Des collèges privés catholiques suspendent la vaccination contre le papillomavirus

Après le décès d’un collégien de Loire-Atlantique survenu quelques jours après l’injection du vaccin contre le papillomavirus, l’enseignement catholique a appelé à la suspension de la campagne dans ses collèges volontaires. Une demande suivie d’effets dans la région. « Disproportionné », selon Anne Goffard, virologue et épidémiologiste lilloise.

Le drame avait suscité l’émotion avant les vacances de Toussaint. Le 30 octobre, un élève de cinquième d’un collège de Saint-Herblain en Loire-Atlantique est mort des suites d’un traumatisme crânien. Un décès survenu quelques jours après la lourde chute de l’adolescent suite à un malaise vagal, dans les minutes qui avaient suivi l’injection du vaccin contre le papillomavirus, responsable de plusieurs cancers, objet d’une campagne nationale depuis un mois, sur la base du volontariat des élèves et de leurs familles.

L’affaire fait depuis l’objet d’une enquête du parquet et de l’ARS des Pays de la Loire, qui a d’ores et déjà exclu tout lien entre le produit injecté et le décès, de même que le ministre de la Santé Aurélien Rousseau.

« On a du recul sur son innocuité et son efficacité »

Sans attendre, dès le 26 octobre, les représentants nationaux de l’enseignement catholique recommandaient néanmoins de suspendre la vaccination contre le papillomavirus dans leurs collèges, « dans l’attente des résultats des investigations en cours et au vu des premières informations transmises par le chef d’établissement ». Une demande suivie d’effets dans la région où les trois directions diocésaines de l’enseignement catholique confirment avoir relayé cette recommandation. Des parents d’élèves ont ainsi reçu un mail leur indiquant la suspension de la campagne. Contrairement aux établissements publics, les établissements privés sous contrats ne sont pas dans l’obligation de proposer cette vaccination.

La virologue et épidémiologiste lilloise Anne Goffard se dit « désolée » de cette décision et juge « disproportionnée » ce principe de précaution. « Ce décès est bien entendu un drame. Mais le vaccin contre le papillomavirus reste un outil très sûr. Il date du début des années 2000, des millions de personnes dans le monde l’ont reçu. On a du recul sur son innocuité et son efficacité », explique la chercheuse. Qui insiste : « Dans chaque médicament, chaque vaccin, il y a un risque d’effets secondaires. Celui-là n’en présente pas davantage que les autres et ils sont connus. La balance bénéfice-risque reste très favorable au vaccin. »

« Attendre les conclusions de l’enquête »

Pour le diocèse d’Arras, le directeur de l’enseignement catholique François Holland indique que « l’objet n’est pas de s’opposer, mais d’attendre les conclusions de l’enquête. Quand le doute sera levé, chaque chef d’établissement aura la libre initiative de poursuivre la vaccination. J’ai d’ailleurs le sentiment que nos établissements avaient bien accueilli cette campagne. Nous considérons que la santé publique est un bien précieux ».

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Sourdeval. Noël : le Secours Catholique offre des cadeaux


Vie associative. Samedi 16 décembre de 14h à 16h30, le Secours Catholique de Sourdeval organise une animation pour les fêtes de Noël. 

Publié le 30/10/2023 à 12h05

Sourdeval. Noël : le Secours Catholique offre des cadeaux
Muriel Lecoq, Anne Leprince, Patricia Letellier et Armelle Busson sont les bénévoles de l’association Secours Catholique de Sourdeval. – Secours Catholique

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Bacilly. Des travaux de rénovation prévus à l’église Saint-Etienne

Patrimoine

Construite au XIIIe siècle, l’église Saint-Etienne, d’abord dévastée puis fermée pendant la Révolution française, fut ensuite détruite en 1816. Reconstruite en 1823 puis consacrée en 1824, elle devait retrouver ses deux statues en bois de saint Étienne et saint Gerbold qui avaient été brûlées.

Places de chaque côté du retable, ces deux statues J’avais besoin d’une restauration par un spécialiste, souligne le maire, Éric Quinton. Nous avons actualisé les devis établis il ya quelques années, les travaux seront réalisés en 2024.

Le clocher fera également l’objet de rénovation, les abat-sons en bois sont en mauvais état et à changer, les oiseaux rentrent ».

La gouttière du clocher sera également modifiée.

Le site sainte-marie-orleans.org est fait afin de créer plusieurs publications sur la thématique Paroisse Sainte-Marie d’Orléans communiquées sur le net. Pour vous tenir au fait, ce post autour du thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous est fourni par sainte-marie-orleans.org. La chronique est produite de la manière la plus authentique qui soit. Au cas où vous décidez de fournir des informations supplémentaires à cet article sur le sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans » vous avez la possibilité d’utiliser les contacts affichés sur notre site web. En consultant régulièrement notre blog vous serez informé des prochaines publications.

Église catholique : qu’est-ce qui empêche les femmes de devenir diacres

Sans surprise, rien n’est tranché sur le diaconat féminin au sortir de la première session du synode sur l’avenir de l’Église. Le rapport de synthèse montre de réelles oppositions sur la question. Qu’est-ce qui empêche les femmes d’accéder au diaconat ? S’il existe des ministères pour les laïcs, en quoi est-ce souhaitable d’avoir des femmes diacres ?

Diaconat féminin : de fortes oppositions au synode sur l’avenir de l’Église catholique

La reconnaissance du rôle des femmes était l’un des grands thèmes attendus du synode sur l’avenir de l’Église. D’après les attentes des fidèles exprimées depuis octobre 2021, on voit mal comment l’institution pourrait ne pas avancer sur le sujet. « Il est urgent de garantir que les femmes puissent participer aux processus de prise de décision et assumer des rôles de responsabilité dans la pastorale et le ministère », peut-on lire dans le rapport de synthèse de la première session du synode

« Sur l’accès des femmes au diaconat », les participants au synode plaident pour une avancée des travaux et un approfondissement théologique. Toutefois, leur rapport met en lumière de profonds désaccords sur l’ordination de femmes diacres. Pour ses partisans, l’ouverture du diaconat aux femmes permet à l’Église de rester « fidèle à la Tradition » puisqu’il s’agit de restaurer « une pratique de l’Église primitive ». Dans le même temps, l’Église montre qu’elle répond « aux signes des temps ». Les opposants aux diaconat féminin craignent « une dangereuse confusion anthropologique ».

→ À LIRE : Synode : pour le pape François « l’Église est une femme »

Le diaconat féminin durant le pontificat de François : retour en trois dates

Cela fait des décennies que l’Église se divise sur l’ouverture aux femmes du diaconat. Sous le pontificat de François, il y a eu plusieurs tentatives pour faire avancer la réflexion. Première étape en 2016, quand il a nommé une commission d’étude chargée de travailler sur le rôle des femmes diacres dans l’histoire du christianisme. Résultat ? Échec. En raison de profondes divisions au sein de cette commission, les travaux n’ont pu aboutir.

Le pape a ensuite semblé faire machine arrière en février 2020, dans son exhortation apostolique « Querida Amazonia », publiée dans la foulée du synode sur l’Amazonie. Le chef de l’Église catholique signifiait son opposition à l’accès pour les femmes « à l’Ordre sacré » si ce n’était que dans le but de leur accorder « un statut et une plus grande participation dans l’Église ». La raison ? Cela « conduirait à cléricaliser les femmes »…

Ce qui n’a pas empêché le pape François, en avril 2020, de lancer une nouvelle commission d’étude sur le diaconat féminin. Depuis, l’institution peine à avancer. D’où les espoirs suscités par le synode sur l’avenir de l’Église.

→ À LIRE : Quelles sont les conclusions du synode sur l’avenir de l’Église à Rome ?

Qu’est-ce qui empêche les femmes de devenir diacres dans l’Église catholique ?

Bien souvent, dans les paroisses, des femmes assurent le service de la liturgie, celui de la parole ou de la charité. Des services qui sont précisément au cœur de la mission du diacre. Qu’est-ce donc qui empêche des femmes d’accéder au diaconat ? Tout simplement le fait… qu’elles ne sont pas des hommes ! 

Avec l’évêque et le prêtre, le diacre fait partie des ministres ordonnés. Or, être ordonné dans l’Église catholique, cela est aujourd’hui réservé aux hommes car ils agissent au nom du Christ. Dans la théologie catholique, on dit que le diacre est configuré au « Christ serviteur » – là où le prêtre est configuré au « Christ pasteur ». Certains craignent qu’ouvrir le diaconat aux femmes soit un pas vers l’ouverture à la prêtrise.

Parmi les rôles que le diacre peut exercer à la messe, il y a la lecture de l’Évangile ou l’homélie. Au XXIe siècle, à l’heure où il est possible pour les femmes de se former à la théologie, on peut trouver étonnant qu’il leur soit absolument impossible de prêcher. Peut-on dès lors imaginer un statut de diacre spécifique pour les femmes, qui leur confierait certains rôles ? En janvier 2021, le pape a ouvert aux femmes l’accès aux ministères laïcs du lectorat et de l’acolytat. Cela signifie qu’elle peuvent lire, par exemple, les lectures à la messe ou encore distribuer la communion (ce qui était déjà pratiqué dans de nombreuses paroisses). Le pape a aussi confié à des femmes des postes à responsabilité. Est-ce le maximum de ce qu’il a pu faire ou bien est-ce une façon de contourner l’épineuse question du diaconat féminin ?

De son côté, le rôle du diacre en lui-même n’est pas clair. Celui-ci étant comme le prêtre sous la responsabilité directe de l’évêque, il arrive que le diacre soit perçu comme un vis-à-vis du prêtre. Sur le terrain, la façon dont le diacre est perçu par les fidèles  – sous-prêtre, super-laïc… – dépend souvent de la façon dont le curé de paroisse envisage le diaconat. Le débat sur le diaconat au féminin doit-il attendre que soit éclairci le rôle des diacres ?

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Le vaccin contre le papillomavirus dans le viseur de l’Enseignement catholique

En cette rentrée des vacances de la Toussaint, un mois après le lancement de la grande campagne de vaccination contre le papillomavirus pour tous les élèves de 5e, l’enseignement catholique appelle à la prudence. « Je recommande aux chefs d’établissement de suspendre l’organisation de la vaccination contre le HPV dans les établissements catholiques, a déclaré Philippe Delorme, secrétaire général de l’Enseignement catholique, dans un communiqué le 26 octobre dernier.

Cette décision fait suite à la mort d’un collégien de 12 ans après avoir été vacciné contre le papillomavirus. Alors qu’il avait déclaré ne pas se sentir bien après l’injection le 19 octobre en début d’après-midi, l’élève du collège Saint-Dominique à Saint-Herblain, près de Nantes, a fait un malaise puis s’est violemment cogné la tête en tombant de sa chaise, entraînant un « traumatisme cranio-cérébral », d’après le Procureur de la République de Nantes. L’adolescent a rapidement été admis aux urgences, avant que son « son état de santé ne se dégrade dans les jours suivants ». Il est décédé une semaine plus tard, laissant la communauté éducative « sous le choc », a témoigné Philippe Delorme. « C’est un drame épouvantable, un drame absolu ». 

Campagne massive de vaccination

Par précaution donc, les établissements catholiques ont été invités à suspendre leur campagne de vaccination, initiée par le gouvernement. En effet, depuis le 2 octobre, tous les élèves de 5e ont vu une nouvelle activité (non-obligatoire) s’insérer dans leur emploi du temps « Vaccination contre le papillomavirus ». Connu aussi sous le nom de Gardasil, ce vaccin lutte principalement contre les infections à Papillomavirus humains (HPV), responsables de plusieurs cancers dont celui de l’utérus. D’après le ministère de la Santé, « environ huit personnes sur dix sont exposées à ces virus, principalement au début de leur vie sexuelle ». Le ministère ajoute que « les préservatifs n’apportent qu’une protection partielle vis-à-vis de l’infection ».

S’il est courant de présenter quelques effets secondaires après un vaccin, tels que des vertiges, des nausées, des douleurs au niveau du point d’injection ou même parfois de la fièvre, les décès sont extrêmement rares. Que s’est-il passé dans ce collège à Nantes ? Le vaccin est-il responsable de la mort du collégien ? Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire afin de « déterminer si la prise en charge médicale de ce mineur – avant, pendant et après l’injection – a été réalisée dans les règles de l’art », a précisé le Procureur de la République de Nantes. 

De son côté, l’ARS du Pays-de-la-Loire a tenu à se défendre en ajoutant que « ce type de malaise peut survenir du fait du stress provoqué par la vaccination mais est sans lien avec le produit vaccinal ou à un défaut de qualité du vaccin ». Un élément repris à l’Assemblée nationale par le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, défendant un vaccin « très documenté » et « très connu », distribué plus de 300 millions de fois dans le monde. « Nous ne disposons d’aucun élément permettant d’indiquer que c’est le produit vaccinal lui-même qui serait à l’origine du décès », a conclu le procureur de la République de Nantes. En attendant « des garanties sur les conditions de sécurité dans lesquelles peuvent se dérouler ces campagnes au sein des établissements », l’Enseignement catholique appelle à la prudence et à l’arrêt des campagnes de vaccination.

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L’antenne du Secours Catholique change de site

Fin octobre, le Secours catholique inaugurait son installation dans de nouveaux locaux à Châtillon-Coligny.

En effet, les deux responsables de l’antenne châtillonnaise, Marie-Thérèse Pommet et Michèle Casson, accueillaient leurs invités dans le bâtiment de la maison paroissiale, face à l’église. Des locaux remis en état il y a 3 ans, même s’il reste des travaux qui restent à effectuer au premier étage. Leurs hôtes, le père Jean Sigot, curé du groupement paroissial de Châtillon-Coligny/Nogent-sur-Vernisson, et Rose-Anne Bonneau, assistante pastorale en lien avec le Pont-de-Pierre, étaient entourés de représentants du Secours Catholique, de Maryse Tripier, l’adjointe au maire de Nogent-sur-Vernisson, et de nombreux bénévoles.

Les intervenants sont satisfaits du rapprochement entre le Secours Catholique et la paroisse. Ils rappellent leur engagement quotidien en répondant à l’urgence alimentaire, à la lutte contre l’isolement, à la réinsertion sociale, à s’habiller dignement. 560 bénévoles dans le Loiret, parmi 31 équipes, aident au quotidien les personnes en situation difficile.

Pratique. Le Secours Catholique est situé à la maison paroissiale au 2, rue de l’église à Châtillon-Coligny. Accueil les 2 e et 4 mardi du mois, de 14 h 30 à 16 heures.

Une autre antenne est située à la maison des loisirs et de la culture au 1, place de La République à Nogent-sur-Vernisson. Accueil les 1 er et 3 e mardi du mois, de 10 à 12 heures.

Téléphone : 06.68.10.22.55. Mail : equipe.chatillon.450@secours-catholique.org. Site internet : https://loiret.secours-catholique.org

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Découvrez QUÉBEC : Sur les traces de la Nouvelle-France


La fondation de Québec

Si Jacques Cartier a séjourné deux fois dans la région et que Jean-François de La Rocque Roberval a tenté d’y établir une colonie, la France ne tentera aucun établissement permanent avant le début du XVIIe siècle. En 1603, Samuel de Champlain participe en tant qu’observateur à une expédition. Puis, en 1608, Pierre Dugua de Mons, détenteur du monopole du commerce de la fourrure, le charge de fonder une colonie à partir de laquelle il pourra aller chercher des animaux à fourrure. C’est ainsi que Champlain fonde Québec, le 3 juillet 1608. Il y établit un poste de traite des fourrures et y érige une première forteresse de bois. Les institutions religieuses et l’administration coloniale s’établissent dans la Haute-Ville, tandis que les marchands et les artisans habitent la Basse-Ville, qui demeurera, jusqu’au milieu du XIXe siècle, le cœur économique de la cité. Très vite, Québec devient le centre politique, administratif et militaire de la Nouvelle-France. Perchée sur le promontoire du cap Diamant, au confluent de la rivière Saint-Charles et du Saint-Laurent, la ville, surnommée « le Gibraltar de l’Amérique », occupe en effet un site stratégique qui fera l’objet de multiples offensives : elle ne subira pas moins de six sièges. Les frères Kirke, mandatés par l’Angleterre, réussissent même à s’en emparer en 1629. Mais, en 1632, le traité de Saint-Germain-en-Laye rend Québec à la France.

Depuis sa fondation, Québec était dirigée par un gouverneur qui assurait le commandement militaire, la direction civile et l’exécution des arrêts royaux. La gestion financière était, quant à elle, assurée par les compagnies de commerce, avant tout préoccupées par la traite des fourrures plutôt que par leurs obligations de peupler la colonie. Mais en 1663, le roi de France, Louis XIV, décide de reprendre directement en charge la colonie et implante une véritable administration coloniale. En plus du gouverneur, un intendant et un conseil souverain dirigent désormais Québec. La ville devient officiellement la capitale de la Nouvelle-France. Toutefois, la petite colonie doit se peupler afin d’établir solidement ses racines. Les femmes se faisant plutôt rares en Nouvelle-France, le roi procède à l’envoi de jeunes célibataires, lesquelles se marieront aux colons et fonderont des familles : on les appelle les Filles du Roy. Afin de faciliter le projet, les vêtements, les frais de voyage en France et la traversée jusqu’en Amérique sont entièrement pris en charge par la Couronne française. Elles seront environ 800 à venir en Nouvelle-France entre 1663 et 1673. En parallèle, le rôle du clergé est considérable dans l’établissement de cette nouvelle colonie. En 1615, la venue des Récollets marque le début d’une vaste entreprise de conversion. Les Jésuites arrivent dix années plus tard et fondent, en 1635, le Collège des Jésuites. S’en suivra la construction de nombreux édifices religieux : l’Hôtel-Dieu de Québec en 1639, le Séminaire de Québec en 1663, destiné à recruter et à former le clergé, puis le Petit Séminaire en 1668. Au fil des ans, Québec devient un lieu de pouvoir politique, mais aussi un centre administratif, religieux et commercial.

Une colonie vulnérable

Malgré sa situation de forteresse naturelle, la ville reste toujours vulnérable aux attaques. On décide donc de l’entourer de puissantes fortifications. Elles sont érigées en 1690 par le comte de Frontenac qui réussit à repousser l’assaut de l’amiral Phips.

Les conflits d’intérêts entre la France et l’Angleterre vont entraîner une succession de guerres et de traités. En 1755, le colonel britannique, Sir Charles Lawrence, ordonne la déportation des Acadiens, agriculteurs venus du Poitou, de Touraine et du Berry, implantés depuis 1604 autour de la baie de Fundy (Nouvelle-Écosse actuelle). À leur place, il a pour projet d’installer des fermiers anglais : le Grand Dérangement, qui a lieu de 1755 à 1763, touchera plus de 10 000 Acadiens. Beaucoup d’entre eux s’enfuiront en Louisiane et se disperseront un peu partout. La France conserve cependant l’île Saint-Jean (île du Prince-Édouard) et l’île Royale (île du Cap-Breton) où elle a érigé la puissante forteresse de Louisbourg pour contrôler l’accès au golfe du Saint-Laurent. Mais, à partir du Grand Dérangement, l’étau va se resserrer autour des Français : en juillet 1758, Louisbourg tombe aux mains des Britanniques. C’est ainsi qu’en 1759, James Wolfe est nommé officier commandant de l’assaut britannique. Son mandat est précis : s’emparer de la ville fortifiée de Québec. Dès juin, les troupes du commandant Wolfe débarquent sur l’île d’Orléans. Le mois suivant, d’autres bataillons s’installent sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Québec, ainsi qu’à proximité de la chute Montmorency, sur la rive nord. Le 31 juillet, les troupes britanniques lancent l’assaut, mais une puissante résistance les oblige à battre en retraite. L’année suivante, le 13 septembre 1759, les forces britanniques reviennent à l’assaut et livrent contre les Français la célèbre bataille des plaines d’Abraham. Cette importante défaite de l’armée française entraînera la reddition de la ville de Québec puis, en 1760, la capitulation de Montréal.

En 1763, le traité de Paris cède la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. Ce traité met fin au conflit mondial de la guerre de Sept Ans qui a enflammé l’Europe, l’Amérique du Nord et même l’Inde, et a accouché d’un nouvel équilibre entre les grands royaumes et les empires européens. Le premier empire colonial français disparaît. La France a définitivement perdu ses possessions en Inde et surtout en Amérique du Nord, au profit des Britanniques.

Le résultat de cette conquête militaire contraint les Français, catholiques et sujets d’une monarchie absolue, à cohabiter avec les Anglais, protestants et sujets d’une monarchie constitutionnelle. Cependant le territoire francophone, désormais appelé Province britannique de Québec, conserve son droit de pratiquer la religion catholique, alors interdite en Angleterre, et obtiendra en 1774, grâce à la signature de l’Acte de Québec, l’autorisation de préserver sa langue et ses coutumes.

Des vestiges historiques à foison

Ils se concentrent surtout dans la vieille ville intra-muros et certains ont même été découverts à une époque pas si lointaine. En 2005, des fouilles archéologiques ont débuté sous la Terrasse Dufferin au pied du Château Frontenac. Sur le site, où Champlain et Montmagny ont vécu, on s’attendait certes à découvrir de nombreux vestiges, mais le résultat des fouilles en a surpris plus d’un par la quantité et la qualité des objets que l’on a ressortis : plus de 500 000 fragments d’objets ont été répertoriés. Après trois ans de fouilles, on décida alors d’ouvrir le site au public pour les festivités du 400e anniversaire de la ville, site placé dorénavant sous la responsabilité de Parcs Canada qui le rend accessible aux visiteurs. Le Lieu historique national des Fortifications-de-Québec ainsi que la Citadelle de Québec et son Musée Royal du 22e Régiment plairont à ceux qui s’intéressent à l’histoire militaire de Québec, alors que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, le Monastère des Augustines et le Pôle culturel du Monastère des Ursulines sont des incontournables pour ce qui a trait au patrimoine religieux de la ville.

Extra-muros, la visite de la Basse-Ville s’impose, avec son charmant quartier piétonnier qu’est le Petit Champlain, rempli de boutiques, de bistros et de bonnes tables. À quelques pas s’ouvre la place Royale avec ses jolies maisons du XVIIe siècle. Cafés et bistros bordent son pourtour, déployant de charmantes petites terrasses où il fait bon s’attabler. De l’autre côté de la vieille ville, il ne faut pas rater la découverte du Parc des Champs-de-Bataille et du Musée des plaines d’Abraham qui permettent de saisir l’importance du rôle que ce lieu a joué dans l’histoire de la Nouvelle-France.

Avec bon nombre d’autres attraits historiques à visiter dans les différents arrondissements de la ville, mieux vaut bien préparer son circuit. Pour ne rien louper, on peut opter pour la formule clé en main alors que plusieurs entreprises proposent des visites historiques de Québec, dont certaines avec guide en costume d’époque.

Une virée sur la Côte-de-Beaupré

Cette étroite bande de terre, située entre le Bouclier canadien et la rive nord du Saint-Laurent, s’étend à l’est de la ville de Québec jusqu’aux portes de Charlevoix. C’est à la vue des vertes prairies bordant le fleuve que Jacques Cartier se serait écrié : « Quel beau pré ! », d’où l’origine du toponyme. Pas étonnant dès lors qu’en 1626, sur les terres fertiles de Cap-Tourmente, Champlain fit bâtir la première ferme de la vallée du Saint-Laurent. Les colons vinrent ensuite s’établir dans la Seigneurie de Beaupré, de la chute Montmorency près de Québec à la rivière du Gouffre à Baie-Saint-Paul. Si le développement des paroisses va bon train, la Côte-de-Beaupré subit toutefois les attaques de l’armée britannique lors du Siège de Québec en 1759, lesquelles entraîneront le saccage et la destruction de plus de 1 400 bâtiments et le transfert de la colonie aux mains des Britanniques. Le siècle suivant verra un véritable tourisme religieux se développer autour de la dévotion à sainte Anne. Un premier pèlerinage sera organisé en 1844 suivi de l’inauguration, en 1876, de la nouvelle église de Sainte-Anne-de-Beaupré. Celle-ci deviendra basilique et accueille désormais près d’un million de visiteurs chaque année : c’est le Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Afin de mettre en valeur le passé historique de la région, la Côte-de-Beaupré s’est dotée d’une route touristique officielle signalisée par des panneaux sur lesquels figurent les armoiries de la Nouvelle-France : c’est la Route de la Nouvelle-France. Longue d’une cinquantaine de kilomètres, elle suit l’avenue Royale (route 360) de Beauport à Saint-Joachim et propose plus d’une vingtaine de points d’intérêt culturels, patrimoniaux et gourmands.

Le clou du spectacle

Après l’exploration, place à l’immersion ! Chaque année, au début du mois d’août, le Québec des XVIIe et XVIIIe siècles renaît dans la capitale provinciale. Pendant quelques jours, les Fêtes de la Nouvelle-France proposent un véritable voyage à l’époque du Régime français dans une optique historique, festive et gourmande. L’événement se veut interactif et propose une programmation d’ateliers participatifs, d’animations et reconstitutions historiques, de dégustations de produits du terroir, de conférences historiques et de spectacles musicaux, le tout selon une thématique qui se renouvelle chaque année. Et pour plonger la tête la première dans cette ambiance à l’ancienne, ne pas hésiter à venir costumé.

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Eglise catholique d’Espagne : plus de 200 000 mineurs pourraient avoir été victimes d’agression sexuelle


Le Défenseur du peuple Angel Gabilondo s’adresse à la presse après avoir présenté un rapport sur la première enquête indépendante du pays sur les abus commis sur des mineurs au sein de l’Eglise catholique, à Madrid, le 27 octobre 2023. Le Défenseur du peuple Angel Gabilondo s’adresse à la presse après avoir présenté un rapport sur la première enquête indépendante du pays sur les abus commis sur des mineurs au sein de l’Eglise catholique, à Madrid, le 27 octobre 2023.

Plus de 200 000 mineurs pourraient avoir été victimes d’agression sexuelle de la part de religieux en Espagne, selon l’estimation, publiée vendredi 27 octobre, d’une commission d’enquête indépendante sur la pédocriminalité dans l’Eglise catholique.

Le rapport ne fournit pas de chiffre précis, mais contient un sondage effectué à la demande de cette commission auprès de plus de 8 000 personnes. Selon ce sondage, 0,6 % de la population adulte espagnole (près de 39 millions de personnes) a affirmé avoir été agressé sexuellement, étant mineur, par des religieux.

En outre, un nombre légèrement inférieur d’Espagnols (0,53 %) ont déclaré avoir été agressés sexuellement alors qu’ils étaient mineurs par des laïcs travaillant dans des institutions religieuses.

Ces estimations sont contenues dans un rapport remis vendredi au Congrès des députés espagnols par le Défenseur du peuple (équivalent en France du Défenseur des droits), Angel Gabilondo, au terme des travaux d’une commission indépendante, la première établie dans ce pays pour évaluer l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Eglise catholique.

Réparations pour les victimes

Le rapport critique l’attitude de l’Eglise catholique, déplorant que sa réaction aux cas de pédocriminalité en son sein ait été « insuffisante ». Parmi les mesures proposées dans le rapport figure la création par l’Etat d’un fonds pour verser des réparations aux victimes. M. Gabilondo a précisé lors d’une conférence de presse que les cas concernaient principalement la période allant « de 1970 à nos jours ».

Contrairement à la France, à l’Allemagne, à l’Irlande ou encore aux Etats-Unis, l’Espagne, pays à forte tradition catholique, n’avait encore jamais réalisé d’enquête indépendante sur ce fléau. Une situation à laquelle les députés espagnols avaient souhaité remédier en décidant, en mars 2022, la création d’une commission d’experts chargée de « faire la lumière » sur les « actes personnels exécrables commis contre des enfants sans défense » au sein de l’Eglise espagnole.

Ils avaient confié la direction de cette commission au Défenseur du peuple, lui donnant pour objectif de déterminer les « responsabilités » dans les cas de violences sexuelles, d’offrir une « réparation » aux victimes et de prévenir de nouveaux cas. Pour mener ses travaux, la commission s’est appuyée sur des experts en droit et en assistance aux victimes, ainsi que sur les témoignages des victimes elles-mêmes.

Peu avant la présentation du rapport, la Conférence épiscopale de l’Eglise catholique avait annoncé qu’elle tiendrait lundi 30 octobre une assemblée plénière extraordinaire, au cours de laquelle les évêques débattront du rapport. L’Eglise, qui a refusé pendant des années toute enquête approfondie, n’a pas voulu participer aux travaux de la commission. Elle a toutefois accepté de lui remettre en mars des informations sur les cas de pédocriminalité collectés par les diocèses.

Les premiers cas remontent à 1927

Confrontée à une pression politique croissante et à des accusations d’obstruction, elle avait fait un premier pas en février 2022 en lançant son propre audit externe, confié au cabinet d’avocats Cremades & Calvo Sotelo. Malgré les injonctions de la Conférence épiscopale, qui avait sommé le cabinet d’avocats il y a quelques semaines de publier son rapport dans les dix jours, les résultats de cet audit ne devraient être présentés qu’en fin d’année, après la publication d’un résumé en novembre.

L’Eglise, qui affirme pour sa défense avoir mis en place des protocoles de traitement des violences sexuelles, ainsi que des bureaux de « protection de l’enfance » au sein des diocèses, a reconnu en juin avoir recueilli le témoignage de 927 victimes. Ce chiffre était toutefois très en deçà des 2 206 victimes comptabilisées par le quotidien espagnol El Pais, qui a créé sa propre base de données en 2018. Les premiers cas remontent à 1927.

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Le quotidien madrilène a également recensé 1 036 religieux accusés d’agressions sexuelles sur des mineurs. « Selon les experts, il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg », écrivait El Pais vendredi. Le rapport publié vendredi lui donne raison.

Le Monde avec AFP

sainte-marie-orleans.org vous produit ce texte qui aborde le thème « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Le but de sainte-marie-orleans.org étant de rassembler en ligne des données sur le sujet de Paroisse Sainte-Marie d’Orléans puis les diffuser en essayant de répondre du mieux possible aux interrogations que tout le monde se pose. Cet article se veut reconstitué de la façon la plus correcte que possible. Si jamais vous projetez d’apporter quelques précisions autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans », vous avez la possibilité de d’échanger avec notre rédaction. Dans les prochaines heures on rendra accessibles à tout le monde d’autres annonces autour du sujet « Paroisse Sainte-Marie d’Orléans ». Alors, consultez régulièrement notre blog.

Abus dans l’Eglise Des jeunes catholiques veulent que toute la lumière soit faite

L’organisation de jeunes catholiques de Suisse alémanique Jungwacht Blauring demande dans une lettre ouverte de faire entièrement la lumière sur les cas d’abus au sein de l’Eglise catholique. Elle veut une enquête externe. Et les responsables devraient rendre des comptes.

L'organisation de jeunes catholiques de Suisse alémanique Jungwacht Blauring demande dans une lettre ouverte de faire entièrement la lumière sur les cas d'abus au sein de l'Eglise catholique. Elle veut une enquête externe. Et les responsables devraient rendre des comptes. (image d'illustration)
L’organisation de jeunes catholiques de Suisse alémanique Jungwacht Blauring demande dans une lettre ouverte de faire entièrement la lumière sur les cas d’abus au sein de l’Eglise catholique. Elle veut une enquête externe. Et les responsables devraient rendre des comptes. (image d’illustration)

PantherMedia / Gerald Kiefer

L’Eglise catholique, de par ses structures, a favorisé les abus et leur dissimulation, déclare la directrice de l’organisation, Andrea Pfäffli, citée dans un communiqué publié vendredi. Il est donc urgent de procéder à des changements et à une modernisation de l’Eglise.

La protection des jeunes est une priorité absolue pour Jungwacht Blauring, car des dizaines de milliers de parents confient à l’Eglise leurs enfants, indique le texte adressé à la Conférence des évêques suisses (CES). L’organisation y formule de nombreuses demandes.

Tous les cas d’abus des 40 dernières années doivent faire l’objet d’un examen externe et les auteurs doivent être interdits d’exercer leur profession. En outre, les évêques suisses doivent s’engager à Rome en faveur de l’ordination des femmes. Et l’Eglise catholique doit accepter toutes les formes de relations et permettre le mariage.

Jungwacht Blauring compte quelque 33’000 membres. Elle est la plus grande association de jeunes catholiques en Suisse.

lt, ats

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L’Espagne secouée par une enquête sur les abus sexuels généralisés au sein de l’Eglise catholique

Une enquête indépendante a révélé que plus de 200.000 mineurs auraient été agressés sexuellement par des membres du clergé au sein de l’Eglise catholique espagnole. Des abus dissimulés, couverts par l’Eglise depuis des années comme cela a été le cas dans d’autres pays. Aujourd’hui, les appels à la réparation des victimes se multiplient.

Ce programme d’information hebdomadaire est produit par la chaîne franco-allemande ARTE et disponible en 8 langues grâce à un partenariat médiatique européen formé par El País (ES), Gazeta Wyborcza (PL), Internazionale (IT), Kathimerini (GR), Le Soir (BE), Telex (HU) et coordonné par ARTE. Le projet a été rendu possible grâce à un financement de l’UE dans le cadre de l’action préparatoire « European Media Platforms ».

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