Type d’établissement : Lycée d’enseignement général Statut de l’établissement : Privé Académie :Académie d’Orléans-Tours Zone scolaire : Zone B
Adresse, contact, coordonnées
Lycée Catholique de Pontlevoy
70 Route De Montrichard 41400 Pontlevoy
Téléphone : 02 54 20 28 22
Fax : 02 54 33 23 51
Résultats du bac Lycée Catholique de Pontlevoy
Conditions d’accueil dans l’établissement
Nombre d’élèves en section générale ou technologique : 267 Nombre d’élèves en section professionnelle : n.c.
Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) : non Indice de position sociale (IPS) : 129 indice favorable Présence d’une cantine : oui Présence d’un internat : oui
Internat et possibilités d’hébergement sur place
internat (homme/femme)
Sections et options du lycée
Section sport : non Section européenne : non Section internationale : non
Section arts : non Section théâtre : non Section cinéma : non
Spécialités proposées en seconde
Langues et cultures de l’Antiquité : grec
Langues et cultures de l’Antiquité : latin
LV1 : Anglais
LV2 : Espagnol, Allemand
LV3 : Chinois, Italien
Spécialités proposées en première et terminale
Sciences économiques et sociales
Arts : arts plastiques
Humanités, littérature et philosophie
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
LLCER anglais
Mathématiques
Physique-chimie
Sciences de la vie et de la Terre
Filières et enseignements proposés en seconde, première et terminale
Baccalauréat général
Baccalauréat général
Niveau de sortie : Bac ou équivalent
Durée de la formation : 1 an
Modalités de scolarité : temps plein, en présence
Classe de 1re générale
Classe de 1re générale
Niveau de sortie : 1re
Durée de la formation : 1 an
Modalités de scolarité : temps plein, en présence
Classe de 2de générale et technologique
Classe de seconde générale et technologique
Niveau de sortie : Seconde
Durée de la formation : 1 an
Modalités de scolarité : temps plein, en présence
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Une manifestation de soutien au peuple tibétain a eu lieu samedi 9 mars, en fin d’après-midi, devant la mairie d’Orléans.
Devant la mairie d’Orléans, flottent les drapeaux de la France, de l’Europe, de l’Ukraine, mais aussi celui du Tibe pour ce week-end.
Pierre Dupit et l’association Tibet 45 avaient réuni une trentaine de personnes, samedi 9 mars, en fin d’après-midi, malgré la pluie battante, afin de soutenir le peuple du Tibet qui s’est vu envahir par la Chine, le 10 mars 1959. Étaient présents, pour ce 65e anniversaire (anticipé d’un jour puisque le 10 mars tombe un dimanche), Jean-Pierre Sueur, ancien sénateur et maire d’Orléans, et Luc Nantier, adjoint chargé du commerce, représentant la mairie d’Orléans.
Une tradition depuis une trentaine d’années
« Depuis une trentaine d’années, explique Pierre Dupit, le drapeau tibétain, interdit au Tibet, flotte chaque 10 mars à la mairie d’Orléans, grâce à l’initiative de M. Sueur, tradition continuée par ses successeurs, pour que le Tibet ne soit pas oublié. »
Le drapeau du Tibet et le drapeau de l’Ukraine hissés devant la mairie d’Orléans. (Photo Alban Gourgousse)
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À l’autre bout du fil, Bernadette Delasalle privilégie la retenue : « On est toujours très réservés avec la venue de cette académie. » La présidente de l’ADFI (Association de Défense des Familles et de l’Individu) Normandie encadre au quotidien les victimes de dérives sectaires.
Alors, quand on lui annonce la venue de l’institut Academia Christiana à Rouen (Seine-Maritime) le week-end des 8 et 9 mars 2024, elle voit « les risques et les idées dangereuses qu’ils peuvent instiller chez les jeunes ».
On a travaillé sur eux par le passé et on peut dire qu’ils dispensent des enseignements, disons… particuliers
Cet « institut » a d’ailleurs connu ses balbutiements en Normandie. Plus précisément dans le département de l’Orne. C’est au sein de l’Institut Croix-des-Vents, une école privée traditionaliste catholique hors contrat installée à Sées, qu’Academia Christiana a organisé plusieurs de ses universités d’été.
Une association menacée de dissolution
Fondée en 2013 par des membres de groupuscules identitaires, dans le sillage de la Manif Pour Tous, l’association Academia Christiana est depuis un moment dans le viseur des autorités.
En décembre 2023, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, informait vouloir dissoudre le mouvement catholique traditionaliste : « Ils ont fait l’apologie de l’antisémitisme (…). Il y a une menace d’ultra-droite et il faut la combattre », justifiait-il le 11 décembre 2023 au micro d’Europe 1.
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Des accusations immédiatement réfutées par l’association. Elle annonçait dans un communiqué qu’elle « ira devant les tribunaux pour contester cette procédure absurde qui manifeste une fois de plus que nous sommes sortis de l’État de droit ».
Esprit missionnaire et appel à la lutte armée
Pourtant, les éléments troublants s’accumulent depuis plusieurs années autour d’Academia Christiana. À l’ADFI Normandie, on a notamment reçu « un père de famille qui s’inquiétait de voir son fils participer à une des universités d’été de l’association ».
Vidéos : en ce moment sur Actu
La source de cette inquiétude, c’est un reportage édifiant diffusé sur France 2, en immersion dans ce mouvement intégriste. On y assiste à un communautarisme pleinement assumé des membres, couplé à un esprit missionnaire et un appel à la lutte armée, le tout sous couvert de religion.
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Un cocktail qui peut s’avérer explosif, en témoignent les extraits d’un prêtre qui « enseigne le maniement des armes à feu », relèvent des bénévoles de l’ADFI Normandie. Et tout ça « auprès d’un jeune public de croyants », note encore Bernadette Delasalle.
La cible d’Academia Christiana, ce sont les « 18-24 ans ». Donc, de jeunes gens plus malléables à qui on inculque « des idées dangereuses pour notre société », craint la présidente de l’ADFI régionale.
Session philosophie dans un lieu tenu secret
Contacté par différents biais, c’est sur X (ex-Twitter), qu’Academia Christiana nous a répondu sur sa venue à Rouen. Sans nous dévoiler dans quel lieu se déroulera son week-end de « session philosophie », l’institut dévoile à minima le programme :
Au programme sept cours thématiques sur la nature, l’homme, la technique l’économie, le politique, l’Etat et la religion pour comprendre la pensée des anciens et des modernes de Platon à Jean-Paul Sartre, mais aussi des repas conviviaux, des temps de partage et de prière.
En tout cas, sur son site internet, l’association se décrit comme un institut de formation à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ».
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« Nous invitons la jeunesse à aimer son pays et son histoire, à fonder des foyers solides, à retrouver une vie spirituelle vivante, à perpétuer nos traditions, à mener une vie saine et à cultiver le sens de l’effort », peut-on également y lire.
Mais la prudence est de mise avant cette venue. Comme le précisait le maire de Sées à nos collègues de l’Orne Hebdo : « Academia Christiana colporte une idéologie nauséabonde. »
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HOMMAGE – Le 5 mars 1944, le poète, peintre et écrivain Max Jacob mourait en déportation. L’occasion de revenir sur le parcours spirituel tumultueux de celui qui fut un pilier de la vie artistique parisienne dans les premières décennies du XXe siècle.
Il est 11 heures dans la paisible commune de Saint-Benoît-sur-Loire, en ce matin hivernal, quand une auto vient troubler la quiétude des lieux. En sortent des policiers en civil, qui frappent à la porte d’un écrivain venu passer sa retraite dans ce village, près des reliques de saint Benoît de Nursie. Au bout de quelques minutes, « Monsieur Max », comme l’appellent les habitants, se fait sortir de chez lui, l’air résigné. Le vieillard s’y attendait, les attendait presque : plusieurs de ses frères et sœurs ont déjà été déportés, victime de la politique antijuive de l’occupant allemand. Nous sommes le 24 février 1944, et débute pour le poète catholique Max Jacob un calvaire de plusieurs jours, qui finira par sa mort, le 5 mars, au camp de Drancy.
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En parallèle de ce chemin douloureux démarre une véritable course contre la montre, dans le petit monde des artistes parisiens : il faut le sortir de là, qu’il soit libre Max. C’est qu’avant de devenir le pieux ermite de Saint-Benoît, Max Jacob était un des principaux acteurs de la bohème de Montmartre, et même une véritable institution dans le milieu pendant la première moitié du siècle. Il tire de ces décennies un réseau d’amis (ou d’anciens amants) qui sont pour certains hauts placés… et en bons termes avec la hiérarchie allemande. André Salmon, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Marcel Jouhandeau s’activent, le branle-bas de combat est décrété, et chacun fera des pieds et des mains pour faire libérer leur pauvre ami, qui vit ses débuts de réclusion dans les geôles d’Orléans.
Là-bas, il passe quatre jours au milieu d’autres détenus, souvent malades, affamés, qu’il soigne et tente de distraire tant bien que mal. Il fait ce qu’il a fait toute sa vie, depuis l’école à Quimper, jusqu’aux soirées endiablées, souvent décadentes, de Paris : il joue le pitre, plaisante, énonce des horoscopes (bien que l’avenir des prisonniers, en cette année 1944, ne soit sans doute pas la chose la plus douce à prédire) et chante des airs d’opérette. Grâce à la complaisance des gendarmes, il arrive à faire passer quelques SOS à ses amis, à leur donner des instructions pour agir efficacement et contacter les bonnes personnes. Mais son attitude est ambivalente : il compte sur ses proches pour se démener, et paradoxalement semble accueillir son destin pleinement. Ainsi, il réclame l’aide d’untel, et annonce à tel autre « Je remercie Dieu du martyre qui commence ».
Le plus décevant est sans doute Pablo Picasso, son ami de toujours, son parrain, qui ne lève pas le petit doigt et le trahit trois fois
Il voit se profiler le dénouement d’une longue vie à chercher la sainteté. Sa mort, qui l’a angoissé toute sa vie (presque autant que son homosexualité), semble désormais apparaître de manière libératoire. La tentation de la débauche, omniprésente en liberté, n’est plus. Il est mis dans un train pour Drancy, où il arrive en bien mauvais état : il tousse de plus en plus, au point d’être rapidement admis à l’infirmerie du camp. Il y réclame un prêtre. Depuis ses premiers écrits, il a essayé d’imaginer sa mort. Il en a parlé dans ses poèmes en prose (Le Cornet à Dés), dans ses romans (Saint Matorel), son autobiographie (La Défense de Tartufe), et à chaque fois craint le pire : s’être éloigné de Dieu, mourir encore plus loin de lui. Il a prié des centaines de fois que saint Joseph et sainte Marie lui accordent une « bonne mort »: « Mon Dieu, faites que je sois prêt ! on ne meurt qu’une fois, et le jugement est pour toujours. ». Alors, inlassablement, il ne réclame qu’une chose aux infirmières et aux geôliers : un prêtre.
Pendant ce temps, ses amis essaient d’argumenter auprès des autorités allemandes en minimisant la judéité de Max Jacob, insistant sur son enracinement breton, sur sa foi catholique… rien n’y fait. Du reste, le poète n’a jamais renié ses origines juives, voyant seulement dans le christianisme leur aboutissement. Pour lui, « Si les juifs ont dû être cruels envers le Christ pour que la religion devînt universelle, leur mission est terminée et ils doivent se convertir ».
Max Jacob semblait justement avoir subodoré, vers la fin de sa vie, qu’il ne tirerait pas son salut (ni spirituel, ni terrestre), de ses relations dans le monde. La suite lui a donné raison : le microcosme d’artistes auprès desquels il était si bien introduit ne lui est d’aucun secours. Le plus décevant est sans doute Pablo Picasso, son ami de toujours, son parrain, qui ne lève pas le petit doigt et le trahit trois fois, comme le fit saint Pierre avec le Christ. D’abord par une commode pirouette, quand on lui demande d’agir pour faire libérer le prisonnier : «Ce n’est pas la peine de faire quoi que ce soit. Max est un ange. il n’a pas besoin de nous pour s’envoler de sa prison ». Peut-être animé par la même lâcheté, il ne se rend ni au premier enterrement de Max Jacob, au cimetière d’Ivry, ni aux obsèques de Saint-Roch, le 25 mars : « Tous ceux qui s’y rendront seront arrêtés », annonce-t-il à tort. La tombe du poète sera transférée à Saint-Benoît en 1949, conformément à ses vœux, et il sera même reconnu plus tard « poète mort pour la France ».
Peut-être le mystique s’est-il replongé, avant d’expirer, dans un de ses premiers examens de conscience :
« Mon Dieu ! donne-moi l’innocence ! À Jésus, mourant sur la croix, Évite en moi toute résistance Et délivre-moi des combats. Il vaut bien mieux vivre en martyr Que de haïr. »
Il est 21 heures. Le prêtre n’est pas venu, mais l’essentiel est fait. Max Jacob et la vie se quittent en bons termes.
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La dynamique et chaleureuse équipe du Secours catholique à Souvigny organise deux évènements solidaires au mois de mars 2024, à noter dans les agendas.
Les chariots de solidarité
Le Secours catholique sera présent les vendredi 8 et samedi 9 mars, à l’Intermarché, rue Cosne d’Allier, de 9h à 18h30 pour une collecte alimentaire. Pour l’épicerie solidaire gérée par le Secours catholique, il y a un besoin criant de: conserves de légumes et cuisinées, de produits secs (sucre en poudre et en morceau et céréales), et produits d’hygiène.
La braderie
Samedi 9 mars de 10h à 18h, rendez-vous à la salle polyvalente, route de Moulins, pour la braderie. Vêtements pour grands et petits, maroquinerie, jouets, vaisselle : voici une belle occasion de faire de bonnes affaires tout en soutenant solidairement une cause importante.
Et aussi, toute l’année
Depuis plus d’un an, l’équipe locale du Secours catholique gère l’épicerie solidaire dont peuvent bénéficier des personnes envoyées par les assistantes sociales. Une épicerie que Vivianne Simonet, adjointe du responsable de l’équipe locale et engagée depuis des années, tient à approvisionner avec principalement des produits de producteurs locaux. “En plus d’être pauvres, les gens mangeraient de la merde ?”, s’indigne-t-elle tout en s’excusant pour son langage. C’est un point sur lequel la bénévole s’active avec son équipe. Elle démarche les producteurs du secteur d’activité: “On couvre un secteur de 25 communes; on tient à faire travailler l’économie locale et limiter les transports de marchandises“.
De gauche à droite : Viviane Simonet, Corinne Frangul, Céline Lhuillier, Catherine Masson et Françoise Laprairie à l’épicerie solidaire, à Souvigny.
Bénévoles
Comment apporter son soutien? Avec des dons alimentaires pour l’épicerie, des dons de vêtements ou de jouets pour la boutique (voir photo plus bas), ou bien donner de son temps en se portant volontaire.
Rue Albert Minier, à la boutique solidaire, on trouve vêtements, vaisselle, jouets et livres pour enfants. Elle est ouverte les mardis et jeudis (jour de marché à Souvigny) de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30.
Florence Tomzak aide la clientèle à dénicher de jolies pièces.Annie Baffaleuf montre le linge de maison à l’étage de la Boutique Solidaire. On trouve aussi de la maroquinerie à la Boutique Solidaire du Secours Catholique de Souvigny.Gisèle Dubois prend soin de disposer toute la vaisselle au rez-de-chaussée de la Boutique Solidaire.Une pièce remplie de jouets et livres pour enfants à la Boutique Solidaire.
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Le droit ecclésial catholique ne connaît aucun délai de prescription.Keystone
Ces signalements dénoncent des actes allant de la tentative d’approche au viol, remontant à une période allant jusqu’à une septantaine d’années. Une vingtaine d’abus ont été signalés en Suisse romande. Un seul cas est d’actualité.
05.03.2024, 23:47
Plus de «Suisse»
Cent soixante victimes supplémentaires se sont manifestées depuis la publication d’une étude-pilote de l’Université de Zurich sur les abus au sein de l’Eglise catholique suisse, il y a six mois. Elles l’ont fait auprès des diocèses et des services d’aide aux victimes.
L’Evêché de Bâle a publié mardi des chiffres actualisés à ce sujet. Il a enregistré 92 signalements supplémentaires. C’est davantage que dans les autres diocèses contactés par Keystone-ATS:
Au total, quatre évêchés ont annoncé près de 70 victimes présumées;
Celui de Lugano doit communiquer ses chiffres mercredi;
Dans le diocèse de Coire, 21 victimes se sont adressées à l’évêché.
20 cas en Suisse romande
L’Evêché de Lausanne, Genève et Fribourg a enregistré 14 nouveaux signalements. Ces victimes présumées sont huit femmes et six hommes. Elles se sont plaintes d’abus psychiques et sexuels, dont la prise de photos d’enfants nus.
A Sion, sept victimes se sont manifestées depuis septembre dernier, respectivement dix cas signalés sur l’ensemble de l’année 2023. La commission spécialisée de l’évêché valaisan n’est pas entrée en matière dans un cas par absence d’indices précis et ce dernier ayant été signalé par une tierce personne. Ses travaux de vérification sont en cours.
Les six évêchés suisses disposent tous de points de contact pour les victimes. S’y ajoutent des institutions indépendantes de l’Eglise, destinées aux victimes d’abus. Tel est le cas, en Suisse romande, du Groupe de soutien aux personnes abusées dans une relation d’autorité religieuse (Sapec).
Pas de délai de prescription
Les évêchés sont chargés d’apporter aux personnes concernées soutien, accompagnement et réparation. Les évêques sont tenus de porter plainte en cas d’actes punis par la loi, même si le délai de prescription est dépassé. Ils ne peuvent faire d’exception que lorsque l’auteur présumé des faits est décédé.
Le droit ecclésial catholique ne connaît aucun délai de prescription. Il peut prononcer des interdictions d’exercer plusieurs décennies après les faits incriminés.
Quant à l’Eglise évangélique réformée de Suisse, elle ne tient pas de statistiques sur les cas d’abus, mais elle élabore actuellement une étude préliminaire. Elle appelle expressément les victimes à déposer plainte.
L’église protestante
L’institution protestante a constaté une hausse du nombre de personnes la quittant, suite à la publication de l’étude universitaire concernant les cas catholiques. Elle prévoit de lancer une étude préliminaire sur les cas d’abus en son sein. Dans l’Eglise catholique, la vague de départs a été toutefois bien plus spectaculaire.
Selon l’étude-pilote publiée en septembre dernier, plus de 1000 cas d’abus sexuels recensés ont été commis par des prêtres, des membres d’ordres religieux catholiques depuis les années 1950. Il ne s’agit, toutefois, que de la pointe de l’iceberg, le nom de cas non recensés étant élevé. Les résultats d’une étude complémentaire seront présentés en 2027. (ats/jch)
Le oui à la 13ᵉ rente AVS occupera encore longtemps la Suisse. Le premier casse-tête est le financement. Mais le véritable problème est l’inégalité du système des trois piliers.
La Suisse n’avait encore jamais connu une telle décision populaire. Pour la première fois, les électeurs ont accepté une extension de l’Etat social demandée par la gauche. L’époque où ils résistaient à de telles tentations est révolue. Mais certains, à droite, ont encore du mal à digérer le oui à la 13ᵉ rente AVS. La session de printemps en cours en est la preuve.
L’article
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Les rangs des traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) ne cessent de grossir. Les catholiques ou convertis sont attirés par la solennité, la ferveur et le respect du sacré que proposent leurs prêtres. Ces radicaux, aussi appelés intégristes, fâchés avec le Vatican, pratiquent la messe en latin, s’opposent à l’œcuménisme et au dialogue inter-religieux.
Les écoles de ce mouvement, réputées pour leur excellence, participent à cette attractivité. L’enseignement prodigué est parfois contraire aux valeurs de la République. Nous nous sommes procuré des rapports d’inspection de l’Éducation nationale qui pointent des aspects inquiétants. D’anciens élèves de la Fraternité dénoncent l’endoctrinement subi en faveur des idéologies d’extrême droite. Enquête sur cette communauté qui célébrera le 25 mars 2024, les 33 ans de la mort de son fondateur Mgr Marcel Lefebvre.
Ils « tolèrent » les autres religions
Ils sont environ 400 fidèles à se réunir en centre-ville de Nantes (Loire-Atlantique), ce dimanche 18 février 2024, devant l’église Notre-Dame-de-Bon-Port. Ils marchent sur plus d’un kilomètre pour témoigner publiquement de leur foi. Un chemin de Croix qui participe d’une « démarche d’évangélisation », assume le responsable du prieuré de Nantes, l’abbé Bruno France.
On a un message clair qui vient de Dieu. L’Église moderne n’ose pas parler de vérité. À force d’être dans le respect de la personne, on en oublie le respect de Jésus Christ.
Concernant les musulmans, l’abbé Bruno France les considère à plusieurs reprises durant notre échange comme « [ses] frères », mais estime que « l’islam peut être un obstacle pour qu’ils aillent au ciel ». C’est « par charité » qu’il les invite à « découvrir le message chrétien » et à « se convertir ».
Nous ne sommes pas en guerre contre les autres religions, mais nous ne sommes pas pour la liberté religieuse, nous sommes pour la tolérance, au sens originel du terme. On considère qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qu’il y a le mal, mais on attend. On ne va pas tuer tous les musulmans (rires). Que ce soit les musulmans ou les autres. On croit à une vérité, révélée par Dieu.
35 000 fidèles et 200 prêtres
La communauté de Nantes est l’une des plus actives et visibles du pays. Avec Lanvallay (Côtes-d’Armor), c’est un bastion de la Fraternité Saint-Pie X avec ses 1 300 fidèles. Au niveau national, le mouvement revendique 35 000 fidèles et 200 prêtres.
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Lors de la célébration de deux messes du matin de la procession nantaise, l’église Saint-Émilien est bondée. La bâtisse située dans le centre-ville de Nantes est sortie de terre en 2019, grâce aux dons des fidèles. L’église de Château-Thébaud, à 15 km plus au sud, a été construite deux ans auparavant.
Qu’est-ce que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) ?
Il s’agit d’une communauté de catholiques constituée par Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991) en novembre 1970. Ces catholiques reconnaissent le pape, mais refusent la réforme du Concile Vatican II (1962-1965), qu’ils considèrent comme trop progressiste. « La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme », expliquait Mgr Lefebvre qui a été frappé d’une « suspens a divinis » en juin 1976, par le pape Paul VI. Depuis 1988, la FSSPX est en état de scission avec le Vatican même si depuis quelques années, un dialogue semble se restaurer progressivement. La FSSPX comptait 236 prêtres dans le monde en 1990. Ils sont aujourd’hui 720, dont près de 200 en France.
« On explose » depuis le Covid
« On est en pleine croissance, on explose. On a dû construire, parce qu’on avait des choses trop vieilles et parce que le nombre de fidèles augmentait. On voit effectivement une dynamique, explique l’abbé Bruno France. La croissance était là avant le Covid, mais incontestablement, la pandémie a accéléré les choses. »
« Ils n’ont plus peur et ils vont au-devant des gens, constate Joël Bigorgne, journaliste à Ouest-France qui prépare un livre sur les traditionalistes de l’Ouest du pays. Le courant intégriste n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. La Fraternité Saint-Pie X a bien survécu à la mort de Mgr Lefebvre et s’est même amplifiée. Elle s’est dédiabolisée. »
Une « fan de Johnny » chez les tradis
« On répond à une recherche du sacré », pense Delphine, fidèle du prieuré de Nantes. Marie-Pierre, une fidèle du prieuré de Rouen (Seine-Maritime), a rejoint la Fraternité Saint-Pie X en 2023 seulement : « On dit de nous que nous sommes ternes, mais je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que j’ai rejoint la Fraternité, clame-t-elle avec un large sourire. Mes proches pensaient que je ne pourrais pas supporter la Fraternité Saint-Pie X, parce que je suis un peu rock’n’roll. Je suis une fan de Johnny. »
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Cette catholique recherchait « quelque chose de plus pur » que chez les « modernos », comme elle les appelle, où « on ne respecte plus rien ».
Pour l’abbé Bruno France, c’est « le pape François qui fait que les gens sont perdus ».
On a l’impression que sa pratique va en opposition avec la doctrine catholique. C’est le cas avec la communion aux divorcés remariés ; on ne peut pas la donner à quelqu’un qui est en état de péché mortel. Même chose avec la bénédiction des homosexuels ; on ne va pas bénir une relation condamnée dans la Bible.
D’ailleurs, ce prieur dit observer « un mouvement conservateur chez les jeunes prêtres du courant moderniste ; beaucoup mettent la soutane maintenant ». Selon lui, le nombre de catholiques s’effondre depuis la réforme Vatican II et « les jeunes prêtres ne se sentent pas en lien avec Dieu ». « En France, 20 à 25 % des prêtres ordonnés le sont exclusivement pour la messe en latin. Et les autres ne sont pas contre et aimeraient bien. Il y a un mouvement inverse, par rapport aux années 1970 », se réjouit l’abbé nantais.
« Dans ma commune natale, le mardi, le mercredi et le jeudi, des prêtres diocésains disent depuis quelques mois des messes en latin, et je fais le lien avec la chapelle Saint-Pie X juste à côté qui est pleine comme un œuf. Je pense qu’il y a une contre-offensive de l’église catholique qui ne peut pas rester immobile face à cette lame de fond », observe Joël Bigorgne, journaliste.
« Une mission de croisade »
Dès leur plus jeune âge, les enfants sont enjoints à être de bons « missionnaires ». « On est presque dans une mission de croisade. On doit montrer l’exemple pour attirer et convertir les gens », nous explique Valentine*, qui a fait toute sa scolarité dans des écoles de la Fraternité, notamment chez les Dominicaines, dans la région de Poitiers et dans les Côtes-d’Armor.
Thérèse*, une ancienne fidèle d’une trentaine d’années, a parfaitement en mémoire ses années au cours Saint-Dominique en Bourgogne : « Je me souviens d’un prêtre qui nous disait que sur notre front était inscrit le nombre de personnes à convertir. Il nous pointait du doigt et disait : ‘Toi, tu en as 1 500 ; toi, 350, etc.’. »
Gwendoline, la trentaine également, effectuait son aventure missionnaire au sein du Mouvement de la jeunesse catholique de France (MJCF), une des branches de la FSSPX. « On était dans un esprit de conversion. C’est-à-dire que nous recrutions des gens, surnommés alors « les nouveaux », certains n’étaient pas du tout catholiques et notre mission consistait à les convertir. On avait tous des tactiques. Nous faisions des petites réunions avec ces personnes qui ne savaient pas qui nous étions, on essayait de les convaincre et de les faire ainsi adhérer à la Fraternité Saint-Pie X d’une manière assez insidieuse. »
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À l’école, « le Big-bang et les dinosaures n’existent pas »
De la classe préparatoire (CP) à l’université, les membres de la FSSPX peuvent vivre en vase clos des années durant, puisque le mouvement possède 59 écoles hors contrat et un établissement d’études supérieures, l’institut Saint-Pie X à Paris.
Ce sont des écoles où « le niveau scolaire est très bon », souligne Valentine, ancienne élève du cours Saint-Anne de Kernabat (Côtes-d’Armor). Les classes bénéficient d’effectifs réduits, l’écriture à la plume avec l’encrier est obligatoire. Le grec et le latin sont imposés. Pour les langues vivantes, les élèves de collège et lycée doivent se contenter de l’anglais et de l’espagnol. L’éducation physique et sportive (EPS) est peu pratiquée et la natation est absente des programmes. Il n’y a pas d’éducation aux médias et aux outils numériques. En sciences de la vie et de la Terre, la reproduction humaine et l’éducation sexuelle sont prohibées.
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« On a des cours de philo qui sont axés sur Saint Thomas d’Aquin, donc qui n’ont rien à voir avec des cours de philo du programme normal de l’Éducation nationale, témoigne Valentine. On a un programme d’histoire-géo qui occulte totalement la préhistoire. Bien sûr, on s’intéresse à l’existence d’Adam et Eve, le Big-bang et les dinosaures n’existent pas. Tout commence avec les premiers chrétiens. On n’étudie pas du tout les autres cultures ou les autres religions mis à part la civilisation Gréco-romaine dans son aspect fondement du christianisme. »
Ce que révèlent les rapports d’inspection
Nous nous sommes procuré auprès du Comité national d’action laïque (Cnal) qui a enquêté sur les écoles hors contrat, les rapports d’inspection de l’Éducation nationale de 14 écoles régies par la FSSPX. Ces contrôles effectués entre 2018 et 2020, pointent des aspects positifs, comme dans cet établissement où « l’enseignement qui y est dispensé est conforme aux normes minimales de connaissances requises et permet aux élèves d’élever leur niveau de formation ». Dans une autre école, les inspecteurs indiquent que « les effectifs réduits favorisent un climat de classe serein » et que « les élèves sont appliqués et attentifs ».
Mais certaines remarques des inspecteurs et inspectrices de l’Éducation nationale laissent plus sceptique. « Il n’y a pas un seul rapport qui ne soit pas inquiétant. Le fonctionnement de ces écoles est très proche de celles de Steiner, avec un fort endoctrinement », s’alarme Stéphanie de Vanssay conseillère nationale à Unsa-Éducation, militante au Cnal.
Un rapport souligne « le caractère particulièrement suranné des supports écrits […]. Les ouvrages choisis ne peuvent raisonnablement être tenus comme susceptibles de favoriser la compréhension par des enfants du monde contemporain dans lequel ils vivent ».
L’acquisition et le partage des valeurs de la République, la construction d’une culture civique sont évincés au profit de la construction d’une culture religieuse.
Un autre rapport s’inquiète du fait que « le support de géographie porte une vision marquée par une représentation du monde par « races » humaines (Noirs, Blancs…), qui pose un souci majeur de conception erronée scientifiquement et potentiellement raciste ou a minima racialiste ».
Pour Marie-Laure Tirelle, secrétaire générale du Cnal, « les établissements de la FSSPX ne respectent pas le cadre dans lequel ils s’inscrivent ; le code de l’Éducation indique que les enseignements doivent transmettre les valeurs de la République et permettre la liberté de conscience, même pour les écoles hors contrat ».
« J’hallucine de relire mes livres d’histoire, parce qu’on ne parle pas de la Shoah, mais de Pétain qui était un héros. Tous les dictateurs d’extrême droite étaient des héros. Hitler, ce n’était pas si mauvais et De Gaulle était présenté comme le grand méchant qui a trahi la France », rage Thérèse qui a conservé ses livres de collège.
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Un des rapports de l’Éducation nationale note d’ailleurs à l’issue d’une inspection que « le général De Gaulle n’est pas une figure historique à retenir dans ce manuel […] » et que « le rôle de Vichy dans l’extermination des juifs est mis sous silence, et ce génocide n’est d’ailleurs pas mentionné dans le traitement de la Seconde Guerre mondiale ». Dans un cahier scolaire que nous nous sommes procuré, il est demandé aux élèves de faire une explication de texte à partir d’un extrait des Cadets de l’Alcazar d’Henri Massis et de Robert Brasillach, qui magnifie la défense de l’Alcazar de Tolède par les forces nationalistes de Franco.
Gwendoline, qui est diplômée de l’institut Saint-Pie X à Paris, a suivi la « formation des maîtres » de cette université puisqu’elle se destinait à devenir enseignante. Elle se souvient d’un module en Licence intitulé « la Croix et le Croissant » où « l’islam était présenté comme un fléau ».
Quand on s’intéresse à la FSSPX, la figure de Louis XVI n’est jamais loin. D’ailleurs, chaque 21 janvier, jour de sa décapitation, une messe se tient dans toutes leurs églises pour le repos de son âme.
« Il y a une détestation de la République. Les fidèles de la Fraternité ne se remettent pas de la mort du roi », selon Valentine, qui a coupé les relations depuis quelques années avec ses proches. Elle se souvient que dans les mouvances de jeunes et les associations de la FSSPX, « beaucoup d’étudiants étaient dans des groupes fachos, d’extrême droite, dans un esprit de conversion ».
« Tout le monde ou presque vote extrême droite, nous dit Thérèse, ancienne fidèle d’une trentaine d’années. Une fois, j’ai donné procuration à ma mère et elle a voté extrême droite alors que je ne voulais pas. Mon père avait pour livres de chevet les bouquins du parti Reconquête d’Éric Zemmour et de Philippe de Villiers. C’est un groupe xénophobe, porté sur les valeurs traditionnelles, où Poutine est vu comme un héros. »
« Il faudrait une république chrétienne »
L’abbé Bruno France s’explique sur cette détestation de la République française qui est vue comme « une République anti-chrétienne » : « On s’est fait prendre nos églises en 1789, on s’est fait reprendre nos églises en 1905. C’est vrai que les rois de France ont toujours été des alliés de l’Église, mais il y a énormément de Républiques ou démocraties qui respectent l’Église. Roi ou pas roi, ce n’est pas l’essentiel. Il faudrait une république chrétienne. »
*Les prénoms ont été modifiés.
• Le prochain volet de notre enquête sera consacré à l’histoire de Valentine, Thérèse et Gwendoline qui ont décidé de couper les ponts avec leur famille et la Fraternité et qui dénoncent l’endoctrinement subi.
Enquête réalisée avec Canelle Corbel
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Les électeurs américains sont appelés à voter mardi 5 mars 2024 dans une quinzaine d’Etats pour désigner le candidat de chaque parti à la présidentielle. L’occasion de s’intéresser au vote de l’électorat catholique dans ce scrutin.
Elections présidentielles américaines : Y’a t’il un vote catholique?
Aux Etats-Unis, les catholiques sont plus de 50 millions. Ils représentent un tiers des votants. Alors, entre Joe Biden et Donald Trump, ont ils un candidat favori? Y’a t’il un vote catholique outre atlantique? « C’est une question qui se pose » reconnaît François Mabille, chercheur au CNRS et directeur de l’observatoire de géopolitique des religions à l’IRIS. « On sait », ajoute t’il, que l’Église catholique est de manière générale divisée sur les questions politiques, que ce soit l’épiscopat ou les catholiques. Au sein de cet électorat, il faut distinguer les catholiques blancs et les catholiques d’origine hispanique. Les premiers sont majoritairement républicains, alors que les catholiques d’origine hispanique sont pro-démocrate à environ 70%. » Alors est-ce qu’on peut parler d’un vote catholique alors même que l’électorat est fragmenté ?
Les catholiques, un électorat divisé
Parmi les questions qui font débat dans le choix du futur candidat, l’immigration ou encore l’avortement. Mais aussi l’âge de Joe Biden. A 81 ans, le président sortant doit démontrer à ses électeurs que son âge n’entame pas sa capacité à gouverner. Pourtant son âge ne semble pas jouer sur le vote des catholiques. François Mabille remarque, en revanche, que sur la question des migrants,
Il y a une différence importante entre les catholiques démocrates qui sont très largement opposés à la construction ou à la poursuite de la construction du mur à la frontière avec le Mexique. En revanche, les catholiques républicains y sont très largement favorables.
La seconde question qui est sans doute plus importante, c’est celle de l’avortement. C’est peut-être là la ligne de fracture qui va expliquer la répartition des votes entre Trump et Biden. »
La lutte contre l’avortement, une priorité pour les évêques américains en vue des élections présidentielles
Dans une déclaration publié en novembre dernier, les évêques américains ont fait de la lutte contre l’avortement une priorité en vue des élections présidentielles de 2024. Mais si la Conférence épiscopale américaine parle d’une seule voix sur ce sujet, elle reste divisée car elle est composée de profils très différents, explique François Mabille.« Parmi les cardinaux, vous allez trouver aussi bien le cardinal O’Malley qui est le cardinal de Boston et qui est considéré plutôt comme un libéral. L’un des derniers cardinaux américains nommé par le pape François, le cardinal Wilton Gregory, l’archevêque de Washington, d’origine afro-américaine, pro-LGBT. Et puis vous avez d’un autre côté le cardinal conservateur, Raymond Burke, qui n’est pas tout à fait dans la même perspective.
L’épiscopat américain est assez divisé même s’il y a un consensus sur la question de l’avortement.
Dans la perspective de l’élection présidentielle, la conférence épiscopale nord-américaine a de nouveau publié un document qu’elle avait déjà publié il y a quatre ans. Les évêques y font une synthèse de leur position sur un ensemble de sujets. « Cela va de la paix à la liberté religieuse, en passant par les questions de justice économique, de discrimination, de migration et d’avortement. Pour l’instant, il n’y a pas véritablement de groupe principal qui se dégage, tant cette Église est divisée. Ce que l’on voit plutôt, ce sont des prises de position individuelles. Des catholiques qui se mobilisent au sujet de l’Ukraine, d’autres qui se sont mobilisés autour des questions de migration, d’autres pour les questions d’avortement. Donc c’est une sorte de patchwork qui se dessine pour l’instant. »
A côté des catholiques, les évangéliques représentent quant à eux 80 millions d’Américains, soit un quart de la population américaine. C’est le courant religieux le plus important des États-Unis. En 2020, ils avaient voté à plus de 80 pour cent pour Donald Trump.
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Se marier avec un prince ne veut pas forcément dire obtenir un titre. C’est ce qu’il va se passer pour Naomi-Valeska Kern, future épouse du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, qui fête ses 51 ans ce dimanche 3 mars. Le mariage civil des tourtereaux est prévu pour début septembre 2024. Malgré son mariage avec le prince, Naomi Valeska-Kern ne pourra prétendre à aucun titre.
Comme le prévoient les règles de la maison royale de France, qui suivent les canons de l’église catholique romaine, le remariage du prince ne pourra être reconnu dynastiquement. Eh oui, le prince Charles-Philippe d’Orléans était marié avec Diana Alvares Pereira de Melos. Tous les deux ont donné naissance à une petite fille, la princesse Isabelle. Mais le couple a divorcé fin d’année 2022.
Le comte de Paris, Jean d’Orléans, cousin germain du prince, a publié un communiqué, en juillet dernier, dans lequel il clarifie la situation. Il y explique que l’église de Rome ne reconnaît pas le divorce, le mariage étant un sacrement. La maison royale de France suit à la lettre les règles du droit canonique de l’église, ce qui veut dire que, religieusement, le prince reste marié à son ex-épouse. Diana restera donc connue comme Son Altesse Royale. Et le prince d’Anjou ne pourra plus se prévaloir du prédicat d’Altesse Royale, selon son cousin.
Plus de titres royaux pour le duc d’Anjou et sa future épouse
Une déclaration que le duc d’Anjou n’a guère appréciée. « Je ne dois demander à personne l’autorisation de me marier, prétendre le contraire serait contre la loi », a-t-il répliqué l’année dernière dans le magazine Point de vue. Il a ajouté : « Je suis né Altesse Royale, prince d’Orléans et petit-fils de France. C’est dans mon sang. Je le resterai toute ma vie. Personne n’a légalement le pouvoir ou l’autorité pour me le retirer. La France est une république. »
Quant au titre de sa future épouse, les décisions de son cousin lui sont égales : « Comme le veulent la loi et la tradition capétienne, et comme le prouve l’histoire de notre famille, ma femme porte le même prédicat et les mêmes titres que moi. Elle est donc Son Altesse Royale la princesse Naomi-Valeska d’Orléans, duchesse d’Anjou. » La guerre ne fait que commencer…
Article écrit avec la collaboration de 6medias
Crédits photos : Claudia Albuquerque / Bestimage
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Jusqu’au 12 mars, les Orléanais sont invités à faire un « geste simple et concret » : inscrire le nom d’une personne victime d’agression sexuelle sur un ruban, et l’accrocher sur les grilles de la cathédrale. Une manière de rendre visible une situation dramatique, et de témoigner de la solidarité envers les personnes victimes.
Mettre des prénoms sur des chiffres. Voilà l’une des multiples raisons qui ont poussé le mouvement « Rubans contre l’oubli » à s’installer en France. L’idée est simple : dans un lieu désigné, toute personne peut venir écrire sur un ruban coloré le nom d’une personne qu’elle connaît et qui a été victime d’agression sexuelle. Ruban à, ensuite, accrocher sur place.
Après une première en 2023 à Lourdes, lors d’une assemblée plénière des évêques, l’initiative s’installe cette semaine sur les grilles de la cathédrale d’Orléans, jusqu’au 12 ou 13 mars. « On l’a proposé à Lourdes, et Orléans est le premier diocèse qui a accepté de le faire« , explique Véronique Garnier.
Coresponsable du service de protection des mineurs sur le diocèse d’Orléans, elle décrit l’importance de cette opération. Un « petit geste simple et concret« , pour « dire qu’on n’oublie pas les personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance ou à l’âge adulte, au sein de l’Église plus particulièrement, mais aussi au sein des familles« . Un moyen aussi de « rendre visible l’invisible » :
Les personnes agressées sont là, on ne les voit pas. Les personnes qui pensent aux victimes, on ne les voit pas non plus. Chaque ruban représente une personne agressée, mais aussi une personne qui pense à elle.
Véronique Garnier, co-responsable du service de protection des mineurs, diocèse d’Orléans
Le mouvement est né en 2015 en Australie. À l’époque, une commission organise des auditions publiques de personnes ayant été victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église catholique. « Les citoyens de la ville ont été bouleversés par les témoignages, se souvient Katherine Shirk Lucas. De manière spontanée, ils ont accroché des rubans devant des écoles catholiques et autres institutions où les abus sur enfants ont été dramatiques.«
Enseignante en théologie à l’Institut catholique de Paris, elle se charge aujourd’hui de la communication de « Rubans contre l’oubli », et participe à sa diffusion à l’international. Car, selon elle, en Australie, ça porte ses fruits : « Ça s’est très bien développé, il y a un réseau de soutien des personnes victimes, des groupes de parole, toutes sortes d’initiatives.«
Elle se dit « reconnaissante » que le diocèse d’Orléans ait accepté de participer à cet élan. L’évêque d’Orléans, Jacques Blaquart, semble d’ailleurs être l’un des évêques les plus investis en France sur la problématique des agressions sexuelles au sein de l’Église.
Pour Véronique Garnier, s’investir au sein de l’Église était une évidence. Elle-même a été victime d’une agression sexuelle dans un autre diocèse, lorsqu’elle était encore enfant. « On vit, on survit par moments, comme on peut. Et un beau jour, on se relève un peu plus, et on a envie de tout faire pour que ce qui nous est arrivé n’arrive pas à d’autres jeunes.«
Sous les tours de la cathédrale d’Orléans, les rubans sont à disposition du public. Véronique Garnier et Katherine Shirk Lucas espèrent désormais que « des personnes vont se saisir de ce geste« . Et que, l’année prochaine, d’autres diocèses sauteront le pas.
Selon un rapport de 2021, publié par la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), 216 000 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres, diacres, religieux ou religieuses entre 1950 et 2020. Après les cercles familiaux et amicaux, l’Église catholique est le milieu où la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée.
Avec Samuel Collin.
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