Église catholique: l’inexorable déclin des ordinations

L’année 2023 accuse une chute brutale : seules 88 auront lieu en France, contre 122 l’an dernier et 130 en 2021.

L’Église de France franchit un nouveau cap dans la chute des ordinations sacerdotales. Le dernier week-end de juin est traditionnellement celui où les séminaristes se présentent devant leur évêque pour être ordonnés prêtres diocésains. Ils étaient une centaine par an entre 2000 et 2010, environ 80 la décennie suivante, 81 en 2020, 79 en 2021, 77 en 2022 et… 52 en 2023. Soit un déclin brutal.

Si cette tendance se confirmait, le nombre d’ordinations de prêtres diocésains aurait baissé de 50 % en deux décennies. Du jamais vu, même s’il faut attendre pour confirmer la pérennité d’un tel décrochement. Il est pourtant probable, les entrées étant de plus en plus rares. Des séminaires importants ont été récemment fermés à Lille et à Bordeaux. Il faut sept années de formation pour mûrir une vocation, avec un taux de perte d’un candidat sur deux.

Il y a peu de vocations mais chaque exemple est extraordinaire, quel témoignage!

Le père Thomas Poussier

Le diocèse de Paris commence même à trembler : en septembre 2023, seulement quatre candidats se sont présentés en première année du séminaire. Et seulement 5 prêtres seront ordonnés ce 24 juin en l’Église Saint-Sulpice de Paris. Ils étaient 10 en 2022, 12 en 2021. Heureusement pour l’Église, il y a aussi des ordinations de prêtres dits « religieux ». Ils ne dépendent pas d’un diocèse et d’un évêque mais d’une congrégation religieuse ou d’un mouvement ecclésial. Ils sont 37 cette année.

La communauté Saint-Martin en ordonne 7, la communauté charismatique du Chemin neuf en compte 6, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, traditionaliste, en totalise 5, les dominicains de la province de Toulouse 4, même chiffre pour les oblats de Saint-François. D’autres comptent une seule ordination : les Jésuites, la Communauté Saint-Jean. Deux seront ordonnés pour la communauté de l’Emmanuel, charismatique, les Assomptionnistes ou les Bénédictins.

Si l’on additionne ces prêtres « religieux » et les « diocésains », il y aura au total 88 ordinations cette année en France, selon l’épiscopat. Toutes catégories cumulées, ils étaient 122 en 2022, 130 en 2021, 124 en 2020. Même avec ce renfort « religieux », la chute est spectaculaire cette année.

Cette crise des vocations n’est pas seulement française, mais européenne. Elle est également très notable en Pologne mais aussi en Italie, ce qui commence à inquiéter le Vatican. L’Amérique du Nord n’est pas épargnée, pas plus que l’Amérique latine.

La spécificité de la France est d’enregistrer une bonne tenue des ordinations dans les institutions de sensibilité traditionaliste ou très classique. Ainsi de la communauté Saint-Martin ou de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Autre particularité française : le diocèse de Fréjus-Toulon, où le Vatican a bloqué les ordinations en 2022. La décision était liée aux difficultés rencontrées par Mgr Rey dans sa gouvernance. Mais d’autres ordinations étaient aussi prévues en 2023, soit un total de 10 séminaristes. Tous sont actuellement empêchés d’être ordonnés.

Comme toute l’Église, le père Thomas Poussier, 43 ans, s’émeut de cette pénurie. Recteur du séminaire d’Aix-en-Provence, qui compte 23 séminaristes pour six diocèses, hors celui de Toulon, il veut pourtant rester positif : « Il y a un essoufflement depuis quelques années dans tous les métiers à vocations, comme l’enseignement. Les affaires d’abus sexuels ont joué mais les adultes qui rentrent au séminaire le font en connaissance de cause. Le climat de sécularisation, de baisse du nombre de chrétiens n’aide pas non plus. Cela n’est pas évident pour un jeune qui veut donner sa vie au Seigneur de se projeter avec des charges de travail pastoral parfois très lourdes et des problèmes d’équilibre de vie. L’abolition du célibat ne résoudrait pas la question, au contraire, ce choix est mûrement réfléchi. Il y a peu de vocations mais chaque exemple est extraordinaire, quel témoignage ! Ce n’est donc pas seulement une question de chiffres. »

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En Italie, le responsable gay d’un centre aéré catholique se voit interdit de s’occuper d’enfants

Publié le 21 juin 2023 à 17h20

En Italie, le responsable gay d'un centre aéré catholique se voit interdit de s'occuper d'enfants.
En Italie, le responsable gay d’un centre aéré catholique se voit interdit de s’occuper d’enfants. – © Anna Sergeeva / iStock

Un Italien qui devait s’occuper d’un groupe d’enfants dans un centre aéré catholique n’a pas pu garder son poste. La raison : il est homosexuel. Une situation qui passe mal.

Le responsable d’un centre de loisirs catholique en Italie s’est vu interdire de s’occuper d’enfants après que le prêtre de la paroisse a découvert son homosexualité sur les réseaux sociaux.

Le jeune majeur, qui devait diriger la structure pendant l’été à Cesena en Émilie-Romagne (nord), pouvait conserver son poste d’encadrement à condition de renoncer à son rôle d’éducateur. Mais il a refusé, et faute de pouvoir le remplacer dans les temps, le centre ne pourra pas ouvrir cet été.

« Les règles sont claires. On ne peut pas donner aux enfants d’un centre de loisirs le sentiment qu’avoir un animateur homosexuel est la normalité », a expliqué une collaboratrice du prêtre au quotidien local « Corriere Romagna ». Selon elle, c’est le diocèse de Cesena qui a pris la décision.

Situation moyenâgeuse

L’affaire a été vivement condamnée par le député-maire (Parti démocrate, centre gauche) de Cesena. « Je pensais que le Moyen-Âge était passé et que des manifestations de discrimination de ce genre, inacceptables, étaient étrangères à notre ville. Manifestement, je me trompais », a écrit Enzo Lattuca sur sa page Facebook.

L’association de défense des droits des minorités sexuelles Arcigay a dénoncé une décision « haineuse et violente » et reproché au prêtre d’avoir révélé l’homosexualité de l’animateur.

« Un très jeune homme a subi un “outing” et a été publiquement sanctionné par la paroisse en raison de son orientation sexuelle », a déploré Gabriele Piazzoni, secrétaire général de l’association, dans un communiqué.

Un « péché »

L’Église catholique estime que les actes homosexuels sont « contraires à la loi naturelle », et les considère comme un péché. Elle appelle toutefois à accueillir les personnes homosexuelles avec « respect, compassion et délicatesse » et ne leur interdit pas explicitement d’encadrer des enfants.

Le pape François – sans remettre en cause les fondements de la doctrine catholique – tient depuis son élection en 2013 un discours d’ouverture envers l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

« Chaque personne est un enfant de Dieu. L’Église ne peut fermer la porte à personne », a-t-il déclaré dans un documentaire diffusé début avril sur la plateforme Disney+. Mais il avait aussi affirmé fin janvier que ceux qui criminalisent l’homosexualité avaient « tort », précisant que le fait d’être homosexuel n’était « pas un crime », mais un « péché ».

Contactés par l’AFP, ni la paroisse ni le diocèse n’ont répondu.

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Les catholiques et la messe : pourquoi tant de crispations

Il y a près d’un an, le 29 juin 2022, le pape François publiait sa lettre apostolique « Desiderio desideravi », où il appelait à abandonner les polémiques au sujet de la liturgie. Cela faisait suite à la publication en juillet 2021, de « Traditionis custodes », son motu proprio par lequel il restreignait la possibilité de célébrer la messe selon le rite extraordinaire. Mais le succès du dernier pèlerinage de Chartres a relancé la polémique parmi les catholiques de France, à coups de tribunes dans la presse chrétienne. Pourquoi la messe suscite-t-elle autant d’attentes et de crispations ? Pour certains, il y a une dimension politique. « Derrière les questions liturgiques, c’est bien un rapport politique à la modernité qui se joue », pouvait-on lire dans une tribune publiée par La Croix.

Dans ma génération – j’ai 81 ans – nous partions, si j’ose dire, de trop d’Église, de trop de morale, de trop de doctrines, de trop de prières tout le temps… Vatican II nous a offert cette chance d’ouvrir les fenêtres

Pourquoi la messe suscite-t-elle autant d’attente et de crispations ?

« Dans ma génération – j’ai 81 ans – nous partions, si j’ose dire, de trop d’Église, de trop de morale, de trop de doctrines, de trop de prières tout le temps, raconte le Père Louis-Marie Chauvet, professeur émérite à l’Institut catholique de Paris et auteur de « La messe autrement dit – Retour aux fondamentaux » (éd. Salvator, 2023). Vatican II nous a offert cette chance d’ouvrir les fenêtres, comme disait Jean XXIII : nous ne nous sommes pas contentés d’ouvrir les fenêtres, nous avons ouvert les portes, nous avons même renversé les murs ! » 

Le prêtre observe que les jeunes générations viennent « au contraire de pas assez : pas assez d’Église, pas assez de rites, pas assez de prière… » C’est ce qui explique selon lui ce « besoin identitaire » : à ses yeux, « on peut parfaitement [le] comprendre ! » Retrouver une identité à travers les rites, cela peut être vu comme légitime – le Père Chauvet souligne toutefois la nécessité de créer des « ouvertures ».

Se tourner vers le rite extraordinaire pour répondre à une soif de sacré ?

Le 25 mai dernier, juste avant le week-end de Pentecôte, le journal La Croix révélait que 38% des jeunes français qui participent aux JMJ de Lisbonne sont plutôt conservateurs et que 38% d’entre eux disent apprécier la messe en latin. Deux jours après, s’élançait depuis Paris la longue file des pèlerins de Chartres, où la moyenne d’âge était de moins de 21 ans. L’étude de La Croix et le pèlerinage de chrétienté ont mis en lumière ces jeunes catholiques en quête de sacré, qui n’hésitent pas à se tourner vers le rite extraordinaire de la messe.

→ À LIRE : Pèlerinage de Chartres, JMJ : les jeunes reprennent-ils en main l’Église ?

La messe « n’est ni un point de départ ni un point d’arrivée mais un point de passage, rappelle le Père Louis-Marie Chauvet, mais je qualifierais doublement ce point de passage comme à la fois obligeant et obligé ». « Obligeant » parce qu’à la messe, il s’agit « d’accueillir ce qui est en jeu », la parole d’un Dieu d’amour qui « vient à notre rencontre » –  mais cela « doit déboucher sur autre chose », sur « la vie elle-même ». Quant à la nécessité pour un catholique d’aller à la messe, le Père Chauvet l’explique par le fait que « la générosité » chez les chrétiens est « greffée sur celle de Dieu en Christ », « pour que ce soit notre vie qui devienne comme un sacrifice spirituel à la gloire de Dieu ».

Qu’est-ce qui est sacré dans la messe ?

« La notion de sacré comme telle n’est pas une notion proprement biblique, rappelle le Père Louis-Marie Chauvet. Ce sont les dieux païens qui étaient sacrés, les personnes… » Le principe du sacré c’est de mettre quelque chose « à part », de l’arracher « au caractère profane en quelque sorte, ou au trop humain, pour faire office d’intermédiaire entre l’humain et Dieu »

Qu’est-ce « le » sacré ? Le Père Louis-Marie Chauvet rappelle que c’est le sociologue Émile Durkheim (1858-1917) qui a employé le premier ce terme de « sacré » comme un substantif « pour désigner une sorte de force anonyme qui surplombe une foule lors d’un événement important » et « pas nécessairement religieux ». Auparavant, « sacré » était utilisé comme un adjectif : on disait d’un objet ou d’un lieu qu’il était sacré.

Le risque avec le sacré, c’est « de se focaliser dessus » et de finir par « s’y perdre », estime le Père Chauvet. Par exemple, « une messe paroissiale peut devenir une sorte de messe quasi pontificale avec profusion d’encens et de servants d’autel… » Or, dans la Bible, ce qui est majeur, c’est « la sainteté, la sanctification » : il s’agit de « sanctifier le quotidien », rappelle le prêtre. Ainsi, on peut avoir besoin de sacré, on peut aimer les belles célébrations « à condition, pour le Père Chauvet, que tout ceci soit au service d’une visée qui est bien plus importante, qui est celle la sanctification du profane dans la vie familiale, professionnelle, etc. »

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Le Secours catholique annonce une super braderie

Le Secours catholique se prépare à la fermeture estivale et annonce une super braderie le 1er juillet, de 9 h à 17 h. L’occasion de revenir sur la 1re Fête du livre organisée par l’association, qui fut une totale réussite.

L’invitée d’honneur, Mireille Pluchard, a raconté son parcours et a évoqué ses sources d’inspiration pour la rédaction de ses livres : les échanges avec le public ont été très fructueux. Les autres écrivains régionaux, qui avaient répondu à l’invitation, ont également été ravis de cette initiative qui les a rendus plus visibles.

Les livres du Secours catholique ont également eu du succès et la buvette et la vente de crêpes ont été très satisfaisantes. La maire du Rouet, l’attachée de la culture de Mas-de-Londres, l’adjointe au maire de Saint-Martin et une représentante à la culture de la CCGPSL ont fait l’honneur de leur présence.

Rendez-vous le 1er juillet pour la super braderie, avant la grande fermeture estivale du Secours catholique.

Correspondante Midi Libre : 06 84 45 38 32

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Collège privé catholique La Salle Saint-Charles

Très bon collège , je suis fière d’être de se collège les uniformes très bien,l’équipe pédagogiques aussi super super collège

Ambiance entre élèves
Enseignement et professeurs
Soutien aux élèves
Exigence scolaire
Sport et culture

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Chalon Aïkido a accueilli des enfants du secours Catholique

Comme tous les ans, les enfants pris en charge par l’équipe de l’accompagnement à la scolarité du Secours Catholique font une activité de fin d’années.

Cette année, c’est Chalon Aïkido qui a reçu les enfants accompagnés par Eléna Guéret, responsable du soutien scolaire au secours catholique, Bénédicte et Mireille.

Les enfants ont pu être initié à l’Aïkido en partageant un cours avec ceux du club. Plusieurs encadrants de Chalon Aïkido étaient présents : Daniel PAUL (Président), Hervé Badet (enseignant principal enfant) assisté de Patrick, Anthony et Jean-Marie.

Le Secours Catholique était très content que les enfants de « l’accompagnement à la scolarité » aient pu découvrir l’aïkido, et surtout en pratiquant avec les enfants du club. C’était l’occasion d’une belle rencontre.

 A noter que : L’aide à la scolarité du secours catholique est proposée à toutes les familles qui le souhaitent, mais à ce jour les demandes viennent beaucoup de familles réfugiées ayant des difficultés à accompagner leurs enfants dans leur scolarité.

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Chatons et crucifix : plongée dans l’univers des influenceurs catholiques


Captures d’écran des comptes YouTube de (de gauche à droite) Alexandra de « La Pause Catho », Paul Adrien, frère dominicain, et Janvier Hongla. Captures d’écran des comptes YouTube de (de gauche à droite) Alexandra de « La Pause Catho », Paul Adrien, frère dominicain, et Janvier Hongla.

Alexandra aime « la mode, les algorithmes, et Jésus-Christ ». A 32 ans, cette professionnelle du marketing numérique, salariée à temps plein dans une société parisienne de courtage, est connue sur le réseau social Instagram sous le compte : « La pause catho ». Ses 21 000 followers, ou abonnés, apprécient sa joie de vivre, ses recommandations de lectures bibliques et les photos de ses pèlerinages. « On me demande souvent si je suis une bonne sœur, s’étonne-t-elle, alors que ma vie, c’est métro-boulot-dodo ! »

La jeune femme s’est lancée sur les réseaux sociaux à la faveur du confinement en 2020. « J’avais du temps pour lire ma Bible. Comme j’y trouvais de l’intérêt, je me suis dit : “Pourquoi ne pas le partager ?” » Cette spécialiste de l’image soigne son identité graphique et analyse minutieusement les « metrics », les indicateurs d’efficacité de ces « posts », mais refuse les placements de produits, dont elle pourrait tirer un revenu financier. « Je veux rester libre. J’aime faire comprendre que je suis quelqu’un de normal. Mon contenu n’est d’ailleurs validé ni par ma paroisse ni par mon évêque, précise-t-elle. Aujourd’hui, j’ai deux sources d’inspiration : ma vie et le calendrier liturgique. »

Comme Alexandra, ils sont de plus en plus de jeunes catholiques à mettre en scène l’ordinaire de leur quotidien, dans leur salon ou leur voiture, tout en abordant au fil des jours la prière, le jeûne, le Carême ou le pardon. Ces dizaines d’influenceuses et d’influenceurs français rassemblent des millions de vues sur TikTok, Instagram ou Youtube, ayant à cœur de témoigner de leur foi catholique, présentée comme une source d’épanouissement.

Toucher un public « qui ne va pas à l’église »

« Youtube, Instagram, TikTok… Chaque réseau social, avec sa grammaire propre, permet de toucher un public qui n’irait pas de soi dans une église, un presbytère ou une assemblée de prière, analyse Isabelle Jonveau, sociologue des religions. Tout le monde peut devenir une autorité religieuse, à partir du moment où la personne a une audience. » Intimes, décalés, voire fantasques, les contenus partagés par ces nouveaux témoins de la foi tranchent parfois radicalement avec les méthodes de communication habituelles de l’Eglise.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Néopaganisme et dieux grecs ont le vent en poupe sur TikTok

Chloé Vautravers, 20 ans, étudiante en sociologie à Montpellier, connue sur Instagram sous le pseudo chlodo.de.travers, documente ainsi son parcours de catéchumène adulte avec une exploitation maximale des fonctionnalités d’Instagram : un montage vidéo nerveux, où les chatons et les images animées en tout genre croisent des cierges et des crucifix. « Je fais les choses comme je le sens, admet-elle, j’aime créer du contenu et transmettre, c’est magique de pouvoir échanger sur les réseaux sociaux ! » Face caméra, parfois des larmes dans les yeux, la jeune femme aux longs cheveux blonds et au visage poupin témoigne dans des monologues de ce que sa foi change dans sa vie. Chloé Vautravers assume que ses publications puissent « donner un timbre féminin et jeune à la prédication catholique en France ».

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Concerts menacés par les intégristes : “On ne peut pas être catholique et commettre ces actes malveillants”


Signataire d’une tribune au “Monde” et à “Télérama” contre la multiplication des atteintes à la liberté d’expression perpétrés par des groupuscules fondamentalistes, Dominique Thiry, chanoine de la cathédrale de Metz, explique son engagement.

Les actions spectaculaires de croyants dans l’espace public se multiplient, notamment à l’appel du mouvement Civitas. Les actions spectaculaires de croyants dans l’espace public se multiplient, notamment à l’appel du mouvement Civitas.

Les actions spectaculaires de croyants dans l’espace public se multiplient, notamment à l’appel du mouvement Civitas. Photo Sébastien Ortola/REA

Par Maëlys Kapita

Publié le 17 juin 2023 à 12h20

Cest un cri d’alerte que lancent à l’unisson des avocats, artistes, élus, prêtres, responsables associatifs et culturels dans une tribune, publiée au Monde et à Télérama. Depuis plusieurs mois, à Paris, Nantes, Lille ou Carnac, des groupuscules adhérant aux idéologies d’extrême droite intégriste multiplient les actions contre des rendez-vous culturels, qu’ils jugent profanes, sous l’égide du mouvement Civitas. Harcèlements en ligne, tentatives d’intimidation, annulations de concerts : ces groupes fondamentalistes multiplient les atteintes à la liberté d’expression. Dominique Thiry, chanoine de la cathédrale de Metz et signataire de la tribune, met en garde contre cette « logique identitaire et idéologique ».

Avez-vous hésité à signer ce texte et pourquoi l’avez-vous fait ?
Ce n’est pas un acte habituel que je fais, mais il était important, pour moi, de signer cette tribune en tant que citoyen, et surtout en tant que catholique. Je défends ardemment la liberté religieuse, qui impose l’idée de la liberté de conscience, comme énoncé dans la déclaration Dignitatis humanae du concile Vatican II. La liberté culturelle devrait tout autant être considérée comme une liberté fondamentale. Elle touche à la capacité propre de l’âme humaine à créer, c’est-à-dire justement être à l’image de son Créateur.

Il me paraît primordial d’imposer un dialogue afin de ne pas laisser le radicalisme mal éclairé l’emporter.

Certains concerts visés ont eu lieu dans des églises désacralisées. Pensez-vous qu’une église désacralisée reconvertie en lieu culturel doive inclure dans ses activités une dimension de « respect » envers la religion catholique ?
Une église désacralisée n’est plus un lieu de culte. Chacun est libre d’assumer ce qu’il fait dans ce lieu sans risquer d’être réprimandé pour ses actes. Selon moi, le catholique doit avant tout vivre avec un esprit d’ouverture. Trop souvent galvaudée, l’étymologie du mot « catholique » traduit pourtant un sentiment d’universalité. On ne peut pas être catholique et commettre ces actes malveillants. Ces groupes de personnes, qui très souvent prônent un traditionalisme, sont paradoxalement pleinement modernes en étant dans une logique identitaire et idéologique.

D’autres concerts visés ont eu lieu dans des églises encore affectées au culte, en accord avec les diocèses et les curés…
Nous ne sommes pas obligés d’aimer les œuvres culturelles, y compris celles qui sont validées dans le cadre des églises ouvertes au culte. Il incombe à chaque évêque au sein de son diocèse et à chaque curé dans sa paroisse d’estimer ce qu’il peut ou ne peut pas autoriser. Le but n’étant pas de créer de la tension et de la division. Mais, selon moi, je le répète, il faut avant tout redire ce que c’est que d’être un ou une catholique.

L’institution catholique a-t-elle besoin d’une aide des collectivités ou de l’État pour assurer la sécurité de ces événements malgré les opposants ? Demandez-vous à l’État plus de protection ?
Avant tout, il est important que l’État déploie plus de moyens pour sensibiliser. Je ne demande pas que des escouades de militaires veillent jour et nuit devant ma cathédrale, nous n’en avons pas besoin. Il me paraît primordial d’imposer un dialogue afin de ne pas laisser le radicalisme mal éclairé l’emporter. Cela passe inexorablement par l’éducation, et plus largement à tous les niveaux, dans le soutien aux œuvres culturelles. Si le gouvernement peut nous aider à rappeler les fondamentaux du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble, je suis convaincu que nous franchirions un grand pas.

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Le recours contre la construction d’une église de la Fraternité Saint Pie X à Meylan rejeté en appel

L’association Meydia, qui lutte contre l’implantation d’une église de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X à Meylan, a vu son recours rejeté en appel ce mardi. La construction de cet édifice religieux est également redoutée par le maire qui dénonce l' »idéologie extrémiste » de la communauté.

Un lieu de culte géant aux portes de Grenoble. La Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), communauté catholique traditionaliste, a remporté une nouvelle bataille pour la construction de son nouvel édifice religieux à Meylan (Isère). L’association locale Meydia, opposée au projet, a été déboutée mardi 13 juin par la cour d’appel de Lyon de son recours en annulation du permis de construire.

Un permis accordé en 2017 à la Fraternité par l’ancien maire de Meylan, et contre lequel la nouvelle municipalité livre également bataille. « Un édifice religieux de 650 m² serait démesuré dans un quartier résidentiel qui n’est pas fait pour des rassemblements à visée régionale », regrette le maire divers gauche de la commune, Philippe Cardin.

Le lieu de culte de 299 places, qui deviendrait le plus grand de Meylan, doit être construit sur le terrain d’une petite école catholique hors contrat de la communauté. Installé là depuis 25 ans, l‘établissement se situe à deux pas du lycée du Grésivaudan, fréquenté par quelque 1 500 élèves.

« Il m’est impossible d’accepter que Meylan devienne un centre stratégique pour un groupe religieux intégriste qui ne reconnaît pas la liberté de croire ou l’égalité entre les femmes et les hommes », ajoute le maire par voie de communiqué, dénonçant l’« idéologie extrémiste » de la Fraternité et le risque de « trouble à l’ordre public » généré par son projet.

Le combat devant la justice, porté par l’association Meydia, a débuté en 2018. Déboutée en première instance par le tribunal administratif de Grenoble, l’association « de sensibilité de gauche et écologique » a fait appel auprès de la cour administrative de Lyon sur des points très techniques en matière d’urbanisme. Leur recours a été rejeté une seconde fois.

Meydia craint que ce nouvel édifice religieux ne devienne « le camp de base de l’extrême droite locale« , nous expliquait un porte-parole en mai 2021, pointant les relations troubles entre la Fraternité et le parti national catholique Civitas. Un mouvement d’extrême droite qui veut « rechristianiser » la France et se revendique de Charles Maurras, idéologue royaliste et antisémite.

La FSSPX affirme avoir rompu avec Civitas lorsque l’association satellite de la Fraternité s’est muée en parti politique. Pourtant, une conférence intitulée « Les droits de l’homme : pourquoi et comment les combattre ? » a été organisée en 2018 dans ses locaux meylanais. L’événement avait suscité l’indignation de bon nombre d’habitants et d’associations.

La Fraternité Saint Pie X revendique en France plus d’un millier de membres, évêques, prêtres ou séminaristes. Fondée par Monseigneur Lefèbvre, évêque excommunié par le pape en 1988, la communauté est toujours en état de schisme avec l’Eglise catholique qui ne reconnaît pas l’ordination de ses prêtres.

L’implantation d’un lieu de culte à Meylan a fait l’objet de nombreuses contestations, notamment politiques. Dix parlementaires ont interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet en 2021, jugeant « difficilement concevable qu’un groupe religieux, rejetant un certain nombre de nos principes et valeurs républicaines, puisse construire un lieu de culte dans l’un de nos territoires ».

Le conseil municipal de Meylan ainsi que les élus de la Métropole de Grenoble ont adopté un vœu pour s’opposer à la construction du lieu de culte de la Fraternité. Mais l’affaire est désormais entre les mains de la justice, l’association requérante disposant de la possibilité de se pourvoir en cassation. Contacté par France 3 Alpes ce vendredi, le président de Meydia n’avait pas répondu à nos sollicitations à l’heure de la publication de cet article.

Philippe Cardin affirme pour sa part qu’il continuera d’« interpeller l’Etat, qui a voté une loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme, pour son soutien et l’examen du bien-fondé et de la légitimité du financement d’un tel projet. »

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TÉMOIGNAGE. Homosexualité, IVG, des enseignants d’un lycée catholique censurés : « on est dans l’obscurantisme le plus total »

Elle fait partie des enseignants qui ont dénoncé la censure exercée par le lycée catholique Jean-Paul II de Compiègne concernant deux œuvres cinématographiques traitant de l’IVG et de l’homosexualité. Alors que le rectorat de l’académie d’Amiens vient de rendre ses conclusions, et qu’une enquête a été ouverte par la procureure de Compiègne, cette professeure de lettres a accepté de témoigner.

Le rectorat de l’académie d’Amiens a restitué le 9 juin 2023 ses conclusions d’une enquête interne, concernant le lycée catholique Jean-Paul II de Compiègne, dans l’Oise, accusé par plusieurs enseignants de censure et d’homophobie. Ces derniers dénoncent le fait que le proviseur ait interdit plusieurs sorties pédagogiques au cinéma pour les films Simone, le voyage d’un siècle d’Olivier Dahan, qui traite notamment de la lutte pour le droit à l’IVG, et Rafiki de Wanuri Kahiu, qui traite de l’homophobie que subit un couple lesbien au Kenya. Ils rapportent également des propos homophobes et anti-IVG qui auraient été tenus par le chef d’établissement. 

Dans son rapport, le rectorat note que, si les programmes sont globalement respectés par ce lycée sous contrat, une partie des éducations transversales, traitant des questions de société, est abordée de manière inégale et incomplète, particulièrement sur l’éducation à la sexualité et sur les discriminations.

Le rectorat n’a prononcé aucune sanction vis-à-vis du lycée, mais demande plusieurs prescriptions, notamment de veiller au respect de l’instruction de tous les programmes, et assure qu’il y sera vigilant. Il a été également demandé à l’établissement d’apaiser la situation avec l’équipe des professeurs.

Le recteur a également effectué un signalement, selon l’article 40 du code pénal, auprès de Marie-Céline Lawrysz, la procureure de la République de Compiègne. Le rapport reçu fait état de « propos homophobes de la part du proviseur du lycée« , affirme la procureure qui a ouvert une enquête auprès du commissariat de Compiègne le 10 juin pour « injures publiques, provocation à la haine et à la discrimination par rapport à l’identité et la sexualité, et diffamation ». Selon la procureure, la direction de l’établissement conteste les faits et affirme que ses propos ont été déformés. 

Une professeure de lettres du lycée Jean-Paul II, qui a dénoncé les faits, a accepté de témoigner anonymement auprès de France 3 Picardie. 

« Les argumentaires qui ont accompagné ces censures sont juste irrespectueux pour la dignité et le respect du professeur, pour notre mission de service éducatif public, et notre vocation. On touche au cœur de notre métier, et en plus avec des propos qui sont pénalement répréhensibles, qui ont heurté, choqué et traumatisé certains enseignants« , dénonce l’enseignante à notre micro mercredi 14 juin. 

Selon elle, la décision d’interdire d’emmener les élèves voir le film Simone, le voyage d’un siècle a ainsi été justifiée par le proviseur « parce qu’on rattache Simone Veil à l’IVG et parce que sa carrière politique pose problème« . Il aurait été dit « qu’il ne fallait pas heurter notre jeunesse déjà en grande souffrance. Qu’il était hors de question de leur proposer à chaque fois des projets glauques les mettant devant la noirceur du monde et que nous devions proposer des projets apportant la lumière et l’espérance« , rapporte la professeure.

Vous comprenez l’événement traumatique, un film censuré au Kenya et à Compiègne… Il y a un « petit » choc qui se produit.

Une professeure de lettres du lycée Jean-Paul II de Compiègne (Oise)

Le proviseur aurait aussi déclaré : « Nous devons donc les protéger parce qu’ils souffrent de cette société en perte de repères« . Les tentatives des enseignantes – qui se sont rebaptisées « les Simones » – pour convaincre le proviseur de l’utilité d’aller voir l’œuvre cinématographique ont été vaines.

Le film Rafiki était, quant à lui, présenté dans le cadre du dispositif « lycéens et apprentis au cinéma ». En compétition dans la sélection Un certain regard du festival de Cannes 2018, il a été censuré au Kenya… et au lycée Jean-Paul II. « Vous comprenez l’événement traumatique, un film censuré au Kenya et à Compiègne… Il y a un ‘petit’ choc qui se produit« , souligne ironiquement la professeure de lettres.

Selon les informations de Mediapart, devant plusieurs professeurs, le proviseur aurait également accusé le film Rafiki de « banaliser l’homosexualité » et craindre qu’il ne suscite « la controverse » dans les familles. Le proviseur aurait par ailleurs déclaré que « la culture est gangrénée par le lobby LGBT« , selon le rapport du rectorat transmis à la procureure. 

« Quand la classe est fermée, nous choisissons nos supports comme nous l’entendons. Mais dans des réunions de discernement, on nous invite très fermement à nous ajuster au projet éducatif et à ne pas choisir des œuvres qui puissent heurter ne serait-ce qu’une sensibilité« , révèle l’enseignante qui refuse d’accepter cet argumentaire. « Il n’est pas question que les professeurs de lettres se fassent rééduquer« , tranche-t-elle. « La culture de la censure est grave. Nous préférons la culture de l’interprétation des textes.« 

« On doit pouvoir parler de tout à partir du moment où l’enseignant choisit ses supports en fonction […] des problématiques auxquelles il cherche à répondre avec ses élèves. Une œuvre est faite pour bousculer, amener à se poser des questions« , ajoute l’enseignante.

Je ne fais pas le prosélytisme de l’adultère quand j’étudie Madame Bovary, ni de l’infanticide quand j’étudie la figure tragique de Médée. En acceptant ces raccourcis mortifères, on signe la fin de notre métier.

Une professeure de lettres du lycée Jean-Paul II de Compiègne (Oise)

Elle dénonce « un obscurantisme le plus total » et se désole qu’à « aucun moment, il n’y ait eu une volonté de rétropédaler et de rattraper des propos et des argumentaires« .

L’enseignante et ses collègues qui ont fait remonter les faits dénoncent « un délit d’entrave à [leur] liberté, et à [leur] responsabilité pédagogique« . Selon elle, « ces délits d’entrave s’effectuent de manière concertée avec les chefs d’établissement, mais aussi avec toute la hiérarchie : le directeur diocésain, l’évêque, le secrétaire général de l’enseignement catholique et une série de professeurs, certains faisant partie du comité de direction.« 

Une situation qui désole d’autant plus la professeure que cette dernière explique « adhérer totalement au projet personnaliste de l’institution« . « Si on lit le projet éducatif de Jean-Paul II, sur la formation intégrale de la personne, sur la dignité humaine, c’est un projet magnifique« , estime celle qui ne voit pas la cohérence éducative dans la façon dont ce projet est déployé à Compiègne.

« On ne peut pas soutenir ce qui s’est passé parce qu’il y a une atteinte à nos valeurs républicaines, à notre service de mission éducative publique. Nous sommes des agents de l’État, payés par l’État. Ne pas remonter ces informations, c’est se rendre complices de ces groupes de pression et de ces personnes qui tiennent ces argumentaires. La valeur du service public, on y tient, nos administrations, on les aime. On aime enseigner », appuie-t-elle.

La professeure de lettres, aujourd’hui en arrêt maladie, dénonce également « des intimidations, des humiliations, et des groupes de pression bien organisés« . Ainsi, antérieurement à l’article publié par Mediapart fin mars et à l’alerte donnée au rectorat, l’enseignante rapporte un appel menaçant passé à son mari, un soir vers 20h disant selon elle : « attention, votre femme est malade, elle a complétement sombré. Je vais lui pardonner. Mais dites-lui qu’elle arrête tout de suite parce que les choses vont aller très loin« . Elle explique avoir partagé cela avec des collègues « qui n’ont pas eu la moindre réaction« , et s’être ainsi sentie « isolée« .

Finalement, dans cette affaire, « les collègues qui m’étaient les plus proches se sont révélés soit les plus réfractaires, soit ont gardé le silence et un mutisme vraiment blessant« , se désole-t-elle. Elle regrette qu’ils n’aient « pas voulu discuter parce qu’ils n’étaient pas atteints dans leur discipline et leur chair« .

Ils ont peur de représailles, c’est aussi pour ça qu’ils nous ont complètement laissé tomber.

Une professeure de lettres du lycée Jean-Paul II de Compiègne (Oise)

Selon l’enseignante, « les parents d’élèves ont peur » également. Elle affirme avoir reçu « plusieurs témoignages de parents qui ne voulaient pas faire remonter les informations parce qu’ils avaient peur que leur enfant ait des appréciations négatives sur Parcoursup« . Quant aux élèves, « ils n’ont pas compris ce qui s’était passé parce qu’à aucun moment, les faits leur ont été expliqués« . L’enseignante n’aurait pas été autorisée à le faire en classe de son côté.

La professeure de lettres ne se fait pas d’illusion quant à son avenir à Jean-Paul II. « Pour l’instant, il n’y a pas de projet professionnel pour septembre. Je pense que j’exercerai mon droit de retrait si la situation n’est pas réglée en profondeur par nos administrations« , explique-t-elle.

Mais elle ne compte pas abandonner l’enseignement catholique pour autant. En dénonçant ce qu’il se passe au sein du lycée Jean-Paul II, la professeure dit chercher à « défendre la dignité de l’enseignement catholique parce que ce qui se passe chez nous n’est pas évangélique.« 

Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je n’avais pas insisté pour que les faits soient reconnus.

Une professeure de lettres du lycée Jean-Paul II de Compiègne (Oise)

Si elle se retrouve aujourd’hui exposée, elle ne regrette pas d’avoir dénoncé la censure et les propos homophobes du proviseur de l’établissement. « Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je n’avais pas insisté pour que les faits soient reconnus. […] On souhaite que les diverses administrations, que ce soit le rectorat, le ministère de l’Intérieur, et de la Justice, se coordonnent et travaillent ensemble pour mettre au jour ce qui nous arrive. On attend que nos administrations réagissent et ne nous laissent pas sans nouvelles.« 

L’enseignante et les autres professeurs concernés seront reçus par le recteur dans quelques jours, audience au cours de laquelle, ils rencontreront probablement la préfète de l’Oise Catherine Séguin ainsi que la procureure de la République de Compiègne.

Avec Noëlie Mésange

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