Avec plus de 600 bénévoles, 6.000 foyers accompagnés sur 25 sites dans le Loiret : le Secours Catholique est un acteur incontournable de la solidarité dans le département. Depuis 2 ans, l’association est elle aussi confrontée à une hausse de la précarité. » On est passé de 4.500 ménages suivis à plus de 6.000 aujourd’hui » explique Dominique Guy, le président départemental de l’association. « C’est vrai que nos dispositifs sont montés en puissance et donc on touche plus de gens. Mais, on sent bien qu’il y a une demande de plus en plus forte ». C’est le cas notamment pour l’aide alimentaire. Après Neuville-aux-Bois et Ferrières-en-Gâtinais, le Secours Catholique s’apprête d’ailleurs à ouvrir deux nouvelles épiceries solidaires à Pithiviers et Châtillon-Coligny. Dans ces épiceries, les bénéficiaires payent une petit part de leurs achats et « ça change tout » insiste Dominique Guy, » ils viennent à l’épicerie et pas pour une simple distribution, c’est une question aussi de dignité ».
» Ma crainte, c’est de ne plus pouvoir payer mon logement »
Le Secours Catholique reconnait avoir un panel de bénéficiaires très large : des étudiants, des retraités, des mères seules avec leurs enfants.« Globalement, ce sont des gens qui sont sur le fil » explique Emmanuel Barbier, le délégué départemental de l’association, « après une perte d’emploi, par exemple, il faut le temps que les dossiers de prestations sociales aboutissent et là, ça peut basculer très vite. Nous justement, on fait tout pour que les gens ne basculent pas dans la grande précarité ». C’est précisément ce que veut éviter Evelyne, cette ancienne aide-soignante, à la fois bénévole et bénéficiaire sur l’une des antennes du Secours Catholique. « Avec ma retraite, j’ai seulement 900 euros par mois et un loyer de 500. Donc, oui, c’est compliqué et heureusement, de temps en temps, j’ai des bons alimentaires. Mais, ma crainte, c’est effectivement de ne plus pouvoir payer mon logement un jour et de me retrouver à la rue« .
Deux nouvelles épiceries et une boutique solidaire en projet
Pour répondre aux besoins, au plus près des bénéficiaires, le Secours Catholique du Loiret va également ouvrir cette année une 11ème boutique solidaire, sur le quartier de la Source, à Orléans. Ce dispositif permet aux personnes en précarité d’acheter à petits prix des habits de seconde main. L’association a aussi en projet un garage solidaire à Saint-Jean-de-la Ruelle. Enfin, l’association reste la seule sur Orléans à offrir des petits déjeuners, tous les jours, dans ses locaux de la rue des Murlins. Et là encore, l’association a dû s’adapter. En deux ans, elle est passée de 80 personnes accueillies chaque matin à 140 aujourd’hui. « On est vraiment dans les limites de ce qu’on peut faire » explique Dominique Guy, « on ne pourra pas pousser les murs et financièrement, on ne pourra pas non plus aller plus loin pour ce dispositif ».
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L’association Orléans Jeanne d’Arc lance, ce vendredi 15 novembre, son habituel appel aux candidatures pour figurer Jeanne d’Arc lors des 596èmes fêtes johanniques à Orléans, du 29 avril au 8 mai 2025. Les dossiers de candidature, disponibles sur le site de l’association, sont à renvoyer avant le 31 décembre.
L’engagement de la jeune fille qui sera choisie dure en fait plusieurs mois : elle devra, avant les fêtes de Jeanne d’Arc, effectuer plusieurs pèlerinages, notamment dans le village natal de la Sainte à Domrémy, devra aussi suivre des cours d’équitation au 12e régiment cuirassiers d’Olivet, et être présente à toutes les manifestations johanniques prévues par l’association ou la ville d’Orléans. Le point d’orgue, et l’apothéose, pour la Jeanne 2025, seront bien sûr les fêtes de Jeanne d’Arc, les défilés dans les rues d’Orléans, sous les yeux des Orléanais et des nombreux visiteurs toujours présents lors des festivités.
Les critères de sélection restent les mêmes : pour postuler, et peut-être figurer Jeanne d’Arc, il faut être lycéenne à Orléans, habiter la ville ou une commune de la métropole orléanaise, avoir des engagements associatifs. Les candidates doivent aussi être catholiques, rappelle l’association, car « Jeanne d’Arc n’est pas qu’une figure militaire ou civile, elle est pour les catholiques une Sainte. La spiritualité de Jeanne est également commémorée lors des fêtes, à travers des temps religieux. » Les candidates ne doivent pas avoir de lien familial avec un élu politique du territoire, qu’il soit actuellement en mandat ou qu’il en ait occupé un lors des trois dernières années.
Appel à candidatures pour figurer Jeanne d’Arc – Orléans Jeanne d’Arc
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Il est 20 h 30. Fin de journée pour la plupart des Loirétains. Le moment de souffler, de s’accorder quelques minutes… Cinq informations ont marqué la journée à Orléans et dans le Loiret, en moins de deux minutes. Découvrez la sélection du jour.
Que s’est-il passé ce jeudi, à Orléans et dans le Loiret ? Et surtout que retenir de l’actualité ?Voici une sélection de cinq informations publiées sur larep.fr ce jour. Il est 20h30, voici notre récap’.
Pendant plusieurs jours, l’église Saint-Étienne de Briare a été fermée au public par les membres de la paroisse à cause de dégradations commises par un individu agressif et insultant. Ce SDF a tenu des propos déplacés et déféqué dans l’enceintre de l’édifice religieux… Il refuse les solutions de logement qui lui sont proposées.
Une sœur, un frère et l’ami de celui-ci ont été condamnés en comparution immédiate pour des violences volontaires avec arme, par le tribunal judiciaire d’Orléans, après une rixe qui a provoqué un important déploiement policier en centre-ville, mercredi 6 novembre. Des tirs avaient été signalés par des riverains: il s’agissait, en réalité, de tirs à blanc…
La question du jour. Mais où, diable, a bien pu passer le poste de secours de l’Ile Charlemagne, à Orléans ? Il a été déplacé mais seulement temporairement, pour être mis à l’abri. On vous explique.
Une fois par mois, dans le local du Secours populaire de Pithiviers, se déroule un marché Pop’solidaire. Les bénéficiaires peuvent venir y acheter des fruits et légumes à de très petits prix : tous sont à 50 centimes le kilo. De quoi se nourrir sainement. Le concept plaît beaucoup. Voici notre reportage.
Quel risque l’élection de Donald Trump fait-il peser sur les entreprises françaises ? Pour la Faïencerie de Gien, c’est un enjeu majeur : les États-Unis sont leur premier marché à l’export. 80.000 de ses pièces partent chaque année outre-Atlantique.
Une réunion de combats d’arts martiaux mixtes, organisée par la légende des sports pieds-poings, Jérôme Le Banner, a lieu ce vendredi soir dans l’Arena de CO’Met. L’occasion de découvrir ce sport en plein essor en France.
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Au château de Chantilly, lieu enchanteur où les plaisirs naissent à chaque instant et à chaque pas avait écrit le roi Louis XV en 1723, Mathieu Deldicque est le directeur du musée Condé. « On y parle trop des hommes, ça manquait de figures féminines, et c’est ce qui m’a amené à m’intéresser à ce portrait de Louise-Marie (signé de Joseph-Désiré Court, vers 1833) m’accueillant le matin, m’intriguant et me disant au revoir le soir », entame-t-il.
La Province de Namur, à travers son Service des musées et du Patrimoine culturel, a principalement œuvré à constituer le contenu de cette exposition émouvante.
La majorité des objets et souvenirs glanés de cette Reine oubliée ont été sortis de divers palais de Belgique: le royal à Bruxelles, le palais de la Nation (le Parlement), et le provincial à Namur, et de leurs achives respectives. Plus surprenant, un grand tableau représentant Le sommeil de Jésus (1834) a été sorti de l’église de Houyet pour avoir été commandé en 1833 à destination de la chapelle catholique de la Reine Louise, puis offert par Léopold 1er à l’église de Houyet dont il posa la première pierre en 1851.
« Si on évoque Louise-Marie à Chantilly, c’est d’abord à l’attention des Français ayant oublié que cette princesse de France est devenue la première Reine des Belges », souligne Julien De Vos, le conservateur général des musées provinciaux.
Entre des tableaux, du beau mobilier, des bustes, des bijoux et même un pendule à son effigie s’intercalent des dessins exécutés de sa main ainsi que des albums romantiques où la première Reine consignait ses préférences artistiques. Un temps, elle apprit à dessiner des fleurs avec un maître en la matière, Pierre-Joseph Redouté.
« Notre thèse, poursuit Mathieu Deldicque, c’est que cette Reine discrète se révèle plus complexe et intéressante que l’image d’Épinal. Nous avons découvert que c’était une collectionneuse aux goûts précis » et, ajoute le conservateur provincial, conviant même des artistes aux repas officiels.
Outre le contenu de l’expo, les Namurois ont apporté aux Français une connaissance pointue et même intime de la première Reine, pour avoir lu environ 5400 lettres de sa correspondance fleuve (on parle de 30 000 lettres) entretenue avec sa famille.
En fait, Louise d’Orléans écrit parce qu’elle vit son mariage comme un exil déchirant. « La lecture de ces lettres nous a fait rentrer dans lepersonnage. On y a fait connaissance avec une Reine absolument pas gnangnan mais charitable, pieuse, très éduquée, maniant l’humour et distillant du piquant », souligne le passionné conservateur Julien De Vos, que l’on surprend à parler de Louise comme d’une parente. La prolifique épistolière française se révèle aussi très proche du peuple belge, à l’époque dépeint comme rustre, mal dégrossi mais attachant. Un peuple qui, à peine libéré de la férule de l’occupant hollandais, doit s’inventer un pays, se doter d’institutions, se forger une identité et une âme. Et qu’elle regarde faire avec tendresse.
L’exposition, dans son sous-titre, entend retracer le destin romantique de cette femme propulsée Reine, un titre tombé du ciel qu’elle cherche à incarner dans l’ombre écrasante de son royal époux.
Tous les objets mis en lumière dans les 5 pièces d’enfilade du cabinet des Estampes, au sous-sol du château de Chantilly, éclairent des fragments de sa vie personnelle, de son amour des collections et de ses talents d’aquarelliste. On y admire, entre autres pièces originales, une paire de ballerines en satin, symboles d’un faste suranné rayonnant à travers des bals. Ainsi qu’un ensemble en bois sculpté et doré, de style Empire, cadeau de mariage du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie à leur chère fille.
De plus sombres tableaux illustrent sa triste fin, à Ostende, le 11 octobre 1850. De petite santé, Louise est morte des suites d’une tuberculose très mal soignée. Il a fallu qu’elle meure pour que les Belges se mettent à pleurer cette « bien-aimée », à louer sa grâce et son sens de la famille, et à la faire passer du statut de Reine effacée et méconnue à celui d’icône de la jeune monarchie belge.
Cette exposition co-réalisée par l’institution provinciale offre une occasion d’escapade à moins de 300 km de Namur. Proche donc et inspirante aux bouches sucrées. C’est en effet au château de Chantilly que la mythique crème dite « à la Chantilly » aurait été inventée et battue pour la 1ère fois par François Vatel, maître d’hôtel du château de Chantilly entre 1663 et 1671.
À Namur, le 21 mars
L’exposition Louise d’Orléans est accessible au château de Chantilly (France) jusqu’au 16 février 2025 (au cabinet des Estampes). Elle reviendra ensuite à Namur, au musée des Arts Anciens (TreM. a), où elle sera complétée et augmentée de nombreux autres documents, plus biographiques, parmi lesquels des lettres et des dessins. Y sera aussi exposée la tête de la statue en bronze (par galvanoplastie) de la Reine dite en majesté, qui trôna sur un socle des décennies durant sur la place d’Armes de Philippeville. Avant d’en être descendue, très dégradée. Rendez-vous le 21 mars 2025, et jusqu’au 15 juin.
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Un travail de longue haleine des journalistes du média engagé à gauche qui recense plus de 320 sections locales ou groupuscules d’extrême droite radicale actifs dans 130 villes de France.
Sept groupes dans la métropole bordelaise
Ils sont regroupés en cinq grandes catégories : les nationalistes-révolutionnaires, les monarchistes, les identitaires, les confusionnistes et les catholiques intégristes. À Bordeaux, six groupes sont recensés et un à Bruges.
Le syndicat étudiant La Cocarde – qui se présente comme « l’alternative patriote » – est bien connu à Bordeaux. Né en 2015 à Paris, le syndicat s’est présenté pour la première fois à l’université de Bordeaux en décembre 2023 et a remporté 8% des voix. D’après Streetpress, on y croise « aussi bien des militants identitaires que des néofascistes ou des royalistes ».
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L’Active club rassemble « militants de différents groupuscule ou simples sympathisants pour faire du sport, s’entraîner à la baston, parfois à l’usage des armes et renforcer la camaraderie » détaille Streetpress.
Comme son nom l’indique, Bordeaux royaliste – action légitimiste est un groupe monarchiste qui fait partie du Cercle d’action légitimiste. Contrairement à l’Action française, le groupe défend le retour à une monarchie traditionnelle et l’accession au trône de Louis XX.
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Parmi les plus connus, on retrouve les militants de la Bastide bordelaise. Le groupe fait parler de lui depuis la dissolution du groupuscule Bordeaux nationaliste en février 2023. Et s’il s’en défend, il semble en être la continuité : « Mêmes militants, même local, même doctrine, mêmes actions violentes : impossible de s’y tromper, l’une est la suite directe de l’autre », affirme Streetpress.
Streetpress identifie aussi la présence d’Aurée, un groupe identitaire né en 2023 qui « se veut un groupe nationaliste pour celles et ceux qui habitent hors des villes. »
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Que ce soit pour y travailler ou pour lui confier ses enfants, celui qui fait le choix de l’enseignement catholique est habitué à devoir répondre à cette question : « Mais pourquoi l’enseignement catholique ? », comme s’il y avait une forme d’étrangeté dans ce choix qui appellerait une justification particulière.
Pourtant, l’enseignement catholique en France n’est pas une anomalie ou une incongruité politique : en plus d’être l’héritier d’une riche tradition éducative, il s’inscrit résolument dans un projet d’éducation nationale partagé, projet au sein duquel il introduit non seulement du pluralisme, mais aussi une certaine conception de la personne et une modalité bien spécifique de la liberté d’enseignement.
Le « caractère propre » des établissements
La caractéristique principale des établissements catholiques sous contrat d’association avec l’État tient dans la notion de « caractère propre » reconnu à ces établissements depuis la loi Debré en 1959, notion qui désigne l’espace de liberté dont ils disposent pour mettre en œuvre leur spécificité.
Cette liberté est conditionnée au respect d’obligations fondamentales qui forment le cadre général par lequel ils sont associés à l’État : respect des programmes officiels de l’éducation nationale ; enseignants recrutés au même niveau de qualification que dans l’enseignement public ; accueil de tous les élèves ; conformité aux règles d’encadrement et d’infrastructures ; respect de la laïcité, etc. En contrepartie du respect de ces obligations, l’État finance les salaires des enseignants et contribue aux frais de fonctionnement. À ce titre, loin de s’opposer à l’école publique, les établissements catholiques sous contrat contribuent au projet d’éducation nationale.
Dans sa participation au service de ce bien commun qu’est l’éducation, le « caractère propre » des établissements renvoie à l’idée selon laquelle chaque structure peut choisir de déployer un projet éducatif particulier – projet choisi en conscience par les familles au moment de l’inscription et que leurs contributions ont pour fonction de soutenir.
Et il ne s’agit pas là de grandes idées théoriques : il suffit de visiter quelques établissements catholiques au moment de leurs portes ouvertes pour constater la très grande diversité de projets. En fonction de son histoire ou du charisme auquel il se réfère, chaque établissement a une manière bien à lui de dire ce qu’il souhaite proposer aux familles et de le traduire concrètement dans l’organisation scolaire, la gouvernance, la relation aux parents, les pratiques éducatives et pédagogiques, etc. Le « caractère propre » est en somme l’espace du sens et du souffle qui distingue tel établissement de tel autre, mais qui permet surtout, dans n’importe quel établissement catholique, d’articuler la dimension académique à une conception chrétienne de la personne humaine.
Le bénéfice commun de la diversité
Mais pourquoi ce double régime public-privé en matière d’éducation nationale ? On pourrait se contenter d’un argument historique, du type : « c’est un héritage du passé », car l’histoire a bien sûr un poids important dans la constitution du paysage éducatif actuel. Je crois cependant qu’il ne faut pas négliger l’argument politique selon lequel, quel que soit le choix opéré par les familles, notre bien commun éducatif gagne quelque chose à introduire de la diversité et du choix au sein de la proposition globale d’éducation nationale.
Il y a de fait un bénéfice collectif à tenir ensemble d’une part une entente sur un contenu pédagogique et sur un ensemble de savoirs (les fameux programmes), et d’autre part une diversité des structures qui servent ce commun. Double reconnaissance : d’un côté, celle de l’importance d’un contenu commun, nécessaire pour constituer un corps national ; et de l’autre, celle de la pluralité des consciences et de leur liberté, nécessaire pour honorer l’altérité qui constitue le commun.
Vision trop idéalisée ?
N’est-ce pas là une vision trop idéalisée ? On connaît en effet les critiques qui, parfois sans mesure, reprochent à l’enseignement catholique d’être réservé à certaines familles et d’être à ce titre un moyen de servir non pas le commun… mais l’entre-soi.
Je crois que c’est faire bien peu de cas non seulement de la très grande variété des établissements catholiques, qui connaissent des réalités sociologiques très différentes, mais aussi des mécanismes très concrets par lesquels certains freins à l’ouverture restent bloquants (par exemple les cantines non subventionnées par les pouvoirs publics, ce qui aboutit à des tarifs parfois prohibitifs pour certaines catégories de familles) et de tout ce qui est mis en place à toutes les échelles pour répondre à ces défis.
Il convient surtout de redire que ce qui pousse à cette ouverture des établissements, ce ne sont pas tant les indicateurs sociologiques ou les protocoles que la tradition d’accueil qui a prévalu à la création de ces écoles et, plus fondamentalement bien sûr, l’urgence évangélique qui commande que les plus pauvres ne se retrouvent pas à la porte de la proposition catholique d’enseignement – ce qui serait un comble.
[1] Louis Lourme a dirigé pendant huit ans l’établissement Saint-Joseph-de-Tivoli, à Bordeaux, un établissement catholique sous contrat d’association avec l’État et sous tutelle jésuite. Il a dirigé la publication d’Afin que nous portions du fruit. Missions d’une école catholique chez Bayard. Il avait déjà dirigé chez Bayard la publication d’Éduquer, c’est-à-dire ? Anthropologie chrétienne et éducation, en 2019.
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Récemment nommé aumônier national des prisons pour la Fédération protestante de France, Philippe Aurouze ne connaissait pas le milieu carcéral avant sa prise de fonction. Aujourd’hui, à chaque visite dans un établissement pénitentiaire, il ressent qu’il touche au cœur de l’expérience humaine.
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Signés au milieu du XVIIe, ces traités marquent la fin de guerres politiques et religieuses qui divisaient l’Europe depuis plusieurs décennies.
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En France, le terme de guerre de religion renvoie particulièrement à l’épisode des huguenots à la fin du XVIe siècle. Cependant, l’émergence du protestantisme et son conflit brutal avec l’Église catholique ont essaimé dans toute l’Europe, ajoutant de l’huile sur le feu d’un continent déjà sujet à de nombreuses guerres entre empires et royaumes. Pour régler cette situation, il a fallu que tout le monde accepte de s’asseoir autour d’une table pour négocier. Les traités de Westphalie, nés de cette nouvelle approche de la résolution des conflits, ont marqué l’histoire européenne à plus d’un titre.
Qu’est-ce que la guerre de Trente Ans, qui a conduit aux traités de Westphalie ?
Si les traités de Westphalie marquent un tournant majeur de la vie politique en Europe, c’est parce qu’ils mettent fin à deux conflits importants qui secouaient le continent. Le premier est la Guerre de Quatre-Vingts Ans, qui opposait depuis 1568 les Provinces-Unies, les anciens Pays-Bas, à la monarchie espagnole. Cependant, si les traités de Westphalie sont restés dans l’histoire, c’est parce qu’ils ont aussi mis fin à la guerre de Trente Ans, qui opposa de 1618 à 1648 les Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire romain germanique, soutenus par le Vatican, aux États allemands protestants nés de la Réforme entreprise par Martin Luther. Cette guerre de religion entre catholiques et protestants, qui se doubla d’un conflit politique entre les partisans de la féodalité et ceux de l’absolutisme monarchique, entraîna la mort de cinq à sept millions de personnes à travers l’Europe centrale.
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Münster et Osnabrück : quels sont les trois traités et les objectifs de Westphalie signés en 1648 ?
Après l’échec des négociations en 1644 et 1645 à Osnabrück et Münster, ces deux villes de Westphalie accueillent en 1648 les puissances impliquées dans les conflits qui déchirent l’Europe. Le lieu, déclaré zone neutre, est hautement symbolique : Munster, ville catholique, et Osnabrück, à majorité protestante, ne se trouvent qu’à une quarantaine de kilomètres l’une de l’autre. Ces congrès internationaux accueillent des représentants de tous les États européens et provinces, désireux de mettre un terme à des années de conflits sanglants. La paix de Westphalie prend la forme de trois traités. La paix de Münster est signée le 30 janvier 1648 entre les Provinces-Unies et la couronne d’Espagne, mettant fin à la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Le traité de Münster, entre le Saint-Empire romain germanique et la France, et le traité d’Osnabrück, entre le même Saint-Empire romain germanique et l’Empire de Suède protestant, sont quant à eux signés le 24 octobre 1648, et marquent la fin définitive de la guerre de Trente Ans.
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Quelles sont les conséquences des traités, de l’ordre et du système de Westphalie ?
La date des traités de Westphalie en 1648 représente un tournant sur l’échiquier européen. La reconnaissance des mouvements luthérien et calviniste entérine la légitimité du protestantisme. Les Provinces-Unies (devenues indépendantes comme la Confédération helvétique), la Suède et la France sortent gagnantes du remodelage de la carte européenne. En revanche, le Saint-Empire subit un émiettement politique et territorial, perdant des territoires comme les Trois-Évêchés de Metz, Toul et Saint-Dizier, la Haute Alsace, la Poméranie occidentale ainsi que les évêchés de Brême et du Verder. Toutefois, si la puissance des Habsbourg s’affaiblit considérablement au profit des princes des 350 États qui forment le Saint-Empire, celui-ci en ressort solidifié et unifié par l’ordre westphalien, préfigurant le modèle de l’Allemagne moderne. Politiquement parlant, les traités de Westphalie sont une étape importante dans les relations internationales : le système westphalien est considéré comme fondateur de la diplomatie européenne et de l’émergence d’États souverains liés par un droit international.
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Les travaux du futur garage solidaire, situé à Saint-Jean-de-la-Ruelle, débuteront la semaine prochaine et dureront six mois. Le Secours catholique du Loiret et Solidarauto 45, les deux associations à l’origine du projet, sont à la recherche de bénévoles.
Dans le passé, il y avait un garage solidaire dans le Loiret et il se trouvait déjà à Saint-Jean-de-la-Ruelle, mais en 2021, il dut fermer. Ce projet est donc un juste retour des choses pour la commune. Le futur garage sera installé au 14 rue Bernard-Palissy, dans un hangar où se trouve actuellement Respire, une régie de quartier qui travaille à l’insertion sociale et professionnelle. Ce bâtiment, dont les travaux de rénovation démarreront la semaine prochaine, sera partagé entre Respire et le garage solidaire, après l’ouverture de ce dernier. L’inauguration devrait avoir lieu vers la fin du premier trimestre 2025.
L’association Solidarauto, qui possède déjà un garage solidaire dans l’agglomération de Tours, ouvrira à cette occasion son deuxième site en région Centre-Val de Loire. L’organisation, née à l’initiative du Secours catholique, est « l’Emmaüs de la voiture », selon Guillaume Florenson, directeur de Solidarauto 45.
Un garage à destination des personnes dans la précarité
Ce garage solidaire aura deux fonctions principales. D’une part, récupérer des voitures issues de dons contre déduction fiscale, les remettre en état et les vendre à prix bas. D’autre part, réparer des voitures à des coûts abordables. Cependant, ces services s’adresseront uniquement à des populations précaires et tout le monde ne pourra pas en bénéficier.
Pour être éligible, il faudra soit avoir un quotient familial Caisse d’Allocations familiales (CAF) inférieur à 950 euros, soit être envoyé directement par un acteur social, comme France Travail par exemple. Selon Dominique Guy, président du Secours catholique du Loiret, la mobilité a un rôle fondamental pour favoriser le retour à l’emploi. « De nombreuses personnes ne trouvent pas de travail, car elles n’ont pas de voiture ». Il ajoute : « Il n’y avait plus de garage solidaire dans le Loiret, le Secours catholique ne pouvait pas laisser ça comme cela. »
Le maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle, Fabien Rivière Da Silva, justifie la venue du garage sur le territoire municipal : « Dans notre commune, le niveau de ressources par foyer est l’un des plus faibles du département, donc c’est un projet qui a du sens. »
Un projet à presque 500.000 euros
Les financements permettant à ce garage de voir le jour proviennent d’organismes publics à hauteur de 3/5 et du secteur privé pour le reste. Ce projet, dont le coût est évalué à presque 500.000 euros, sera financé entre autres par la Région, le Département ou encore la Métropole. « L’objectif à terme est de faire vivre le garage sans subvention », commente Guillaume Florenson.
« Les bénévoles ne vont pas mettre la main dans la mécanique », assure Guillaume Florenson. Ils seront principalement assignés à aller chercher des voitures et des pièces, à faire de l’administratif, ou encore à l’entretien du bâtiment. « Tous les profils sont acceptés, tant qu’il y a de la bonne volonté », affirme-t-il. Une vingtaine de bénévoles est recherchée.
Ces volontaires seront là également pour aider les salariés. Trois ou quatre mécaniciens professionnels seront par ailleurs embauchés, avec une majorité de mécaniciens d’expérience, pour assurer un travail de qualité.
Rencontre. Une réunion d’information, à destination de tous ceux qui souhaitent s’investir dans ce projet, aura lieu le jeudi 5 décembre à 18 heures à la salle Armand-Theuriot, rue Charles-De-Gaulle à Saint-Jean-de-la-Ruelle.
sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.
Le garage solidaire Solidarauto 45 va bientôt ouvrir ses portes à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Ce projet, porté en partenariat avec le Secours Catholique, est envisagé depuis deux ans, il se concrétise finalement. Des travaux vont débuter la semaine prochaine, pour une ouverture prévue à la fin du premier trimestre 2025.
Ce concept, l’association Solidarauto l’appelle l' »Emmaüs de la voiture », selon les mots de son directeur Guillaume Florenson : « On va récupérer des voitures par les dons des particuliers, les remettre en état et pour chaque véhicule, on va le revendre à bas prix pour aider les personnes en difficulté à trouver un moyen de mobilité. » explique-t-il, « Nous voulons vendre les voitures à un prix compris entre 2.000 et 3.000 euros et elles vont pouvoir être garanties. » En plus de la vente d’une voiture, le garage solidaire pourra également assurer l’entretien et la réparation d’un véhicule à un « tarif solidaire ».
L’association aura pour débuter « trois ou quatre » salariés mécaniciens et recherche dès à présent une vingtaine de bénévoles, pour des tâches variées. « La principale mission est de récupérer tous les dons de voiture soit en allant chez le donateur soit en nous aidant quand ils arrivent sur site » indique Guillaume Florenson, « parfois on peut avoir des tâches administratives à faire, des aides à la logistique, des pièces détachées à aller chercher chez le fournisseur du coin. Nous allons créer les tâches en fonction des bénévoles qui taperont à la porte, et ça s’adresse à absolument tout le monde, d’autant plus que nous n’imposons pas de permanence horaire. Ça peut être à la carte, toute personne est bienvenue. » Il n’y aura toutefois pas de tâche liée à la mécanique.
« La mobilité c’est l’élément qui peut faire tomber quelqu’un dans la précarité »
L’association espère récupérer au moins 300 véhicules par an (c’est ce qu’ils reçoivent chaque année dans leur garage solidaire à Tours, qui a ouvert en 2018) et dispose pour cela du garage et d’un terrain en friche de 1000 mètres carré. « Nous sommes dans la métropole d’Orléans, ce qui va nous permettre d’avoir – nous l’espérons – un vivier important de don de voitures et de rayonner après-demain dans des zones plus rurales. » précise Guillaume Florenson. « Déjà ici à Saint-Jean-de-la-Ruelle, il y a un grand nombre de personnes à aider. »
Ce garage solidaire remplace l’ancienne régie de quartier et un ancien garage solidaire qui a fermé à la fin de l’année 2021, pour la mairie, ce projet est un bol d’air frais.« Nous sommes sur l’une des communes les plus pauvres du département. La question de la mobilité est un enjeu pour trouver un travail dont les horaires sont parfois en décalé, un enjeu aussi pour déposer ou aller chercher les enfants à l’école. » indique Olivia Bellizio, adjointe en charge des solidarités, de l’animation urbaine et de l’égalité femmes/hommes à la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle. « Et à chaque fois dans les réparations, il y a la note du garagiste qui parfois peut faire basculer les personnes vers un peu plus de précarité. »
Même soulagement pour le Secours catholique du Loiret, qui aide 6.000 familles, et qui est partenaire d’un projet attendu depuis deux ans : « Car quand un de nos bénéficiaires a un problème de voiture, il ne peut parfois plus payer son loyer, son électricité. » explique Dominique Guy, président du Secours catholique dans le Loiret. « Pour nous c’est important de pouvoir structurellement prendre en compte ces dépenses de réparation ou d’entretien. La mobilité c’est un des exemples où l’on peut collectivement intervenir pour que les personnes ne tombent pas davantage, voire totalement dans cette précarité. » Pour qu’un bénéficiaire puisse toucher cette aide, il faut que son quotient familial de la CAF soit inférieur à 950 euros.
Ce garage solidaire a été financé à hauteur de 500.000 euros, somme répartie entre acteurs du privé et du public, comme le Département du Loiret, la Métropole d’Orléans ou encore la région Centre-Val de Loire.
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