Pourquoi le synode de l’Église catholique est-il déjà historique avant même d’avoir commencé

Avec un ordre du jour qui prévoit d’aborder les questions les plus taboues au sein de l’institution et un processus ouvert aux laïcs et aux femmes, le synode sur l’avenir de l’Église catholique qui s’ouvre mercredi à huis clos à Rome est inédit à de nombreux égards. Une petite révolution voulue par le pape François mais qui inquiète la frange la plus conservatrice des cardinaux.

Publicité

Avant même ses conclusions, l’événement marque un tournant dans l’histoire du catholicisme. Le pape François ouvre mercredi 4 octobre à Rome la 16e Assemblée générale ordinaire du synode des évêques, assemblée consultative créée par le pape Paul VI en 1965 pour discuter des grandes orientations de l’Église.

Ce synode, censé imaginer l’avenir de la gouvernance de la plus vieille institution du monde confrontée à une crise des vocations et à une baisse du nombre de fidèles en Occident, ne devrait toutefois ressembler à aucun autre.

Sur la forme d’abord : c’est la première fois qu’une telle assemblée est précédée d’une consultation de simples fidèles. Pendant deux ans, 1,3 milliard de catholiques ont été invités à s’exprimer sur leur vision de l’Église et des sujets de société.

« Il y a eu une volonté de la part du pape que cette consultation se fasse à partir de la base, c’est-à-dire à partir des paroisses, les plus petites unités dans l’Église. C’est quelque chose de nouveau même s’il y a eu de nombreux filtres avant que tous ces avis ne remontent », précise Christine Pedotti, essayiste et directrice de la revue Témoignage chrétien, classée à gauche.

Mais ce synode se distingue surtout par le profil inédit des 464 participants, dont 365 ayant le droit de vote, qui se réuniront chaque jour pendant quatre semaines. Parmi eux, 96 ne sont pas des évêques. Mieux, 54 sont des femmes : une petite révolution au sein de l’Église où le synode est traditionnellement dominé par la figure masculine de l’évêque.

À voir aussiÉglise catholique : des femmes pourront voter à la prochaine assemblée des évêques

« C’est presque une contradiction dans les termes, puisque, du point de vue du droit canonique, le synode, c’est une réunion d’évêques. Et voilà qu’y participent des gens qui ne sont pas clercs et même des femmes », note Christine Pedotti. « C’est quasiment miraculeux et cela bouleverse totalement les usages, puisqu’il y avait a priori un privilège absolu pour que la gouvernance dans l’Église catholique revienne exclusivement à des hommes célibataires et clercs. »

Les conservateurs font de la résistance

Cette démarche innovante initiée par le pape François n’a pas tardé à susciter le malaise chez un certain nombre de conservateurs, qui s’inquiètent d’une dilution de leurs prérogatives et d’un affaiblissement de l’institution.

« Au sein des évêques, il y a une culture ecclésiastique. Avec les laïcs, elle ne fonctionnera plus : ils ne vont pas se contenter de bonnes paroles, il y aura une exigence sur la procédure, la volonté de changement, l’efficacité », assure un observateur avisé du Saint-Siège auprès de l’AFP.

Outre la volonté d’instaurer un fonctionnement moins pyramidal, le pape François a souhaité que le synode aborde une multitude de sujets sensibles voire tabous remontés par les fidèles : les violences sexuelles, les prêtres mariés ou encore la question de l’accueil des personnes divorcées ou homosexuelles.

À lire aussiViolences sexuelles : l’Église lance une carte d’identité numérique pour rassurer ses fidèles

« Dans le synode, il n’y a pas de place pour l’idéologie », avait mis en garde François début septembre alors que le Saint-Siège ne cesse d’insister sur l’importance du dialogue et l’importance du « marcher ensemble ».

Mais là encore, la frange la plus conservatrice de l’Église fait de la résistance. Cinq cardinaux ont ainsi publiquement demandé lundi au pape François de réaffirmer la doctrine catholique au sujet des couples gays et de l’ordination des femmes.

En juillet, ces cardinaux avaient déjà publié une liste de « dubia » (« doutes », en latin, soit une série de questions posées formellement au pape, selon le droit canon), auxquelles le pape avait répondu.

N’étant pas satisfaits de cette réponse, les signataires ont publié une lettre ouverte aux catholiques. Ils y expliquent, « devant la gravité de la matière », avoir le « devoir d’informer » les fidèles « afin qu’[ils] ne soient pas sujets à la confusion, à l’erreur et au découragement ».

Lundi, le Vatican a renvoyé vers la réponse où le pape affirmait que la « révélation divine » est « immuable », tout en affirmant que l’Église a « besoin de grandir dans sa compréhension ».

Les limites d’une « révolution »

Si ce synode représente un effort sans précédent pour imaginer une Église plus ouverte et dotée d’une gouvernance moins verticale, le processus de décision reste en réalité largement aux mains des clercs.

Ainsi, la synthèse de la grande consultation des fidèles voulue par le souverain pontife a été rédigée par des évêques. Ces derniers resteront aussi très majoritaires au sein de cette assemblée romaine malgré la présence inédite de femmes et de laïcs. Enfin, les conclusions du synode n’ont aucune valeur contraignante. Au final, c’est bien le pape François qui aura le dernier mot.

« Le Synode sur l’Amazonie [en 2019] avait par exemple demandé de façon très explicite qu’on envisage l’ordination d’hommes mariés. Certains ont alors pensé que le pape allait franchir le Rubicon. Finalement, il ne l’a pas fait », rappelle Christine Pedotti.

Enfin, cette version moderne et « démocratique » du synode pourra-t-elle survivre au pontificat de François ? « On a mis le doigt dans un engrenage, le prochain synode ne pourra plus reculer », juge l’observateur du Saint-Siège cité plus haut. « En ce sens, François fait bouger les lignes, c’est pourquoi beaucoup ont peur. »

« Le problème, c’est que ces évolutions ne sont pas inscrites dans le marbre », estime de son côté la directrice de Témoignage chrétien. « Or, la société catholique est une société d’origine romaine dans lequel le juridisme prévaut. »

À lire aussiVatican : pourquoi les rumeurs d’une abdication du pape François vont bon train

Après la tenue de cette assemblée, une deuxième session aura lieu en octobre 2024, à la suite de laquelle le pape pourrait éventuellement prendre en compte les conclusions de ces travaux dans un document officiel.

En attendant, peu d’informations devraient filtrer sur le contenu des discussions qui se dérouleront à huis clos à Rome. Le Vatican a d’ores et déjà annoncé qu’il limiterait la communication jusqu’à la fin de l’événement, prévue le 29 octobre.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Éditorial – Église catholique: Un synode, et après?


Un synode, et après?

«Il est temps pour l’Église catholique de prendre ses responsabilités, de rompre l’omerta et de faire face à ses démons.»

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Le statut des écoles conventionnées catholiques et des enseignants y prestant en RDC

Par Me ESHIMATA NGIMBI Kevin, Avocat

Dans son homélie de dimanche 4 octobre 2020, le Cardinal Fridolin Ambongo a déclaré que : « Désormais, tout enseignant de l’école primaire à l’école conventionnée catholique doit être un fidèle catholique, qui pratique la foi de cette religion.  Cette décision, poursuit-il, va impacter positivement sur la Foi catholique et va préserver les valeurs et l’image de marque des écoles catholiques ».

Il motive cette décision par le fait, ajoute-t-il, qu’à l’école primaire, la catéchèse figure dans le programme scolaire de toutes les écoles catholiques de la République démocratique du Congo.  

Cette décision a provoqué des réactions diverses et suscitent quelques interrogations particulièrement en rapport avec les écoles conventionnées catholiques.  Les catholiques forment le plus grand réseau des écoles du pays. A ce jour, il existe plus de 560 écoles conventionnées catholiques (70,7%) qui sont mécanisées officiellement. 

La plus grande préoccupation qu’on doit prendre en compte dans l’analyse de cette actualité c’est le statut des écoles catholiques conventionnées et des agents qui y prestent.

Les écoles créées par des personnes morales ou par des confessions religieuses et subsidiées par l’Etat avaient signé, le 26.02.1977, une convention de gestion des écoles nationales avec le gouvernement par laquelle elles seront dorénavant sous le régime des écoles publiques conventionnées, soit catholiques, protestantes, kimbanguistes, islamistes, salutistes ou de la Fraternité tandis que les écoles créées et gérées directement par l’Etat sont dénommées écoles publiques non conventionnées ou officielles.  

Les réseaux conventionnés et non conventionnés (écoles publiques) sont, en principe, traités sur le même pied car régis par les mêmes textes et jouissant des mêmes avantages. La convention apparaît ici comme un mode de gestion de services publics mieux *un mode de privatisation de gestion d’un service public* de l’État.

Le service reste néanmoins soumis aux principes de neutralité, continuité, égalité, l’égalité, (…) conformément à l’article 6 de la loi n°16/001 du 03 mai 2016 relative aux services publics.

Les enseignants de ces écoles sont des agents de carrières de la fonction publique spéciale (article 209 de la loi-cadre n°14/004 relative à l’enseignement national) leur recrutement est encadré par l’article 13 de la Constitution qui prohibe toutes formes de discrimination.

Les principes structuraux relatifs à l’accès à l’enseignement national sont fixés aux articles 43, 44 et 45 de la Constitution. Le constituant prohibe ainsi toutes formes de discriminations.

Enfin, il faut noter que c’est à l’État que revient le pouvoir de définir et d’établir le programme de l’enseignement national celui-ci doit donc tenir compte du principe de la laïcité consacré à l’article 1er de la Constitution.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

RDC: au Kasaï, 11 églises catholiques et un projet piloté par des religieux catholiques ont fait l’objet d’actes délibérés de profanation

Des dizaines de jeunes ont caillassé dimanche l’archevêché de Kinshasa, et dans le Kasaï 12 édifices catholiques ont été attaqués, 48 heures après des divergences sur le choix du président de la Commission électorale de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources religieuses.

Ce « dimanche 1er aout, un groupe des personnes non identifiées s’est présenté à l’archevêché de Kinshasa et à la résidence du cardinal Fridolin Ambongo, scandant des chants et propos désobligeants et (commettant) des actes de dégradation », a écrit dans un communiqué l’abbé Georges Njila, chancelier de l’archidiocèse de Kinshasa.

« Nous désapprouvons fermement (ces actes) ainsi que leurs conséquences », et invitons tous les fidèles catholiques à rester extrêmement vigilants », a-t-il ajouté.

Au Kasaï 11 églises catholiques et un projet piloté par des religieux catholiques ont fait l’objet d' »actes délibérés de profanation, des actes ignobles et particulièrement révoltants », a écrit Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda, évêque de Mbujimayi (Kasaï-Oriental, centre).

Ces lieux de cultes ont subi « une profanation progressive et systématique », dont les auteurs ont emporté « des tabernacles, vases sacrées, pierres et nappes d’autel, ciboires, meubles et statues du sacré-cœur de Jésus et de la Vierge Marie », a expliqué le prélat.

« Nous condamnons fermement ces actes contre les édifices de l’église catholiques à Mbujimayi et à Kinshasa même si nous contestons la position des dirigeants catholiques à commencer par le cardinal Ambongo », a déclaré Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel, UDPS. 

« Personne ne peut profiter de la situation politique actuelle, de la position des responsables de l’Église catholique pour s’en prendre à leurs édifices », a-t-il ajouté.

Originaire du Kasaï, le président Félix Tshisekedi avait fait le plein des voix à la présidentielle de décembre 2018.

Vendredi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont refusé d’avaliser le choix porté par six autres confessions religieux sur un candidat président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’acteur central dans l’organisation des élections en RDC.

La loi reconnaît à huit confessions religieuses la prérogative de proposer le président de la Céni.

L’influente Église catholique revendique parmi ses fidèles 40% de la population congolaise.

ACTUALITE.CD avec AFP

                

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Le dialogue entre catholiques et athées

 » Il est bien fâcheux que l’Eglise, qui a compris et assimilé tant de choses, n’ait pas su absorber les incrédules, grands promoteurs et confesseurs de l’esprit.  » Ces lignes de Paul Valéry datent d’une époque où l’Eglise romaine, enfermée dans un superbe isolement, et avant tout soucieuse d’anticommunisme, loin de préconiser les contacts avec les athées, avait plutôt tendance à condamner les pionniers.

A la faveur du pontificat de Jean XXIII et de la prise en considération des religions non catholiques, puis non chrétiennes, le climat a singulièrement changé. Débordant le cadre de l’œcuménisme traditionnel, Paul VI franchissait audacieusement un pas de plus en créant, à Rome, en avril 1965, un secrétariat spécial pour les non-croyants, qu’il intégrait à la curie.

Pendant deux ans environ, ce nouvel organisme assez mal vu des milieux catholiques traditionnels, est resté en veilleuse. Il cherchait sa voie, difficile entre toutes, au sein d’une confession assurée de détenir seule la vérité et qui faisait naguère encore du prosélytisme une quasi-obligation. Or voici qu’aujourd’hui, dans le prolongement de l’encyclique de Paul VI  » Ecclesiam suam  » (août 1964), paraît une véritable  » charte  » du dialogue avec les athées, où il est clairement spécifié que le but fondamental de ces contacts n’est pas la conversion. Le document conciliaire sur la liberté religieuse a confirmé les catholiques dans l’idée qu’il convient, en toute occasion, de respecter les opinions d’autrui et de n’exercer aucune pression indiscrète sur les consciences.

Dans le dialogue entre croyants et incroyants, chacun n’a-t-il pas à apporter quelque chose de positif à l’autre ? C’est ainsi que  » la foi de l’incroyant  » comporte tout autant que celle du croyant une part de mystère inexplorable, certes, mais que les interlocuteurs ont le plus grand intérêt à cerner et à approfondir. On trouve des idées de cet ordre dans la charte commentée mardi, à Rome, par le cardinal Kœnig, président du secrétariat pour les non-croyants, bien qu’il continue à assumer sur place ses fonctions d’archevêque de Vienne.

Il vous reste 32.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Sariya Islam, ex-catholique, Inde

Sariya_Islam_001.jpgMon histoire
commence en 1979, lorsque Dieu me fit naître dans une famille très religieuse.  Avant
notre conversion à l’islam, nous étions de fervents catholiques.  Ma famille
était assez à l’aise et très active au sein de l’église et de la paroisse.  Et
nous avons, aujourd’hui encore, quelques prêtres, sœurs et missionnaires parmi
les membres de notre famille élargie (mon grand-père a même érigé une église
dans l’état du Kerala, d’où nous venons).  Ils tentent toujours de nous ramener
au christianisme, mais nous avons appris à composer avec eux.  Quand nous
étions encore chrétiens, nous étions égarés, mais nous aimions profondément
notre Créateur et nous nous efforcions d’êtres de bonnes personnes.  Nous étions
très pieux et ma mère l’était plus que nous tous.  Le prêtre de notre paroisse
la montrait d’ailleurs en exemple aux autres paroissiens.  Elle lisait
régulièrement la Bible et pratiquait sa religion avec ferveur.

Puis, le vent tourna.  Ma mère vécut quelques
expériences spirituelles qui lui inspirèrent de l’insatisfaction avec sa
religion.  Elle se tourna vers la Bible dans l’espoir d’y trouver des réponses,
mais cela ne fit que l’éloigner davantage.  Durant cette période trouble de sa
vie spirituelle, un avocat nommé Ibrahim Khan travaillait avec mes parents en
tant que conseiller légal.  Cela ne devait durer qu’un temps, car il remplaçait
leur conseiller habituel, qui était en vacances.  D’une manière ou d’une autre,
ils finirent par parler de religion et cet homme, qui était musulman
pratiquant, leur parla d’islam.  Ma mère fut si impressionnée qu’elle embrassa
l’islam en l’espace de quelques semaines.  À l’époque, j’avais environ 13 ans.

J’étais l’aînée de la famille et
je me souviens de la confusion qu’apporta cette conversion au sein de notre
famille.  Mes parents se séparèrent parce que ma mère considérait qu’elle ne
pouvait plus rester mariée à un non-musulman.  Je me souviens avoir alors
détesté l’islam, que je tenais pour responsable de l’éclatement de ma famille.  Mon
père quitta la maison.  Je trouvais que tout ce que les médias disaient de
négatif, sur l’islam, était vrai.  Mais, étrangement, j’aimais entendre l’adhan
(appel à la prière).  Je détestais l’islam et il m’apparaissait évident que
jamais je ne pourrais être musulmane.  Malgré tout, j’éprouvais un très profond
respect et énormément d’amour pour ma mère.  Mais j’avais de la difficulté à
comprendre pourquoi elle nous faisait endurer tout cela.  Puis, j’en vins à
vouloir comprendre ce qui l’avait attirée vers l’islam, une religion médiévale,
elle, une femme éduquée et cultivée.  Je finis par lui poser la question et sa
seule réponse fut : « Lis la Bible une page après l’autre ».

C’est alors que j’entamai une longue quête spirituelle. 
J’étais encore jeune, mais Dieu m’avait donné suffisamment de maturité pour que
j’arrive à comprendre clairement ce que je lisais.  Je découvris de très
nombreuses contradictions et erreurs, dans la Bible.  J’y trouvai mentionnées
des choses qu’aucun chrétien ne met en pratique.  J’y trouvai de nombreux
illogismes, des pactes rompus, des passages qui semblaient faire référence au
prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). 
Mais j’étais très têtue et je refusais de voir la vérité en face.  Je continuai
d’étudier le christianisme, puis les religions comparées.  Mais j’évitais
soigneusement l’islam.  Vers cette époque, ma mère m’envoya une lettre qui
contenait, entre autres, la traduction et la translitération de la sourate
al-ikhlas (112) et cette sourate devint une obsession, pour moi.  Je la lisais
et la récitais plusieurs fois par jour, encore et encore.  C’était comme un tasbih,
pour moi.  Puis, quand j’eus fait tout le tour et que plus aucune écriture
religieuse ne m’apporta satisfaction, je me décidai à lire le Coran.  Et je fus
totalement soufflée!  C’était là la vérité que j’avais tant cherchée!  Là se trouvaient les réponses à toutes mes questions!  Je
sus dès lors que j’avais trouvé ma voie. Cela m’avait pris deux ans d’étude,
mais j’étais reconnaissante.  J’avais alors 15 ans ou peut-être un peu plus.

Je finis par me convertir… à l’aéroport de Mumbai!  Je
m’y étais rendue pour aller chercher ma mère et je voulais qu’elle soit témoin
de ma profession de foi.  Elle me confia, plus tard, qu’elle avait prié Dieu de
me guider, afin que lorsque tous seraient contre elle, qu’elle ait au moins le
soutien de sa fille aînée.  Et Dieu avait exaucé sa prière.  Allahou Akbar.

Mon frère et ma sœur étaient encore assez jeunes et, par
imitation de leur grande sœur, ils acceptèrent l’islam.  Nous dûmes déménager à
Mumbai, car nous craignions que des gens tentent de nous diviser, i.e. nous,
les trois enfants, et ma mère.  Nous savions que dans le Kerala, nous
n’arriverions jamais à pratiquer notre religion ouvertement.  Mumbai était
notre seule option et notre décision d’y déménager s’avéra la bonne.  Les
musulmans que nous y rencontrâmes nous accueillirent à bras ouverts.  Nous
apprîmes l’arabe, complétâmes nos études et possédons maintenant notre propre
maison, alhamdoulillah.  Mon père revint vers nous, mais malheureusement,
décida de demeurer catholique.  Cela ne nous empêche pas de l’aimer et nous le
consultons régulièrement lorsque nous avons des décisions à prendre.  Il
apprend l’islam petit à petit et démontre un très grand respect pour notre
religion et sa pratique dans la vie courante.  Il est notre soutien et, même s’il
n’est pas musulman, il nous élève sans s’ingérer dans notre vie spirituelle,
nous protégeant à tout moment, un peu comme Abou Talib, l’oncle du Prophète
(que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Le reste de ma
famille élargie est toujours farouchement opposée à l’islam, bien qu’ils se
soient rendus à l’évidence que nous serions toujours musulmans, incha’Allah. 
Il nous arrive encore de recevoir des lettres nous invitant à revenir vers le
christianisme, mais elles se font de plus en plus rares.

Récemment, nous sommes retournés dans le Kerala pour
rendre visite à mes grands-parents et cela nous fit plaisir de retrouver cet
endroit familier.  Nous étions forts de notre foi en l’islam et nous étions
soutenus par Dieu tout au long de notre voyage.  Qui sait, peut-être un jour
nous sera-t-il possible d’y établir une petite mosquée et un centre islamique,
incha’Allah.

Nous sommes maintenant musulmans depuis dix ans, mais
nous avons parfois l’impression d’avoir toujours été musulmans.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Peut-on arrêter le financement public de l’Église catholique

Jean-François Husson, maître de conférences à l’ULiège et coordinateur de l’ORACLE (Observatoire des Relations Administratives entre les Cultes, la Laïcité organisée et L’Etat), nous détaille la répartition des subsides en fonction de leur provenance :  » Les interventions du fédéral au culte catholique s’élèvent à 75 millions d’euros. Ce sont les traitements, à savoir les salaires et les pensions des ministres du culte. C’est-à-dire les curés, les évêques, doyens, etc. L’autre provenance principale est locale. Ce sont les interventions des communes, des provinces et des régions pour la couverture des fabriques d’église. Au total, ce sont 126 millions réservés à la gestion des lieux du culte catholique. « 

Jean-François Husson nous spécifie les postes de dépenses de ce financement au niveau local : « Il ne s’agit pas de traitements. Cela couvre par exemple les travaux d’entretien, les emprunts de ceux-ci, les assurances, le chauffage, etc. Tout ce qui a attrait à la logistique, le fonctionnement du culte. C’est-à-dire avoir des bâtiments qui sont dans un état qui permet l’exercice digne du culte. Mais aussi, tout ce qui est indispensable au culte comme les hosties, l’encens, etc. A noter que 6,4 millions d’euros couvrent les dépenses des aumôneries. Il s’agit des services du culte assurés dans les prisons, les hôpitaux, à l’armée, etc.« 

Outre ces financements publics, l’Eglise a également des ressources propres. Parmi celles-ci, elle dispose d’un patrimoine immobilier important. L’Église a reçu et reçoit encore également des dons et des legs. C’est sans compter sur le produit des collectes dominicales, et de l’argent obtenu lors de certains événements.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Cinéma Pathé Orléans – 4DX: Films en avant-première

Lorsqu’une météorite magique s’écrase sur Aventureville, elle donne à la Pat’ Patrouille des pouvoirs, les transformant en Super Patrouille ! Pour Stella, la plus petite membre de l’équipe, avoir des pouvoirs est un rêve qui devient réalité. Mais les choses dégénèrent lorsque Monsieur Hellinger, l’ennemi juré de nos amis, s’évade de …

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Peut-on arrêté le financement public de l’Église catholique

Jean-François Husson, maître de conférences à l’ULiège et coordinateur de l’ORACLE (Observatoire des Relations Administratives entre les Cultes, la Laïcité organisée et L’Etat), nous détaille la répartition des subsides en fonction de leur provenance :  » Les interventions du fédéral au culte catholique s’élèvent à 75 millions d’euros. Ce sont les traitements, à savoir les salaires et les pensions des ministres du culte. C’est-à-dire les curés, les évêques, doyens, etc. L’autre provenance principale est locale. Ce sont les interventions des communes, des provinces et des régions pour la couverture des fabriques d’église. Au total, ce sont 126 millions réservés à la gestion des lieux du culte catholique. « 

Jean-François Husson nous spécifie les postes de dépenses de ce financement au niveau local : « Il ne s’agit pas de traitements. Cela couvre par exemple les travaux d’entretien, les emprunts de ceux-ci, les assurances, le chauffage, etc. Tout ce qui a attrait à la logistique, le fonctionnement du culte. C’est-à-dire avoir des bâtiments qui sont dans un état qui permet l’exercice digne du culte. Mais aussi, tout ce qui est indispensable au culte comme les hosties, l’encens, etc. A noter que 6,4 millions d’euros couvrent les dépenses des aumôneries. Il s’agit des services du culte assurés dans les prisons, les hôpitaux, à l’armée, etc.« 

Outre ces financements publics, l’Eglise a également des ressources propres. Parmi celles-ci, elle dispose d’un patrimoine immobilier important. L’Église a reçu et reçoit encore également des dons et des legs. C’est sans compter sur le produit des collectes dominicales, et de l’argent obtenu lors de certains événements.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

IVG: « Nous sommes dans une société qui n’est pas suffisamment du côté de la vie », selon l’Eglise catholique

Il y une situation dans laquelle l’avortement n’est pas condamné par l’église catholique. Expliquez-nous.

Il y a effectivement une seule situation où l’avortement est légitime moralement, c’est lorsque la vie de la mère est en danger. Cela se produit par exemple lorsqu’il y a une incompatibilité mère fœtus. D’un point de vue éthique, s’applique alors « la loi du plus grand bien » ou « du moindre mal ». Il faut choisir entre un mal et un autre mal, la mort de l’enfant ou celle de la mère. On choisit un plus grand bien: on considère que la mère peut encore donner naissance, qu’elle a la responsabilité d’une famille, qu’elle a un mari ou d’autres enfants.

Pour l’Église que représente l’embryon?

L’Église dit que l’embryon est une personne humaine. A ce titre, il a tous les droits de la personne humaine. Selon elle, il y a là un vrai problème éthique. De plus, le nombre massif d’IVG, qui sont autant d’enfreintes à la règle « Tu ne tueras pas », marque dans la société quelque chose qui est lié à la mort. L’Église catholique veut défendre la culture de la vie.

Plus de 200.000 avortements, cela veut dire que nous sommes une société qui n’est pas suffisamment du côté de la vie.

Pourquoi selon vous le nombre d’avortements en France tend-il à stagner ou à augmenter?

Ce qui me semble important, c’est que les femmes soient écoutées, informées, respectées, libérées de contraintes en leur offrant des solutions quelle que soit leur décision à terme. Cela doit être une décision libre et en conscience. Je conviens que parfois il y a des situations d’urgence. Or, les structures qui permettent l’écoute, l’information et l’accompagnement des personnes sont insuffisantes. 

Un autre facteur selon moi, c’est la faiblesse et le manque de pertinence de l’éducation à la sexualité et à l’affectivité. On peut parler aussi d’un manque d’éducation au consentement, face à la représentation « pornographique » de la sexualité. Je pense que nous ne sommes pas bons en France.

Vous parlez également de drame politique, que voulez-vous dire par là?

Je voudrais citer Simone Veil, dans son discours de présentation aux députés qui permettra l’IVG. Elle disait: « L’avortement est un drame et cela restera toujours un drame ». Donc nous avons un drame humain, car je n’ai jamais rencontré de femmes qui ont avorté de gaieté de cœur et qui n’ait pas subi de conséquences douloureuses psychiques, physiques, morales, spirituelles…

C’est un drame politique, car comment se fait-il que le nombre d’avortements n’ait pas baissé depuis des décennies et que nous soyons toujours entre 220 et 235.000 IVG par an? C’est considérable. 

Comment se fait-il que l’on cherche toujours à augmenter les capacités de la loi sans s’interroger sur une forme d’échec de la loi? Cette loi était prévue pour les situations d’exception. Je cite encore Mme Veil dans son discours de présentation: « Si le projet qui vous ai présenté tient compte de la situation de fait existante (un grand nombre d’avortements clandestins, ndlr), s’il admet la possibilité d’une IVG, c’est pour le contrôler et autant que possible en dissuader la femme ». Mme Veil avec laquelle j’ai pu en parler, considérait qu’il y avait là un gros problème. En France, nous devrions arriver à ce que l’avortement devienne une situation d’exception.

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

SAINTE-MARIE-ORLEANS
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.