Secours catholique Nord-Cambrai : la pauvreté s’aggrave et se féminise

La pauvreté s’aggrave en France et elle touche en premier les femmes. C’est en substance ce que montre le dernier rapport du Secours catholique.

La tendance nationale se confirme sur le secteur de la délégation Nord-Cambrai (Cambrai, Arras, Valenciennes, Avesnes). « 82,8 % des personnes rencontrées par nos bénévoles en 2022, l’étaient pour la première fois, explique Patrice Collier, président de la délégation Nord-Cambrai du Secours catholique – Caritas France. Ce qui confirme une dégradation de notre système social. »

Une partie des bénévoles de l’antenne cambrésienne.Une partie des bénévoles de l’antenne cambrésienne.
Une partie des bénévoles de l’antenne cambrésienne.

Tous les indicateurs sont en berne : la situation des personnes au chômage se dégrade, avoir un emploi ne suffit plus à s’en sortir surtout dans les emplois précaires, le niveau de vie médian des personnes accueillies au Secours catholique est en baisse…

28,4 % de mères isolées

Ce sont surtout les femmes qui sont touchées de plein fouet par la conjoncture et l’inflation. Elles représentent la majorité des personnes accueillies par la délégation Nord-Cambrai : 28,4 % de mères isolées et 24,1 % de femmes seules contre 4,4 % de pères isolés et 19,9 % d’hommes seuls (la part des couples avec et sans enfant étant respectivement de 17,2 % et 6,1 %). L’inflation n’est pas l’unique cause de précarité chez les femmes, « c’est aussi lié aux aléas de la vie. Lors d’une séparation, elles ont souvent la garde des enfants. Cependant, comme elles doivent les élever, elles n’ont souvent pas d’emploi, donc pas de garantie et pas de retraite. En plus, les pères ne paient pas toujours le loyer, ne versent pas toujours la pension… Et même si elles travaillent, les femmes sont moins bien payées que les hommes. »

Notre job, n’est pas d’entretenir les personnes dans la précarité. C’est de les accompagner pour les faire sortir de la pauvreté.

Une écoute, un accompagnement

L’an dernier, la délégation Nord-Cambrai a attribué 268 700 euros d’aide financière au public accueilli, soit 60 340 euros de plus par rapport à 2021. Des aides qui proviennent uniquement de donateurs et qui là aussi, ont tendance à plafonner.

Des aides qui vont d’abord aux impayés de loyers et factures (énergie, eau), puis pour l’alimentaire. « Mais la première demande que font les personnes qui viennent aux permanences d’accueil, ce n’est pas de l’argent, c’est une écoute, un accueil, d’être pris en considération, et des conseils et un accompagnement » ; elles sont 74,7 % à exprimer ces besoins entre autres pour des démarches administratives surtout avec le passage au tout numérique. «  Notre job, n’est pas d’entretenir les personnes dans la précarité. C’est de les accompagner pour les faire sortir de la pauvreté ».

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Pauvreté : « La demande n’a jamais été si grande », déplore le Secours catholique, à Saint-Brieuc

« La pauvreté ne recule pas, bien au contraire », déplore ce jeudi à Saint-Brieuc la déléguée du Secours catholique pour les Côtes-d’Armor. « Des chiffres qui confirment le ressenti des bénévoles, dans les antennes, au quotidien », ajoute Clémence Chicaud.

« La demande n’a jamais été si grande. Et cela nous inquiète d’autant que les autres acteurs (du caritatif) connaissent les mêmes tendances. Mais quand les Restos durcissent leurs critères, cette demande se reporte en partie sur nous et nous n’avons pas la logistique pour y répondre », ajoute la déléguée.

Appel aux bénévoles et aux dons

Autre chiffre saillant de l’étude, au niveau départemental : les problèmes de mobilité. Microcrédits pour acheter des voitures, effectuer des réparations, mais aussi tickets de bus : la demande, là encore, ne cesse de croître.

« Nous lançons aussi un appel aux bénévoles. Et aux dons », ajoute Clémence Chicaud. « On peut venir avec ses capacités, ses savoir-faire. Cela permet souvent de proposer de nouvelles activités dans les antennes », détaille la déléguée. Une campagne de collecte de dons sera par ailleurs lancée dans les paroisses, ce week-end. Et, au-delà, le Secours catholique continuera de marquer sa présence sur le terrain, comme sur les marchés, dans l’ensemble du département.

Contact

Délégation des Côtes-d’Armor du Secours catholique, 37 bis, rue Coquelin, à Saint-Brieuc, par tél. 02 96 33 40 73 ou dans l’antenne la plus proche. La liste est à retrouver sur le site cotesdarmor.secours-catholique.org

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Les habitants les plus pauvres des Alpes-Maritimes vivent avec 18 euros par jour selon un rapport du Secours catholique

Chaque année, l’association fait une photographie de la pauvreté dans le pays. Et pour l’année 2022, elle pointe une aggravation de la situation. Les premières victimes en sont les femmes, et surtout les femmes avec enfants.

« Une fois qu’on a payé les factures, le loyer, la nourriture, bref ce qui est important, on n’a plus de quoi faire les extras qu’on pouvait faire avant. La vie, ce n’est pas que travailler avec cinq semaines de congés par an, travailler le reste de l’année et ne rien pouvoir faire à côté, travailler jusqu’à la retraite, ne pas avoir profité ! »

Ces propos sont ceux d’une mère de famille. Mariée avec deux enfants, salariée, elle fait des achats à Cannes, dans une boutique solidaire du Secours catholique. Et cette boutique ne désemplit pas. Avec une inflation de près de 8%, des prix de l’alimentation et de l’énergie qui grimpent de mois en mois, le niveau de vie a forcément baissé.

La misère est-elle plus douce au soleil ? Pas sûr. Car chiffres à l’appui, il s’avère que 18 euros par jour pour les plus démunis dans les Alpes-Maritimes, c’est moins que la moitié du seuil de pauvreté en France.

Un seuil mis régulièrement à jour par l’Insee sur la base des revenus des Français. Il s’élève à 1 158 euros par mois pour une personne seule. Dans le pays en 2021, 9,1 millions de personnes vivaient au‑dessous de ce seuil de pauvreté monétaire. 

Le rapport  « Etat de la pauvreté 2023 » du Secours catholique pointe une aggravation de la situation par rapport aux années passées pour les ménages.

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Et ce sont les femmes célibataires ou séparées avec enfants qui sont les plus touchées. Elles représentent dans les Alpes-Maritimes 60 % des bénéficiaires.

À Cannes par exemple, la proportion de mères isolées a été multipliée par trois en 10 ans.  

En 1989, les femmes représentaient 51 % des adultes rencontrés par le Secours catholique. En 2022, cette part est de 57,5 % – et même de 60 % des adultes de nationalité française.

Rapport de la pauvreté 2023 du Secours catholique

Pour  Karine Dziwulski, déléguée départementale 06 du Secours catholique, rien d’étonnant à ce constat. « Les femmes sont obligées de travailler quand elles sont seules, ce sont souvent des emplois précaires, car elles ne peuvent pas assumer un plein-temps, elles tombent dans des jobs peu rémunérés et cette situation les suivra jusqu’à la retraite. Car on sait bien qu’avec une carrière hachée, des emplois précaires, on a une retraite de moindre importance« . 

Et le constat est encore pire pour les étrangères sans papiers et sans travail. Le risque, c’est de finir dans la rue. Karine Dziwulski met aussi en avant le coût du logement dans les Alpes-Maritimes, qui accroît forcément la précarisation.

Pour protéger les plus vulnérables, le Secours catholique appelle notre société à un sursaut humanitaire. Elle rappelle que sur un million de personnes accompagnées par l’association en France, il y a 475 000 enfants.

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Secours Catholique : la Loire-Atlantique souffre d’une « féminisation de la pauvreté »

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Voilà maintenant 30 ans que le Secours Catholique publie chaque année un rapport sur « l’état de la pauvreté ».

Le rapport de 2023 révèle qu’en Loire-Atlantique, les femmes isolées et les mères célibataires sont  les principales victimes de la précarité.

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« Ça me donne la force de survivre ».

En Loire-Atlantique, « les femmes sont en première ligne », insiste Corinne Huchet, présidente départementale de l’association. 

Elles représentent en effet la part la plus importante de personnes accueillies par le Secours Catholique : 52,5%. La moyenne nationale, à titre de comparaison, est de 46,6%. Amélie Germain, déléguée du Secours Catholique parle même de « féminisation de la pauvreté ».

Dany, bénévole dans l’association, est une de ces femmes. « J’ai commencé à connaitre la précarité en 1980. À l’époque il n’y avait pas toutes les aides qu’il y a aujourd’hui. J’avais un bon alimentaire de 20 francs », se souvient-elle. Mère isolée, elle a dû se débrouiller seule avec son fils Nicolas.

Aujourd’hui, sa situation est toujours compliqué : Dany ne touche qu’une petite retraite, environ 960 € et une fois par mois, elle reçoit un colis alimentaire. Non véhiculée, et vivant à la campagne, elle doit compter sur un réseau de chauffeurs solidaires pour se déplacer.

Le bénévolat auprès du Secours Catholique est pour elle un moyen d’aider les autres : « Ça me donne la force de survivre ».

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De plus en plus de jeunes

Les jeunes, âgés de 25 à 49 ans, sont aussi de plus en plus nombreux à être accueillis par le Secours Catholique : 64,7% en 2023 contre 61% en 2017. Une grande majorité de ces personnes sont françaises.

Le Secours Catholique agit principalement pour rompre l’isolement des personnes et fournit une aide financière, principalement dans le domaine alimentaire mais aussi pour les dépenses d’énergie et d’eau ainsi que les transports. Plus de 257 000 € ont été alloués en Loire-Atlantique cette année selon les responsables de l’association.

Dans le département, il existe 36 équipes locales dédiées à aider les personnes en situation de précarité. « Nous accueillons tout le monde sans distinction et sans jugement », assure Nolwenn Gavrel, assistante de délégation du Secours Catholique de Loire-Atlantique.

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Les candidatures sont ouvertes pour figurer Jeanne d’Arc aux Fêtes Johanniques d’Orléans en 2024

Les jeunes filles aspirant à figurer Jeanne d’Arc en 2024, aux 595èmes Fêtes Johanniques d’Orléans, peuvent désormais déposer leurs dossiers. Les candidatures sont ouvertes depuis ce mercredi 15 novembre et jusqu’au 31 décembre prochain.

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« Cette jeune fille sera aux yeux des Orléanais et de leurs hôtes, la représentation de Jeanne d’Arc et de ses valeurs » déclare l’association Orléans Jeanne d’Arc, qui rappelle que la candidate retenue doit s’engager à effectuer plusieurs pèlerinages : sur les lieux johanniques tels que Domrély, Vaucouleurs, Reims, mais aussi à Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire) et à Chinon. Elle devra aussi suivre des cours d’équitation pour être à l’aise notamment lors des défilés dans les rues d’Orléans.

Les candidates doivent être lycéennes à Orléans, engagées « dans une ou plusieurs associations au service d’autrui » et être de religion catholique. Elles doivent également résider depuis au moins dix ans à Orléans ou dans une commune voisine (Ardon, Fleury-les-Aubrais, Olivet, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Semoy ou Saran)

Un comité composé de membres de l’association Orléans Jeanne d’Arc, d’autorités civiles, religieuses et militaires, désignera celle qui succédera à la Jeanne d’Arc 2023, Clairvie Quesne. Jeanne d’Arc 2024 sera présentée en février prochain.

Le public attend le passage du crtège commémoratif clôturant les fêtes de Jeanne d'Arc 2023
Le public attend le passage du crtège commémoratif clôturant les fêtes de Jeanne d’Arc 2023 © Radio FranceCamille Huppenoire

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Sourdeval. Le Secours Catholique fêtera Noël à la Boutique solidaire


Vie associative. Le samedi 16 décembre de 14h à 16h30, le Secours Catholique fêtera Noël à la Boutique solidaire, 19 rue Commandant Clouard à Sourdeval.

Publié le 09/11/2023 à 12h30 – Par Richard Zampa

Sourdeval. Le Secours Catholique fêtera Noël à la Boutique solidaire
Muriel Lecoq, Anne Leprince, patricia Letellier er Armelle Busson attendent vos dons au Secours Catholique. – Secours Catholique

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Jeanne d’Arc 2024 : quelle lycéenne d’Orléans après Clairvie ? L’appel aux candidates est lancé

Elle sera, « aux yeux des Orléanais et de leurs hôtes, la représentation de Jeanne d’Arc et de ses valeurs ». La quête de la jeune fille qui figurera la Pucelle pour l’année johannique 2024 a commencé. Qui succédera à Clairvie ? Petit rappel des conditions à remplir si vous êtes intéressée, et de la manière dont se déroule ce premier temps fort pour l’association Orléans Jeanne d’Arc (OJA).

Les conditions

  • La jeune fille candidate doit être de nationalité française, résider à Orléans ou dans les communes limitrophes (Ardon, Fleury-les-Aubrais, Olivet, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Saran, Semoy) depuis au moins dix ans. 
  • La postulante doit être scolarisée dans un lycée d’Orléans.
  • Elle doit être catholique pratiquante, c’est-à-dire « avoir effectué son baptême, sa première communication et sa confirmation », développe Bénédicte Baranger, présidente d’OJA.
  • Être engagée dans une ou plusieurs associations ; « Elle doit donner du temps aux autres. »

En outre, dans son dossier de candidature, il est demandé à la lycéenne d’attester sur l’honneur que « ni ses parents, frères, sœurs, ni ses grands-parents ne détiennent de mandat électif politique sur l’ensemble de la région ou n’en ont  détenu au cours des trois dernières années ».

L’étude des candidatures

Les dossiers sont à envoyer avant le 31 décembre. Toutes les candidates sont ensuite reçues en entretien. Bénédicte Baranger rassure :

Ce n’est pas un examen, pas un entretien d’embauche, mais plutôt une discussion amicale.
On n’attend pas un cours d’histoire sur Jeanne d’Arc, mais bien l’expression d’un ressenti sur Jeanne et sur sa foi.

L’entretien permet de faire connaissance « au-delà de la lettre de motivation ».
Il est mené par quatre personnes : Bénédicte Baranger, Christophe Mercier (vice-président d’OJA), l’aumônier d’Orléans et, petite nouveauté, par une ancienne Jeanne. « On a pensé que cela pouvait participer à détendre les jeunes candidates », sourit la présidente d’OJA.

A noter qu’il est possible de candidater plusieurs fois. Inès Canut, ancienne Jeanne et aujourd’hui responsable communication d’OJA, confie avoir été prise lors de sa deuxième candidature. « C’est le cas d’au moins cinq anciennes Jeanne », selon elle.

En moyenne, chaque année, l’OJA dit recevoir une douzaine de candidatures. « Après une petite baisse, ce chiffre est plutôt en légère hausse ces dernières années. »

L’établissement scolaire

Christophe Mercier se charge de communiquer les dossiers de candidatures auprès des douze lycées orléanais. Les lycées publics, privés, généraux ou professionnels sont concernés. Même si, dans les faits, au moins « deux tiers des candidatures sont issues du privé » contre un tiers pour le public. Bénédicte Baranger admet : « Certaines jeunes filles du public peuvent le prendre comme une prise de risques. Il est vrai qu’elles s’exposent à certaines railleries et que cela peut-être dur à assumer. »

premium Pourquoi les Jeanne viennent-elles surtout des lycées privés d’Orléans ?

Pascale Perrot est directrice adjointe du lycée Saint-Charles, d’où était issue Jeanne 2023 :

Bien sûr que cela représente des absences pour la jeune fille choisie et que c’est du temps au détriment de la scolarité, mais ce n’est rien à côté de la formation humaine et spirituelle qu’elle en tire.

Les pages

Lors des entretiens qui auront lieu le 20 janvier, la candidate doit proposer les noms de deux pages pour validation par l’association. « N’oublions pas les pages ! Ils jouent un rôle clé dans l’accompagnement de la Jeanne », souligne Christophe Mercier.

Les engagements

La jeune fille retenue s’engage notamment :

  • à être présente lors de la présentation à l’Hôtel Groslot, le 12 février, de Jeanne 2024, et à toutes les manifestations johanniques proposées par OJA et la Ville d’Orléans.
  • à effectuer le pèlerinage sur les lieux johanniques (Domrémy, Vaucouleurs, Reims, Compiègne et Rouen) et le pèlerinage à Sainte-Catherine-de-Fierbois et Chinon.
  • à suivre les cours d’équitation au 12e Cuirassiers à Olivet, quelles que soient ses compétences équestres. 

Pour soumettre sa candidature, le dossier est à retrouver directement sur le site www.orleansjeannedarc.fr ou dans les lycées ou aumôneries.

Blandine Lamorisse

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Maison des familles, épicerie et garage solidaires : le Secours catholique du Loiret développe des projets face aux demandes en hausse

Ils sont sur tous les terrains. Tentent de répondre au mieux aux besoins des plus précaires. Les 560 bénévoles et 30 équipes du Secours catholique du Loiret ont fort à faire pour accompagner chaque année quelque 5.200 ménages. Rien ne serait possible sans les généreux donateurs (au nombre de 3.000), surtout pas les nouveaux projets qui viennent d’éclore ou vont voir le jour d’ici un an dans la seule métropole orléanaise. Revue de détail thématique.

Alimentation

C’est bien souvent le nerf de la guerre et ce dont on ne peut se priver. « On a vu la situation difficile des étudiants. L’épicerie solidaire Esope, à La Source, a ouvert il y a un an et a déjà aidé près de 1.000 personnes. Il y avait des besoins même cet été où 400 étudiants isolés sont venus », résume Emmanuel Barbier, délégué du Secours catholique et président d’Esope. 

Aussi, avec leurs précieux partenaires (État, Ville, Banque alimentaire, associations étudiantes), ils vont ouvrir une seconde épicerie solidaire, en centre-ville d’Orléans: « Il y a déjà des étudiants qui vivent ou font leurs études en centre-ville et il y a des besoins. Ce sera plus près aussi pour ceux qui viennent du nord de l’agglo. Mais c’est aussi en prévision du futur campus de Porte-Madeleine (à horizon 2025-2026). » C’est d’ailleurs dans ce périmètre qu’Esope II voudrait s’implanter, sur environ 250 mètres carrés. 

Les 50 bénévoles déjà engagés devront donc trouver du renfort pour cette future antenne qui ne devrait pas ouvrir avant un an. D’autres épiceries solidaires devraient éclore dans le département, sans localisation précise encore.

Des produits vendus à -70 % : l’épicerie solidaire du Secours catholique de Neuville-aux-Bois soutient les plus précaires depuis dix ans

Habillement

L’autre problématique qui émerge pour les étudiants, après l’alimentaire et l’hygiène, c’est l’achat de vêtements. « On va démarrer les travaux d’une boutique solidaire axée sur les étudiants. Le bailleur Pierres et Lumières met à notre disposition, gracieusement, un local situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, sur la dalle, près du théâtre Gérard-Philipe », détaille le président du Secours catholique du Loiret, Dominique Guy. Elle devrait ouvrir à l’été 2024, sur 50 mètres carrés.

Dominique Guy, président du Secours catholique du Loiret (à droite). Archive
 

Ce sera la 11e boutique solidaire du Secours, après celle de Bellegarde, tout récemment inaugurée. Les dons de vêtements sont nombreux, via les différentes boutiques du Loiret (au 48, rue des Murlins, pour les Orléanais). 

Le Secours catholique intervient aussi depuis un an, via l’aumônerie catholique, au sein du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran pour y distribuer des habits, une fois par mois. Ces derniers sont d’ailleurs drastiquement sélectionnés et contrôlés : pas de lacets, de cordelettes, de barres métalliques dans les chaussures, pas de bleu marine, couleur des surveillants…). 

« C’est une seconde famille, un repère » : reportage au petit déjeuner offert 7 jours sur 7 par le Secours catholique, à Orléans

Mobilité

Le garage solidaire qui leur tient à cœur devrait ouvrir au dernier trimestre 2024. « Des mécaniciens professionnels répareront les voitures à prix social. On pourra aussi acheter des voitures à moindre coût », précise Emmanuel Barbier. Ils en appelleront donc aux dons de voitures, à terme : au lieu de partir à la casse, les donateurs auront droit à un avantange fiscal. « On veut rester dans la métropole pour que les gens aient accès aux transports en commun. Et il faut un bassin de vie suffisant pour que l’activité fonctionne. »

Le Secours catholique s’inspire  du modèle mis en place à Tours par Solidarauto 37, à Tours. L’idée a reçu un très bon accueil des financeurs que sont l’Etat, la Région, le Département, la Métropole et diverses fondations.

Familles

C’est une des grosses nouveautés de cette rentrée : l’ouverture de la Maison des familles, au 44, rue du Bourdon-Blanc, à Orléans. Cette belle bâtisse, située discrètement en fond de cour et qui appartient au diocèse, ressemble à une habitation chaleureuse.

Une grande cuisine aménagée, un salon/coin jeux, une salle de bains et, à l’étage, une salle plus calme pour accueillir la sieste des bébés, ainsi qu’un bureau et une salle de réunion accueillent les familles précaires, à la rue ou au 115. Elles trouvent ici un endroit chaud pour faire une pause : « Ce lieu fait suite au local “Petits Bouts” qu’on avait rue d’Escures. Mais comme on accueillait de plus en plus de familles, on a voulu mieux se structurer », explique Juliette Moreira, la chargée de mission. Il existe vingt-deux maisons de ce type en France. 

Soutenue par le Secours catholique, le combat de Lucia pour son compagnon malade, depuis Sainte-Geneviève-des-Bois

Boire un café, échanger en toute confiance, faire dormir bébé, le changer, jouer. Tout cela est possible : « On est aussi là pour proposer du soutien à la parentalité, en lien avec nos partenaires (CAF, Ville, associations…). » Cette structure tourne avec dix bénévoles et en aurait besoin de plus pour pouvoir ouvrir davantage que les trois après-midi actuels. Plus de 270 passages ont été enregistrés depuis l’ouverture. 

Maison des familles. Ouverte le mardi, mercredi et vendredi, de 14 à 17 heures, au 44, rue du Bourdon-Blanc.

Culture

Tout aussi essentielle, la culture est aussi un sujet de réflexion pour l’association caritative, qui innove de façon surprenante en décidant de créer… un opéra! « C’est un peu fou ! » reconnaît volontiers le président Dominique Guy quand il évoque ce projet d’opéra. 

Projet que le Loiret est le premier et unique à porter. « C’est atypique, ça ne s’est jamais fait. Mais on a tout de suite été soutenus par la politique de la ville et on a reçu 15.000 euros de l’Etat pour le mener à bien. On voulait développer l’aspect culturel. »

C’est la rencontre avec la cantatrice Malika Bellaribi Le Moal qui a été décisive. « Je l’ai rencontrée en Ardèche, via des amis, explique le délégué Emmanuel Barbier. Elle est issue des bidonvilles de Nanterre et s’en est sortie grâce à l’opéra. Elle est surnommée “la diva des quartiers”. Elle a toujours gardé le lien avec les gens en précarité. »

Une œuvre pour le chœur, des airs connus : pour son neuvième spectacle, La Fabrique Opéra a choisi…

Depuis un mois, elle anime chaque mardi après-midi (de 14 à 16 heures) un atelier chant ouvert aux précaires et aux bénévoles, hébergé au 48, rue des Murlins. « Elle apprend à maîtriser son corps par le souffle. Elle a beaucoup de pédagogie. Elle déculpabilise les gens qui pensent qu’ils ne savent pas chanter ou que l’opéra n’est pas pour eux. Elle les fait monter en compétences. »Avec un objectif ambitieux : produire Carmen d’ici la fin 2024. Avec des solistes professionnels, une mise en scène, des costumes… Ils sont une douzaine de fidèles à répéter, pour le moment, mais ce nombre devrait doubler. Libre à ceux qui le souhaitent de rejoindre le projet, pas seulement si vous êtes en précarité.

Santé

Passerelle, c’est le nom donné aux consultations médicales proposées depuis quelques mois au 48, rue des Murlins. Des médecins libéraux, souvent retraités, s’y relaient. D’autres soins, dentaires ou ophtalmo, peuvent y être prodigués aussi.

Marie Guibal

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Alerte à la bombe à l’Université catholique de Lyon, les étudiants évacués

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Deuxième alerte à la bombe en trois semaines. Le campus de l’Université catholique de Lyon a été évacué ce lundi 13 novembre 2023 dans la matinée. Une fausse alerte avait été envoyée à l’université le 23 octobre dernier.

Les démineurs sur place

Les étudiants et personnels des bâtiments du campus Carnot dans le 2e arrondissement dans le quartier d’Ainay et le campus Saint-Paul à Perrache sont concernés par l’évacuation. Des démineurs sont sur place pour effectuer une levée de doute.

Les évacuations ont eu lieu vers 8h45 ce lundi matin.

Plusieurs autres établissements ont été visés dans le département du Rhône dont un collège juif de Villeurbanne par des menaces d’attentats et des alertes à la bombe.

Au total trois collèges dans le Rhône et le campus de l’Université catholique de Lyon ont été évacués ce lundi matin.

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Les femmes particulièrement touchées par la pauvreté qui s’aggrave en France

Le Secours catholique tire la sonnette d’alarme sur la situation des plus pauvres en France. Le revenu médian des bénéficiaires de l’association s’établit à 18 euros par jour pour subvenir à l’ensemble des besoins du ménage, soit moins de la moitié du seuil de pauvreté. Les femmes seules et les mères isolées sont les plus affectées.

Publié le : 14/11/2023 – 12:16

2 mn

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La pauvreté s’aggrave en France et les femmes et les enfants en sont les premières victimes, alerte le Secours catholique dans son rapport annuel sur le sujet publié mardi 14 novembre.

Le revenu médian des personnes accueillies par l’association s’est établi à 538 euros par mois en 2022, constate le Secours catholique qui a analysé les données de 49 250 fiches renseignées par ses bénéficiaires. Cela représente un budget journalier de 18 euros pour subvenir à l’ensemble des besoins du ménage.

Ce montant correspond à moins de la moitié du seuil de pauvreté, estimé par l’association à 1 211 euros cette année-là.

Surtout, en tenant compte de l’inflation, qui affecte particulièrement les prix des produits alimentaires et de l’énergie, cela représente un recul de 7,6 % de revenus.

Les plus touchés se privent de chauffage ou de nourriture

« Les plus pauvres sont frappés par l’inflation, l’étau se resserre, les privations sont plus importantes sur des choses pas forcément visibles, comme le chauffage ou l’alimentation », commente auprès de l’AFP Adelaïde Bertrand, déléguée générale du Secours catholique.

Pour lutter contre la pauvreté, l’association recommande notamment d’indexer les minimas sociaux sur le Smic, d’étendre le RSA et de lutter contre le non-recours aux prestations sociales en rendant les services sociaux plus accessibles.

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Mères isolées et femmes seules

Au total, le Secours catholique a accueilli l’an dernier en France un million de personnes, qui ont bénéficié de différents services, comme une aide alimentaire ou un accompagnement social.

Parmi ces personnes, les ménages composés d’un seul adulte sont surreprésentés (75 %). Il s’agit surtout de mères isolées (25,7 %) et de femmes seules (20,9 %).

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Nombre d’entre elles frappent à la porte de l’association après une séparation ou un divorce. En effet, les femmes « subissent davantage le poids des ruptures conjugales » et « assument, trop souvent seules, la charge des enfants ».

La précarité féminine a régulièrement augmenté ces dernières décennies, alors que la pauvreté touchait de façon égale hommes et femmes jusqu’au début des années 2000, constate le Secours catholique. Les femmes représentent désormais 57,5 % des personnes rencontrées par l’association, contre 52,6 % en 1999.

Avec AFP

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