune de la métropole orléanaise, avoir des engagements associatifs. Les candidates doivent aussi être catholiques, rappelle l’association, car « Jeanne d’Arc n’est pas qu’une figure militaire ou civile, elle est pour les catholiques une Sainte. La spiritualité de Jeanne est également commémorée lors des fêtes, à travers des temps religieux. » Les candidates ne doivent pas avoir de lien familial avec un élu politique du territoire, qu’il soit actuellement en mandat ou qu’il en ait occupé un lors des trois dernières années.
Appel à candidatures pour figurer Jeanne d’Arc – Orléans Jeanne d’Arc
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Il est 20 h 30. Fin de journée pour la plupart des Loirétains. Le moment de souffler, de s’accorder quelques minutes… Cinq informations ont marqué la journée à Orléans et dans le Loiret, en moins de deux minutes. Découvrez la sélection du jour.
Que s’est-il passé ce jeudi, à Orléans et dans le Loiret ? Et surtout que retenir de l’actualité ?Voici une sélection de cinq informations publiées sur larep.fr ce jour. Il est 20h30, voici notre récap’.
Pendant plusieurs jours, l’église Saint-Étienne de Briare a été fermée au public par les membres de la paroisse à cause de dégradations commises par un individu agressif et insultant. Ce SDF a tenu des propos déplacés et déféqué dans l’enceintre de l’édifice religieux… Il refuse les solutions de logement qui lui sont proposées.
Une sœur, un frère et l’ami de celui-ci ont été condamnés en comparution immédiate pour des violences volontaires avec arme, par le tribunal judiciaire d’Orléans, après une rixe qui a provoqué un important déploiement policier en centre-ville, mercredi 6 novembre. Des tirs avaient été signalés par des riverains: il s’agissait, en réalité, de tirs à blanc…
La question du jour. Mais où, diable, a bien pu passer le poste de secours de l’Ile Charlemagne, à Orléans ? Il a été déplacé mais seulement temporairement, pour être mis à l’abri. On vous explique.
Une fois par mois, dans le local du Secours populaire de Pithiviers, se déroule un marché Pop’solidaire. Les bénéficiaires peuvent venir y acheter des fruits et légumes à de très petits prix : tous sont à 50 centimes le kilo. De quoi se nourrir sainement. Le concept plaît beaucoup. Voici notre reportage.
Quel risque l’élection de Donald Trump fait-il peser sur les entreprises françaises ? Pour la Faïencerie de Gien, c’est un enjeu majeur : les États-Unis sont leur premier marché à l’export. 80.000 de ses pièces partent chaque année outre-Atlantique.
Une réunion de combats d’arts martiaux mixtes, organisée par la légende des sports pieds-poings, Jérôme Le Banner, a lieu ce vendredi soir dans l’Arena de CO’Met. L’occasion de découvrir ce sport en plein essor en France.
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Au château de Chantilly, lieu enchanteur où les plaisirs naissent à chaque instant et à chaque pas avait écrit le roi Louis XV en 1723, Mathieu Deldicque est le directeur du musée Condé. « On y parle trop des hommes, ça manquait de figures féminines, et c’est ce qui m’a amené à m’intéresser à ce portrait de Louise-Marie (signé de Joseph-Désiré Court, vers 1833) m’accueillant le matin, m’intriguant et me disant au revoir le soir », entame-t-il.
La Province de Namur, à travers son Service des musées et du Patrimoine culturel, a principalement œuvré à constituer le contenu de cette exposition émouvante.
La majorité des objets et souvenirs glanés de cette Reine oubliée ont été sortis de divers palais de Belgique: le royal à Bruxelles, le palais de la Nation (le Parlement), et le provincial à Namur, et de leurs achives respectives. Plus surprenant, un grand tableau représentant Le sommeil de Jésus (1834) a été sorti de l’église de Houyet pour avoir été commandé en 1833 à destination de la chapelle catholique de la Reine Louise, puis offert par Léopold 1er à l’église de Houyet dont il posa la première pierre en 1851.
« Si on évoque Louise-Marie à Chantilly, c’est d’abord à l’attention des Français ayant oublié que cette princesse de France est devenue la première Reine des Belges », souligne Julien De Vos, le conservateur général des musées provinciaux.
Entre des tableaux, du beau mobilier, des bustes, des bijoux et même un pendule à son effigie s’intercalent des dessins exécutés de sa main ainsi que des albums romantiques où la première Reine consignait ses préférences artistiques. Un temps, elle apprit à dessiner des fleurs avec un maître en la matière, Pierre-Joseph Redouté.
« Notre thèse, poursuit Mathieu Deldicque, c’est que cette Reine discrète se révèle plus complexe et intéressante que l’image d’Épinal. Nous avons découvert que c’était une collectionneuse aux goûts précis » et, ajoute le conservateur provincial, conviant même des artistes aux repas officiels.
Outre le contenu de l’expo, les Namurois ont apporté aux Français une connaissance pointue et même intime de la première Reine, pour avoir lu environ 5400 lettres de sa correspondance fleuve (on parle de 30 000 lettres) entretenue avec sa famille.
En fait, Louise d’Orléans écrit parce qu’elle vit son mariage comme un exil déchirant. « La lecture de ces lettres nous a fait rentrer dans lepersonnage. On y a fait connaissance avec une Reine absolument pas gnangnan mais charitable, pieuse, très éduquée, maniant l’humour et distillant du piquant », souligne le passionné conservateur Julien De Vos, que l’on surprend à parler de Louise comme d’une parente. La prolifique épistolière française se révèle aussi très proche du peuple belge, à l’époque dépeint comme rustre, mal dégrossi mais attachant. Un peuple qui, à peine libéré de la férule de l’occupant hollandais, doit s’inventer un pays, se doter d’institutions, se forger une identité et une âme. Et qu’elle regarde faire avec tendresse.
L’exposition, dans son sous-titre, entend retracer le destin romantique de cette femme propulsée Reine, un titre tombé du ciel qu’elle cherche à incarner dans l’ombre écrasante de son royal époux.
Tous les objets mis en lumière dans les 5 pièces d’enfilade du cabinet des Estampes, au sous-sol du château de Chantilly, éclairent des fragments de sa vie personnelle, de son amour des collections et de ses talents d’aquarelliste. On y admire, entre autres pièces originales, une paire de ballerines en satin, symboles d’un faste suranné rayonnant à travers des bals. Ainsi qu’un ensemble en bois sculpté et doré, de style Empire, cadeau de mariage du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie à leur chère fille.
De plus sombres tableaux illustrent sa triste fin, à Ostende, le 11 octobre 1850. De petite santé, Louise est morte des suites d’une tuberculose très mal soignée. Il a fallu qu’elle meure pour que les Belges se mettent à pleurer cette « bien-aimée », à louer sa grâce et son sens de la famille, et à la faire passer du statut de Reine effacée et méconnue à celui d’icône de la jeune monarchie belge.
Cette exposition co-réalisée par l’institution provinciale offre une occasion d’escapade à moins de 300 km de Namur. Proche donc et inspirante aux bouches sucrées. C’est en effet au château de Chantilly que la mythique crème dite « à la Chantilly » aurait été inventée et battue pour la 1ère fois par François Vatel, maître d’hôtel du château de Chantilly entre 1663 et 1671.
À Namur, le 21 mars
L’exposition Louise d’Orléans est accessible au château de Chantilly (France) jusqu’au 16 février 2025 (au cabinet des Estampes). Elle reviendra ensuite à Namur, au musée des Arts Anciens (TreM. a), où elle sera complétée et augmentée de nombreux autres documents, plus biographiques, parmi lesquels des lettres et des dessins. Y sera aussi exposée la tête de la statue en bronze (par galvanoplastie) de la Reine dite en majesté, qui trôna sur un socle des décennies durant sur la place d’Armes de Philippeville. Avant d’en être descendue, très dégradée. Rendez-vous le 21 mars 2025, et jusqu’au 15 juin.
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Un travail de longue haleine des journalistes du média engagé à gauche qui recense plus de 320 sections locales ou groupuscules d’extrême droite radicale actifs dans 130 villes de France.
Sept groupes dans la métropole bordelaise
Ils sont regroupés en cinq grandes catégories : les nationalistes-révolutionnaires, les monarchistes, les identitaires, les confusionnistes et les catholiques intégristes. À Bordeaux, six groupes sont recensés et un à Bruges.
Le syndicat étudiant La Cocarde – qui se présente comme « l’alternative patriote » – est bien connu à Bordeaux. Né en 2015 à Paris, le syndicat s’est présenté pour la première fois à l’université de Bordeaux en décembre 2023 et a remporté 8% des voix. D’après Streetpress, on y croise « aussi bien des militants identitaires que des néofascistes ou des royalistes ».
Vidéos : en ce moment sur Actu
L’Active club rassemble « militants de différents groupuscule ou simples sympathisants pour faire du sport, s’entraîner à la baston, parfois à l’usage des armes et renforcer la camaraderie » détaille Streetpress.
Comme son nom l’indique, Bordeaux royaliste – action légitimiste est un groupe monarchiste qui fait partie du Cercle d’action légitimiste. Contrairement à l’Action française, le groupe défend le retour à une monarchie traditionnelle et l’accession au trône de Louis XX.
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Parmi les plus connus, on retrouve les militants de la Bastide bordelaise. Le groupe fait parler de lui depuis la dissolution du groupuscule Bordeaux nationaliste en février 2023. Et s’il s’en défend, il semble en être la continuité : « Mêmes militants, même local, même doctrine, mêmes actions violentes : impossible de s’y tromper, l’une est la suite directe de l’autre », affirme Streetpress.
Streetpress identifie aussi la présence d’Aurée, un groupe identitaire né en 2023 qui « se veut un groupe nationaliste pour celles et ceux qui habitent hors des villes. »
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